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SEGOLENE A ETE ROYAL.(compte rendu )

Par WIN32/DA32 :: jeudi 15 mars 2007 - 17:59 :: Général

 HIER AU  SOIR SEGOLENE A ETE ROYAL SUR (les 3 parties de la video dans le blog au paragraphe : la campagne présidentielle).

      

EN DIRECT DANS L'EMISSION A VOUS DE JUGER .

Confiante, SégolèneRoyal reprend sa liberté

 

Talonnée par François Bayrou dans les sondages, Ségolène Royal assume l'entière responsabilité de sa campagne présidentielle et reprend sa "liberté" par rapport au Parti socialiste.

Sur le plateau de France 2, la candidate socialiste à la présidentielle a refusé d'envisager d'être absente au deuxième tour.

"Tout dépend de moi!", a-t-elle lancé lors de l'émission "A vous de juger". "Tout dépend de moi et c'est pourquoi ce combat est absolument crucial et c'est pourquoi je suis déterminée à me faire comprendre des Français."

"Une élection présidentielle, par nature, est un lien direct entre une personne et le peuple français. Ce n'est pas l'élection d'un parti politique. Ce n'est pas une élection législative", a souligné la présidente de la région Poitou-Charentes à cinq semaines du premier tour de la présidentielle.

"C'est un peu vrai" que le retour des "éléphants" socialistes sur le devant de la scène l'a un peu "coincée", a-t-elle expliqué, après la nomination de son "équipe du pacte présidentiel" dans laquelle figurent notamment Lionel Jospin et ses anciens rivaux pour l'investiture présidentielle Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius.

"Mais aujourd'hui je suis dans la dernière phase et aujourd'hui je reprends toute ma liberté", a-t-elle insisté, se rappelant dans un sourire avoir eu "beaucoup de liberté" pendant la primaire l'an dernier.

Deux jours après ses propos sur la lenteur de certains dirigeants du PS à se ranger derrière elle, Ségolène Royal a assuré n'avoir rien à leur "reprocher". "C'est vrai qu'ils ont un peu de mal (...) Je comprends qu'ils aient mis du temps sur le plan humain. Ce n'était pas dans les logiques du PS", a estimé la première femme à avoir une vraie chance d'accéder à l'Elysée.

Aujourd'hui, "je me tourne vers l'avenir. Tout le monde est à son poste, tout le monde est sur le terrain", s'est-elle félicitée à la veille d'un déplacement en Champagne-Ardenne en compagnie de Dominique Strauss-Kahn.

Sur bayrou, "l'heure de vérité" viendra

Une campagne présidentielle, "c'est très rude mais cette rudesse est à la hauteur des enjeux", a estimé Ségolène Royal, pas impressionnée par la publication d'un livre extrêmement critique par l'ancien secrétaire national du PS à l'Economie.

Dans des extraits publiés par Le Figaro, Eric Besson, qui a claqué la porte du PS en février, dit redouter "pour ses enfants" l'élection de Ségolène Royal. "On est sur une pente très dangereuse pour la France si elle gagne", écrit le député de la Drôme, évoquant une certaine forme de "populisme", de "poujadisme" et de "démagogie" chez la candidate socialiste.

"Il a du talent, Eric Besson. Il aurait dû parler de la France, cela aurait été plus intéressant", a commenté Ségolène Royal, "femme solide" pour qui ces "péripéties" font partie de la campagne.

Au nom de la "clarté du débat politique", la candidate socialiste a refusé toute négociation avec François Bayrou, qui appelle de ses voeux un gouvernement d'union nationale.

"Je n'en ai même pas eu au sein du Parti socialiste, des négociations, alors vous imaginez que je ne vais pas en avoir avec des personnes qui cherchent un peu où est la meilleure sortie!", a-t-elle expliqué.

Pour l'instant, "François Bayrou n'a pas de programme", a estimé Ségolène Royal, pour qui le candidat centriste a "toujours fait des alliances au sein de la droite et avec la droite".

"J'attends son programme. Nous en débattrons. Les Français choisiront. Je suis confiante", a-t-elle dit. "A un moment, il va y avoir l'heure de vérité."

Dans cette élection, les Français "ont le choix entre la continuité avec ce qui existe, un candidat qui prolonge ce qui vient de se faire pendant cinq ans (Nicolas Sarkozy) et le candidat de l'UDF dont on attend le programme (...) et puis il y a le mien", a-t-elle résumé

Interrogée sur le nom de son éventuel Premier ministre, elle a assuré: "J'en ai plusieurs, vous ne serez pas déçue".

"Sa première feuille de route sera de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital", a-t-elle dit.

Interrogée sur la généralisation des 35 heures, elle a assuré qu'il ne fallait par "les imposer unilatéralement". L'objectif est de donner de "la sécurité aux salariés et de la flexibilité aux entreprises".

Sur la question de la dette, elle a affirmé qu'il fallait des "économies sur les dépenses de l'Etat" et évoqué la question de la "répartition des compétences Etat-régions", la "relance économique", "le déblocage de la machine économique".

Au sujet de l'éducation, domaine dans lequel elle a eu des positions controversées, elle a réitéré sa promesse "d'états-généraux de l'éducation", secteur sur lequel elle veut "mettre le paquet" pour "défendre l'école de la République et lui donner tous les moyens".

"Ce sont les Français qui choisiront. Mais ce combat-là est un combat essentiel parce que je veux que les Français aient un vrai choix (...), projet contre projet, valeurs contre valeurs".

Royal veut rééxaminer la question des retraites dès le lendemain de l'élection

Ségolène Royal a indiqué que la question des retraites serait rééxaminée lors d'une "conférence" avec les partenaires sociaux dès le lendemain de la présidentielle si elle était élue, pour "remettre à plat les inégalités les plus criantes" de la réforme Raffarin. La durée de cotisation serait calculée en fonction de "la pénibilité des tâches" et non selon des "critères arithmétiques".

"La question de la réforme des retraites sera à l'ordre du jour de la conférence qui sera immédiatement convoquée dès l'élection entre patronat, organisations syndicales", "un certain nombre de corps intermédiaires représentatifs", "les associations de retraités" et "les consommateurs", a précisé la candidate du PS sur France-2.

Interrogée sur les modifications qu'elle apporterait à la réforme de 2003, elle a dit vouloir "remettre à plat les inégalités les plus criantes". Evoquant notamment la situation des femmes, elle a jugé que "la réforme Raffarin a été scandaleuse" et a "accru considérablement les inégalités" car elle n'a pas tenu "compte des raisons pour lesquelles les femmes avaient été soit au chômage partiel soit avaient volontairement arrêté" de travailler "pour élever leurs enfants".

Elle a également répété qu'elle souhaitait augmenter les petites retraites. Le 19 février, elle avait évoqué une hausse immédiate de 5%", et "ensuite nous monterons en puissance".

Alors que la réforme Raffarin prévoit de porter la durée de cotisation à 41 ans pour tous en 2012, Ségolène Royal a souhaité sortir des "schémas arithmétiques". "Cette question de la durée de cotisation, nous la regarderons au vu de la vie réelle des gens" et "pas des critères arithmétiques" ou de l'âge de départ en retraite, a-t-elle précisé. "Le critère essentiel, c'est de calculer la durée de cotisation en fonction de la pénibilité des tâches et donc de l'espérance de vie".

Source : Agences

 


 

 

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