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"Ouverture" : François Hollande rappelle les socialistes à l'ordre

Par DA32 :: mardi 15 mai 2007 à 19:31 :: GAUCHE

"Ouverture": Tapis rouge pour le cinéma
Eternelle célébration du 7e art et du glamour, le Festival de Cannes s'ouvre aujourd'hui. Pour ses 60 ans, la Croisette propose une sélection de 22 films du monde entier. Jury présidé par Stephen Frears. Jusqu'au 27 mai.

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"Ouverture" : François Hollande rappelle les socialistes à l'ordre

NOBWIN32| 15.05.2007 | 19:29

 

"Celui qui irait dans ce gouvernement serait avec la droite et deviendrait donc un ministre de droite, c'est aussi simple que cela", affirme le premier secrétaire du PS au sujet des "manœuvres" de "séduction" et de "débauchage individuel" entreprises par Nicolas Sarkozy auprès de personnalités de gauche.

 

François Hollande (AFP)

 

François Hollande (AFP)

 

Dénonçant les "manœuvres" de "séduction" et de "débauchage individuel" entreprises par Nicolas Sarkozy auprès de personnalités de gauche telles que Bernard Kouchner, Claude Allègre ou encore Hubert Védrine, François Hollande a sévèrement prévenu mardi 15 mai, à l'occasion d'un point de presse, que les socialistes qui entreraient au gouvernement "deviendraient des ministres de droite".
Le Premier secrétaire du PS a confirmé avoir eu une "explication" avec Bernard Kouchner, pressenti pour le ministère des Affaires étrangères. "Il m'a fait connaître qu'il avait été approché. J'ai dit ce que j'avais à en penser, c'est-à-dire que c'est un gouvernement de droite qui va être constitué sur une politique de droite, avec un président de droite, et qu'il faut avoir de la cohérence, de la constante et qu'après c'est affaire de conscience".

"Une majorité de droite"


"S'il acceptait, il serait dans un gouvernement de droite, une majorité de droite et des amis de droite", a-t-il sermonné. "On ne fait pas carrière pour soi-même. On fait un choix de cohérence et de vie politique, on ne devient pas socialiste avec François Mitterrand pour devenir sarkozyste avec Nicolas Sarkozy", a-t-il tancé, visage fermé. Ajoutant: "Quelqu'un qui a été ministre dix ans sous la gauche, il a quelques difficultés à dire qu'il a été maltraité".
"Chacun est devant sa conscience et son éthique", a-t-il tranché. "Celui qui irait dans ce gouvernement serait avec la droite et deviendrait donc un ministre de droite, c'est aussi simple que cela". Evoquant les cas de Claude Allègre, Hubert Védrine et Bernard Kouchner, il a souligné qu'aucun "n'a été élu au suffrage universel avec l'étiquette socialiste".

"Débauchage, trahison..."

Le leader du PS s'en est ensuite pris au président élu. "La logique de Nicolas Sarkozy, c'est une logique de mainmise, de contrôle, de pouvoir. Il veut avoir les mains libres. Il ne recule devant aucune opération, la séduction, le débauchage, l'intimidation, la pression", a-t-il accusé. "Le débauchage, la trahison, la récupération individuelle des frustrations, je laisse ça à d'autres. Bon courage avec cette méthode et avec cette conception de la politique!".
"Moi, je m'honore d'être à la tête d'une formation politique où on ne débauche pas, où on ne récupère pas, où on ne capte pas et les précédents qui ont eu lieu il y a maintenant quelques années ne plaident pas pour cette façon de faire. Ce n'est pas avec des destins individuels que l'on essaie de flatter que l'on fait une politique. La morale, elle existe", a-t-il conclu. (AP)

Un député socialiste juge le patrimoine déclaré par Jacques Chirac "étonnant"

Par DA32 :: mardi 15 mai 2007 à 16:57 :: Général

Un député socialiste juge le patrimoine déclaré par Jacques Chirac "étonnant"

VOUS ALLEZ VOIR QUE CE SOIR IL VA NOUS FAIRE PLEURER

LEMONDE.FR avec AFP | 15.05.07 | 16h22  •  Mis à jour le 15.05.07 | 16h28








"La déclaration de patrimoine de Jacques Chirac est tout à fait étonnante entre son entrée à l'Elysée et sa sortie", a indiqué, mardi 15 mai, René Dosière. Selon le député PS de l'Aisne, M. Chirac "a un patrimoine légèrement inférieur à celui déclaré en 1995, or il a touché près de 2 500 000 euros d'argent de poche puisque tous ses frais et déplacements sont pris en charge", a-t-il ajouté.

 

  "On se demande où est passée cette somme", s'est étonné M. Dosière en rappelant que "si le chef de l'Etat est obligé de déclarer son patrimoine, personne n'est chargé de le vérifier". "D'autant qu'il n'a pas eu le temps, ni les moyens de s'acheter un appartement", a-t-il ironisé, faisant allusion au futur logement du couple Chirac, un appartement prêté, quai Voltaire, par un membre de la famille libanaise Hariri.

"OPACITÉ"

Selon les chiffres publiés par le Journal officiel  fin avril, le patrimoine de M. Chirac comprend le château de Bity à Sarran en Corrèze (500 000 euros), une maison à Sainte-Féréole, également en Corrèze (60 000 euros) ainsi que 580 000 euros de valeurs mobilières et 74 000 euros sur des comptes bancaires courants ou d'épargne. Le couple Chirac a déclaré, en outre, 200 000 euros en meubles et objets d'art.

Vice-président de l'Assemblée nationale, le député de l'Aisne a enquêté depuis cinq ans sur le budget de l'Elysée, dont il a dénoncé à plusieurs reprises "l'opacité". "S'agissant du budget de l'Elysée, chacun sait que le président fait absolument ce qu'il veut sans fournir aucun justificatif, qu'il n'y a pas de transparence", a-t-il ajouté. Selon lui, le budget réel de l'Elysée est presque trois fois supérieur aux chiffres officiels (31 764 452 euros en 2005).

Quand Kouchner critiquait Sarkozy

Par DA32 :: mardi 15 mai 2007 à 15:22 :: Général

Quand Kouchner critiquait Sarkozy

NOUVELOBS.COM | 15.05.2007 | 12:20

POURTANT NE DITS ON PAS :  UNE MEMOIRE D'ELEPHANT.

 

 

 

Le nom de l'ancien ministre Bernard Kouchner (PS) est évoqué pour intégrer le gouvernement. Bernard Kouchner s'est parfois montré très critique envers Nicolas Sarkozy, l'accusant récemment de "pêcher dans les eaux de l'extrême droite". Mais il avait aussi, dès décembre 2006, évoqué la possibilité de faire partie d'un "gouvernement d'ouverture" en cas de victoire du candidat UMP.
Voici une reprise des principales critiques qu'il a formulées a l'encontre du président élu:
 
- Le 12 avril, l'ex-ministre de la Santé de Lionel Jospin, qui avait rejoint en février l'équipe de campagne de Ségolène Royal, concurrente malheureuse de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, s'élevait contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par le candidat UMP, proposition qu'il jugeait "hypocrite" et "très mauvaise".
 
- Toujours le 12 avril, lors d'un point de presse tenu au PS, il dénonçait en Nicolas Sarkozy un homme qui "n'éprouve aucune honte à pêcher dans les eaux de l'extrême-droite".
 
- Bernard Kouchner s'en était également pris alors aux déclarations du candidat UMP sur le caractère inné de la pédophilie, un point de vue selon lui "singulièrement dangereux, voire complètement irresponsable".
"Quand à la fois on fait un ministère de l'identité française et on parle des caractères acquis et de l'inné génétique, on est là dans un terrain mouvant et une dérive historiquement scandaleuse", affirmait encore Bernard Kouchner.
 
- L'ancien "French doctor" a par ailleurs été un acteur important de Mai 68, dont Nicolas Sarkozy entend "liquider une bonne fois pour toutes l'héritage".

 

Le PS se mobilise

Par DA32 :: mardi 15 mai 2007 à 15:06 :: PARTI SOCIALISTE

Le PS se mobilise contre l'"ouverture"

nobwin32 | 15.05.2007 | 14:08

 Moralité: un éléphant sa trompe énormément.

 Après François Hollande, DSK, Bertrand Delanoë, Elisabeth Guigou, c'est au tour de Jean-Marc Ayrault d'en appeler à la "conscience de chacun" devant les possibles nomination de Bernard Kouchner et Hubert Védrine.

 

Bernard Kouchner (AFP)

 

Bernard Kouchner (AFP)

 

Le président du groupe PS à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault a mis en garde mardi "ceux qui, venus de la gauche, s'embarquent dans l'aventure" avec Nicolas Sarkozy, jugeant que "chacun est devant sa conscience".
Nicolas Sarkozy "est l'élu d'une droite décomplexée" et "s'il applique ce qu'il a promis, ceux venus de la gauche qui s'embarquent dans l'aventure se retrouveront sur le sable", a déclaré Jean-Marc Ayrault devant le groupe PS réuni à l'Assemblée dans un discours distribué à la presse.
En référence aux rumeurs de nomination d'Hubert Védrine et de Bernard Kouchner dans le prochain gouvernement, Jean-Marc Ayrault a interrogé : "Ont-ils oublié la force de caractère de François Mitterrand dont beaucoup furent les collaborateurs et qui pendant 25 ans est resté droit face au général de Gaulle et à ses successeurs ?"
"Chacun est devant sa conscience", a-t-il ajouté en appelant à la mobilisation générale.
Selon lui "il ne s'agit pas de montrer du doigt mais de rappeler inlassablement que la meilleure assurance contre les excès et la concentration du pouvoir, c'est l'existence d'une gauche à l'Assemblée nationale".

"Une manœuvre", pour Guigou

La députée socialiste Elisabeth Guigou, de son côté, a estimé mardi sur France-Info que la participation éventuelle d'anciens ministres de la gauche à un futur gouvernement de Nicolas Sarkozy était une "manœuvre" destinée à "laminer la gauche aux législatives".
"Ça me désole, je pense que, dans l'immédiat, ceux qui acceptent se font complices d'une manœuvre qui vise purement et simplement à laminer la gauche aux législatives", a-t-elle noté.
"Et puis, dans quelques semaines, après les législatives, ils risquent d'être otages d'une politique de droite, très à droite de surcroît, et que ceux qui sont cités ont dénoncé pendant la campagne électorale", a poursuivi l'ancienne ministre.

"Une erreur", pour Delanoë

De son côté, Bertrand Delanoë a estimé lundi qu'"on ne peut pas être de gauche et dans ce gouvernement". Affirmant ne pas croire toutes les "rumeurs" qui circulent sur des hommes politiques de gauche prêts à rejoindre le futur gouvernement, Bertrand Delanoë a estimé que "c'est une erreur de penser que ce gouvernement peut mener une politique économique et sociale de gauche".
"Je ne vais pas décider que Claude Allègre devient bête ou que Bernard Kouchner n'a pas de qualités, mais je dis simplement que quiconque croirait de bonne foi que ce gouvernement peut mener une politique progressiste" se trompe, a-t-il insisté.
Selon des sources concordantes, l'ancien ministre socialiste de la Santé, Bernard Kouchner, pourrait devenir ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement que prépare actuellement le président élu Nicolas Sarkozy.
Selon ces sources, "Bernard Kouchner a été contacté, il est prêt à entrer dans le gouvernement". Il s'agirait du ministère des Affaires étrangères.

Védrine réserverait sa réponse

Un autre socialiste, Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, s'est également vu proposer cette fonction.
Samedi, Claude Guéant, probable futur secrétaire général de l'Elysée, avait indiqué qu'Hubert Védrine réservait sa réponse.
Mais "on pourrait réfléchir à un autre poste pour lui", avait ajouté Claude Guéant, assurant que le ministère de la Justice avait également été évoqué pour cet ancien collaborateur de François Mitterrand.

Laurent Fabius fustige un "spectacle désolant"

Par DA32 :: mardi 15 mai 2007 à 11:51 :: Général

Laurent Fabius fustige  un "spectacle désolant"

nobwin32 | 15.05.2007 | 10:38

IL A RAISON.

DIEU SEUL, RECONNAITRA LES SIENS.

 

Le député socialiste a mis en garde "les dirigeants du Parti socialiste" pour qu'ils "se ressaisissent et voient quel est l'enjeu, fassent preuve de dignité, et aillent à la bataille en faisant bloc".

 

Laurent Fabius (AFP)

Laurent Fabius (AFP)

Le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius a dénoncé lundi 14 mai "le spectacle désolant" qu'offre selon lui le Parti socialiste et appelé les cadres socialistes à "se ressaisir vraiment, vigoureusement" avant les élections législatives.
"Nous avons dans un mois des élections législatives et donc moi, la règle que je me suis fixée, c'est tout mobiliser pour obtenir le meilleur score possible pour les législatives", a-t-il expliqué lors de l'émission "Le Franc Parler" sur i>télé, France-Inter et Le Monde.

"Je ne me suis exprimé"

"Nous avons eu samedi, une réunion du conseil national du Parti socialiste. Je ne me suis pas exprimé parce que j'ai trouvé le spectacle désolant", a-t-il commenté.
"Je trouve désolant qu'un certain nombre de dirigeants socialistes donnent le sentiment, alors qu'il y a les législatives devant nous qui vont déterminer la politique pour les cinq ans qui viennent, que ce soit le domaine des petites phrases, des attaques personnelles", a ajouté l'ancien Premier ministre les appelant "à se ressaisir vraiment, vigoureusement". "Dans une situation comme celle-là, il faut faire preuve de recul, de dignité".
Laurent Fabius a mis en garde "les dirigeants du Parti socialiste" pour qu'ils "se ressaisissent et voient quel est l'enjeu, fassent preuve de dignité, et aillent à la bataille en faisant bloc".
Et de dénoncer successivement les propos tenus par le Premier secrétaire du PS François Hollande, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal. "Vous entendez l'un dire que l'on va faire un autre parti'", a déploré Laurent Fabius. "Ecoutez, si les électeurs, auxquels on demande de voter pour les candidats du PS, entendent qu'une fois qu'ils auront voté ça sera un autre parti...".

"Il y a quand même mieux"

"Quelqu'un d'autre dit: 'ça fait dix ans qu'on n'a fait que des bêtises'. Comme argument électoral il y a quand même mieux. Telle autre voix dit: 'oui mais le problème c'est de savoir, de désigner tout de suite le candidat pour dans cinq ans. Les gens disent 'avant cinq ans regardons dans les cinq semaines'", a-t-il ajouté.
Le député de Seine-Maritime a refusé d'imputer la défaite à la présidentielle aux primaires du Parti socialiste. "A partir du moment où il y avait plusieurs candidats, il fallait les départager. Et à l'époque, tout le monde a dit 'c'est un système très démocratique'".
"Le fait de désigner une candidate comme cela, c'était quelque chose de positif (...) Lorsque cette campagne a commencé notre candidate était à 52, 53, 54%", a conclue Laurent Fabius soulignant que le Parti socialiste doit "dire un peu moins 'je', et un peu plus 'nous'". (AP)

Gouvernement : Sarkozy tente "l'ouverture qu'aurait dû faire" Chirac, selon Pasqua

Par DA32 :: mardi 15 mai 2007 à 11:46 :: Général

Gouvernement : Sarkozy tente "l'ouverture qu'aurait dû faire" Chirac, selon Pasqua

NOUVELOBS.COM | 15.05.2007 | 11:31

 

"Il est en train de tenter l'ouverture qu'aurait dû faire Jacques Chirac en 2002" après avoir été réélu avec 82%, a estimé l'ex-ministre de l'Intérieur. La socialiste Elisabeth Guigou dénonce quant à elle une "manoeuvre" visant à "laminer" le PS aux législatives.

 

Nicolas Sarkozy (Reuters)

 

Nicolas Sarkozy (Reuters)

 

Nicolas Sarkozy est "en train de tenter l'ouverture qu'aurait dû faire Jacques Chirac en 2002", a estimé mardi 15 mai sur i-télé, Charles Pasqua
"Finalement, il est en train de tenter l'ouverture, peut-être la réalisera-t-il, qu'aurait dû faire Jacques Chirac en 2002" après avoir été réélu avec 82% des voix, a commenté Charles Pasqua.
En 2002, "Jacques Chirac aurait dû faire l'ouverture, il n'a rien fait du tout", a-t-il ajouté.
Interrogé sur les grincements de dents que suscite à l'UMP l'ouverture au centre et à la gauche, Charles Pasqua a fait valoir qu'"une nouvelle étape" a été franchie pour Nicolas Sarkozy avec son élection.
"Ceux qui vous ont aidé à arriver jusque là ne doivent pas s'attendre pour autant à être récompensés. Votre récompense, vous l'avez dans l'élection", a-t-il dit.
Le sénateur des Hauts-de-Seine a ajouté qu'"il n'y a rien de très extraordinaire à ce qu'il y ait moins d'élus que d'appelés" pour le gouvernement.

Manifestations d'amertume


Ces déclarations interviennent alors que Nicolas Sarkozy a pris congé de l'UMP lors d'un conseil national rapidement expédié et marqué par quelques manifestations d'amertume sur l'ouverture que le président élu entend donner à son gouvernement et à sa majorité.
Nicolas Sarkozy, occupé par la préparation de la passation des pouvoirs mercredi avec Jacques Chirac et la formation de son gouvernement, ne s'est pas attardé: il n'a parlé que 15 minutes devant le "Parlement" de l'UMP, réuni dans un grand hôtel parisien pour organiser sa succession. La fin de la réunion s'est déroulée sans lui.
"Au moment où je viens d'être élu président de la République et à la veille de prendre mes fonctions, chacun comprendra que je ne puis demeurer à votre tête", a expliqué Nicolas Sarkozy devant les quelque 2.000 membres du conseil national.

"Par devoir"

Le président élu a laissé entendre qu'il quittait à contrecœur la présidence du parti, conquise en 2004 contre la volonté des chiraquiens. "Cette décision, je la prends par devoir", a-t-il dit. Il n'a pas caché une certaine émotion en quittant sa "famille" politique: "c'est une page de ma vie qui se tourne. Maintenant, je me dois à la France".
Nicolas Sarkozy n'a pas évoqué dans son discours sa succession à l'UMP. Conformément aux statuts, celle-ci sera assurée dans un premier temps par une direction collégiale comprenant le vice-président Jean-Claude Gaudin, le secrétaire général Pierre Méhaignerie et le secrétaire général délégué Brice Hortefeux, en attendant un congrès dématérialisé prévu à l'automne pour réformer les statuts.
L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a été chargé de coordonner la réflexion sur cette "nouvelle gouvernance". Selon son entourage, il proposera d'organiser la direction autour d'un "bureau politique fort" et d'un secrétaire général pour "faire tourner la maison". Il n'y aurait plus de président. L'élection d'un nouveau président de l'UMP au suffrage universel des adhérents, comme le prévoient les statuts actuels, serait "source de confusion", a estimé Jean-Pierre Raffarin.
S'il n'a pas évoqué la succession à l'UMP, Nicolas Sarkozy a longuement justifié sa démarche d'ouverture. Le gouvernement qui doit être formé dans la foulée de son installation mercredi à l'Elysée et la future majorité législative se construiront sur des principes de "tolérance" et "d'ouverture", a-t-il prévenu. "Quand avons-nous réussi l'UMP? Quand nous avons élargi l'UMP. N'oubliez jamais cela", a-t-il lancé à ses amis.

"J'ai confiance en vous"

"Nous ne devons pas avoir peur d'aller vers les autres, vers des idées différentes", a poursuivi le président élu. "L'ouverture, c'est la caractéristique des âmes fortes. J'ai confiance en vous".
Car sa volonté d'ouverture fait grincer quelques dents à l'UMP, où certains trouvent que Nicolas Sarkozy s'apprête à faire la part trop belle à des personnalités de gauche. Beaucoup avaient du mal à digérer les informations sur la possible nomination de Bernard Kouchner au ministère des Affaires étrangères. "Ca grince", confirme un responsable du parti.
Si beaucoup ont parlé dans les couloirs, Patrick Devedjian a été le seul à laisser entrevoir son amertume à la tribune. "Je suis pour aller très loin dans l'ouverture, y compris jusqu'aux sarkozystes", a ironisé le conseiller politique de Nicolas Sarkozy, qui rêvait du ministère de la Justice. "La fidélité n'est pas forcément le contraire de la compétence", a grincé celui qui pourrait se contenter de la présidence du conseil général des Hauts-de-Seine, laissée vacante par M. Sarkozy.
Dans ce climat, l'objet de ce conseil national, le lancement de la bataille des élections législatives des 10 et 17 juin, a été quelque peu éclipsé.
A charge pour François Fillon de sonner la mobilisation. "Une nouvelle campagne électorale commence. Et elle exige une mobilisation totale", a lancé le futur Premier ministre, invitant ses amis à "ne pas céder à la facilité et au triomphalisme". (Avec AP)

Un milliard de migrants d'ici 2050 en conséquence du réchauffement climatique

Par DA32 :: mardi 15 mai 2007 à 06:32 :: ENVIRONNEMENT

Un milliard de migrants d'ici 2050 en conséquence du réchauffement climatique

Fonte des glaces   Au moins un milliard de personnes vont migrer d'ici à 2050, en conséquence du réchauffement climatique qui va exacerber les conflits et les catastrophes naturelles actuels, et en créer de nouveaux, prévient lundi dans un rapport une organisation humanitaire britannique.

Dans ce rapport intitulé "Marée humaine: la véritable crise migratoire", Christian Aid émet un "avertissement sans ambages sur le rythme d'accélération des déplacements de population au 21e siècle".

"Le nombre de personnes qui ont quitté leurs foyers à cause des conflits, des catastrophes naturelles et des grands projets de développement (mines, barrages, ndlr) est déjà étonnamment élevé (163 millions selon les estimations de l'ONG)", selon l'organisation.

"A l'avenir, les changements climatiques vont le faire grimper encore plus", écrit l'ONG, qui demande une "action urgente" de la communauté internationale afin de prendre de "fortes mesures de prévention".

Elle estime qu'"au rythme actuel, un milliard de personnes supplémentaires seront forcées de quitter leurs foyers entre maintenant et 2050", précisant que le réchauffement climatique va exacerber les facteurs actuels de migration forcée et accélérer la "crise migratoire émergente".

Selon Christian Aid, 645 millions de personnes vont migrer à cause de grands projets (15 millions par an actuellement), 250 millions à cause de phénomènes liés aux changements climatiques (inondations, sécheresses, famines) et 50 millions à cause de conflits et atteintes aux droits de l'Homme.

Citant des données non encore publiées du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le rapport souligne que d'ici 2080, entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes manqueront d'eau et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Chaque année, entre 2 et 7 millions de personnes seront affectées par la hausse du niveau des océans.

"Nous pensons que la migration forcée est désormais la menace la plus pressante contre les populations pauvres dans les pays en voie de développement", selon John Davison, un des auteurs du rapport.

"L'impact du changement climatique est la grande, l'effrayante inconnue de cette équation", s'inquiète l'ONG car de l'envergure de ce changement découleront des catastrophes d'ampleurs différentes.

Les vastes déplacements de population "vont alimenter les conflits existants et en générer de nouveaux dans des régions du monde --les plus pauvres-- où les ressources sont les plus rares".

"Un monde avec beaucoup d'autres Darfour est le scénario cauchemar de plus en plus probable", ajoute l'ONG, insistant sur les déplacements à l'intérieur d'un pays qui ne sont pas considérés comme des migrations par le droit international.

Le rapport met en exergue trois pays qui seront particulièrement concernés par ces déplacements internes: la Colombie, le Mali et la Birmanie.

Par ailleurs, l'ONG entend "beaucoup parler des personnes qui essaient de venir en Europe et dans d'autres pays riches. La crise réelle est en train de se préparer sur le long terme mais elle reste largement ignorée", a souligné M. Davison.

L'ONG, créée pour aider les réfugiés de la Seconde guerre mondiale, publie ce rapport à l'occasion de sa cinquantième collecte annuelle de fonds à domicile au Royaume-Uni. Elle espère à cette occasion récolter 15,5 millions de livres (22,72 millions d'euros).

Source : AFP

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