«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
Ségolène Royal propose aux Français une "vague de toutes les couleurs"
le Jeu, 31/05/2007
Ségolène Royal a proposé aux Français, jeudi à Privas, que les élections législatives se concluent sur une "vague de toutes les couleurs" et non pas sur "la vague bleue" pronostiquée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République.
L'ex-candidate socialiste à la présidentielle a dénoncé "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours" sur le thème "ça ne sert à rien d'aller voter: il y a la vague bleue".
"Je vous propose la vague blanche, puisque je suis en blanc", a repris Ségolène Royal, vêtue d'une veste blanche. "Sans référence historique bien sûr. Pas de malentendu".
"Il faut une vague de toutes les couleurs", a-t-elle poursuivi.
Mme Royal a également rappelé qu'elle avait commencé sa campagne pour la désignation comme candidate socialiste à l'Elysée en mars 2006 dans le chef-lieu de l'Ardèche, où elle avait été été acclamée par un millier de personnes.
Devant environ 300 personnes réunies à l'école René Cassin de Privas, elle a lancé d'emblée: "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas !".
"S'il n'y avait pas eu des cordes de pluie, il y aurait eu 1.500 à 2.000 personnes... mais le soleil est de retour" avec la venue de Ségolène Royal, a pour sa part déclaré Pascal Terrasse, député de l'Ardèche et candidat à sa réélection.
Ségolène Royal soutient Malek Boutih (PS) en Charente
viendra t'elle dans le GERS......
le Mer, 30/05/2007
Ségolène Royal, présidente (PS) de la région Poitou-Charentes, a apporté mercredi à Angoulême son soutien à Malek Boutih, candidat investi par le PS dans le 4e circonscription de Charente, menacé par une candidature dissidente socialiste.
"Cette circonscription a donné un joli score lors du scrutin présidentiel. Je demande à tous les électeurs qui m'ont fait confiance de reporter cette confiance sur Malek Boutih. Je crois que le défi qu'il se lance aujourd'hui est une chance pour ce territoire", a déclaré Mme Royal lors de sa visite d'une vingtaine de minutes à la permanence électorale de M. Boutih.
"Il faut absolument qu'il soit élu. Il le sera", a-t-elle ajouté devant une vingtaine de militants.
"C'est la victoire qui va refaire l'union", a-t-elle répondu à la presse au sujet de l'existence d'une candidature dissidente, celle de Martine Pinville, qui avait été désignée par un vote des militants locaux en juin 2006 avant que le PS n'investisse M. Boutih.
M. Boutih a pour sa part reconnu que la visite de Mme Royal était "le meilleur soutien qu'il pouvait attendre", se félicitant d'allier "plaisir, adéquation politique et efficacité".
Même s'il s'est refusé à se projeter sur l'après-législatives, le secrétaire national PS aux questions de société a évoqué l'avenir du parti socialiste en s'adressant à Mme Royal: "On a besoin de toi. On a un atout maître avec toi". "Avec le travail qu'elle a fait, elle jouera un rôle majeur", a-t-il ajouté.
Dans cette circonscription, le député PS sortant, Jean-Claude Beauchaud, a choisi d'être suppléant de la dissidente, Martine Pinville. "Ségolène Royal est dans une logique de parti", a-t-il indiqué à l'AFP. "Mais, en ce qui me concerne, elle n'est pas dans une logique affective. En 1993, nous étions, elle et moi, les deux seuls députés PS de Poitou-Charentes. On a toujours été dans la même tendance. Je comprends sa venue, mais je ne l'apprécie pas."
Mme Royal a ensuite rencontré dans l'après-midi le candidat PS dans la 1ère circonscription, Jean-Claude Viollet, et la candidate socialiste dans la 2e, Marie-Line Reynaud.
Par ailleurs, Ségolène Royal a assuré mercredi devant la presse à Jarnac, où est enterré François Mitterrand, avoir "beaucoup appris" auprès de l'ancien président de la République et notamment que "la politique, c'est un effort au long cours".
S'exprimant lors d'un déplacement de soutien à Marie-Line Reynaud, candidate PS aux législatives dans la 2e circonscription de Charente, Mme Royal a affirmé avoir "beaucoup appris (...) pendant sept ans" au côté de l'ancien président.
"J'ai appris une chose de lui: il a mis plusieurs fois pour être élu président de la République. La politique, c'est un effort au long cours. Il ne faut jamais se laisser abattre par des moments qui sont moins gratifiants que d'autres", a poursuivi la candidate malheureuse du PS aux présidentielles.
Plus tôt dans la journée, revenant sur le meeting du PS mardi à Paris, Mme Royal avait dit avoir retenu les "Merci Ségolène" scandés par les militants: "Ca fait quand même plaisir après cette longue campagne."
Lors de ce meeting, "j'ai senti que l'énergie était toujours là, la mobilisation populaire aussi. Ca prouve que l'élection présidentielle est une étape, vers autre chose, et c'est ça qui est important", avait-elle affirmé.
Interrogée sur les mesures fiscales annoncées par le président de la République Nicolas Sarkozy sur les emprunts immobiliers, Mme Royal a chiffré ces mesures "aux alentours de 5 milliards d'euros" et demandé des "précisions, des explications et surtout des mesures d'accompagnement pour éviter que ces mesures fiscales n'entraînent une hausse non maîtrisée du prix des logements".
Evoquant "ceux qui s'inquiètent parce qu'ils n'auront jamais les moyens d'accéder à la propriété", Mme Royal a estimé: "Il faut aussi des mesures sur le logement locatif, avec un contrôle du prix des loyers, rattraper le retard dans le domaine des logements sociaux et il faut développer l'accès des prêts à taux zéro pour les gens qui n'ont pas le capital de départ".
Avant de conclure à Jarnac sa tournée charentaise de soutien aux candidats PS, la présidente de la région Poitou-Charentes a déjeuné dans un hôpital psychiatrique à La Couronne, près d'Angoulême, avec des membres du personnel.
Une "visite de travail" conclue par ce message: "Aujourd'hui, il y a un manque criant de moyens dans l'hôpital. Le président de la République est allé visiter un hôpital. On attend que les visites se transforment en actes. Et je crois que pour donner des moyens nouveaux à l'hôpital, il n'y a pas besoin de session parlementaire".
Par DA32 :: mercredi 30 mai 2007 à 20:09 :: Général
Voila de quoi nous mobiliser un peu plus.
Sondage : vers une très forte majorité UMP à l'Assemblée nationale
nobwin32 | 30.05.2007 | 19:13
Selon l'Ifop, le parti de Nicolas Sarkozy remporterait 410 à 450 députés, avec 41% des voix au premier tour des législatives. Le PS obtiendrait 27,5% des suffrages, soit 90 à 130 sièges. Avec 12% des voix, le MoDem de François Bayrou aurait entre 0 et 6 élus.
L'Assemblée nationale (c) AFP
L'UMP obtiendrait une très forte majorité aux législatives de juin, remportant de 410 à 450 députés, selon un sondage IFOP à paraître jeudi dans Paris Match et rendu public mercredi 30 mai, qui crédite le parti présidentiel de 41% d'intentions de vote.
67% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix, 33% peuvent encore changer d'avis.
Les intentions de vote pour un candidat UMP, de 37% lors de la précédente vague IFOP (10-11 mai), atteignent 41% dans celle du 24-25 mai (+4%), si le premier tour des législatives avait lieu dimanche prochain (et non pas le 10 juin).
Ce qui, en projection de sièges, donne à l'UMP entre 410 et 450 élus (sur 555 députés de France métropolitaine). Ce parti en a actuellement 350, plus 9 apparentés.
Le MoDem perd deux points
Le Parti socialiste obtiendrait de 90 à 130 sièges (contre 149 PS ou apparentés sortants), avec des intentions de vote en baisse d'un demi-point, de 28 à 27,5%.
Le Mouvement Démocrate de François Bayrou, à 12% (-2) d'intentions de vote, aurait entre zéro et 6 députés.
Le FN (aucun député) est à 6% (-1) d'intentions de vote, mais ne figure pas dans le tableau de projection en sièges, pas plus que l'extrême gauche (2% d'intentions de vote, -1).
6 à 10 sièges pour le PCF
Les Verts, à 4% (=) obtiendraient de zéro à 2 députés (ils sont trois dans l'Assemblée sortante). Le PCF (21 élus actuellement) remporterait de 6 à 10 sièges, 3,5% d'électeurs ayant l'intention de voter pour un candidat communiste.
Le MPF de Philippe de Villiers resterait à son niveau actuel, avec deux députés (2% d'intentions de vote).
5% des personnes interrogées ne se prononcent pas.
- Sondage réalisé par téléphone du 24 au 25 mai auprès de 931 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus, inscrites sur les listes électorales. (AFP)
En préférant une alternance de droite, les Français tendent au Parti Socialiste le miroir de ses insuffisances. L'heure d'une gauche nouvelle est venue. Une gauche capable de rompre avec le tout Etat, avec la culture de la dépense et de la redistribution irresponsable. Une gauche qui propose une synthèse entre le réalisme économique, la sincérité budgétaire et l'ambition sociale, le volontarisme public. Une synthèse entre les libertés et les solidarités.
Cette dynamique de rénovation doit s'amplifier. Nous voici enfin contraints de procéder, en amont du pouvoir, à notre aggiornamento idéologique. Demain nous ne nous gouvernerons plus à rebours de nos discours, nous ferons ce que nous aurons dit.
Pour prendre le pouvoir efficacement et gouverner durablement, nous avons désormais besoin d'une ligne claire. Nous avons pu mesurer à quel point les synthèses tièdes et les ambiguïtés doctrinales ont pu nuire à la crédibilité de notre projet.
Pourtant l'esquisse d'un socialisme en prise sur le monde d'aujourd'hui était là. Notre candidate en a d'ailleurs développé, dans l'urgence, les traits saillants : alliance entre l'efficacité économique et le progrès social, mise en mouvement de la société et des territoires, nouvelle démocratie sociale et politique, échange des droits et des devoirs.
Mais des scories, vestiges de conceptions rigides, entravent encore notre réformisme résolu. L'heure est venue de trancher.
Il est temps de promouvoir, sans faux-semblants, une économie de marché solidaire, fondée sur une croissance durable et innovante, sur la vitalité d'entreprises responsabilisées, sur une politique de l'emploi conciliant fluidité et sécurité, sur de fortes incitations favorables à l'augmentation des salaires et à la résorption de la précarité.
Reconnaissons qu'il n'y a pas de redistribution possible sans une politique de l'offre et une fiscalité responsable. La croissance ne se décrète pas à travers la seule relance du pouvoir d'achat et la hausse des recettes est toujours plus incertaine que la diminution des dépenses. Nous ne pouvons pas financer par la dette de fausses avancées sociales.
Osons dire que les 35 heures ne sont souhaitables que lorsqu'elles sont possibles, c'est-à-dire adaptées à la réalité des entreprises et des branches, lorsqu'elles sont issues d'un accord négocié, et qu'elles ne s'accompagnent pas d'un gel des revenus ou d'une trop grande pénibilité. Plutôt que défendre une extension rigide, privilégions le temps choisi tout en favorisant l'augmentation des bas salaires et l'amélioration des conditions de travail des salariés les plus exposés.
Assumons ensuite la nécessité de la réforme de l'Etat : mieux délimité et plus souple, l'Etat sera plus fort. Nous devons le responsabiliser et l'évaluer pour mieux garantir et rénover les services publics. Soyons clairement décentralisateurs, afin d'améliorer l'action publique en rapprochant et responsabilisant acteurs et usagers.
Cessons aussi d'établir l'équivalence absolue entre service public, propriété publique et monopole. Sans dogmatisme aucun nous devons envisager la possibilité (ou non) de déléguer les missions de service public et d'ouvrir des services à la concurrence en fonction de l'intérêt conjugué des clients et des salariés
Les Français attendent enfin la vérité concernant la réforme des retraites : face aux évolutions démographiques, l'allongement de la durée de cotisation (ou l'augmentation des versements) est inéluctable. Plutôt que de défendre un improbable droit uniforme à la retraite dès 60 ans, travaillons à la construction, avec les partenaires sociaux, d'une retraite à la carte, toujours fondée sur la solidarité. Modulons pour cela la durée de cotisation et le taux de remplacemment en fonction de la pénibilité du travail, de l'espérance de vie et des situations familiales. Les Français attendent aussi la justice: la plupart les régimes spéciaux doivent être, pour les nouveaux entrants, réformés et alignés sur le droit commun.
La crédibilité politique est aux prix de ces audaces qui sont déjà des évidences pour de nombreuses gauches européennes.
Nous avons laissé la droite s'emparer de valeurs et propositions qui incarnaient pourtant nos objectifs d'efficacité, de responsabilité et de justice.
Nous avons en un sens gagné la bataille des idées pour mieux perdre celle des hommes.
A nous désormais de porter sans tabous un projet d'avenir et de retrouver la confiance des Français.
Jean-Marie Bockel / Maire PS de Mulhouse et sénateur du Haut-Rhin
Le PS s'émeut à nouveau des liens entre Sarkozy et Lagardère
REUTERS | 30.05.2007 | 13:58
PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste a accusé Nicolas Sarkozy d'organiser "un pouvoir unique et solitaire" en renforçant le contrôle des médias par le biais de certaines de ses amitiés.
La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match, un magazine dont le groupe Lagardère est l'actionnaire principal, a dénoncé mardi des pressions exercées par le garde des Sceaux, Rachida Dati, pour empêcher la publication de photos de son enfance.
Lors d'un point de presse au siège du PS, Benoît Hamon a demandé au chef de l'Etat de "remettre un petit peu de l'ordre dans sa famille", rappelant qu'Arnaud Lagardère avait présenté Nicolas Sarkozy comme son "frère".
"Laisser parler et écrire librement les journalistes (...) manifestement n'est pas à la mode aujourd'hui à l'Elysée", a déploré le député européen.
"Arnaud Lagardère se multiplie en pressions de toutes sortes à l'égard des magazines qu'il contrôle pour faire en sorte que ou le président de la République ou ses amis proches ne soient pas gênés par les papiers, les photos, les portraits", a-t-il déclaré.
"Les épisodes se succèdent et nous inquiètent sur la manière dont le président de la République aujourd'hui, plutôt que d'organiser une démocratie saine (...), n'a qu'un seul objectif (...) organiser un pouvoir unique et solitaire notamment à travers le contrôle des médias", a souligné le secrétaire national.
"Dans un contexte d'insécurité où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale de Lagardère Interactive ont choisi de céder, la SDJ le déplore", expliquent les journalistes de Paris-Match dans un communiqué.
Les photographies finalement publiées dans l'édition de jeudi seront "celles sélectionnées par la chancellerie", précise la SDJ, qui ajoute que sa demande de rendez-vous à l'actionnaire majoritaire "afin de garantir l'indépendance éditoriale" est pour l'instant restée lettre morte.
Benoît Hamon a invité Nicolas Sarkozy "à téléphoner un tout petit peu moins à Lagardère pour demander la démission ou le licenciement de tel ou tel journaliste ou directeur de rédaction et un petit peu plus à Lagardère pour lui demander des explications sur les conditions dans lesquelles il a vendu ses actions EADS l'amenant à faire une plus-value de deux milliards d'euros".
"Si Arnaud Lagardère (...) est 'le frère' de Nicolas Sarkozy: qu'il mette un petit peu de l'ordre dans sa famille parce que manifestement sa famille s'est servie et largement servie".
Le PS a donné le véritable coup d'envoi de sa campagne pour les législatives lors d'un meeting réunissant la candidate à la présidentielle, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Bertrand Delanoë. Ils n'étaient jamais apparus ensemble sur la même scène lors de la campagne présidentielle.
Ségolène Royal (AFP)
Les socialistes ont repris des couleurs, mardi soir 29 mai, lors d'un grand meeting parisien qui a donné le véritable départ de leur campagne législative, dans un climat d'unité entre tous ses dirigeants dont Ségolène Royal, plébiscitée par les militants.
La candidate malheureuse à l'Elysée, François Hollande, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et le maire de Paris Bertrand Delanoë se sont affichés côte à côte au Zénith devant quelque cinq à six mille personnes enthousiastes. On ne les avait jamais vus sur la même scène pendant la campagne présidentielle.
Alors que les sondages prédisent une majorité absolue à l'UMP du président Nicolas Sarkozy dans la nouvelle Assemblée nationale, Ségolène Royal a appelé les Français à se mobiliser lors du scrutin des 10 et 17 juin pour "construire une opposition forte" et arrêter "le rouleau compresseur de la droite". "Nous repartons au combat", a-t-elle lancé.
Ensemble
Les cinq ont fait leur entrée ensemble, Ségolène Royal, veste rose vif et jupe noire, en tête, au son du chant des partisans italiens, "Bella Ciao".
Devant un immense panneau rouge où s'inscrivait le slogan de la campagne du PS "la gauche qui agit, la gauche qui protège", les cinq leaders socialistes se sont passés symboliquement le relais pour marquer leurs retrouvailles, une rose circulant de main en main.
L'image a plu à la salle ("tous ensemble, tous ensemble, socialistes!"). Elle rompait avec les "petites phrases" échangées depuis la défaite du 6 mai.
Ségolène Royal s'est gardée de se proclamer leader de la rénovation. "Nous allons construire la nouvelle opposition dont la France a besoin", a-t-elle sobrement affirmé, ajoutant que "tout le PS est rassemblé derrière son premier secrétaire", François Hollande, son compagnon.
"Ségolène, merci"
L'ex-candidate à la présidentielle a été longuement acclamée à la fin de son discours. "Ségolène, merci", a scandé la foule.
Le public a réservé à Laurent Fabius un accueil révélateur de son état d'esprit tourné vers l'unité. "J'entends partout: "ne vous divisez pas, soyez unis!", j'entends partout: "ne soyez pas défaitistes, soyez combatifs"", a déclaré le député de Seine-Maritime sous les vivats.
Le premier secrétaire François Hollande a trouvé une nouvelle légitimité dans l'ovation que lui a réservée la salle. "Quand les socialistes sont rassemblés, rien ne peut les arrêter", a affirmé le numéro un du PS, souhaitant l'avènement d'"une majorité de gauche" le 17 juin.
"Merci Bertrand, merci Laurent, merci Dominique d'être là, merci Ségolène pour cette belle campagne (...)", a-t-il lancé.
Cicatrices
La réunion a cependant montré que les cicatrices des batailles internes n'étaient pas refermées, notamment chez les nouveaux adhérents -au comportement "plus individualiste", notait un responsable- qui n'ont pu réprimer des mouvements d'hostilité.
Il y a eu des sifflets lorsque Bertrand Delanoë a salué "le rassemblement de ceux qui sont une part de nous-mêmes: Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Pierre Mauroy".
Un peu plus tard, avant d'être très applaudi, Dominique Strauss-Kahn, dont l'intervention très critique le 6 mai au soir avait été mal accueillie par une partie des socialistes, a essuyé des sifflets. Le message d'unité de Lionel Jospin, très hostile à la conception "ségoléniste" de la politique, a connu le même sort.
Le meeting s'est néanmoins achevé dans l'allégresse, dirigeants, candidats et simples militants se retrouvant sur le podium où Laurent Fabius a esquissé quelques pas de danse, tandis que des centaines de ballons rouges étaient lâchés.
es Français n'ont que faire des querelles internes du PS et des positionnements", a dénoncé l'ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius dans un "coup de gueule" publié le 27 mai dans Le Journal du dimanche puis lundi sur son blog. Lui-même candidat dans la 4e circonscription de Seine-Maritime, M. Fabius souligne dans ce texte "l'urgence" de la situation, à quinze jours du premier tour des élections législatives, et lance "un appel à la raison" aux dirigeants socialistes à qui il demande "combativité et unité".
"Partout, je sens monter chez nos concitoyens, et d'abord chez ceux qui ont le cœur à gauche, de l'exaspération et même une certaine colère", explique-t-il. "Ils nous demandent avec force deux choses : pas de divisions, mais de l'unité ; pas de défaitisme, mais de la combativité. Une élection n'est pas perdue ou gagnée à l'avance. Le résultat est affaire de volonté et de pugnacité", estime M. Fabius.
Les Français "veulent nos propositions pour l'emploi, l'école, la santé, le logement, les services publics, l'environnement, l'Europe sociale. Ils veulent que nous dénoncions d'une même voix la propagande gouvernementale, l'augmentation de la franchise sur les soins médicaux qui va priver les moins favorisés de l'accès aux soins ou encore le contrat de travail unique, sorte de CPE généralisé, qui risque un peu plus de précariser la vie", souligne-t-il encore.
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 29.05.07 | 19h09 • Mis à jour le 29.05.07 | 21h06
moins de deux semaines du premier tour des élections législatives, le Parti socialiste devait marquer son entrée en campagne par un grand meeting, mardi 29 mai au Zénith, à Paris, où sont attendus Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et Bertrand Delanoë, autour du premier secrétaire, François Hollande, qui s'était retrouvé bien seul la semaine dernière à Bordeaux, pour lancer la campagne du PS dans un "esprit de conquête".
"C'est la véritable entrée en campagne", "un moment de rassemblement et de force", a souligné lundi Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections, lors d'un point de presse au siège du parti. "Nous allons dire ce que nous ferons si nous revenons aux affaires et ce que nous ne laisserons pas faire" si la majorité actuelle reste en place, a-t-il indiqué. Et d'énumérer les "mauvais coups" que prépare le gouvernement pour l'après-17 juin : Eric Wœrth (ministre des comptes publics) "ne veut plus lutter sur le front des déficits publics", Xavier Darcos (ministre de l'éducation), "sur la carte scolaire, annonce sa remise en cause totale", Roselyne Bachelot (ministre de la santé), "c'est les franchises médicales", Xavier Bertrand (ministre du travail) "les heures supplémentaires qui porteront une perte de 2 milliards d'euros sur les comptes sociaux".
"NOUVEAU VISAGE DU PARTI SOCIALISTE"
Avant son retour sur les estrades nationales, Ségolène Royal a appelé à la mobilisation, lundi soir sur France 2, pour "construire une opposition nouvelle". Interrogée sur la possibilité qu'elle brigue le poste de numéro un du PS, au départ de M. Hollande, elle a répondu : "Je n'exclus rien et je ne m'interdis rien", en souhaitant "une refondation importante du logiciel" du parti. Mardi dans la Vienne, elle a appelé à la "mobilisation" et à la "vigilance". Elle a estimé qu'il fallait "une opposition forte à l'Assemblée nationale pour empêcher la concentration, les excès du pouvoir", et qu'il fallait "construire une opposition constructive qui soit en capacité de proposer, de reprendre les propositions du Pacte présidentiel".
François Hollande, entouré de jeunes, de femmes et de représentants de "la diversité", candidats aux élections législatives, s'est rendu mardi dans le fief de Nicolas Sarkozy, les Hauts-de-Seine, faire la démonstration du "nouveau visage du Parti socialiste", de la "nouvelle vague face à la vague bleue". Il a estimé que le meeting au Zénith offrira "l'image et (...) la réalité du rassemblement que nous voulons engager pour les législatives".
Comme pour appuyer ses propos, la fédération socialiste du Nord a annoncé une autre réunion publique et unitaire, au Zénith de Lille, le 7 juin. Y sont annoncés François Hollande, Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, ainsi que l'ancien premier ministre Pierre Mauroy, la maire de Lille, Martine Aubry, et le secrétaire fédéral du Nord, Gilles Pargneaux.
Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn participent à un meeting au Zénith, qui marque "la véritable entrée en campagne" du PS.
Ségolène Royal en meeting le 20 février à Rennes (AFP)
A moins de deux semaines du premier tour des législatives, le Parti socialiste va marquer son entrée en campagne par un grand meeting, mardi 29 mai au Zénith à Paris, où sont attendus Ségolène Royal et les "éléphants", dont certains ne lui ont pas ménagé leurs critiques. "C'est la véritable entrée en campagne", a souligné lundi Bruno Le Roux, secrétaire national aux élections, lors d'un point de presse au siège du parti. "Ce sera un moment de rassemblement et de force", a-t-il ajouté.
A Bordeaux mercredi, le Premier secrétaire du PS, François Hollande, s'était retrouvé bien seul pour lancer dans un "esprit de conquête" la campagne de sa formation pour les scrutins des 10 et 17 juin. Le meeting avait été organisé à la hâte, et les ténors du parti étaient absents: Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius en réunion électorale, Ségolène Royal indisponible.
"Royal, le retour"
Le rendez-vous de Paris est fixé à 19h00, et la candidate malheureuse du PS à la présidentielle y fera son retour sur les estrades nationales, aux côtés de François Hollande, du maire de Paris Bertrand Delanoë, de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius.
Ségolène Royal, qui ne se représente pas à la députation (elle préside la région Poitou-Charentes et est opposée au cumul des mandats), a rencontré pendant le week-end des militants dans sa région. Elle multipliera les déplacements cette semaine dans le cadre des législatives, à Lyon et Marseille, outre Paris.
Lundi, Laurent Wauquiez, une des étoiles montantes de l'UMP, a ironisé sur "Royal 2, le retour", en dénonçant le "travail hallucinant d'auto conviction hypnotique" de l'ex candidate PS à la présidentielle, qui, à ses yeux, est "dans le flou et le déni de la réalité politique".
"De la volonté"
François Hollande a appelé dimanche les socialistes à la "combativité" pour les législatives, et s'en est pris aux mesures annoncées par François Fillon.
"Il faut de la combativité, il faut de la pugnacité, il faut de la volonté, il faut qu'on dise qu'on est là, qu'on n'est pas seulement au service d'un parti, d'un camp, mais qu'on est au service des Français", a-t-il dit. Il a critiqué en outre les projets du gouvernement, notamment le nouveau contrat de travail, "qui va être maintenant unique et ressembler au CPE", ainsi que la détaxation des heures supplémentaires.
Telle sera la forme de la campagne du PS, selon Bruno Le Roux: "Nous allons dire aux Français ce que nous ferons si nous revenons aux affaires et ce que nous ne laisserons pas faire" si la majorité actuelle reste en place.
"Mauvais coups"
Et d'énumérer les "mauvais coups" que prépare le gouvernement pour l'après 17 juin: Eric Woerth (Comptes publics) "ne veut plus lutter sur le front des déficits publics", Xavier Darcos (Education), "sur la carte scolaire, annonce sa remise en cause totale", Roselyne Bachelot (Santé), "c'est les franchises médicales", Xavier Bertrand (Travail) "les heures supplémentaires qui porteront une perte de 2 milliards d'euros sur les comptes sociaux".
"C'est tout cela que nous irons, dans les 15 prochains jours, dire aux Français, en même temps que ce que nous ferons demain s'ils nous donnent une majorité", a-t-il assuré, n'excluant plus une cohabitation. Une des questions cruciales est de savoir la place que prendra Ségolène Royal dans la campagne. Pour le député européen Vincent Peillon, qui a été son porte-parole pendant la campagne présidentielle, "c'est évidemment elle le leader". (AFP)
Sarkozy réaffirme qu'il a "besoin d'une majorité" aux législatives
nobwin32| 29.05.2007 | 16:55
Le président effectue un déplacement en Seine-Maritime, où il doit participer à une "réunion républicaine" ce soir.
Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy a réaffirmé mardi 29 mai qu'il avait "besoin d'une majorité" aux législatives pour mettre en oeuvre les réformes promises pendant sa campagne électorale, en s'adressant à des agriculteurs en Seine-Maritime, et alors qu'il doit animer mardi soir un "meeting républicain" au Havre.
"Je n'ai pas été élu pour subir mais pour agir. Alors on va agir", a déclaré le président de la République, applaudi par des agriculteurs réunis à la coopérative "la Terre de Lin".
"J'ai besoin d'une majorité pour mettre en oeuvre ces réformes", a-t-il dit, après avoir évoqué la défiscalisation des heures supplémentaires, les réformes des régimes spéciaux de retraite et la revalorisation des petites retraites.
"Mitterrand l'a fait, Chirac l'a fait"
"Je crois au travail, au mérite, à l'effort, à la promotion sociale", a-t-il ajouté, en reprenant une de ses formules de campagne.
Devant la presse, il a défendu sa présence à la grande "réunion républicaine" en début de soirée au Havre, dans le cadre de la campagne électorale.
"Tous les présidents de la République se sont adressés aux Français pour leur dire: donnez moi une majorité qui permettra de mettre en oeuvre le projet présidentiel que vous avez choisi", a-t-il dit.
"François Mitterrand l'a fait, Jacques Chirac l'a fait, Valéry Giscard d'Estaing l'a fait. C'est tout à fait démocratique et c'est normal", a-t-il affirmé.
Rencontre avec les agriculteurs
Le président Nicolas Sarkozy est arrivé mardi 29 mai, peu après 14h00, à Saint-Pierre Le Viger, en Seine-Maritime.
Il devait ensuite visiter à Yvetot un lycée agricole et s'entretenir avec des lycéens et des apprentis.
Dans la soirée, Nicolas Sarkozy était attendu au Havre, pour une "réunion républicaine" dans le cadre de la campagne de l'UMP pour les législatives.
"Un président qui est toujours en campagne"
Un meeting plusieurs fois critiqué par le PS. "On a un président qui est toujours en campagne électorale", a ironisé Bruno Le Roux, secrétaire national du parti aux élections.
"Peut-être qu'il y a besoin de sa voix aujourd'hui pour cacher la politique qui est en train de se mettre en place. Il vient à l'aide", a-t-il ajouté au cours d'un point de presse au siège du PS.
La réunion se tient à 18h00 au parc des Expositions de la ville, dont le maire UMP, Antoine Rufenacht, avait été le directeur de campagne de Jacques Chirac en 2002 et s'est depuis rapproché de Nicolas Sarkozy.
Sa rivale malheureuse pour la présidentielle, Ségolène Royal, fera elle sa véritable entrée dans la campagne des législatives des 10 et 17 juin prochains en participant le même soir à un grand meeting du PS, au Zénith de Paris.
Le rendez-vous est fixé à 19h00, et les "éléphants" du parti, dont certains ne ménagent pas leurs critiques contre Ségolène Royal et le Premier secrétaire du parti François Hollande, seront là, de Dominique Strauss-Kahn à Laurent Fabius.
Grande réunion républicaine
Pour le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, il est "normal" que Nicolas Sarkozy vienne au meeting du Havre. "Avec Nicolas Sarkozy, on est sorti de l'hypocrisie", a-t-il affirmé lundi. La "grande réunion républicaine" -selon l'appellation officielle de l'Elysée- prévue au Havre (Seine-Maritime) mardi soir aura le goût et la couleur d'un meeting UMP pour les législatives, mais il ne s'agira pas d'un meeting UMP, a tenté d'expliquer lundi Patrick Devedjian lors du point-presse du parti.
"Le président de la République est cohérent. Le projet qu'il a défendu à l'occasion de l'élection présidentielle, il le défend à l'occasion des élections législatives", a-t-il déclaré. "C'est beaucoup plus honnête de défendre son projet dans un cadre politique (...) que de vouloir faire croire qu'il est au-dessus de tous les partis", a-t-il même estimé.
"C'est normal et cohérent -il faut quand même pas d'hypocrisie- que le président de la République souhaite avoir les moyens de mettre en œuvre le projet qu'il a réussi à faire adopter pendant sa campagne électorale".
LEMONDE.FR avec AFP | 28.05.07 | 19h11 • Mis à jour le 28.05.07 | 21h24
es dernières déclarations de Dominique Strauss-Khan risquent encore de faire grincer des dents au sein du Parti socialiste. Lors d'une rencontre avec des militants de la 13e circonscription du Rhône, lundi 28 mai, le député du Val-d'Oise a en effet indiqué qu'il n'avait "pas d'hostilité de principe à un éventuel soutien à certains candidats du MoDem" au deuxième tour des législatives, dans les circonscriptions où la gauche a été éliminée, "pour battre Nicolas Sarkozy".
Estimant "raisonnable de penser que la gauche ne sera pas majoritaire à l'Assemblée nationale" à l'issue du prochain scrutin législatif, il a souligné que "pour gagner les élections qui suivent, il faut que le PS ait été capable de réfléchir sur lui-même"."Il ne s'agit pas d'abandonner nos valeurs mais de les adapter, les faire vivre dans un monde qui a changé, avec une mondialisation dont tout le monde est conscient, et sur laquelle nous n'avons pas eu de réponse assez claires lors de la campagne présidentielle", a-t-il déclaré.
"Pour mener ce débat sereinement, il faut qu'on ait subi une défaite pas trop cuisante aux élections législatives", a expliqué M. Strauss-Kahn, venu soutenir Martine David (PS), député sortante de cette circonscription de la banlieue Est de Lyon, où Nicolas Sarkozy est arrivé en tête le 6 mai.
Faut quand même avouer qu'il n'a pas été lui, en particulier très clair.
LE MONDE | 29.05.07 | 11h30 • Mis à jour le 29.05.07 | 11h51
our décrire "l'opposition nouvelle" qu'elle appelle de ses vœux, Ségolène Royal classe les mots : "surveiller, proposer, s'opposer" d'un côté, "peser, protéger, empêcher un certain nombre de dérives" de l'autre. L'ex-candidate à l'élection présidentielle, qui, pour la première fois depuis sa défaite, s'exprimait à la télévision, lundi 28 mai sur France 2, sort tout juste de la mini-retraite qu'elle s'est imposée, encore un peu groggy, mais de nouveau en campagne et résolument tournée vers "la suite".
"Il faudra s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle, a-t-elle exposé. J'ai entamé au cours de cette campagne une rénovation profonde des méthodes politiques, la démocratie participative qu'il va falloir continuer. J'ai mis sur la table un certain nombre de concepts nouveaux qui correspondaient à la réalité de la vie des gens. Le Parti socialiste doit continuer et revisiter la totalité de son logiciel en fonction de la réalité et des problèmes qui se posent aujourd'hui." A propos de ce "travail refondateur très important (…), j'y prendrai toute ma place", a-t-elle fait savoir. Laquelle? Mme Royal n'a pas de mots pour le dire, seulement une volonté affichée. "Sur l'imagination, sur la façon dont nous devons préparer la gauche du XXIe siècle et la prochaine alternance, je serai à mon poste et présente, a-t-elle déclaré. Nous verrons de quelle façon cela pourra se faire.""En respectant les hommes et les femmes", a-t-elle ajouté, et – précision inhabituelle chez elle –, "en se mettant au service du collectif".
ELÉMENTS TAMPONS
Mme Royal attend. A aucun moment, semble-t-il, elle ne s'est livrée à une analyse critique de la présidentielle avec la petite équipe qui lui est restée fidèle et qui n'est pas elle-même en campagne sur le terrain. Son intention de s'imposer à la tête du PS ne fait pourtant guère de doute. Mais elle est contrainte par le calendrier et les propres desseins de son compagnon, François Hollande, qui a confirmé sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat à la tête du parti. Le premier secrétaire, victime selon Mme Royal d'"attaques qui ne grandissent pas leurs auteurs", attendra-t-il le congrès prévu en 2008 ou démissionnera-t-il avant comme un nombre croissant de responsables socialistes le laissent penser? "Avec son départ annoncé, une page se tourne nécessairement", estime le député de la Nièvre, Gaëtan Gorce, qui appelle "une autre génération à prendre le relais" et "à faire exploser les anciens courants". Cette partie n'est pas gagnée.
Mardi soir, au Zénith de Paris, où étaient attendues quelque 5000 personnes, les "éléphants", réunis pour la première fois sur une même estrade pour la campagne législative, ont négocié un ordre de passage précis et disposeront d'un même temps de parole limité à dix minutes. Mme Royal, qui avait demandé à s'exprimer la première, n'a pas eu gain de cause. C'est Bertrand Delanoë, le maire de Paris, qui ouvrira la réunion, suivi de Mme Royal, de Dominique Strauss-Kahn, de Laurent Fabius puis de M. Hollande. Entre chacun de ces orateurs, les candidats socialistes aux législatives en Ile-de-France prendront la parole. Comme des éléments tampons.
Plongée 3D en apnée A l'intérieur d'un bocal en 3D, l'internaute barbotte avec des petits poissons et un requin blanc. Cette expérience virtuelle menée par la société Papervision3D s'impose comme une prouesse technologique , découvrir, rien que pour le requin.........
Ségolène Royal juge que le temps au PS est à la mobilisation
REUTERS | 28.05.2007 | 21:38
PARIS (Reuters) - Ségolène Royal estime que le temps au Parti socialiste n'est pas au débat sur le poste de premier secrétaire, tout en prenant date après les législatives pour une refondation du "logiciel de la gauche".
Evoquant sur France 2 les discussions concernant la succession de François Hollande à la tête du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré:
"Le moment n'est pas encore venu pour en débattre. Le premier secrétaire dira le moment venu ce qu'il a l'intention de faire. Aujourd'hui, le temps est à la mobilisation pour les élections législatives".
"Et ensuite il faudra refonder le logiciel de la gauche. il faudra d'abord s'inscrire dans la continuité de l'élection présidentielle", a-t-elle dit.
"Sur l'imagination, sur la façon dont nous devons préparer la gauche du 21e siècle et la prochaine alternance, je serai à mon poste et présente", a-t-elle ajouté.
L'ancienne candidate socialiste à la présidentielle a reconnu qu'elle avait mal vécu l'entrée de l'ex-ministre socialiste Bernard Kouchner au gouvernement de François Fillon.
"Ça ne m'a pas fait plaisir parce que Bernard Kouchner est un ami de longue date que j'ai associé à ma campagne", a-t-elle affirmé, sans vouloir en dire davantage