«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
Le socialiste Malek Boutih a affirmé jeudi que la "crise est à la tête du Parti socialiste", estimant que Ségolène Royal ne doit pas se laisser "emprisonner" dans le jeu de l'appareil, car elle "ne représente pas que le PS".
"La crise est à la tête. A la tête vous avez une génération de seconds, troisièmes et quatrièmes couteaux du temps de Mitterrand, qui ont un petit ticket et font la queue et attendent que ce soit leur tour", a affirmé sur la chaîne LCI le secrétaire national PS aux questions de société.
Selon lui, "Ségolène Royal ne représente pas que le Parti socialiste, c'est en ça qu'elle a une petite différence de statut avec les autres, elle n'est pas simplement tenue par le PS, elle a quelque chose qui est supérieur".
Pour M. Boutih, Mme Royal "ne doit pas se laisser emprisonner dans le petit jeu de cet appareil" car "ces gens préfèrent tout détruire plutôt que quelqu'un puisse gagner leur place".
Interrogé sur le fait de savoir pourquoi il restait au PS qu'il critique si fortement, il a répondu: "Je reste parce que cela leur fera trop plaisir que je m'en aille".
Il a rappelé avoir été "parmi les premiers au Bureau national à avoir pris position publiquement pour soutenir Ségolène Royal".
Par DA32 :: samedi 30 juin 2007 à 08:05 :: EDUCATION
Les syndicats d'enseignants dénoncent une saignée
le Ven, 29/06/2007
L'annonce par le ministre Xavier Darcos de la suppression de 10.000 postes en 2008 provoque la colère des syndicats. L'Unsa-Education fustige un "pilotage par la seule approche budgétaire". La FSU prévient qu'elle va "organiser la riposte".
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé jeudi 28 juin la suppression de 10.000 postes dans l'Education nationale en 2008. Un chiffre qui a provoqué, jeudi soir, la colère unanime des syndicats d'enseignants.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, dénonce une "logique comptable à courte vue, qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités".
" Organiser la riposte "
Il estime que les suppressions de postes vont provoquer "une dégradation des conditions de travail et des conditions d'enseignements." "Si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible", prévient Gérard Aschieri.
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et les lycées, rejette pour sa part ce qu'il qualifie de "saignée pour l'Education nationale", alors que "les effectifs à la rentrée 2008, tels qu'ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus)".
"C'est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d'emplois", qui ne seront "possibles qu'en amputant fortement l'offre d'enseignement" et "en augmentant la charge de travail des personnels", ajoute le syndicat.
" Augmentation du nombre d'élèves par classe "
De son côté, l'Unsa-Education fustige "la dégradation brutale et programmée de l'emploi public" et "ce pilotage par la seule approche budgétaire".
"Ce ne sont donc pas les exigences d'un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable", estime la deuxième fédération du monde éducatif.
Enfin le président des lycéens de la Fidl, Tristan Rouquier, affirme qu'"alors que l'Education nationale manque déjà d'encadrement, et particulièrement dans les lycées, le ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d'élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie dans les lycées".
Emplois aidés
Le ministre de l'Education a estimé "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, lors d'une interview sur BFM TV, jeudi. Selon Xavier Darcos, 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine "des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux", a précisé le ministre à l'antenne. Le nombre exact des suppressions d'emplois à l'Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l'Education nationale.
(...)Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août".
Par DA32 :: vendredi 29 juin 2007 à 18:17 :: DESIRSDAVENIR
L'image de Ségolène Royal meilleure que celle du PS
le Ven, 29/06/2007
52% des Français sont d'accord avec l'ex-candidate PS affirmant que "le PS n'appartient pas à un groupe". Ils sont 68% à ne pas attendre de rénovation de la gauche avant des mois.
Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI, qui paraît vendredi 29 juin, Ségolène Royal bénéficie d'une meilleure image que le PS, parti qui mettra "longtemps à se rénover".
Quand l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle déclare que le "le parti socialiste n'appartient pas à un groupe […] il appartient à ses militants", 52% des personnes interrogées l'approuvent, ils sont 79% parmi ceux qui ont voté pour elle au premier tour de l'élection du président.
La critique du fabiusien Claude Bartolone sur Ségolène Royal, est désapprouvée par 58% des personnes interrogées.
PS : "des années à se remettre"
En ce qui concerne le parti socialiste, ils sont 69% à penser que le "PS va mettre plusieurs années à se remettre" de sa défaite, contre 30% qui estiment que le "PS a subi un échec mais va se remettre très vite". Les sondeurs ont demandé au panel si "le PS va se réussir à se rénover dans les mois qui viennent", question à laquelle 68% des sondés ont répondu "non".
Enfin, 69% des personnes interrogées considèrent que l'adoption d'un traité simplifié au niveau européen est "une bonne chose", 11% une "mauvaise chose", et 20% n'ont pas répondu.
Par DA32 :: vendredi 29 juin 2007 à 09:33 :: Général
les proches de Royal s'indignent des "procès" intentés à l'ex-candidate
le Ven, 29/06/2007
Les proches de Ségolène Royal montent au créneau. Après la salve de critiques des derniers jours émanant de ténors du PS, notamment de Laurent Fabius, plusieurs partisans de l'ancienne candidate ont mis le holà en dénonçant des "procès".
"Il faut que cessent les procès intentés à notre candidate", s'indigne jeudi dans un communiqué François Rebsamen, son ancien codirecteur de campagne. Il s'en prend clairement sans le nommer à Laurent Fabius qui, dans un entretien au "Monde" publié jeudi, épingle le "triple déficit" de la candidate socialiste défaite, "présidentialité, crédibilité, collégialité".
"Les procès en crédibilité sont une injure faite à 17 millions d'électeurs. Les procès en présidentialité ne sont que l'expression de l'amertume personnelle créée par le choix fait par les 250.000 militants socialistes", réplique M. Rebsamen.
De plus, poursuit-il, "les procès en collégialité sont difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives". Une allusion à la décision de Laurent Fabius de défendre le "non" à la Constitution européenne en 2005, alors que les militants socialistes avaient choisi le "oui" lors d'un référendum interne.
"L'analyse des résultats de l'élection présidentielle de 2007 doit être faite dans sa perspective historique pour préparer l'avenir. Elle le sera", promet le maire de Dijon. Mais il faut que "cessent les attaques individuelles et les règlements de compte aussi partiels que partiaux".
Delphine Batho, ancienne conseillère de la candidate, est également montée au front. "Il faut faire un exercice sérieux d'analyse de la séquence (...), mais ça ne peut pas se résumer à des caricatures et des mises en cause qui reprennent la même musique qu'on a entendue pendant la primaire" au PS, a déclaré à l'Associated Press la jeune députée socialiste des Deux-Sèvres, qui a hérité de la circonscription de Ségolène Royal. "C'est un peu court comme analyse".
Par DA32 :: vendredi 29 juin 2007 à 08:17 :: EDUCATION
Xavier Darcos annonce 10 000 postes en moins.
le Jeu, 28/06/2007
Le ministre de l'Education nationale a déclaré sur BFM TV que 10.000 postes étaient supprimés dans le budget 2008. Les syndicats protestent.
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a estimé "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, lors d'une interview sur BFM TV jeudi 28 juin. 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine "des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux", a précisé le ministre à l'antenne. Le nombre exact des suppressions d'emplois à l'Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l'Education nationale. Xavier Darcos avait rencontré le ministre du Budget dans la matinée. Ces réductions de personnel s'inscrivent dans le cadre d'un objectif gouvernemental: celui de ne pas remplacer 30 à 40.000 fonctionnaires. Nicolas Sarkozy avait promis lors de la campagne qu'il ne remplacerait pas un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.
"Regrouper des options" et "changer les programmes"
Le ministre a préconisé un certain nombre d'aménagements de l'offre scolaire, comme l'idée de "regrouper des options", "changer les programmes" et recourir aux heures supplémentaires pour les professeurs. "Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements", a-t-il expliqué. Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août".
JM Ayrault se défend de faire "des plans sur la comète pour 2012"
le Jeu, 28/06/2007
Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) à l'Assemblée nationale, s'est défendu jeudi de faire "des plans sur la comète pour 2012" et une éventuelle alternance, après les critiques sur le cabinet fantôme qu'il a constitué.
"Franchement, vous pensez qu'en étant candidat à la présidence du groupe socialiste et en formant une équipe, je suis déjà en train de faire des plans sur la comète pour 2012, alors que nous avons tant de travail à faire ?" a lancé sur France 2 le député-maire de Nantes, interrogé sur les commentaires de Laurent Fabius.
Dans Le Monde de jeudi, l'ancien Premier ministre s'est montré réticent sur ce cabinet fantôme installé par le président du groupe pour faire pendant au gouvernement, laissant entendre que M. Ayrault prenait date pour Matignon en cas d'alternance en 2012.
Invité à commenter les critiques de Laurent Fabius sur la campagne de Ségolène Royal, Jean-Marc Ayrault a appelé à "un droit d'inventaire sans tabou" mais a refusé "un procès en légitimité".
Il a invité les responsables socialistes à faire preuve d'"un peu de sagesse" et mis en garde contre un "tout sauf Ségolène Royal", car "c'est la meilleure façon de perdre".
Il a par ailleurs réclamé un "plan de redressement des universités" en regrettant que le projet du gouvernement "ne parle que de l'autonomie".
"Où est le plan de redressement de l'université, les milliards qu'on nous a annoncés, où sont-ils ? Où sont les programmes pour aider les jeunes chercheurs", s'est interrogé M. Ayrault, en affirmant que la France est "très en retard" sur ce dossier.
Or, a-t-il observé, le projet du gouvernement sur les universités "ne parle que de la gouvernance et de l'autonomie des universités".
Le député-maire de Nantes a indiqué à propos de ce projet, que le président Nicolas Sarkozy avait été "obligé de revenir en arrière" et de faire "des concessions".
Pour autant, a-t-il dit, "je ne sais pas ce que sera le projet du gouvernement. On jugera sur pièce".
"(...) Fabius veut tourner la page mais on discerne chez lui l'intention d'agir pour qu'un second scénario Royal ne soit pas l'hypothèse privilégiée en 2012. Sans doute estime-t-il pouvoir encore jouer sa carte ou bien peser sur un choix plus en phase avec les manières d'agir du PS. Bref, l'éléphant considère qu'on ne gagne pas en demandant à chacun ce qu'il veut mais en bâtissant un projet fort et en le défendant bec et ongle. (...) Fabius n'accepte pas que Ségolène Royal s'affranchisse de son échec aussi pense-t-il rassembler derrière lui ceux qui partagent cette analyse. S'il ne faut pas s'attendre à des bouleversements avant le congrès de 2008, il est évident que l'ex-Premier ministre aimerait coordonner des chantiers d'actions innovants tout en restant en première ligne pour contrer le gouvernement. Reste qu'il n'est pas le seul sur les rangs pour occuper le terrain et qu'il y en a à l'appétit insatiable."
LE TELEGRAMME
Hubert Coudurier
"Haro sur Ségolène! La gazelle étant affaiblie, les éléphants chargent. (...) Ne soyons pas dupes: ils la méprisaient, elle les ignorait se privant du même coup de leur appui. Logique. D'autant que la rénovation idéologique qu'elle portait ne s'accommodait guère des vieux schémas des barons. De ce point de vue on ne peut que saluer son courage et son réalisme. Mais était-il nécessaire d'en rajouter une couche, après la bataille sur le Smic et les 35 heures? Ou d'attaquer les journalistes de l'AFP qui font leur travail avec beaucoup de conscience professionnelle après les avoir convoqués pour leur faire des confidences sur sa vie privée? Un terrain sur lequel, elle reçoit régulièrement l'appui d'un Président particulièrement solidaire pour avoir subi les mêmes retours de bâton. Bref tandis que le verrouillage du parti s'organise, la présidente du Poitou-Charentes doit retrouver un semblant de sérénité et reconnaître qu'elle n'était pas sinon au niveau, du moins prête pour un tel combat."
L'EST REPUBLICAIN
Pierre Taribo
"Doit-on installer le "contre gouvernement" du PS au rayon des farces et attrapes de la politique ? Ou bien n'est-ce qu'un instrument médiatique dont la résonance ne porte pas très loin ? A moins qu'il ne s'agisse que d'un pétard mouillé, sans mèche ni flamme ? On peut penser ce que l'on veut de cette mirifique idée qui n'emballe pas tout le monde dans les rangs du PS, l'évidence s'impose. Faute de pouvoir rebâtir une pensée, les socialistes se donnent une cause à défendre : mieux organiser le travail parlementaire et contrer chaque ministre par un député, capable de mettre un coup de poing aux certitudes gouvernementales. Sur le papier, l'idée peut sembler intéressante. Dans l'absolu et en attendant l'éventuel renfort de grosses pointures, on doute de l'efficacité d'une structure mi-poudre aux yeux, mi-opération Don Quichotte. (...) Conclusion : les socialistes ont beau constituer un "shadow cabinet", ils n'en poursuivent pas moins leurs vieux fantômes. Et pour reconstruire, il y a mieux que cette conception très particulière de l'intérêt général."
LE REPUBLICAIN LORRAIN
*Philippe Waucampt
"(...) La politique, sous le nouveau quinquennat, s'apparentant à la guerre de mouvement, c'est le président qui a continuellement la main, précédant tout le monde sur quasiment tous les terrains. En l'occurrence, la nomination d'un socialiste à la tête de la puissante commission des finances, le projet de statut de l'opposition et l'idée d'une instillation de proportionnelle aux législatives font paraître bien pâle la tentative de cabinet fantôme, pardon d''équipe', esquissée par Jean-Marc Ayrault.
D'autant que ce sont les socialistes eux-mêmes qui se sont chargés de lui faire un sort car elle met prématurément sur le tapis la question du leadership, un contre-gouvernement supposant évidemment un premier ministre alternatif. Le genre de débat à éviter si l'on veut laisser encore un moment les rapières au vestiaire rue de Solferino."
MIDI LIBRE
Roger Antech
"(...) Une quinzaine de députés, autant que de ministres de plein exercice, chargés de réagir aux initiatives du gouvernement, sommés de rendre coup pour coup sur les projets de l'équipe Fillon. Voilà qui promet, même si l'exercice réduit à cela, à une opposition farouche et systématique, n'aurait finalement rien de vraiment nouveau. Ce que l'on attend maintenant du PS, ce n'est plus seulement un esprit critique prolixe, mais la résurgence d'une force de propositions. Sur la TVA sociale, sur les franchises médicales, sur la réforme de la carte judiciaire, sur l'autonomie des universités, on aurait ainsi apprécié d'entendre l'alternative socialiste, qui n'est jamais venue.
Il est vrai que Hollande, Royal, Fabius, DSK, Delanoë - les têtes pensantes du PS - sont déjà tellement occupées par ailleurs. A chasser leurs propres fantômes, ceux de la présidentielle, en meutes et non plus en cabinet."
PARIS-NORMANDIE
Jean-Pierre Boulais
"En pleine lumière, sur la grande muraille de Chine, Ségolène Royal lançait sa bravitude à l'assaut des idées reçues, de la politique de papa, et de l'emprise des caciques sur son parti, persuadée alors - comme les sondages - que pour les Français le temps du changement était venu. (...) A chacun son ministre, à chacun sa réplique, à chacun sa proposition. Et si l'étincelle jaillissait de ce cabinet de l'ombre pourtant sorti des officines marketing ? Et si ce contre-gouvernement - déjà contesté en ses rangs - se doublait en réalité d'un contre pouvoir interne, idéalement placé pour s'affirmer en pourvoyeur d'idées ? C'est probablement ce qu'a très vite perçu Laurent Fabius, dont la posture de "sage actif" pourrait souffrir de cette nouvelle concurrence. L'élu de la Seine-Maritime se dit "préoccupé par l'atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes" alors que Ségolène Royal s'efforce de rester dans la lumière. En cette période trouble, les militants pourront trouver un peu de réconfort dans cette pensée de Goethe : "La clarté, c'est une juste répartition d'ombres et de lumière."
Le " contre gouvernement " deja critiqué en interne
le Jeu, 28/06/2007
Le président du groupe PS, Jean-Marc Ayrault, a dû revenir sur le terme de "gouvernement fantôme", certains, dont Laurent Fabius, y voyant une manière de désigner un "Premier ministre alternatif". D'autres dénoncent la place faite aux proches de Ségolène Royal.
ean-Marc Ayrault a tenté mercredi juin de mettre sur pied une sorte de "shadow cabinet" au sein du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), à l'Assemblée, censé être le fer de lance de l'opposition face à la puissante UMP, mais l'initiative a été aussitôt contestée dans les rangs PS.
Fort de sa réélection lundi à la tête du groupe, Jean-Marc Ayrault avait promis la formation d'un "cabinet fantôme" sur le modèle britannique comprenant 15 membres, comme autant de pendants aux ministres du gouvernement Fillon.
Mais mercredi, il a dû ravaler ses prétentions. Plus question de "cabinet fantôme" - "Oh non!, je n'emploie pas ces mots-là!", s'est-il écrié.
La dénomination
Dans la soirée, Jean-Marc Ayrault a réfuté les termes de "shadow cabinet" ou de "contre gouvernement", affirmant ne pas les avoir utilisés. Toutefois, lundi en réponse à des questions, il ne les avait pas rejetés. "Parler de 'shadow cabinet' serait un peu prétentieux", avait-il dit, décrivant ce qui pouvait s'apparenter à cela et compris comme tel par nombre d'élus PS.
La difficulté s'explique par les luttes internes au PS. Car un "shadow cabinet" est dirigé par un Premier ministre alternatif. Et là est tout le problème.
Compte tenu du calendrier que s'est donné le PS samedi dernier, le successeur de François Hollande ne sera désigné que lors du congrès de 2008 et le candidat du PS à la présidentielle de 2012 ne doit être choisi qu'en 2010.
Dans ce contexte, impossible de désigner par avance un Premier ministre alternatif. "La tradition n'est-elle pas que le président (du cabinet fantôme) soit le Premier ministre alternatif?", s'est interrogé benoîtement Laurent Fabius, ajoutant: "Ce serait pour le coup, une novation dont il ne serait pas inutile de discuter avant d'en décider".
"S'il doit y avoir un shadow cabinet, c'est au parti qu'il doit être formé. On n'a jamais vu le groupe prendre l'ascendant sur le parti. Et le président du shadow cabinet ne peut pas être le président de groupe", a renchéri, auprès de l'AFP, le fabiusien Claude Bartolone.
Vingt-deux membres
Devant ces difficultés, Jean-Marc Ayrault a bâti un "contre-gouvernement" de 22 membres (15 hommes y compris lui-même et 7 femmes) dont la structure se fond avec celle du groupe, avec une 1ère vice-présidence confiée à Arnaud Montebourg, et une 2ème vice-présidence revenant au fabiusien Philippe Martin.
Les autres ont le titre de vice-président, chacun étant chargé d'un domaine d'action de l'activité gouvernementale.
Mais, mercredi, cette liste a été aussitôt mise à mal, les députés socialistes de la commission des Finances rejetant à l'unanimité la désignation de Jérôme Cahuzac, qui devait être le pendant de Christine Lagarde, pour lui préférer Jean-Louis Idiart.
"Le propre des membres de gouvernement, c'est d'être contesté", a confié à l'AFP un élu PS, en commentant ce coup de canif dans l'équipe concoctée par Jean-Marc Ayrault.
Certains élus notaient en outre, pour s'en plaindre, la place importante faite aux soutiens de Ségolène Royal: la présidence du groupe à Jean-Marc Ayrault, deux porte-parole, André Vallini et Aurélie Filippetti et la 1ère vice présidence à Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal.
Arnaud Montebourg a lui-même expliqué à l'AFP qu'en tant que "numéro 2 du groupe", il aurait "une large délégation". Il sera chargé sous le vocable de "prospective" de "la construction d'un laboratoire politique capable de répondre au gouvernement et de formuler des contre-propositions sur tous les sujets afin de bâtir une alternative et finalement l'alternance".
Dans la Vè République, il n'y a eu qu'une expérience de "contre gouvernement", en 1966 avec François Mitterrand. Ce fut un échec.
Par DA32 :: mercredi 27 juin 2007 à 05:39 :: DESIRSDAVENIR
Ségolène Royal: Désirs d'avenir est un endroit "à l'abri des conflits de pouvoir"
le Mer, 27/06/2007
Ségolène Royal a assuré mardi soir que les travaux de Désirs d'avenir seraient mis "à la disposition du Parti Socialiste", tout en se félicitant que cette association soit un endroit "à l'abri des conflits de pouvoir".
L'ex-candidate à la présidentielle était venue "encourager", selon ses propres termes, le groupe parisien de Désirs d'avenir, qui l'avait invitée à une réunion dans le IVème arrondissement. La rencontre était fermée à la presse.
Devant le centre culturel des Blancs-Manteaux, elle a indiqué aux journalistes qu'elle était venue dire aux membres de Désirs d'Avenir "de continuer à travailler".
"Il faut que Désirs d'avenir se maintienne et même s'enrichisse, se déploie, car ce sont des lieux où il n'y a pas d'enjeux de pouvoir, il n'y a pas de conflits de pouvoir, ce sont des endroits apaisés", a-t-elle indiqué.
Elle a noté encore qu'une majorité des membres de ce "laboratoire de réflexion, d'idées, d'ouverture sur la société" étaient socialistes, ajoutant : "le fruit de ces débats sera mis à la disposition du parti socialiste, parce que je suis dans le parti socialiste".
Mme Royal avait boudé la réunion samedi du conseil national du PS, préférant la compagnie de "personnes paisibles" dans sa région de Poitou-Charentes.
Quelque 800 personnes assistaient à la réunion parisienne parmi lesquelles Jean-Louis Bianco, qui fut son directeur de campagne, Sophie Bouchet-Petersen et Camille Putois, des membres de son équipe proche, David Assouline, sénateur, Yvette Roudy, ex-ministre, Dominique Bertinotti, maire du IVème, ainsi que le fils de l'ex-candidate, Thomas Hollande.
M. Bianco a souligné devant la presse que Ségolène Royal "est dans le parti, continuera à être dans le parti", estimant néanmoins qu'elle avait eu raison de ne pas participer à la réunion de samedi : "il s'agissait surtout de parler de la campagne présidentielle et il était mieux qu'elle ne soit pas là, pour que la parole soit libre dans ce qu'on a entendu de juste et de moins juste", a-t-il dit.
Il a affirmé qu'elle avait cependant "pesé sur le contenu" du conseil national, ayant obtenu selon lui que les militants "soient consultés à chaque étape" du processus de rénovation.
Pour lui, "Désirs d'avenir demeure un outil irremplaçable pour compléter l'action du parti", dans "une fonction de réflexion et de proposition".
Yvette Roudy a rappelé, à propos de Désirs d'avenir, que "dans la tradition de François Mitterrand il y a toujours eu des clubs", "lieux d'accueil pour des gens qui n'ont pas envie d'être dans un appareil".
Olga Trostiansky, adjointe au maire de Paris, a souligné que les membres de Désirs d'avenir étaient "perplexes" et qu'ils voulaient "travailler sur le fond pour préparer la rénovation du parti".
DA32ne part pas en vacances, mais d'une certaine façon nous traiterons l'actualité avec un peu moins de rigueur, (à moins que), ce que vous aviez déjà tous remarqué !!!
Bonnes vacances à ceux qui partent, et bon courage à ceux qui restent...
"Les nœuds de l'amour sur la Toile", tel pourrait être le synopsis de Four Eyed Monster (le monstre aux quatre yeux), un long métrage indépendant dont la particularité est d'être diffusé gratuitement et exclusivement sur YouTube. Ce film d'une durée de 71 minutes (coupé en 8 épisodes) a été écrit et réalisé par un jeune couple new-yorkais, Arin Crumley & Susan Buice. Bénéficiant d'un budget restreint, cette histoire sentimentale a été filmée à l'aide d'une caméra digitale. Sur son propre site Internet, le duo de cinéastes et acteurs - ils s'octroient les rôles principaux - explique sa démarche d'autopromotion et la possibilité par la suite pour le visiteur de faire une contribution. Contrairement à ce qui est avancé, ce film n'est pas le premier à user de ce moyen de distribution exclusif et gratuit par la Toile. Voilà un an, l'Irlandais Ra'up McGee, avec le long métrage Automne (avec Irène Jacob et Laurent Lucas), avait fait le pari de projeter son film en avant-première européenne sur le service de Google Video et YouTube.Four Eyed
Jean-Marc Ayrault réélu à la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée nationale
COUCOU SEGOLENE ( c'est moi qu'ils ont élus)
LEMONDE.FR | 25.06.07 | 17h40 • Mis à jour le 25.06.07 | 20h52
ean-Marc Ayrault a été réélu, lundi 25 juin, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. M. Ayrault, qui est désigné pour un troisième mandat successif, aura dû attendre le second tour de vote et les retraits en sa faveur de ses concurrents.
Arrivé en tête au premier tour, le député-maire de Nantes, qui avait été élu à ce poste en 1997 puis réélu en 2002, s'est retrouvé seul au second tour de scrutin, après les retraits de MM. Montebourg, Martin et Glavany.
La présidence de la commission des finances de l'Assemblée devrait revenir au socaliste Didier Migaud, député de l'Isère, désigné candidat par son groupe alors que la majorité a décidé d'attribuer le poste à l'opposition. Didier Migaud, ancien rapporteur et porte-parole du groupe socialiste dans les débats budgétaires lors des deux dernières législatures a finalement été le seul candidat. Les deux autres, Jean-Marie Le Guen et Michel Sapin, ancien ministre de l'économie et des finances, ont renoncé à se présenter.
Nicolas Sarkozy avait annoncé durant sa campagne que la présidence de la commission des finances devait être attribuée à l'opposition. Cette proposition a été confirmée depuis à diverses reprises, à la fois par le président de la République et par le premier ministre, François Fillon. Les six commissions permanentes de l'Assemblée se réuniront mercredi matin pour procéder à l'élection de leur président et de leur bureau. – (Avec AFP.)
M. Ayrault, partisan de Ségolène Royal, avait recueilli au premier tour 78 voix, le fabiusien Philippe Martin, 38, le jospiniste Jean Glavany, 33 et Arnaud Montebourg, 30. Il fallait la majorité absolue soit 90 voix, pour 179 suffrages exprimés, pour être élu au premier tour. Un deuxième tour formel a donc eu lieu au cours duquel M. Ayrault, seul candidat, a obtenu 117 voix. Henri Emmanuelli et Marylise Lebranchu s'étaient retirés avant le premier tour.
"ESPRIT DE RÉNOVATION", SELON M. HOLLANDE
A l'issue du vote, Jean-Marc Ayrault s'est déclaré "fier" du "rassemblement" des députés socialistes sur son nom. "On disait les socialistes divisés, à l'Assemblée nationale ils ne le sont pas", a-t-il déclaré à la presse. "Il y a eu une diversité qui a su se rassembler", a-t-il ajouté. Devant ses collègues, M. Ayrault a avancé des axes de réforme du groupe, proposant la création d'un poste de porte-parole du groupe et une "commission de prospective" de douze membres chargée de préparer en amont les dossiers qui viendront à l'ordre du jour de l'Assemblée. Les vice-présidents, au nombre de quinze, verront "leurs compétences élargies" et "auront la responsabilité de suivre un département ministériel".
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a salué l'élection de Jean-Marc Ayrault, qui marque "un esprit d'équipe, de rassemblement" et de "rénovation". "Ce n'est pas parce qu'il était déjà président du groupe durant ces cinq dernières années dans l'opposition qu'il n'incarne pas lui-même" le renouveau, a-t-il estimé.
L'eurodéputé fabiusien Henri Weber a quant à lui refusé de voir dans ce vote une victoire des partisans de Ségolène Royal. "Le candidat direct de Mme Royal, c'était Arnaud Maintebourg. Jean-Marc Ayrault, c'est le candidat sortant, réélu sur la foi de son expérience", a-t-il estimé. La réélection de M. Ayrault, qui avait annoncé son retrait en 2006 au nom du nécessaire renouvellement n'augure-t-elle pas mal de la refondation au PS ? "C'est sûr qu'on ne commence pas par de l'inédit", déplore M. Weber, qui préfère souligner le climat "assez consensuel" d'une élection marquée par le retrait de trois candidats entre les deux tours : "Le climat sera au travail, et tant mieux, vu l'avalanche en cours de projets de lois de régression sociale. Ca tombe comme à Gravelottes !"
NOUS POUVONS MARCHER LA MAIN DANS LA MAIN. (Avec humour, extrait d'un chant de marche des Scouts). En faisant un petit effort l'on croit reconnaitre Lionel Jospin.... ce qui est fort possible puisque il fut totémiste...
Après être arrivé en tête à l'issu du 1er tour avec 78 voix, J M Ayrault sera de nouveau le Président du groupe Socialiste à l'Assemblée Nationale, les trois autres candidats s'étant retirés.
LE MONDE | 25.06.07 | 14h30 • Mis à jour le 25.06.07 | 14h30
ls étaient six candidats à briguer la présidence du groupe PS de l'Assemblée nationale, dont l'élection devait avoir lieu lundi 25 juin à partir de 15 h 30. En principe, car tous les rebondissements étaient encore envisageables et, au moment où le scrutin sera ouvert, il est peu probable que les députés socialistes aient encore à choisir entre six noms. Peut-être même une nouvelle candidature aura-t-elle émergé d'ici là. L'hypothèse ne peut être totalement écartée.
Sont donc officiellement candidats Jean-Marc Ayrault, président sortant et "royaliste", le "jospinien" Jean Glavany, l'"aubriste" Marylise Lebranchu, le "fabiusien" Philippe Martin, le "rénovateur royaliste" Arnaud Montebourg et Henri Emmanuelli (gauche du PS). Laurent Fabius, de son côté, après avoir été sollicité pour prendre la tête du groupe, avait préféré se tenir à l'écart. Toutefois, de nouveaux contacts ont été engagés depuis le conseil national du 23 juin : "L'évolution du week-end nécessite une autre lecture", estime un de ses partisans. M. Fabius s'est entretenu avec Dominique Strauss-Kahn dans la matinée de lundi : Philippe Martin sera leur candidat commun.
Considéré au départ comme favori, M. Ayrault voit se constituer en face de lui un front qui rallie les adversaires de Ségolène Royal et s'étend jusqu'à ceux qui estiment nécessaires de "changer les têtes" pour engager un travail de rénovation. Premier handicap pour le député de Loire-Atlantique : il a déjà exercé deux mandats de cinq ans, dans la majorité puis dans l'opposition, et il avait annoncé, lors de la dernière journée parlementaire du PS, le 20 septembre 2006, qu'il n'en briguerait pas un nouveau.
Lui veut faire de son expérience un atout. Il plaide qu'il a su préserver l'unité du groupe quand le parti se divisait sur le projet de traité constitutionnel européen ou quand s'exacerbait la concurrence pour la candidature à l'élection présidentielle. "Nous avons pu dans cette période remporter des victoires, sur le CPE, la loi SRU, GDF ou le "rôle positif de la colonisation", rappelle M. Ayrault. L'enjeu est de maintenir la cohésion du groupe et de contribuer à la rénovation du parti en assurant une cohérence de l'opposition. C'est ce que j'ai pratiqué, le parti n'a pas toujours suivi."
Les récentes prises de position de l'ancienne candidate à la présidentielle ont rendu sa tâche ardue. "Je sens que certains veulent s'associer pour bloquer plutôt que pour construire", admettait-il à la veille du scrutin, hésitant à aller "s'abîmer dans une bataille de courants". "Je ne veux pas entrer dans un jeu de tractations, de donnant donnant. Ce n'est pas un congrès du PS", affirme M. Ayrault.
Les "jeunes lions" se pressent pour prendre la relève. M. Montebourg, qui dit disposer d'une réserve de "30 à 40 voix", estime pouvoir "rassembler tous ceux qui ne veulent pas d'Ayrault", qu'il qualifie de "candidat de l'immobilisme". "Si je suis au deuxième tour, je peux l'emporter", est convaincu le député de Saône-et-Loire. Cependant, son active campagne - "il a harcelé tout le monde de Textos et de coups de fil, même les éléphants sourds", plaisante un de ses rivaux - n'a pas suffi, semble-t-il, à le hisser en tête des outsiders. Selon M. Martin, "la logique arithmétique veut que ça se joue au coude à coude entre Ayrault et moi."
Une logique qui suppose un accord entre courants minoritaires autour de sa candidature et une répartition des places qui évite que les fabiusiens héritent à la fois de la présidence du groupe et de celle de la commission des finances, à laquelle Didier Migaud se juge "le plus légitime". Dans ces conditions, M. Glavany n'a pas abdiqué toute prétention de représenter "un point d'équilibre" recueillant l'accord de tous.
Par DA32 :: lundi 25 juin 2007 à 11:47 :: ECONOMIE
Des député(e)s veulent faire le ménage parmi les lobbies
le Lun, 25/06/2007
Les bureaux du Palais Bourbon sont encore vides ou encombrés de cartons, mais le courrier des députés n’a jamais été aussi fourni. Nouveaux élus ou pas, ils croulent sous les lettres de félicitations. Les signataires? De grandes entreprises publiques, des fédérations ou des groupements professionnels. Tout ce qui fait tourner l’économie française. Le message? Bravo pour votre élection, mais… ne nous oubliez pas!
Pour lire la suite et visionner l'interview de Séverine Tessier, présidente de l’association Anticor, qui regroupe des élus de tous bords militant contre la corruption et pour une réglementation stricte de l’activité des lobbyistes clickez ici
Manuel Valls (PS) demande une consultation des militants socialistes
le Lun, 25/06/2007
Manuel Valls, député PS de l'Essonne, a demandé lundi une consultation des militants socialistes afin qu'ils "tranchent les questions essentielles et imposent une nouvelle direction".
Sur France 2, il a regretté que lors de son conseil national samedi, le PS ait "préféré l'immobilisme, alors qu'il fallait répondre à la crise de projet, aux problèmes par rapport aux alliances et à la crise de leadership". "La majorité des socialistes a préféré attendre, c'est la plus mauvaise des solutions qui a été choisie", a-t-il dit.
"Il fallait nous donner les moyens d'une autre organisation qui nous sorte des luttes de clans, de courants, d'écuries présidentielles, qui paralysent le parti socialiste et qui le minent", a déclaré encore le député.
"Je demande qu'on consulte les militants", a-t-il ajouté, estimant que ce sont eux qui "peuvent rénover le parti socialiste".
"Il faut leur demander leur avis, qu'ils tranchent sur les questions essentielles, qu'ils imposent une nouvelle direction", a-t-il dit, vilipendant un appareil "replié sur lui-même, qui a peur de Ségolène Royal, qui a peur des adhérents".
Sur l'absence de Ségolène Royal au conseil national de samedi, il a estimé qu'"il vaut mieux participer à un travail collectif" mais que vu les critiques, "parfois injustes" entendues au conseil, "peut-être elle a eu raison de rester en Poitou-Charentes".
Il a estimé encore que, pour certains au PS, il y avait un "tout sauf Ségolène", ce qui expliquerait selon lui que "les principaux responsables du PS se sont rassemblés autour de François Hollande pour que rien ne bouge".
Manuel Valls a fait valoir néanmoins qu'il n'y a "pas de leader autoproclamé" au PS, considérant que ça n'a "aucun sens" de préparer déjà la présidentielle de 2012.
"C'est sur le fond que nous avons perdu, notre propre logiciel de pensée n'est plus adapté aux évolutions du monde et de la société", a-t-il affirmé.
Pour moderniser le PS,
il faut avoir le courage de faire voter les militants pour structurer la nouvelle pensée politique du socialisme du XXIe siècle" .
Par DA32 :: lundi 25 juin 2007 à 08:14 :: VACANCES
"Eté 2007, pour des vacances réussies"
La DGCCRF vient de publier "Eté 2007, pour des vacances réussies" (84 pages) La DGCCRF vient de publier un dossier "destiné à l'information des vacanciers pour passer d'agréables vacances estivales". Outre les rubriques "autoroute", "hôtellerie", "tourisme vert" ou "restaurants", on trouvera des entrées pour "prendre soin de son corps" ou encore "confiseries et gadgets"