Devant une motrice de TGV dont il manque le nez, Ségolène Royal bat le rappel sous l'oeil des photographes: "Avec moi les salariés!"
Accompagnée de Jean-Pierre Chevènement, la candidate socialiste a visité vendredi l'usine Alstom de Belfort où sont fabriquées, entre autres, les motrices du nouveau TGV Est, qui a battu début avril le record du monde de vitesse sur rails.
Après avoir traversé un grand hall où sont découpées les plaques de métal, la candidate embarque dans l'une des locomotives, le député européen Pierre Moscovici à ses basques.
Passant la tête par la petite fenêtre latérale, elle salue longuement... les caméras avant d'organiser une séance photos avec les ouvriers.
"C'est vous qui avez fait ce fleuron", leur lance-t-elle en ouvrant les bras en les attendant. Deux minutes et cent fois plus de clichés plus tard, elle reprend sa visite.
Au-dessus de sa tête flotte une demi-douzaine de perches des preneurs de son. L'ancien ministre de la Défense et maire de Belfort lui vante à nouveau les 574,8 km/h.
A sa sortie, Ségolène Royal salue la "France des ingénieurs", appelle à une "vraie politique industrielle" et défend à nouveau son idée de réorienter une partie de l'épargne des Français vers la recherche et l'innovation.
Elle refuse de commenter plus avant l'appel de Michel Rocard à former une alliance PS/UDF avant le premier tour. Elle s'occupe des "vrais problèmes" et de toutes façons "chacun est libre".
Après un discours virulent contre Nicolas Sarkozy dans la salle des fêtes de Belfort et un déjeuner avec les élus locaux, elle rencontre de nouveau une délégation de salariés, venus de PSA Peugeot-Citroën de Sochaux.
Source : Reuters