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Cohn-Bendit appelle le MoDem et le PS à arrêter leur "poker menteur"

Par DA32 :: jeudi 14 juin 2007 à 22:17 :: PARTI SOCIALISTE

Cohn-Bendit appelle le MoDem et le PS à arrêter leur "poker menteur"

 

DCBC  Le député Verts européen, Daniel Cohn-Bendit, a appelé jeudi le PS et le MoDem de François Bayrou a arrêter ce jeu de "poker menteur" électoral, et à discuter ouvertement du second tour des législatives pour favoriser le pluralisme à l'Assemblée nationale.

"Les électeurs du MoDem doivent voter pour les candidats Verts ou socialistes. Le PS doit arrêter de mentir: au niveau national on refuse de négocier avec le MoDem et dans le cadre des circonscriptions tout le monde négocie avec le MoDem, ça devient impossible", a déclaré le député Verts sur France 2.

Le député européen a apporté son soutien à la stratégie d'alliance PS-MoDem souhaité par Ségolène Royal, appelant à l'arrêt de ce "poker menteur" électoral.

"Il y en a assez de ce positionnement politique qui est un positionnement mensonger. La position de Ségolène Royal c'est du bon sens. Ce que je trouve ridicule c'est que François Bayrou et Ségolène Royal ne se soient pas rencontrés pour discuter de la chose, et que l'on fasse les choses en catimini et à moitié, ça déshonore la politique", a conclu l'ancien leader de Mai 68.

Source : AFP

Des militants déboussolés... et divisés

Par DA32 :: jeudi 14 juin 2007 à 22:13 :: Général

Des militants déboussolés... et divisés

rose   Il y a les royalistes et les autres. Dans cette dernière catégorie : des militants socialistes de longue date, aguerris et désorientés par les appels du pied de l'ex-candidate à François Bayrou. Dans la première, des adhérents entrés au PS avant tout pour soutenir Ségolène Royal. Ce sont eux qui lui ont apporté un large soutien lors des primaires internes, fin 2006. Leur envie ? Déboulonner les éléphants pour laisser Royal conduire la refondation du PS.

Ainsi Vanessa, étudiante et employée de maison à Foix (Ariège), 23 ans, lui sait-elle gré de «chercher des voies nouvelles». Elle comprend même que «les barons du bureau national l'accablent au moment où elle indique qu'elle se passera de leur avis pour relancer le PS». Et s'amuse : «Ils voudraient encore donner des leçons de politique alors que leurs recettes à eux échouent depuis 1995. Est-ce que François Mitterrand a demandé conseil à Guy Mollet lorsqu'il a entrepris de rebâtir un parti socialiste au congrès d'Epinay ?»

Même réflexion chez Lilian, adhérent du PS depuis un an à Rennes : «Les éléphants n'ont toujours pas digéré la désignation de Ségolène Royal comme candidate et cherchent à reprendre le pouvoir.» Pour ce directeur d'un organisme de formation, «cela fait dix ans que le PS devrait avoir fait son aggiornamento. Ségolène Royal a commencé à bouger les choses et il est injuste de ne pas la soutenir».

Militant de fraîche date, Jean, prof de philo à Toulouse, philosophe : «Ségolène a surtout le tort d'avoir perdu. Dans le cas contraire, tout le monde aurait trouvé ses idées géniales.» Il avoue ses doutes à l'évocation des coups de fil de sa championne à «l'ami François Bayrou» : «J'ai moi-même du mal à me dire qu'il s'agit là d'une bonne idée. Ce n'était peut-être pas le moment.» Mais ce quadragénaire refuse d'être plus sévère. Il ne veut «en aucun cas» mêler sa voix au «concert des éléphants barrissants, qui entendent bien la piétiner».

Les militants de longue date et élus depuis belle lurette s'agacent, eux, fortement des prises de position de Royal. Du haut de ses «sept ans de boutique PS», Olivier, 33 ans, explique ne pas être au PS pour que «des cadors ou des divas [lui] dessinent des lignes politiques dans le dos». Dans le collimateur, l'ex-candidate : «Elle voudrait donner des leçons au parti alors qu'elle n'a pas su le faire fonctionner. Elle nous fait le coup de l'automobiliste qui donne des coups de pied dans les roues parce que sa voiture n'avance plus...»

Adhérent de 1987, Rémy, agent de maîtrise dans une coopérative agricole du Tarn-et-Garonne, se demande si un animal d'un nouveau genre ne vient pas de naître au PS : «Il y avait les éléphants, il va maintenant falloir compter avec les éléphantes.» Royal a, selon lui, «cette même façon de bousculer les militants sans prendre garde à leur avis».

Finalement, entre les deux générations, les règlements de comptes ne sont pas loin. Olivier, l'ingénieur toulousain, renvoie «les jeunes militants de l'année» à leur «lourde inexpérience» : s'il avait fallu compter sur les seules forces des nouveaux venus royalistes pour faire campagne, «on en serait encore à chercher une imprimerie pour nos tracts».

Pierre-Henri ALLAIN, Gilbert LAVAL / Libération

Augmentation de la TVA: "une tromperie", selon Ségolène Royal

Par DA32 :: jeudi 14 juin 2007 à 13:38 :: Général

Augmentation de la TVA:

"une tromperie", selon Ségolène Royal

A.MontebourgA.Montebourg  L'ancienne candidate PS à la présidentielle, Ségolène Royal, a qualifié mercredi de "tromperie" l'argument de la droite faisant "croire que l'augmentation de la TVA serait un cadeau aux consommateurs".

"Je demande la vérité du vocabulaire, je demande la morale politique. Faire croire que l'augmentation de la TVA serait un cadeau aux consommateurs est une tromperie", a lancé Mme Royal à l'adresse du Premier ministre François Fillon, qui avait évoqué la veille une hausse possible de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale.

Mme Royal s'exprimait mercredi devant plus d'un millier de personnes, réunies à Châlon-sur-Saône (Saône-et-Loire) pour un meeting en soutien aux candidats PS du département, notamment les députés sortants Arnaud Montebourg et Didier Mathus, tous deux en ballottage difficile.

"Pour payer l'ensemble des engagements pris auprès des plus puissants, des plus privilégiés, les Français vont subir une triple peine: d'abord l'augmentation de l'impôt sur la consommation", ensuite "le recul du service public" et enfin "le dérapage de la dette publique qui sera payée par les générations à venir", a-t-elle affirmé.

Pour la présidente de la région Poitou-Charentes, "nous devons tous ensemble élever des digues contre non pas une vague mais un tsunami qui est une injure à la démocratie". S'adressant aux électeurs, elle a déclaré: "Venez voter pour vous! Venez voter pour vous protéger (...) ça vous concerne, l'indifférence n'est pas de mise, c'est la dernière occasion de se prononcer sur la politique nationale pendant les cinq ans de Nicolas Sarkozy".

Mme Royal a rendu hommage à Didier Mathus et plus particulièrement à son ancien porte-parole de campagne Arnaud Montebourg, "un député de talent, courageux, qui n'a pas peur d'affronter le pouvoir en place".

"Si vous voulez que cette voix ne se taise pas à l'Assemblée nationale, j'ai besoin de l'élection d'Arnaud Montebourg!", a-t-elle lancé. Très acclamé par les militants, M. Montebourg a ironisé sur la droite qui, selon lui, "veut voir les élus de gauche menottes aux poignets, fers aux pieds, avec un Parlement mis au pas, des médias dans la main du pouvoir, une justice sous contrôle, et une haute administration désignée".

Source : AFP

A Bordeaux, Ségolène Royal attaque Alain Juppé sans le nommer

Par DA32 :: jeudi 14 juin 2007 à 09:37 :: Général

A Bordeaux, Ségolène Royal attaque Alain Juppé sans le nommer

SRMD   Ségolène Royal est venue soutenir Michèle Delaunay, candidate socialiste "pas virtuelle" aux législatives à Bordeaux, opposée à Alain Juppé, dont l'ex-candidate à la présidentielle n'a jamais cité le nom.

Sur la place de la Bourse, près de la Garonne, elle a dénoncé les "méthodes politiques d'un autre âge" du maire de la ville qui est également ministre de l'Ecologie et n'a pas caché qu'il remettrait son mandat à son suppléant en cas de victoire dimanche.

Au premier tour des législatives, l'ancien Premier ministre de droite a recueilli 43,73% des suffrages contre 31,36% à Michèle Delaunay.

"Quand on est candidat, c'est pour siéger à l'Assemblée nationale or, on le sait, le candidat de l'UMP démissionnerait immédiatement pour retourner sous les lambris dorés de son ministère", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes juchée sur un banc de pierre avec les candidats de gauche du département, dont le Vert Alain Mamère.

"Ce n'est pas conforme à ce que veulent les citoyens. Avec Michèle Delaunay, vous aurez une députée, une vraie, pas une députée virtuelle, une députée engagée", a-t-elle poursuivi. "Dimanche, tous les yeux seront tournés vers cette circonscription".

Elle a adressé son message à toute la gauche mais également "aux électeurs centristes pour que le pluralisme existe à l'Assemblée" et aux "électeurs démocrates et républicains qui pensent que la morale politique c'est que quand on est candidat à un mandat, c'est pour exercer ce mandat".

Voter pour la candidate socialiste, c'est également faire avancer la parité à l'Assemblée nationale, a fait valoir la première femme à avoir eu une chance d'accéder à l'Elysée.

Lundi soir, Ségolène Royal s'était emportée contre un reportage de France 2 sur l'élection à Bordeaux, dénonçant le fait que le nom de la candidate socialiste ne soit jamais cité. "C'est bien, vous vous connaissez son nom", a-t-elle plaisanté devant un demi-millier de personnes qui scandaient "Michèle députée !".

Dans une ville gérée depuis 60 ans par la droite, Ségolène Royal a obtenu plus de 54% le 6 mai.

"Je vous demande de transformer ce formidable résultat de l'élection présidentielle en victoire dimanche prochain", a-t-elle lancé à la foule après avoir parcouru les rues piétonnes de Bordeaux au côté de Michèle Delaunay.

Source : Reuters

halte au feu !

Par DA32 :: jeudi 14 juin 2007 à 08:13 :: Général

 PS : halte au feu !

LE MONDE | 12.06.07 | 14h39








C'est un réflexe pavlovien au Parti socialiste : au lendemain d'une défaite, la zizanie interne repart de plus belle. Le 6 mai, à peine la défaite de Ségolène Royal était-elle annoncée que Dominique Strauss-Kahn dressait un réquisitoire implacable sur la responsabilité de François Hollande. Rebelote le 10 juin. Au soir d'une vague bleue qui a sonné le PS - même s'il s'en sort mieux en voix qu'en 1993 et en 2002 -, les divergences au sommet du parti, illustrées par deux discours fort différents de M. Hollande et de Mme Royal, resurgissaient. Manuel Valls, maire d'Evry et député de l'Essonne, qui brûle de mettre ses talents au service de la rénovation du PS, exprimait aussitôt son ras-le-bol de voir son parti tourner "autour de la vie d'un couple".

 


Lundi 11 juin, ledit couple Hollande-Royal a interprété des scènes de vaudeville. En début de matinée, l'ex-candidate à l'élection présidentielle a annoncé qu'elle allait laisser un message sur le portable de François Bayrou : "Nous devons joindre nos forces, il faut travailler au cas par cas." Alors que seule une poignée de candidats du MoDem restent en lice au second tour, et que dans une trentaine de circonscriptions l'électorat centriste est en position d'arbitre entre la droite et la gauche, Mme Royal a récidivé dans sa stratégie de rapprochement avec M. Bayrou, déjà tentée sans grand résultat après le 22 avril. Son offre a depuis fait l'objet d'une fin de non-recevoir de M. Bayrou.

Le mauvais Feydau s'est poursuivi le 11 juin. Devant la presse, M. Hollande a manié une ironie mordante pour prendre ses distances avec la stratégie de Mme Royal - "Chacun peut appeler qui il veut, nous sommes dans une démocratie téléphonique" - tout en invitant les électeurs socialistes, en absence d'un candidat de gauche au second tour, à "favoriser le pluralisme", et donc à voter éventuellement pour le candidat du MoDem. Sur France 2, lundi soir, Mme Royal semblait faire un peu marche arrière. Il y a bien au sommet du PS deux stratégies discordantes pour le second tour : Mme Royal, qui pense à l'étape suivante de la rénovation, joue la carte de l'alliance avec le centre. M. Hollande, qui veut d'abord limiter les dégâts électoraux le 17 juin, privilégie les appels aux abstentionnistes, notamment à ceux qui avaient voté socialiste le 6 mai.

Ces deux stratégies illustrent cette dyarchie de fait qui s'est installée à la tête du PS, avec un premier secrétaire à la légitimité affaiblie par l'annonce de son départ et une candidate virtuelle à la direction du parti à la légitimité réelle aux yeux des militants, mais contestée par les éléphants. Il en résulte un spectacle désolant d'une scène socialiste en désordre, en quête de doctrine, de stratégie et de leadersphip. Le PS ne peut pas attendre son congrès de novembre 2008 pour engager son indispensable reconstruction.

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