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«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
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Ségolène Royal invoque la " morale républicaine " à Levallois-Perret

Par DA32 :: dimanche 17 février 2008 à 23:25 :: ACTIVITE DE SEGOLENE ROYAL

Ségolène Royal invoque la " morale républicaine " à Levallois-Perret

 

seda   Ségolène Royal s'est faite dimanche l'avocate de la " morale républicaine " lors d'une visite de soutien au candidat PS à la mairie de Levallois-Perret, Thierry David, escortée par des militants socialistes mais aussi de nombreux partisans du maire, Patrick Balkany.

Ségolène a parcouru pendant trois quarts d'heure le marché et les rues du centre-ville.. " Personne n'est propriétaire de terres. On n'est plus dans une monarchie, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est curieux, la résurgence d'un vocabulaire d'un autre âge ! ", s'est-elle exclamée, alors qu'on lui demandait si elle venait "défier M. Balkany sur ses terres".; " Cette visite est un soutien tout simple à un excellent candidat, un besoin d'alternance sur un territoire ".. "Il y a une morale républicaine qui peut être incarnée par le candidat" socialiste, Thierry David.

Ségolène Royal a critiqué l’attribution, le 31 janvier dernier, du grade de chevalier de la Légion d'honneur à Isabelle Balkany, épouse du maire et vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine. " La Légion d'honneur n'a jamais servi à récompenser les amis politiques qui n'ont rien fait de particulier au service de la nation ".." Il y a un vrai combat à mener en termes de vigilance républicaine ici, le maire actuel cède au clientélisme et ça endette terriblement cette ville ", a précisé M. David. (M. Balkany avait été condamné en 1996 à 15 mois de prison avec sursis et deux ans d'inéligibilité pour avoir affecté trois agents municipaux de Levallois-Perret à son usage personnel).

Pour la venue de Mme Royal, le maire sortant avait mobilisé plusieurs dizaines de militants UMP, portant des tee-shirts bleus avec, en lettres blanches, " Patrick Balkany - Levallois, c'est vous ! ".. Ils sont restés collés aux basques de la responsable socialiste. " Ségolène, la sortie ! ", ont-ils scandé alors que Mme Royal regagnait sa voiture. " Balkany, à Neuilly, Balkany, en prison ! ", ont riposté les militants PS, vêtus de tee-shirts rouges.

" C'est bien de venir ici, dans cette terre d'horreur", a lancé à Mme Royal une passante d'âge respectable, qui portait au revers un autocollant marqué " AntiSarko ".

Poursuivant ses visites de soutien aux candidats socialistes, Mme Royal se rendait ensuite à Pontoise (Val d'Oise), une ville également détenue par la droite, pour soutenir le candidat PS Didier Peyrat.

Avec Agences


V. Peillon : " Jamais sans Ségolène " nous aussi.

Par DA32 :: dimanche 17 février 2008 à 20:09 :: ACTIVITE DE SEGOLENE ROYAL

V. Peillon : " Jamais sans Ségolène "


DIS DONC VINCENT,...... NOUS AUSSI JAMAIS SANS SEGOLENE?.  

VPSR   Vincent Peillon, proche de Ségolène Royal, prône la clarté et la transparence au sein du Parti socialiste. Dans la dernière ligne droite vers les municipales, le député de la Somme entend adresser un "carton jaune" au gouvernement et conseille à Nicolas Sarkozy de changer... de conseillers. Quant à l'avenir du PS, il déclare sans ambages qu'il devra se faire autour de Ségolène Royal.

Vous faites campagne partout en France. La droite vous paraît-elle aussi en difficulté que la gauche le pense ?

Méfions-nous de la chronique des victoires annoncées. Ce qui est certain, c'est que beaucoup de nos concitoyens se sentent trahis et méprisés. Trahis parce que le Président a conduit sa campagne sur le pouvoir d'achat, et qu'à part l'augmentation de son salaire, celui des patrons du CAC 40, l'exhibition d'une vie de luxe, ils n'ont rien vu venir, si ce n'est des difficultés supplémentaires pour eux-mêmes. Méprisés, parce que le Président semble s'intéresser davantage à lui-même qu'à leur sort. Il a dénoncé, à Périgueux, la vulgarité organisée autour de nos enfants ! Cela ne manque pas de toupet pour quelqu'un qui l'a installée lui-même, depuis huit mois, au sommet de l'Etat ! Un nouveau sentiment de profonde inquiétude émerge peu à peu. De la visite de Kadhafi à la proposition sur la Shoah, sans parler des dérives de son comportement personnel, nos concitoyens sentent que quelque chose ne va plus, comme un dérèglement qui touche aux principes mêmes de notre République et qui, à ce titre, peut être lourd de dangers.

En quoi le parrainage par les écoliers de CM2 de jeunes victimes de la Shoah porte-t-il atteinte "aux principes de notre République" ?

Des spécialistes, historiens, psychologues, associations et enseignants accomplissent un travail remarquable sur ce sujet d'une extrême difficulté. Que le Président les encourage au lieu d'entrer dans une démarche d'émotion et de communication qu'aucun d'entre eux n'a demandée et que tous désavouent. Après les affirmations sur les origines génétiques de l'orientation sexuelle, le discours sur l'homme africain incapable d'entrer dans la modernité, la supériorité des curés, rabbins et imams dans l'apprentissage du Bien et du Mal, il faut que le Président s'arrête. Comme s'il ignorait et notre histoire et nos principes, il ne cesse de parler d'une identité nationale qu'il foule aux pieds. Avec lui, c'est d'abaissement national qu'il s'agit ! Le temps est venu pour lui de se ressaisir. Qu'il prenne la mesure de ses responsabilités !

Quels conseils lui donneriez-vous pour rebondir ?

Il semble que le Président ne manque pas de conseillers ! Mais vous avez raison, au vu des résultats, il devrait peut-être en changer. Qu'il comprenne que ce n'est pas seulement son destin personnel qui est en cause, mais celui de la France, serait un bon début.

Quel message devrait faire entendre la gauche dans cette campagne municipale ?

J'entends qu'il faut adresser un carton jaune au gouvernement et utiliser les collectivités de gauche pour se protéger. C'est vrai mais cela reste trop défensif. A Lyon, Strasbourg, Paris, Nantes, Rennes, Tours, Marseille, Lille, Toulouse, Caen, Grenoble, Dijon, Besançon ou Montpellier, il existe une gauche d'action qui fait campagne, non sur un rejet, mais sur des projets. Nous devons les mettre davantage à l'honneur. En termes de stratégie économique, de coopération européenne, de développement durable, de politique sociale, d'accompagnement et de sécurité, de démocratie participative, d'ouverture à la société civile, de reconnaissance de la société métissée, la rénovation de la gauche est en marche dans cette campagne. Certains ont même déjà réalisé les assises de la gauche et des progressistes que j'appelle de mes voeux au niveau national !

Vous voulez parler des alliances avec les centristes, mais tous les prétendants socialistes ne sont pas d'accord et le diront dès le 16 mars, quand la trêve électorale s'achèvera

Les "prétendants" seront obligés de prendre appui sur cette énergie, sur ces expériences, sur ces compétences, pour accomplir les tâches qui sont devant nous : formuler un projet, rénover notre organisation, définir une nouvelle stratégie, choisir un leader et une équipe. Le message positif de sérieux, d'énergie et d'espoir que portent nos candidats au plan local devra alors se faire entendre plus fortement.

La bataille pour la succession de François Hollande sera ouverte, quel premier secrétaire voulez-vous ?

Tirons les leçons des expériences passées: Mitterrand, Chirac, Jospin, Sarkozy, toutes les victoires sont le produit d'une adéquation entre le parti majoritaire et le candidat. Si la gauche veut avoir l'espoir de retourner aux responsabilités, elle doit avoir la maturité d'accepter cette évidence. Surtout qu'avec le quinquennat, il n'y a pas de temps à perdre.

Mais personne ne s'impose aujourd'hui !

C'est le vote des militants qui le dira.
Et j'appelle tous ceux qui ont une ambition présidentielle à venir la présenter loyalement devant les militants. Avancer dans la clarté est la seule façon de ne pas bloquer le système. Ne recommençons pas le congrès de 2002 : des ambitions dissimulées dans une fausse unité, et l'immobilisme pour cimenter le tout. Cette fois-ci, n'attendons pas, par paresse, lâcheté ou hypocrisie, 2011 pour trancher les problèmes qui se posent à nous.

Vous ne croyez pas à un duel Royal/Delanoë ?

Non, c'est une invention de ceux qui veulent faire peur et disent: " Attention à l'explosion ! ". C'est une logique d'empêchement visant à les dissuader l'un et l'autre de se présenter. Or nous avons besoin de clarté, de simplicité, et aussi de grands leaders appréciés des Français. Que ceux qui veulent être premier secrétaire se déclarent, que les militants votent, et que l'on respecte ce vote en se rassemblant et en se mettant au travail autour de celle ou de celui qui sera choisi.

Un " tout sauf Ségolène " s'esquisse, comment l'affronterez-vous ?

Encore une démarche positive ! Je n'ose le croire. Si c'est vrai, c'est idiot. Moi, j'invite au contraire tous les talents et toutes les volontés à construire une large majori>té pour préparer la victoire en 2012. Ne sous-estimons pas le travail à accomplir. Et j'ajoute un propos de bon sens : comme cela ne pourra pas se faire sans Ségolène Royal, et encore moins contre elle, il faut faire avec elle, et autour d'elle.

Pascale Amaudric / Le JDD


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