Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal, a demandé à tous les socialistes d'avoir sur François Bayrou une "parole commune".
"Ceux qui imaginent que Bayrou pourrait franchir le premier tour se mettent les doigts dans le nez, c'est une histoire à dormir debout".Il "est une variante de la droite française", et toute "complaisance" à son égard doit être "étrangère à la campagne" socialiste. "Il ne faut pas entretenir la moindre confusion".
Pour Michel Sapin, la ressemblance de François Bayrou à Nicolas Sarkozy est frappante: "Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou fait l'impasse sur la question du pouvoir d'achat et sur l'évolution des salaires et revenus. Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose davantage d'heures supplémentaires aux salariés qui travaillent déjà au détriment des salariés à temps partiel qui cherchent à travailler plus, ou des chômeurs qui souhaitent tout simplement travailler."
"Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose des exonérations de cotisations massives et indifférenciées" et "propose de ne pas toucher aux réformes fiscales injustes de ces dernières années, et même de les aggraver". Il "partage la même volonté d'abaisser fortement, jusqu'à les vider de leur contenu, l'impôt sur la fortune et l'impôt sur les successions".
Le secrétaire national à l’économie estime enfin que le candidat de l'UDF "propose bien peu de politiques nouvelles pour préparer l'avenir". "Au-delà des paroles, au-delà des discours, les propositions précises de François Bayrou ne sont que la pâle copie de celles de Nicolas Sarkozy".
Le député Didier Migaud , conseiller budgétaire de Ségolène Royal, souligne "l'absence d'ambition et de volonté" dans les propositions économiques présentées par le candidat UDF.
"A vouloir jouer au « plus crédible que moi tu meurs », François Bayrou ne porte qu'un discours de la résignation, et de l'absence d'ambition et de volonté", Pour le député de l'Isère, les propositions du candidat de l’UDF "ne sont qu'une compilation incohérente de pâles copies des propositions déjà faites par les autres candidats", François Bayrou "est pris en flagrant délit de mensonge, quand il déclare que les socialistes proposeraient d'augmenter les prélèvements obligatoires".
"Le candidat de l'UDF n'a le monopole ni de la vérité ni de la responsabilité, lui qui a soutenu les cadeaux fiscaux décidés jusqu'en 2005 par l'UMP. Il est le candidat du flou et de la résignation".


