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DA32 «Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»

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UN SAC A DOS EN 3 D( de loin)

Par DA32 :: vendredi 09 mai 2008 à 09:29 :: SOCIETE

La Medvedevmania Dmitri Medvedev, le nouveau président russe, est déjà une icône : ses portraits, destinés à orner un bureau ou une cheminée, se monnaient de 25 à plus de 700 euros. Le site Vramke.ru assure être en rupture de stocks.
carnet du voyageur
Passeport biométrique pour l'automne
Le passeport biométrique devrait être disponible en France dès l'automne prochain
. D'ici un an deux mille mairies devraient être équipées des machines nécessaires à sa fabrication. Ce passeport sera valable dix ans.

La FAA néglige ses contrôles
Nouvelle déconvenue pour l'autorité américaine de régulation de l'aviation civile (FAA), qui a omis d'effectuer plus d'une centaine de vérifications obligatoires des systèmes de sécurité des huit compagnies aériennes états-uniennes, révèle le Wall Street Journal. Selon le patron de la FAA, Robert Sturgell, l'agence n'a pas procédé à ces vérifications car elle ne disposait pas de ressources s
BRIC-À-BRAC
"Présences" à Paris
Le festival de création musicale de Radio France à la Cité de la musique, jusqu'au 11.

Première nationale
Mudéjar, le spectacle de Miguel Angel Berna. à Paris. Théâtre des Gémeaux, les 9 et 10.
 

Ultra violence urbaine
Justice collabore avec le réalisateur Romain Gavras pour le clip polémique "Stress".
uffisantes.
Une antenne à Dakar pour le journalisme citoyen
Paris, Moscou, Pékin, Istanbul et Beyrouth et maintenant Dakar. Le prix Albert-Londres - prestigieuse récompense créée en 1932 et qui salue chaque année le travail de journalistes de la presse écrite et audiovisuelle - sera remis samedi dans la capitale sénégalaise. L'événement s'accompagne du lancement du blog citoyen, mis en ligne le 3 mai, DakarBondyBlog, créé par les auteurs du Bondy Blog. Une première expérience hors de l'Hexagone, après Marseille, Lyon et Neuilly, pour ce média créé en 2005 en Seine-Saint-Denis par des journalistes suisses et alimenté par de jeunes journalistes-citoyens issus de ses quartiers. DakarBondyBlog, sous la supervision de Nordine Nabili, rédacteur en chef de Bondy Blog, est quant à lui piloté de Dakar par les étudiants du Cesti, la plus grande école de journalisme en Afrique de l'Ouest francophone.

Crimes à l'échelle mondiale
Wikicrimes est une mappemonde collaborative qui recense et met à jour en temps réel les endroits les plus dangereux de la planète. Sur le principe de Wikipedia, les internautes témoins ou victimes de violences sont invités à alimenter cette base de données. A prendre donc avec des pincettes.

INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Melpomène. Arrête un peu ta course impétueuse : mon théâtre, Soleil, mérite bien tes yeux ; tu n'en vis jamais en ces lieux la pompe plus majestueuse : j'ai réuni, pour la faire admirer, tout ce qu'ont de plus beau la France et l'Italie ; de tous leurs arts mes sœurs l'ont embellie : prête-moi tes rayons pour la mieux éclairer. Daigne à tant de beautés, par ta propre lumière, donner un parfait agrément, et rends cette merveille entière en lui servant toi-même d'ornement. Le Soleil."
Andromède de Pierre Corneille.
RADIO-TÉLÉVISION
NY en "noir"
Séries policières Les Experts : Manhattan et New York, section criminelle, sam. sur TF1, à partir de 20h50.

Le patient aux 9 oscars

Le Patient anglais avec R. Fiennes, K. Scott Thomas, J. Binoche. Dim. Arte, 20h45. 

"Transeuropéenne"
Les coulisses de la présidence française.
Sam. Fr. Inter, 19h30.
Etonnant Voyageur, festival du livre et du film à Saint, du 10 au 12 mai. Livres et films sur les quais
"Migrations, exil, exode, errance", tel est le thème du 19e festival Etonnants Voyageurs qui se déroule du 10 au 12 mai à Saint- Malo. Avec 300 rencontres et débats organisés avec écrivains, photographes, réalisateurs, dessinateurs.

J. Dray : "Chicaya de basse-cour" de Sarkozy contre Chirac et Royal

Par DA32 :: vendredi 09 mai 2008 à 09:05 :: Général

J. Dray : "Chicaya de basse-cour" de Sarkozy contre Chirac et Royal

J D  Le porte-parole du PS, Julien Dray, a accusé jeudi Nicolas Sarkozy de se livrer à "une chicaya de basse-cour" contre Jacques Chirac et Ségolène Royal, lui demandant "solennellement de se concentrer" sur ses fonctions "de modérateur et de régulateur".

"Nous nous inquiétons vivement des propos tenus hier (mercredi) par le président de la République devant les députés de sa majorité, transformant une fois de plus le Palais de l’Elysée en local UMP (...)", écrit M. Dray dans un communiqué. "On n’attend pas d’un chef d’Etat qu’il réduise son discours et son analyse politique à une chicaya de basse-cour contre son prédécesseur et contre son adversaire à la dernière élection, ni qu’il se livre à une série d’accusations destabilisatrices à l’égard de la presse de son pays, dont il a pourtant usé et abusé quand cela l’arrangeait", poursuit-il. Le PS demande "solennellement" à M. Sarkozy de "se concentrer sur l’exercice de ses fonctions naturelles de modérateur et de régulateur, et de ne pas doubler les très graves difficultés économiques et sociales que traverse notre pays d’une crise politique et institutionnelle (...)". Selon des participants à la réunion de mercredi à l’Elysée, le chef de l’Etat s’en est pris à son prédécesseur Jacques Chirac - ce qu’a démenti le secrétaire d’Etat Roger Karoutchi - ainsi qu’à certains médias, qui ont selon lui insuffisamment relayé la condamnation de Ségolène Royal dans un litige avec d’anciennes collaboratrices.

Source : AFP


Niches fiscales : Migaud (PS) pour un plafonnement global ou un impôt minimum

Par DA32 :: jeudi 08 mai 2008 à 05:39 :: Général

Niches fiscales : Migaud (PS) pour un plafonnement global ou un impôt minimum

Niche plastique Keter pour chien

Le président de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, Didier Migaud (PS), s'est prononcé mercredi pour un "plafonnement global" des niches fiscales ou la création d'une "imposition minimale" pour éviter que des contribuables aisés échappent à l'impôt.

"Il faut imaginer soit un plafonnement global --on ne peut pas réduire son impôt de plus de tant-- ou bien une imposition minimale comme il peut en exister aux Etats-Unis, où les niches fiscales sont très nombreuses", a estimé M. Migaud sur RMC.

Il a indiqué que la commission des Finances de l'Assemblée devait rendre "fin mai ou début juin" un rapport sur les niches fiscales.

"Ce que propose le gouvernement, c'est-à-dire de plafonner niche par niche la possibilité de réduction d'impôts, ne répond pas à la question que nous posons", a-t-il dit. "Est-il légitime de pouvoir se soustraire à tout paiement d'impôt sur le revenu alors que l'on a des revenus confortables?", s'est interrogé M. Migaud.

"Aujourd'hui, vous pouvez avoir des revenus de plusieurs centaines de milliers d'euros et ne pas payer d'impôt sur le revenu. Vous avez des contribuables qui peuvent réduire de 85% voire 100% leur impôt sur le revenu", a-t-il insisté.

Soulignant que cet impôt, progressif, était "le plus juste", il a déploré que son poids diminue "de plus en plus au profit des taxes proportionnelles ou des impôts indirects".

Dans la foulée d'un rapport de l'Inspection générale des Finances sur les niches fiscales, commandé par les parlementaires, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a proposé mardi de "plafonner" cinq niches fiscales, dont celles sur les investissements dans les DOM-TOM, jugeant toutefois que le bénéfice de ces mesures pour les finances publiques serait limité à "des dizaines de millions" d'euros.

Selon ce rapport, la réduction d'impôts pour les investissements outre-mer pourrait être limitée à 40.000 euros ou, au choix du contribuable, à 15% du revenu imposable. Cette mesure ferait revenir 168 millions d'euros dans les caisses de l'Etat et ne toucherait qu'un peu plus de 3.000 contribuables.

Interrogé sur d'éventuelles réticences des lobbies, Didier Migaud a estimé qu'il "ne s'agit pas de réduire le soutien de la collectivité à l'outre-mer mais de rendre l'action plus efficace et plus juste".

Source : AFP



Royal regrette l'absence de rassemblement autour d'elle après la présidentielle

Par DA32 :: jeudi 08 mai 2008 à 05:06 :: PARTI SOCIALISTE

Royal regrette l'absence de rassemblement autour d'elle après la présidentielle

Ségolène Royal regrette qu'il n'y ait pas eu de rassemblement autour d'elle après l'élection présidentielle de mai 2007 pour "mettre la dynamique de (sa) campagne au service de la gauche", dans un entretien publié mercredi par le Parisien/Aujourd'hui en France.

Le premier secrétaire du PS François Hollande a rétorqué qu'un tel rassemblement dans la foulée de la présidentielle aurait été difficile car la candidate avait "pris ses distances" avec le parti pendant sa campagne.

"Ce qui aurait été cohérent après cette campagne, c'est de se rassembler autour de moi pour mettre la dynamique de la campagne au service de la gauche, de reconstruire un nouveau corpus idéologique et de voir si cela réussissait ou non", affirme l'ex-candidate à la présidentielle.

"Je constate que ça ne se passe pas pour moi comme cela s'est passé pour d'autres, François Mitterrand, Lionel Jospin...", ajoute Mme Royal évoquant deux leaders du PS qui ont pu se présenter plusieurs fois à la présidentielle.

Un rassemblement autour de Ségolène Royal après la présidentielle "aurait pu se faire", a estimé M. Hollande sur RTL. Mais "elle avait, pendant la campagne, pris ses distances, à l'égard du Parti socialiste et c'était plus difficile après pour le Parti socialiste de l'adopter tout de suite dans un congrès comme premier secrétaire", a-t-il ajouté.

"Là, on va voir ce que va être sa décision. Elle a pour l'instant engagé elle-même une réflexion, on va voir où cela conduit le Parti socialiste mais de toutes façons, ce sont les militants du PS qui choisiront non pas seulement une personne mais un vrai premier secrétaire", a poursuivi M. Hollande.

Alors qu'on demande à Mme Royal si elle veut prendre la tête du PS, elle indique qu'elle prendra sa décision "assez rapidement puisque les textes pour le congrès du PS de novembre doivent être déposés en juin".

"Ce que je veux, c'est un PS qui change, qui soit en phase avec les défis de la France", affirme aussi la présidente de la région Poitou-Charentes estimant qu'il faut que le parti "compte plus d'adhérents". "On avait promis il y a deux ans un PS a 700.000 adhérents", rappelle-t-elle, en jugeant "très important que le PS devienne un parti très attractif".

Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, considéré comme l'un des principaux rivaux potentiels de Mme Royal, a publié mardi un texte en vue du congrès du PS.

Source : AFP


 


Ségolène Royal : Impression des Lecteurs du Parisen

Par DA32 :: mercredi 07 mai 2008 à 18:48 :: ACTIVITE DE SEGOLENE ROYAL

Ségolène Royal explique sa stratégie au sein du PS

Par DA32 :: mercredi 07 mai 2008 à 12:53 :: PARTI SOCIALISTE
Ségolène Royal explique sa stratégie au sein du PS
nobwin32 | 07.05.2008 | 11:33

"Je ferai très bientôt une offre politique", déclare la présidente de la région Poitou-Charentes, alors que Bertrand Delanoë a présenté mardi un texte en vue du prochain congrès socialiste.

Ségolène Royal déplore que le PS ne soit pas rassemblé autour d'elle après la présidentielle (Reuters)

Ségolène Royal déplore que le PS ne soit pas rassemblé autour d'elle après la présidentielle (Reuters)

Ségolène Royal explique sa stratégie au sein du PS dans une interview au Parisien, publiée ce mercredi 7 mai. "Je ferai très bientôt une offre politique", déclare la présidente de la région Poitou-Charentes, alors que son principal rival Bertrand Delanoë a présenté mardi un texte en vue du prochain congrès, intitulé "Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste".

Nombre d'adhérents

A la question de savoir si elle allait prendre la tête du Parti socialiste, l'ex-candidate à la présidentielle répond qu'"elle veut faire les choses dans l'ordre". "Lorsque je vous dirai si oui ou non je suis prête à assumer cette position de leadership, je le ferai en expliquant pourquoi, avec quelle vision et quel projet. Ce sera fait de toute façon assez rapidement", explique-t-elle, "puisque les textes pour le congrès du PS doivent être déposés en juin".
Elle souhaite que le "leadership découle naturellement du vote des militants", dont elle veut augmenter le nombre. "Il faut que le PS compte plus d'adhérents", déclare-telle. "On avait promis il y a deux ans un PS à 700 000 adhérents. Il est très important que le PS devienne un parti très attractif".
Par ailleurs elle déplore que le PS ne soit pas rassemblé autour d'elle après l'élection présidentielle "pour mettre la dynamique de la campagne au service de la gauche", en reconstruisant "un nouveau corpus idéologique".
Le prochain congrès socialiste se déroulera du 7 au 13 novembre 2008

Ségolène Royal : « Une crise grave est tout à fait possible »

Par DA32 :: mercredi 07 mai 2008 à 12:22 :: ACTIVITE DE SEGOLENE ROYAL

Ségolène Royal : « Une crise grave est tout à fait possible »

SRI         Un an après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, mais aussi un an après sa propre défaite, Ségolène Royal confie à nos lecteurs ses craintes sur la situation politique en France et explique sa stratégie au sein du PS.

Le jour même où son rival Bertrand Delanoë lance ouvertement son offensive pour la prise de contrôle du PS (lire page 3), l'ex-candidate socialiste à la présidentielle confie aux lecteurs du « Parisien » et « Aujourd'hui en France » sa détermination à continuer à jouer un rôle de premier plan à gauche... Et tout en multipliant les flèches contre Nicolas Sarkozy, elle se positionne clairement en vue de 2012.

MEHDI MARTEL. Un an après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, quel est, selon vous, son plus grand échec... et sa plus grande réussite ?

Ségolène Royal.

Son plus grand échec, c'est la déception des Français. Lorsqu'on a la chance d'être chef de la cinquième puissance du monde, on n'a pas le droit de rater une année. La France a été séduite et elle est aujourd'hui abandonnée. C'est très grave. Le pouvoir en place semble dépassé. Il a fait croire qu'il maîtrisait les choses, que toutes les réformes étaient prêtes. Or, dans un monde qui va très vite, marqué par la mondialisation, un dirigeant ne peut pas être dépassé par les événements.

SERGE GADEA. Sarkozy a-t-il trouvé ses limites ?

Oui. Il n'est pas à la hauteur d'une période historique compliquée. Il s'est occupé davantage de lui-même que de la France. Il disait qu'il serait le président de la morale, du courage, du pouvoir d'achat, des droits de l'homme. C'est tout le contraire : on a de l'immoralité, du non-respect, de l'improvisation. Maintenant il faut qu'il se ressaisisse car il faut remettre la France sur la bonne voie : une autre politique est possible.

CAROLINE CHANFREAU. Mais y a-t-il quand même quelques succès ?

L'émergence au sein du gouvernement de femmes issues de la diversité est une chose positive... Encore que, en bonne logique républicaine, il faut juger sur les résultats.

JEANINE HAMELIN. Pourquoi, selon vous, avez-vous perdu la présidentielle il y a un an ?

C'est une bonne question, j'ai écrit un livre pour expliquer cela (rires) ! Je n'ai pas réussi à convaincre de nombreuses personnes parce que, en face, Nicolas Sarkozy a fait des promesses : celle de revaloriser de 25 % le minimum vieillesse, les petites retraites et l'allocation adulte handicapé. Il avait aussi annoncé qu'il demanderait aux patrons d'augmenter les bas salaires. Dans une élection, ça joue. Moi, je n'ai promis sérieusement que ce que je savais pouvoir tenir. Mon adversaire a aussi bénéficié pendant les années précédant l'élection de relais médiatiques extrêmement puissants et de moyens financiers considérables, en cumulant le ministère de l'Intérieur et l'UMP. Enfin, il m'a manqué le soutien de certains dirigeants socialistes, qui n'ont pas accepté ma désignation massive par les militants du parti.

MEHDI MARTEL. Avez-vous des propositions concrètes pour réduire le chômage des jeunes et faciliter l'accès dans la vie active ?

Il y a une déconnexion entre certaines filières de formation économique et la réalité du marché du travail. Et aussi un énorme gâchis à l'issue des deux premières années d'université, où 40 % des jeunes abandonnent sans qualification et sans diplôme. Il faut une réforme profonde de l'université et en particulier dé-spécialiser les premières années de formation. Et puis il y a des secteurs sous tension dans le bâtiment, la restauration, les services à domicile. Or, ces métiers ne sont pas suffisamment valorisés. C'est ce que j'ai fait dans ma région en donnant un chèque à tous les jeunes qui entrent dans ces trois filières pour les aider à financer leur permis de conduire, dont ils ont besoin pour aller travailler. Par ailleurs, je suis favorable au développement de l'apprentissage, y compris dans l'enseignement supérieur. C'est-à-dire la formation alternée entre la théorie et la pratique. Cela existe déjà et il faut le développer.

« Je suis poursuivie par les photographes tout le temps »

JEANINE HAMELIN. Comment accroître le pouvoir d'achat alors que tout augmente ?

C'est l'expression de l'angoisse principale : la vie chère, l'accès au logement devenu difficile, l'augmentation de l'essence... Au lieu de donner 15 milliards chaque année dans le paquet fiscal, on aurait pu baisser la TVA sur la consommation. Ou doubler la prime pour l'emploi pour 8 millions de salariés. Il faut imposer aux collectivités locales de respecter le quota des 20 % de logements sociaux. Il faut réorienter la masse de l'épargne vers le secteur de la construction. Quant aux prix, il faut contrôler les marges de la grande distribution. Je suis favorable à l'autorisation des actions de groupe de consommateurs. C'est très efficace pour instaurer un rapport de force sur les prix entre les consommateurs et les grandes entreprises.

CAROLINE CHANFREAU. Le gouvernement veut réformer l'Etat et réduire le nombre de fonctionnaires. N'a-t-il pas raison sur le fond ?

Oui, il faut réformer l'Etat. Mais aujourd'hui, ce qui ne va pas, c'est que l'Etat est réformé par des gouvernants qui dénigrent le service public. On assiste à des destructions massives de services publics. Fermetures de plateaux de chirurgie, de tribunaux, de postes, de filières de formation professionnelle. Tout cela laisse une sorte de désespérance dans des territoires déjà fragilisés, ce qui déstabilise aussi les entreprises. En même temps, il y a trop d'échelons administratifs, depuis la commune jusqu'à l'Etat et l'Europe. Il faut clarifier les compétences et mettre fin aux doublons avec des responsabilités claires aux collectivités territoriales tout en leur donnant les ressources nécessaires. C'est comme ça qu'on allégera la bureaucratie et les dépenses de l'Etat.

SERGE GADEA. Pourquoi le PS, lorsqu'il était aux affaires, n'a-t-il pas annulé la réforme Balladur sur les retraites. Et s'il revenait au pouvoir, annulerait-il les réformes Fillon ?

C'est vrai que la gauche n'a pas réglé en totalité la question des retraites, même si elle a créé le Fonds de réserve des retraites. J'observe que le gouvernement actuel veut piocher dans ce fonds, ce qui n'est pas acceptable. Je ne ferai qu'une observation : le groupe Total a fait 10 milliards d'euros de bénéfices. Aujourd'hui, le besoin de financement des retraites est de 8 milliards. Est-il normal qu'une entreprise gagne autant d'argent, qui appartient en fait à la collectivité, quand les Français paient l'essence à des prix aussi élevés ?

JEANINE HAMELIN. Voulez-vous succéder à Hollande à la tête du PS ? Pensez-vous être la candidate de votre parti en 2012 ?

Je ne suis pas candidate à un poste mais j'ai pris la décision d'assumer mes responsabilités de leader politique. J'entends parfois dire que je suis un accident de l'histoire, une météorite qui serait passée et qui doit disparaître, ce qu'on n'a jamais dit à aucun homme. Ce qui aurait été cohérent après cette campagne, c'est de se rassembler autour de moi pour mettre la dynamique de la campagne au service de la gauche, de reconstruire un nouveau corpus idéologique et de voir si cela réussissait ou non. Mais cela aurait été trop simple. Je constate que ça ne se passe pas pour moi comme cela s'est passé pour d'autres, François Mitterrand, Lionel Jospin... Ce que je veux, c'est un PS qui change, qui soit en phase avec les défis de la France. Il faut que le PS compte plus d'adhérents. On avait promis il y a deux ans un PS à 700 000 adhérents. Il est très important que le PS devienne un parti très attractif.

MEHDI MARTEL. Donc vous allez prendre la tête du PS ?

Je veux faire les choses dans l'ordre. Lorsque je vous dirai si oui ou non je suis prête à assumer cette position de leadership, je le ferai en expliquant pourquoi, avec quelle vision et quel projet. Ce sera fait de toute façon assez rapidement puisque les textes pour le congrès du PS doivent être déposés en juin.

JEANINE HAMELIN. Nicolas Sarkozy a refait sa vie. Et vous, où en êtes-vous sur le plan personnel ?

(Rires.) Je vous remercie de vous préoccuper de moi. Mais comme vous le dites, c'est ma vie personnelle. On est déjà tellement exposé quand on est responsable politique... Il faut rendre des comptes sur tout. Je suis poursuivie par les photographes tout le temps, y compris avec mes enfants. J'ai même été pourchassée avec des appareils photo jusque dans une église. C'est la contrepartie de la notoriété, mais je pense qu'il faut protéger farouchement sa vie privée. Il faut me laisser tranquille.

« Obama représente l'Amérique du futur »

CAROLINE CHANFREAU. Dans le climat actuel, croyez-vous possible une crise politique aussi grave que Mai 68 ?

Bien sûr. Je pense qu'une crise grave est tout à fait possible. Il y a une exaspération très profonde. Quand il y a une déception aussi cruelle entre des espérances, des promesses politiques et le résultat, c'est inadmissible. Il y a une montée des précarités, un creusement insupportable des inégalités, une angoisse des parents sur la réussite de leurs enfants. On assiste à la montée d'une colère très profonde, et ça c'est dangereux. Ceux qui nous gouvernent feraient bien de se ressaisir rapidement.

MARIE-LYSE VILANOVA. Au PS, il y a une multitude de candidats potentiels pour le poste de premier secrétaire. Pourquoi tant de rivalités ?

Les rivalités sont normales en politique mais il ne faut pas qu'elles soient exacerbées. Je ferai très bientôt une offre politique et je souhaite que le leadership découle naturellement du vote des militants.

SERGE GADEA. Dans son gouvernement, l'Espagnol José Luis Zapatero a nommé neuf femmes et seulement huit hommes. La France serait-elle plus macho ?

Oui, la France est encore très macho. Regardez l'Assemblée nationale, à quoi cela ressemble : encore très peu de femmes. Elles sont moins de 5 % au sein des conseils d'administration des entreprises. Les inégalités salariales sont encore de 30 %.

JEANINE HAMELIN. Etre noire en France, ce n'est pas facile. Quelles mesures proposez-vous pour faire cesser les discriminations ?

Pendant la campagne, j'ai défendu l'idée de la France métissée. Cela m'a fait perdre des voix, je le savais. Car cela a été exploité par mes adversaires qui l'ont opposée à l'identité française, mais il faut absolument tenir bon là-dessus. Il faut apprendre à vivre ensemble.

MARIE-LYSE VILANOVA. Jean-Pierre Raffarin a demandé votre démission à la suite de votre condamnation dans l'affaire de vos assistantes parlementaires...

C'est un contentieux qui dure depuis dix ans. J'ai été pourchassée judiciairement. La décision n'est pas définitive et, compte tenu de l'exploitation politique qui en est faite, je vais me pourvoir en cassation. On veut faire croire que c'est moi qui ai refusé de payer des salaires, alors qu'en réalité il s'agissait d'argent public. Et contrairement à ce qui a été dit dans la presse, il ne s'agissait pas de plusieurs mois mais de vingt jours. Il y a sûrement là une petite vengeance de la part de M. Raffarin car, quand je suis arrivée à la tête de la région Poitou-Charentes, j'ai diminué considérablement le train de vie. J'ai arrêté les grosses voitures ; j'ai vendu la Maison du Poitou-Charentes à Paris qui servait à organiser des cocktails ; j'ai réduit de 2 millions d'euros les frais de représentation et de communication de la région... J'ai aussi découvert que M. Raffarin faisait payer par la région un appartement privé rue de Vaugirard à Paris. Donc la région lui demande des comptes.

CAROLINE CHANFREAU. Avez-vous été choquée que Nicolas Sarkozy ait pu voter dans le VIIIe après s'être inscrit hors délai ?

Les Français ont été choqués. De nombreuses personnes n'ont pas pu voter parce qu'elles étaient hors délai. Il y a deux poids, deux mesures. C'est une fraude très grave, un faux en écriture publique.

BRUNO PONCHON. Dans le match entre démocrates aux USA, vous vous êtes prononcée en faveur de Barack Obama. Pourquoi ?

Parce qu'il représente l'Amérique du futur. Il incarne l'Amérique métissée, un ensemble de valeurs, il a toujours été contre l'intervention en Irak. Hillary Clinton est une femme extrêmement courageuse, elle en voit des vertes et des pas mûres. Mais elle est à mon sens plus opportuniste sur les questions de société et moins claire sur l'Irak. Ce qui est inquiétant, c'est la façon dont ils s'épuisent l'un l'autre dans ce duel. L'idéal serait qu'ils forment un ticket gagnant tous les deux contre le candidat républicain.

CAROLINE CHANFREAU. Que pensez-vous de votre caricature par l'humoriste Nicolas Canteloup sur Europe 1 ?

C'est profondément misogyne, il me traite en Bécassine. Cela faisait tellement écho à toute l'entreprise de dénigrement sur mes supposées bourdes et mon incompétence que cela m'a porté préjudice. Mais ça fait partie du combat politique. Il aurait fallu trouver un humoriste pour dire du bien de moi. Aujourd'hui, je préfère en rire !

Source : Le Parisien




JUSTE AVANT CE LONG, LONG WE, le SAC A DOS.

Par DA32 :: mercredi 07 mai 2008 à 12:16 :: PEOPLE
Partager ses clichés urbains avec Photo2ville
Faire connaître sa ville sous un autre angle ou à travers son point de vue, un nouveau concept dans l'air du temps. Photo2ville est un site communautaire gratuit, dévolu à la photo urbaine. Sans inscription préalable, les internautes peuvent y partager leurs clichés, en consulter ou commenter d'autre. Le site ne se restreint pas au territoire hexagonal. Près de dix-huit pays sont actuellement représentés, illustrés des monuments et sites emblématiques de New York, Tokyo, Rome, Casablanca, Londres et bien d'autres... En France, vingt-six villes y figurent pour le moment, des grandes métropoles, comme Marseille et Lyon, ou encore Avignon, Annecy... Sans réelle surprise, Paris est en tête du classement. Enfin,
un flux RSS gratuit et personnalisé permet d'être alerté de l'arrivée des nouveaux clichés de sa cité préférée.

Concours de dessins, mention XXL
Les dessinateurs amateurs, graphistes professionnels et illustrateurs peuvent participer au concours de dessin de tee-shirt initié par le site marchand Tshirt-maout.com. Chaque semaine, une thématique est lancée ayant trait à l'univers des jeux vidéo, BD, manga, littérature fantastique, science-fiction... Le plus beau coup de crayon - ou de souris - sera imprimé sur 500 tee-shirts et pourra rapporter jusqu'à 1 000 €.
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Tout le monde sait que la Suisse est la patrie des hôtels, qui poussent spontanément sur son sol comme les pins et les champignons ; pas de village, pas de hameau, si pauvre qu'il soit, pas de site, pour peu qu'il offre une curiosité quelconque, qui n'ait son auberge, son hôtel ou sa pension. C'est ainsi qu'au hameau du Glion, au-dessus de Montreux, à une altitude de six à sept cents mètres, à la pointe d'une sorte de promontoire qui s'avance vers le lac (...)" Ida et Carmelita par Hector Malot.
RADIO-TÉLÉVISION
Lyon-Sedan
Football, en direct du stade Gerlan. 2e demi-finale
Coupe de France.  France 2, 21h.

Série en réanimation
L'(in)hospitalier
Dr House. Rediffusion saison 1. TF1, 20h50.

En coulisse du vestiaire
Le service des sports, avec le magazine "Surpris par la nuit". France Culture, 22h15.
BRIC-À-BRAC
Images du front
Le Louvre pendant la guerre - Regards photographiques 1939/1947, exposition  au Musée du Louvre.
 

La Slava des Musicales
Concerts de musique de chambre autour des musiques slaves. Colmar, jusqu'au 11/5.
 
Généreux Trent Reznor
Son album The Slip en téléchargement gratuit
Monumenta 2008, Promenade, Richard Serra, du 7 mai au 15 Juin au Grand Palais. Sculptures sous cloche
Après Anselm Kiefer en 2007, le sculpteur américain Richard Serra investit la nef du Grand Palais pour "Monumenta", avec des œuvres conçues spécialement pour l'occasion. "Promenade", Paris, jusqu'au 15 juin.

La LDH dresse un sombre tableau de la France

Par DA32 :: mardi 06 mai 2008 à 12:37 :: SOCIETE

La LDH dresse un sombre tableau de la France

win32nob| 06.05.2008 | 12:19

Un an après l'élection du chef de l'Etat, la Ligue des droits de l'homme dénonce dans son rapport annuel les atteintes aux libertés et aux droits sociaux en France.

Des sans-papiers à Lille en juillet 2007 (Reuters)

 

Des sans-papiers à Lille en juillet 2007 (Reuters)

 

Un an après l'élection de Nicolas Sarkozy, le rapport 2008 de la Ligue des droits de l'homme à paraître mercredi et intitulé "Une démocratie asphyxiée" dresse un tableau sombre de la situation en France, selon Libération du mardi 6 mai. En six chapitres, la LDH détaille les atteintes aux libertés et aux droits sociaux. Les militants dénoncent tout d'abord la "monarchie élective" qui s'est instaurée, en rupture avec les valeurs républicaines. La Ligue cite à ce propos Rachida Dati, qui affirme que la justice est rendue "au nom de la légitimité suprême des Français qui ont élu Nicolas Sarkozy pour restaurer l'autorité".
Pour la LDH, les bases de protection des salariés ont également été gravement remises en cause, notamment avec le nouveau contrat de travail.

"Complexe de supériorité"


Le "fichage systématisé" des citoyens et le "nouveau contrôle social" sont pointés du doigt. Concernant la politique de l'immigration, la LDH dénonce "la guerre que le gouvernement mène contre les sans-papiers" pour fidéliser l'électorat d'extrême droite.
Les militants dénoncent par ailleurs l'augmentation du nombre de délinquants en France, qui est passé de 60 571 à 63 211 depuis l'élection du président, alors que le nombre de places dans les prisons (50 207) est lui resté inchangé.
Enfin, la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, teintée, selon la Ligue, d"atlantisme" et d'"ethnocentrisme", est épinglée. "Le choc des civilisations et le complexe de supériorité résume la vision de Nicolas Sarkozy", affirme la Ligue.

UN BON SAC A DOS POUR UN MARDI.

Par DA32 :: mardi 06 mai 2008 à 08:25 :: SOCIETE
Une campagne pour libérer Suu Kyi en Birmanie
L'état d'urgence a été décrété en Birmanie après le passage dévastateur du cyclone Nargis, qui a fait 15 000 morts ce week-end, selon les autorités birmanes. Avant même que la catastrophe naturelle frappe ce peuple sous le joug de la junte militaire, Hollywood s'est mobilisé pour demander la libération de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix et dirigeante de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), assignée à résidence depuis cinq ans. Une pétition en ligne a été lancée la semaine dernière par le mouvement US Campaign for Burma (campagne américaine pour la Birmanie), afin de rassembler un million de "voix" - signatures et dons - en l'espace d'un mois. Chaque jour, un acteur milite dans une vidéo pour la libération du Prix Nobel et le rétablissement de la démocratie dans le pays. Will Ferrell, Woody Harrelson et Jennifer Aniston ont ainsi apporté leur soutien. Et ce, alors que le référendum constitutionnel prévu le 10 mai
est qualifié d'"imposture" par Human Rights Watch.

La Marseillaise à la carte
AllNationalAnthems est une carte du monde interactive sur Yahoo! Maps qui permet de rechercher les hymnes nationaux de chaque pays.  Chaque hymne est en écoute, affublé de son drapeau, et augmenté d'une fiche pays. Idéal pour réviser avant les JO de Pékin.
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Le 26 juillet 1864, par une forte brise du nord-est, un magnifique yacht évoluait à toute vapeur sur les flots du canal du nord. Le pavillon d' Angleterre battait à sa corne d'artimon ; à l'extrémité du grand mât, un guidon bleu portait les initiales E G, brodées en or et surmontées d'une couronne ducale. Ce yacht se nommait le Duncan ; il appartenait à Lord Glenarvan, l'un des seize pairs écossais qui siègent à la chambre haute, et le membre le plus distingué (...)" Les Enfants du capitaine Grant, de Jules Verne.
RADIO-TÉLÉVISION
L'étoile et le chauffeur
Sarah Bernhardt, une étoile en plein jour, téléfilm de Laurent Jaoui. Fr. 2, 20h50.

Péril juif en Russie ?
La vérité est ailleurs, docu. Théma spéciale "Les bréviaires de la haine". Arte, 21h55.

Mettre les voiles
Pour la Géorgie du  Sud, avec "Curiosité", présenté par J. Pradel. Europe 1, 9h30.
BRIC-À-BRAC
Contrôler et équilibrer
"Enfant asthmatique, pas de panique !, thème de la Journée mondiale de l'asthme.


Renan Luce s'entoure...
... de 60 artistes
au Festival Alors... Chante ! à Montauban.

Histoire perdue
David Lynch en dédicace au Drugstore Paris pour Mon histoire vraie (ed. Sonatine), ce mardi à 19h.
Le Prato, la CIE Tire-Laine & la Maison Folie de Moulins proposent... « Un mai d'enfer » jusqu' au 7 juin 2008. Lille s'effeuille en mai
Cirque, marionnettes, clowns, acrobaties, cabaret, musique... Huit spectacles à l'initiative du Prato, de la Cie Tire-Laine et de la Maison Folie de Moulins, avec moult convives. Jusqu'au 7 juin,
Un mai d'enfer.

Sarkozy indifférent aux Français qui souffrent, accuse Hollande

Par DA32 :: lundi 05 mai 2008 à 23:00 :: LES ACTIONS SARKOZISTES

Sarkozy indifférent aux Français qui souffrent, accuse Hollande

REUTERS | 05.05.2008 | 21:49

 

PARIS (Reuters) - François Hollande a accusé lundi Nicolas Sarkozy, le gouvernement et la majorité d'être indifférents aux difficultés économiques des Français, qui se sont aggravées selon lui depuis la victoire de la droite à la présidentielle.

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, invité de l'émission "Le franc-parler" de France Inter-i-Télé-Le Monde", le "paquet fiscal" est la "faute originelle" de la première année de présidence Sarkozy et elle pèsera sur tout le quinquennat.

"C'est l'erreur de diagnostic, l'erreur de l'inéquité dans les mesures et l'erreur en termes de stratégie économique et cela durera tant que ces 15 milliards seront toujours présents dans les comptes publics", a-t-il estimé.

Il a dénoncé les propos de François Fillon, lundi matin, sur l'augmentation du prix du carburant liée à la flambée des cours du pétrole.

"On ne peut pas entendre le Premier ministre dire 'écoutez maintenant chacun doit faire un effort, vous n'avez qu'à prendre moins votre voiture ou marcher à pied (...) On ne peut pas dire on est désolés, circulez c'est, le cas de le dire, il n'y a rien à vous donner", a déploré le député de Corrèze.

"Je crois qu'il y a de la part du président de la République (...) mais aussi du gouvernement et de la droite, une part d'indifférence à l'égard de nos concitoyens qui souffrent", a-t-il accusé.

Dans ce domaine, le PS prône la généralisation du "chèque transport" et des taxes sur les superprofits pétroliers pour soulager un peu la facture énergétique des Français.

Pour François Hollande, un an après son élection, Nicolas Sarkozy est rattrapé par la réalité.

"Bien sûr qu'il y a un contexte (économique mondial) qui s'impose à lui mais il ne faut jamais ruser avec le réel. Il ne faut pas dire dans une campagne 'là où il y a volonté il y a un chemin' ou 'j'irai chercher la croissance avec les dents'", a-t-il poursuivi.

Le candidat devenu président "a fait quand même assaut d'incantations, de promesses de volontarisme, il en paie les conséquences mais surtout il paie les conséquences de l'injustice de ses réformes ou de ses dispositifs".

Laure Bretton


 

SIMORGH ( bien sur, le RETOUR)

Par DA32 :: lundi 05 mai 2008 à 18:33 :: COIN CULTUREL

  LE BILLET D'HUMEUR DE SIMORGH 357.

Sur 68.

Rassurez-vous, dans mon libelle d’aujourd’hui vous ne lirez pas les témoignages des stars de 68 dont vous allez être abreuvés, pendants des semaines, à la télévision ou dans les magazines.

Rien sur le très malin Cohn Bendit, ou le libéral Madelin, constatant, sur les plateaux de télévision, que finalement, aujourd’hui, ils sont d’accord sur l’essentiel, alors qu’il y a quarante ans, ils se tapaient dessus à coups de barres de fer. Pas davantage de ces trotskistes devenus « d’honorables » et jouisseurs élus socialistes refusant toute remise en cause de quoi que ce soit, pas plus de ces maoïstes à la mord moi le doigt, devenus les apôtres d’un libéralisme sauvage. De toute façon, depuis longtemps, ces gens là, roulent pour eux !

Aucun intérêt, on les connaît par cœur.

Certains pensent qu’aujourd’hui les conditions d’un nouveau mai 68 sont largement réunies (l’histoire ne serait-elle qu’un éternel recommencement ?), que les frustrations et difficultés qui s’accumulent sur un certain nombre de nos citoyens les pousseront à se révolter, à nouveau, contre un monde qui a oublié l’humain pour obéir aux diktats des technocrates bruxellois, des fonds de pension et à la loi du marché.

D’autres le redoutent, parce qu’avides de continuer à se vider le cerveau en se gavant d’inepties télévisuelles, avides de continuer à changer de téléphone portable ou de voiture tous les six mois pour mener plus vite la planète au cimetière, avides de décupler des jouissances individuelles et égoïstes, de se sentir exister dans des replis communautaristes ou régionaux. A moins qu’ils ne soient, plus prosaïquement, des êtres mesurés qui savent que toute révolution, inévitablement, crée des souffrances et laisse des morts et que les héritages en sont toujours ambigus.

Ce n’est pas un hasard s’ils ont su prendre de 68 ce qu’il y avait de meilleur : cet appel à la liberté de parole retrouvée et cette insolence maintenue face à tous les censeurs. Et rien d’étonnant à ce qu’ils rejettent ce qu’il y a de pire : le sectarisme des groupuscules, leur terrorisme intellectuel, que l’on retrouve aujourd’hui dans de nombreux secteurs de la société dirigés par d’anciens soixante-huitards recyclés par le système et l’utilisant à leur seul profit.

Nous sommes de plus en plus nombreux aujourd’hui à nous reconnaître dans des personnages comme Cyrano, bien sûr, Voltaire et Jaurès. Qui serions-nous si nous transigions avec la liberté d’expression ? Quels sont nos risques ? De nous voir salis, calomniés, insultés, dans des médias bien-pensants ou par certaines unions syndicales à l’esprit tellement partisan qu’elles confondent leurs intérêts avec ceux de municipalités idéologiquement proches… refusant de défendre ceux de leurs adhérents qui sont en lutte contre icelles ? De ça aussi on s’en fout. Un jour ces municipalités changeront de couleur et ces syndicats auront, une fois de plus, l’air bien cons !

Et alors me direz-vous ? Alors nous faisons nôtre ce bel aphorisme de Voltaire : "Il faut toujours que ce qui est grand soit attaqué par les petits esprits". Et puis, qu’est-ce que cela pèse, par rapport à ces autres syndicalistes qui, dans de nombreux pays au monde, risquent leur vie pour défendre leurs droits de salariés ? Qu’est-ce que cela représente, à côté de toutes ces femmes qui se battent en France et dans le monde pour ne plus subir la dictature patriarcale et religieuse ? N’est-ce pas dérisoire comparé à ces démocrates qui risquent leur liberté pour manifester leur opinion dans des pays totalitaires ?

Nous sommes libres parce que nous n’avons pas besoin de la politique pour manger. Nous n’avons aucun mauvais compromis à faire, aucune raison de mettre de l’eau dans notre vin (quelle horreur !), nous n’avons qu’un devoir, être digne de Jaurès, quand il disait, dans son discours à la jeunesse : « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho, de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ».

Nous sommes libres parce que nous ne craignons pas la haine, car, comme le disait si bien le Cyrano d’Edmond Rostand : "la haine est un carcan, mais c’est une auréole." D’ailleurs, même si, malgré nos efforts, nous ne parvenions pas à changer le monde comme nous le souhaiterions, nous serions encore capables de partager avec lui ce panache : " Mais on ne se bat pas dans l’espoir du succès ! Non, non, c’est bien plus beau lorsque c’est inutile."

N’est-ce pas tout cela, le véritable esprit de 68 ?.


PAN SUR LE BEC.

Par DA32 :: lundi 05 mai 2008 à 18:19 :: LES ACTIONS SARKOZISTES
Nicolas Sarkozy s'enfonce encore, Ségolène Royal serait élue au 2è tour
WIN32NOB | 05.05.2008 | 18:18

Selon une enquête LH2 réalisée les 2 et 3 mai, le président de la République n’est plus crédité que de 36% d’opinions positives (40% en avril). D'autre part, si l'élection présidentielle avait lieu maintenant, les résultats du second tour seraient inversés : Ségolène Royal 53%, Nicolas Sarkozy 47%.

Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy

 

Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy

(c) AFP

 

L’enquête réalisée par LH2 pour nouvelobs.com aboutit à un constat sévère pour Nicolas Sarkozy : tandis que les cotes de popularité de l’exécutif enregistrent un nouveau recul et que les jugements sectoriels sur la politique du gouvernement se montrent très sévères, si l’élection de mai 2007 était à refaire, les résultats du second tour seraient inversés, à la faveur de Ségolène Royal (53% contre 47% pour le Président en fonction). Ce résultat alors même que l’ex-candidate malheureuse en 2007 n’apparait pas comme le leader incontesté à gauche.
 

Une nouvelle baisse de la popularité de l’exécutif

 

Nicolas Sarkozy, en tant que Président de la République, n’est plus crédité que de 36% d’opinions positives (contre une majorité absolue d’opinions négatives à 53%), ce qui constitue le score le plus bas enregistré par LH2 depuis son élection. On notera une critique particulièrement exacerbée au sein des cadres et professions intellectuelles supérieures (27% d’opinions positives / 60% d’opinions négatives), lesquels n’ont jamais, du reste, fait partie de ses soutiens. En revanche, on observe qu’en termes de proximité partisane la majorité continue de faire front : 80% contre 16% au sein des partisans de droite, et, dans les détails 89% contre 8% au sein des sondés des sondés se déclarant proches de l’UMP.

Le Premier ministre fait également les frais de cette tendance baissière. François Fillon n’enregistre que 46% d’opinions positives, contre 41% d’opinions négatives. Le solde demeure donc positif mais de peu, d’autant qu’il ramène le chef du gouvernement à celui de l’automne 2007.

 

Un bilan annuel sévère, en particulier sur la question du pouvoir d’achat

 

Corollaires du désaveu renouvelé de la tête de l’exécutif, les jugements portés sur la politique qu’il met en œuvre, par secteur, se révèlent largement négatifs.

En effet, lorsque les Français interrogés sont invités à se prononcer sur le « bilan à un an » du chef de l’Etat et de son gouvernement, ils dressent un tableau sans appel de ce dernier. Seule la politique européenne enregistre un solde positif, mais de peu : 43 % des sondés la jugent rétrospectivement comme étant « plutôt un succès » que « plutôt un échec » (37%). Aux autres items proposés, les réponses sont majoritairement négatives : le rôle de la France dans le monde (38% de « succès »/43% d’« échec », l’environnement (36%/44%), l’emploi (25%/60%), la fiscalité (22%/60%). Dans le cadre de ce bilan annuel, deux domaines cristallisent particulièrement le mécontentement de l’opinion publique : la croissance économique (13%/72%), mais surtout le pouvoir d’achat (5%/85%). Pour ce dernier domaine d’action, la virulence des critiques est telle qu’elle transcende largement les clivages partisans ; seuls 12% des sympathisants de droite émettent un jugement positif (contre 73% un jugement négatif).

 

Une gauche toujours en quête de leader

 

Qu’il s’agisse de la question portant sur le meilleur leader de gauche ou celle ayant trait à son chef de fil le plus approprié, le même constat s’impose. Au fil des vagues de notre baromètre, et malgré le bon résultat de Ségolène Royal aujourd’hui, aucune personnalité ne parvient à émerger de façon réellement significative et pérenne. Preuve supplémentaire de ce leadership pour l’heure introuvable : au-delà des perceptions du grand public, les écarts séparant les différents protagonistes ne sont pas signifiants, que ce soit du côté des sympathisants de gauche, ou plus précisément du côté de ceux se déclarant proches du PS.

 

Et si c’était à refaire…

 

Preuve du mécontentement quant au pouvoir en place, les résultats de notre intention de vote « fictive ». Si le second tour de l’élection devait se jouer dimanche prochain, sur les suffrages exprimés, il apparaît maintenant que Ségolène Royal l’emporterait contre Nicolas Sarkozy, avec un score rigoureusement identique, mais cette fois-ci en sa faveur, à celui de l’an passé (53% versus 47%). Ce résultat sanctionne sans doute le bilan annuel peu glorieux de Nicolas Sarkozy : il peut également constituer pour la gauche un espoir de se positionner en alternative crédible au gouvernement.

 

Stéphane Marder, directeur général adjoint de LH2

  

- Sondage réalisé par téléphone les 2 et 3 mai 2008 par l'institut LH2 pour le site nouvelobs.com. L'enquête a été réalisée selon la méthode des quotas auprès de 1004 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus.


UN SAC A DOS QUI SE CROYAIS DEJA ( ou encore ) EN VACANCES.

Par DA32 :: lundi 05 mai 2008 à 18:15 :: SOCIETE
Voir et revoir Mai 68 avec l'INA
Quarante ans plus tard, la révolution n'est pas morte : le magazine Le Pèlerin a sondé les 15-24 ans, dont 70 % estiment que le slogan "Faites l'amour, pas la guerre" a encore du sens dans la critique de la société actuelle, tandis que l'Institut national de l'audiovisuel propose sur son site
, en partenariat avec Libération, plus de 1 000 documents vidéo (soit 80 heures de visionnage gratuit) qui nous replongent dans les manifestations parisiennes du boulevard Saint-Michel, les grèves, les accor