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Levée de boucliers à gauche et au centre contre le projet de TVA sociale

Par DA32 :: mardi 12 juin 2007 à 12:33 :: ECONOMIE

Levée de boucliers à gauche et au centre contre le projet de TVA sociale

LEMONDE.FR avec AFP | 12.06.07 | 15h28  •  Mis à jour le 12.06.07 | 17h04








L'idée gouvernementale d'instaurer une "TVA sociale" a provoqué de vives réactions mardi 12 juin. Au cœur de la polémique, le mécanisme même de ce dispositif qui consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.

 

"Nous sommes extrêmement opposés à cette TVA antisociale, a déclaré, mardi, le socialiste Laurent Fabius. [Cela] signifie qu'on va financer des avantages fiscaux réservés à quelques-uns par une ponction sur l'ensemble de la population puisque tout le monde paie la TVA et d'autre part qu'il risque d'y avoir une augmentation des prix qui viendra ponctionner le pouvoir d'achat."

M. Fabius a fustigé la proposition du président de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis (UDF) mardi dans Les Echos, d'augmenter la TVA de cinq points. Ce serait "faire passer la TVA en moyenne de 19,6 à 24,6 points ce qui est énorme et injuste", a-t-il déploré.

"CHARGES ACCRUES ET BAISSE DU NIVEAU DE VIE"

De son côté, Dominique Strauss-Kahn a estimé qu'avec une telle réforme, "on va faire payer les personnes âgées qui jusqu'à maintenant ne payaient pas" de cotisations pour la Sécurité sociale. Pour le député socialiste, "l'énorme masse d'argent prélevée sur la consommation des Français" que représente la TVA, doit "orienter l'économie" et être "utilisée pour la réindustrialisation et la lutte contre les délocalisations".

Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG), s'est également déclaré "tout à fait hostile" car c'est une mesure "injuste".

Le leader du MoDem, François Bayrou, s'est également montré sceptique. "La TVA sociale, cela veut dire que tous les Français, spécialement les plus pauvres, ceux qui ont le plus de difficultés, vont avoir des charges accrues et une baisse de leur niveau de vie. (...) Cette baisse de niveau de vie des Français les plus défavorisés va évidemment s'imputer sur leur capacité à boucler les fins de mois."

"CE CHANTIER N'EST PAS DE DROITE OU DE GAUCHE"

En réponse aux critiques de la gauche et du centre, le porte-parole de l'UMP Luc Chatel a rappelé que ce projet ne signifiait "pas une augmentation de la TVA", contrairement aux accusations de la gauche. "Il s'agit d'une réflexion sur la façon de faire porter les cotisations sociales dans notre pays", a-t-il déclaré.

 

"Tout cela ne repose sur rien de solide, a riposté Xavier Bertrand, ministre du travail. Les socialistes devraient comprendre qu'au lieu de slogans, ils devraient apporter des arguments". Selon lui, les socialistes tirent à boulets rouges sur le projet de TVA sociale car ils "ont peur du verdict des Français [dans les urnes] et cherchent à faire peur".

Enfin, pour Jean-François Copé, l'ancien ministre du budget,"ce chantier n'est pas de droite ou de gauche". Il a fait valoir que la TVA sociale allait permettre de "lutter contre les délocalisations" et "d'encourager l'embauche" tout en admettant que pour que le dispositif fonctionne, il fallait que "les entreprises jouent le jeu" et "baissent leurs prix".

Les 20 points chauds des législatives

Par DA32 :: mardi 12 juin 2007 à 12:32 :: Général

Les 20 points chauds des législatives

vote Le second tour des législatives donnera lieu le 17 juin à des confrontations très serrées ou emblématiques. Voici 20 points chauds retenus par l'AFP:

Gironde (2e): le maire UMP de Bordeaux Alain Juppé est en ballottage incertain avec 43,73% des voix, face à la socialiste Michèle Delaunay (31,36%), dans une circonscription qui avait placé Ségolène Royal largement en tête le 6 mai. Le total des voix de gauche y atteint 43,69% mais les réserves du ministre d'Etat sont minces. En jeu pour l'ancien Premier ministre UMP: sa place dans le gouvernement et, au-delà, son rôle politique.

Paris (8e): dans la circonscription la plus disputée de la capitale, déterminante pour les municipales de 2008, le médiatique avocat Arno Klarsfeld, ami de Nicolas Sarkozy, a devancé de cinq points la socialiste très implantée Sandrine Mazetier. Les électeurs MoDem (12,3%) trancheront.

Paris (1re): la sortante Martine Billard (Verts), a été devancée de 2,5 points par le maire UMP du Ier arrondissement, Jean-François Legaret. La répartition des 5.286 électeurs du jeune avocat bayrouiste Mario Stasi fera la différence.

Saône-et-Loire (6e): le premier set du duel des deux Arnaud, le socialiste Montebourg et l'UMP Danjean, a tourné à l'avantage du second qui a environ 1.400 voix d'avance. Le porte-parole de Ségolène Royal doit batailler pour conserver sa circonscription bourguignonne.

Indre (1re): le sortant UMP, Jean-Yves Hugon, a distancé de dix points le président socialiste de la région Centre, Michel Sapin, qui était défié par un dissident ex-PS (7,58%) et qui ambitionne de reconquérir le siège perdu par son parti en 2002.

Pyrénées-atlantiques (2e): François Bayrou, fondateur du MoDem, arrivé en tête au premier tour avec 37,25% devrait conserver son siège face à la candidate socialiste Marie-Pierre Cabanne (23,32%). L'UMP a demandé à son candidat Jean-Pierre Mariné (25,92%), en mesure de se maintenir, de se retirer.

Pyrénées-atlantiques (4e): le sortant Jean Lassalle, fidèle bayrouiste, rendu célèbre par sa grève de la faim au Palais-Bourbon, est en ballottage difficile, avec 29,54% au premier tour. Il est devancé par l'UMP Hervé Lucbereilh (31,36%), le PS Jean-Pierre Domecq pouvant se maintenir avec 19,86%.

Val-de-Marne (1re): Jean-Marie Cavada, ancien patron de Radio France et eurodéputé, investi par le MoDem face à l'ancien ministre Henri Plagnol (UMP), a décroché son billet pour le second tour, mais avec un score deux fois moins élevé que son adversaire (22,27% contre 44,40%).

Alpes-de-Haute-Provence (1re): co-directeur de campagne de Ségolène Royal, le maire de Digne, Jean-Louis Bianco, député sortant, est arrivé second du premier tour qui l'opposait à l'UMP, Eliane Barreille. Il devra mobiliser des réserves de voix PCF et Vertes pour l'emporter.

Seine-Saint-Denis (4e): la sortante PCF Marie-George Buffet est devancée au premier tour par l'UMP Thierry Meignen, alors qu'elle était arrivée en tête du premier tour en 2002. La secrétaire nationale du PCF a totalisé 32,26% des suffrages exprimés, contre 34,35% à son adversaire.

Haute-Garonne (1re): dans la circonscription des maires de Toulouse, où Philippe Douste-Blazy a renoncé à se présenter, son successeur au Capitole, le centriste Jean-Luc Moudenc est en péril face à la socialiste Catherine Lemorton. Il a recueilli 37,44% contre 31,53% à sa rivale.

Seine-et-Marne (2e): briguant un onzième mandat, le sortant UMP Didier Julia, plus ancien élu de l'Assemblée, a devancé avec 35,04% des suffrages son challenger, le maire de Fontainebleau Frédéric Valletoux, suspendu de l'UMP (21,22%). PS et MoDem, qui ont réuni 18,23% et 8,76% des suffrages, n'ont pas donné de consigne de vote.

Pas-de-Calais (14e): la vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, espère bousculer le jeu dans cette circonscription où son père a fait un de ses meilleurs scores à la présidentielle. Mais avec 24,47% au 1er tour, elle ne devrait pas menacer le sortant socialiste Albert Facon, 64 ans, arrivé devant elle (28,24%).

Essonne (10e): le porte-parole du PS, Julien Dray, député sortant, livre une bataille difficile face à la candidate UMP Laurence Gaudin qui l'a devancé au premier tour avec 36,12% contre 32,86%.

Val-d'Oise (8e): autre ténor du PS en ballottage serré, Dominique Strauss-Kahn, a été devancé de 90 voix dans son fief par sa rivale UMP, Sylvie Noachovitch (37,37% des suffrages contre 37%). Un échec de cet "éléphant" socialiste handicaperait sérieusement ses volontés réformatrices au sein du PS.

Moselle (8e): dans ce département de droite, la socialiste Aurélie Filippetti, fille d'un mineur de fond lorrain communiste, devra batailler ferme pour garder ce siège à son parti face à l'UMP Alain Missoffe, descendant des maîtres de forges de Wendel. Cinquante voix les ont séparés dimanche (30,36% contre 30,23%).

Bouches-du-Rhône (8e): le sortant Christophe Masse, héritier d'une longue lignée de députés socialistes marseillais, est en position difficile avec 33,25% de suffrages, face à l'UMP Valérie Boyer (41,16%), ses réserves de voix à gauche paraissant limitées.

Seine-Maritime (1re): dans cette circonscription qui recouvre la ville de Rouen, la gauche a non seulement résisté à la vague bleue mais pourrait créer la surprise. L'UMP Bruno Devaux, arrivé en tête avec 38,4% des suffrages, est talonné par la socialiste Valérie Fourneyron (35,1%). Un duel serré avec les municipales de 2008 en toile de fond.

Territoire de Belfort (2e): Jean-Pierre Chevènement, arrivé en deuxième position derrière le député UMP sortant Michel Zumkeller, est de nouveau en difficulté dans son fief. Le président du MRC et maire de Belfort, n'a recueilli que 26,03% des voix, loin derrière son rival (43,15%).

Isère (1re): Alain Carignon, l'ancien député-maire de Grenoble, est en danger. Avec 21,45%, le candidat UMP est largement derrière la socialiste Geneviève Fioraso (32,02%). Et il aura du mal à récupérer les voix du député sortant, Richard Cazenave (19,62%), entré en dissidence, et du MoDem, Philippe de Longevialle, dont le parti appelle à "faire battre tout candidat condamné par la justice".

Source : AFP

Introduction d'une TVA sociale : la polémique continue

Par DA32 :: mardi 12 juin 2007 à 12:32 :: GAUCHE

Introduction d'une TVA sociale : la polémique continue
Challenges.fr | 12.06.2007 | 11:56 | 

Strauss-Kahn pointe une mesure qui n'a "rien de social", alors que l'UMP affirme que ce projet ne signifie pas une augmentation de la TVA.

Dominique Strauss-Kahn (PS)Dominique Strauss-Kahn (PS) (c) Reuters

"Une réflexion sur les cotisations sociales"

La droite a réagi en défendant le projet. Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, a affirmé que l'idée "à l'étude" d'une TVA sociale ne signifiait "pas une augmentation de la TVA", contrairement à ce qu'affirme l'opposition, mais "une réflexion sur la façon de faire porter les cotisations sociales dans notre pays".
L'ancien ministre de l'Economie et sénateur (UDF) de la Mayenne, Jean Arthuis, a lui préconisé, dans un entretien aux Echos, une hausse de 5 points de la TVA afin de "compenser une baisse des cotisations sociales des entreprises". Selon lui, la réforme doit être "forte" et "générale" et une telle hausse ne se répercuterait pas sur les prix du fait de la baisse des charges sociales. Il estime qu'une augmentation d'un point de la TVA rapporterait 7 milliards d'euros par an pour le taux normal (19,6%) et 2 milliards pour le taux réduit (5,5%).
Du côté des partenaires sociaux, le président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), Jean-François Roubaud, s'est dit favorable à une expérimentation de la TVA sociale accompagnée d'une baisse des charges sociales, mais pas à une augmentation de la TVA pour financer la dette.

"Ouvrir le chantier"

Le Premier ministre François Fillon avait affirmé, lundi soir à Nancy, qu'il voulait "ouvrir le chantier de la TVA sociale", sans préjuger de l'aboutissement du projet, mais que le gouvernement n'entendait pas "alourdir les impôts" ni "augmenter la TVA pour boucher les trous".
Il s'agit au contraire, selon lui, "d'examiner dans quelles conditions nous pouvons financer notre pacte social sans faire porter l'effort sur les seules cotisations liées au travail", qui sont "trop élevées" et qui "entraînent la délocalisation du travail".
La question devrait être discutée "avec les partenaires sociaux". "S'il est démontré que cette idée, que l'Allemagne et le Danemark ont commencé à mettre en œuvre, produit une augmentation injuste des prix, nous ne la retiendrons pas", a souligné le Premier ministre.
Le ministre de l'Economie, Jean-Louis Borloo, avait relancé le débat dimanche en déclarant, en réponse à Laurent Fabius qui lui demandait s'il allait augmenter la TVA: "on va regarder l'ensemble des sujets [...], y compris l'éventualité de la TVA [...]. Nicolas Sarkozy veut qu'on arrête dans ce pays de taxer l'emploi".

Augmentation des prix

Le mécanisme dit de "TVA sociale", consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages, via une baisse des cotisations patronales et une hausse simultanée de la taxe sur la valeur ajoutée.
Pour ses promoteurs, en tête desquels les entreprises, ce transfert de charges permet d'alléger le coût du travail en France et de taxer davantage les produits importés, notamment ceux en provenance des pays à bas coûts.
Aux yeux de ses détracteurs, à gauche notamment, le système entraîne surtout une augmentation des prix qui pénalise les consommateurs, en particulier les plus modestes.
Nicolas Sarkozy s'était prononcé pendant la campagne présidentielle pour son "expérimentation", tout en proposant qu'elle soit accompagnée d'un suivi sur ses effets, notamment en matière d'inflation.

PS, HALTE AU FEU.

Par DA32 :: mardi 12 juin 2007 à 10:43 :: PARTI SOCIALISTE
PS, halte au feu
C'est désormais un réflexe de Pavlov au Parti socialiste : au lendemain d'une défaite, la zizanie repart de plus belle entre les socialistes.

Ségolène Royal réitère son appel à François Bayrou en vue du second tour des législatives

Par DA32 :: mardi 12 juin 2007 à 08:48 :: GAUCHE

Ségolène Royal réitère son appel à François Bayrou en vue du second tour des législatives

 

SRDS    Ségolène Royal a réitéré lundi soir son appel à François Bayrou en vue du second tour des législatives. "J'ai laissé un message" sur le téléphone portable du président du MoDem "qui n'attendait pas de conversation particulière".

"C'est un message en direction des électeurs du MoDem pour dire à François Bayrou que j'appréciais cette vision du pluralisme. Je crois que c'est une bonne façon de faire de sa part, c'est-à-dire le respect des électeurs d'un côté et l'appel au pluralisme de l'autre", a précisé l'ancien candidate à la présidentielle.

Lors du point presse hebdomadaire lundi matin rue de Solférino, le Premier secrétaire, hostile à un accord avec le président du MoDem, a tenu à souligner que "chacun peut appeler qui il veut, heureusement dans une démocratie téléphonique".

Ségolène Royal a répondu à cette attaque de son compagnon en précisant que le "Parti socialiste" avait également lancé un appel à François Bayrou. Selon elle, "il n'y a pas de conflit sur cette question" avec François Hollande.

"J'ai un contact personnel depuis l'élection présidentielle avec François Bayrou et il m'a semblé tout fait normal de lui laisser un message", a-t-elle mis en avant.

Par ailleurs, Manuel Valls, député de l'Essonne en ballottage défavorable qui ne cache pas ses intentions de succéder à François Hollande, avait fermement précisé dimanche soir: "j'en ai assez que la vie politique et notamment celle de mon parti tourne autour de la vie d'un couple", en référence à celui formé par Ségolène Royal et François Hollande.

"Je ne vais pas commenter des propos déplacés", a répondu Ségolène Royal à ces accusations. "Chacun sait que depuis les quinze années et même les vingt années que nous sommes engagés en politique que nous avons chacun notre autonomie politique, nos engagements politiques comme tout responsable politique avec nos différences" et "nos sensibilités".

Source : AP

HALTE AUX SURTAXES.

Par DA32 :: mardi 12 juin 2007 à 08:42 :: SOCIETE

MARRE DES FACTURES DE TELEPHONE SURTAXES AVEC LES 0811.0852.892.

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