«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
Par DA32 :: lundi 18 février 2008 à 23:03 :: SOCIETE
Roger Karoutchi et "le fascisme rampant"
nobwin32| 18.02.2008 | 15:26
Le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement n’a pas hésité à assimiler les "attaques" contre Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay, "mi juif, mi protestant", cible de la presse d'extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. Il dénonce aussi l'appel du 14 février "pour une vigilance républicaine".
Roger Karoutchi, sénateur UMP des Hauts-de-Seine (Sipa)
Dans la défense du soldat Sarkozy malmené dans les sondages, ses partisans osent tous les rapprochements avec les pires périodes de l'histoire française.
Tant lorsqu'il s'agit de dénoncer les "agissements" de la presse que ceux des politiques (la pétition des 17 personnalités contre les "dérives de pouvoir personnel").
Samedi 16 février, lors d'une réunion politique dans le IVème arrondissement de Paris où il était venu soutenir Vincent Roger, candidat UMP, Roger Karoutchi a comparé l'attitude des journalistes d'aujourd'hui à celle de la "presse des années 30". Se référant au SMS de Sarkozy à Cécilia, publié sur le site du Nouvel Observateur, et plus largement au "déballage médiatique" de ces "journalistes qui passent derrière vous dans les chambres", il a dit : "On a l'impression d'un vent de folie qui respire les années 30 avec ce que cela a de plus nauséabond".
"Du déni de démocratie"
Devant une assistance imperturbable, le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement n’a pas hésité à assimiler les "attaques" contre Nicolas Sarkozy à celles subies par Jean Zay "mi juif, mi protestant" cible de la presse d'extrême-droite sous le gouvernement de Vichy. "Cela a contribué au fait qu'il soit assassiné", a-t-il même tenu à préciser.
Dans son élan, Roger Karoutchi s’en est ensuite pris à la pétition dans laquelle 17 personnalités dénoncent les "dérives de pouvoir personnel" du président de la République. "Il y a des types qui n'ont toujours pas accepté que Sarkozy gagne les élections. C'est du déni de démocratie"…et "du fascisme rampant". Ni plus ni moins.
Nicole Pénicaut,
journaliste au Nouvel Observateur
Par DA32 :: lundi 18 février 2008 à 19:30 :: SOCIETE
S. Royal et B. Delanoë justifient l'appel à la vigilance républicaine
(DEJA SIGNALER PAR DA32 ). le Lun, 18/02/2008
Ségolène Royal et Bertrand Delanoë ont justifié lundi leur signature de l'appel à la "vigilance républicaine", dénonçant avec des mots quasi-identiques la "frénésie" et les prises de positions "pas réfléchies" à la tête de l'Etat.
Tout en expliquant qu'on ne lui avait pas proposé de signer le texte, François Hollande a estimé dimanche que le débat gauche/droite devait "dominer et pas l'anti-sarkozysme primaire".
Julien Dray, qui s'est déclaré prêt à briguer le poste de premier secrétaire lors du prochain congrès, a expliqué de son côté qu'il n'aurait pas signé l'appel du 14 février, publié cette semaine dans l'hebdomadaire Marianne.
Les ministres ayant successivement dénoncé une "chasse au président" ou un "Pearl Harbor médiatique" contre Nicolas Sarkozy pendant le week-end, Ségolène Royal a raillé sur France Inter les "vieilles ficelles politiques qui consistent à victimiser celui que l'opposition pointe du doigt".
"Lorsque les principes du fonctionnement républicain sont fragilisés il faut le dire vite", a déclaré l'ancienne candidate à l'Elysée pour justifier sa signature.
Au total, 17 personnalités politiques d'horizons politiques très divers ont paraphé le texte rédigé par le fondateur du magazine Jean-François Kahn, parmi lesquels Dominique de Villepin et François Bayrou.
L'appel est "parfaitement serein, calme. Il n'y a aucune attaque personnelle. Le président de la République n'est jamais cité", a défendu Ségolène Royal.
N. Sarkozy " nous met la tête à l'envers "
"Je ne vois pas ce qu'il y a de répréhensible à dénoncer, à mettre en garde les Français sur l'exercice d'un pouvoir personnel que tout le monde constate", a fait valoir la présidente de Poitou-Charentes. "C'est un appel pour la République".
Pour le maire de Paris, "c'est surtout une prise de position d'amour de la République, d'amour de la démocratie".
Le texte est le signe d'une "adhésion à une manière de faire de la politique où on respecte les différences et on évite les excès du pouvoir personnel (...) qui sont en train de faire dévier le débat démocratique", a expliqué Bertrand Delanoë.
Aujourd'hui, "il y a une accélération, des prises de position précipitées, pas réfléchies. Il y a effectivement une tendance du président de la République à tout ramener à lui pour occuper les médias toutes les cinq minutes", a-t-il insisté.
"Je pense que ce n'est pas sain il faut calmer le jeu, revenir à une certaine sérénité, une certaine gravité dans le débat", a-t-il ajouté.
Interrogée sur la proposition présidentielle de confier la mémoire d'enfants juifs victimes de la Shoah à des élèves de CM2, Ségolène Royal a également épinglé une succession d'annonces "non préparées".
"C'est quand même inimaginable cette espèce de frénésie d'annonces tous azimuts", a-t-elle accusé sur France Inter.
"Je crois qu'il faut remettre les choses à l'endroit (Nicolas Sarkozy) nous met la tête à l'envers pour que nous ne puissions penser à rien de ce qui est important pour le pays. Moi je lui demande de nous remettre la tête à l'endroit, de remettre les choses en ordre pour que ça aille mieux".
Par DA32 :: lundi 18 février 2008 à 19:26 :: SOCIETE
Val d'Oise : S. Royal et F. Bayrou dénoncent la mise en scène de l'opération policière
le Lundi 18/02/2008
1.000 policiers sont déployés depuis 6h ce matin dans la commune du Val d'Oise, dans les villes limitrophes de Sarcelles et de Gonesse, ainsi qu'en Seine-Saint-Denis, dans le but d'interpeller les auteurs de violences contre les forces de l'ordre, fin novembre. 33 personnes ont été arrêtées.
Réagissant à l'importante intervention des forces de l'ordre à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) lancée lundi 18 février à l'aube, afin d'interpeller les auteurs de violences contre des policiers survenues fin novembre dans cette ville, Ségolène Royal et François Bayrou ont tous deux dénoncé la présence des médias sur les lieux. Il s'agit d'"une opération policière médiatisée", d'"un dysfonctionnement grave de la République", a déclaré Ségolène Royal. François Bayrou a jugé, lui, que l'opération policière mélangeait "la justice et la mise en scène".
S. Royal : Une manipulation
Il s'agit d'"une opération policière médiatisée", a dénoncé Ségolène Royal. " Ce qui m'étonne, c'est qu'il y a eu, semble-t-il, des caméras pour accompagner les forces de police. On connaît ça maintenant avant chaque échéance municipale, je crois que c'est un dysfonctionnement grave de la République " .. " Quand des caméras accompagnent des opérations policières massives en période municipale, c'est une façon d'influencer l'opinion, de vouloir faire peur " .. " Il ne faudrait pas que la campagne électorale des municipales donne lieu à des opérations policières médiatisées " .. " le président de la République en revient au vieux réflexe de politique spectacle sécuritaire, parce que là où il échoue sur le plan économique et social, il veut faire croire qu'il continue à maîtriser les choses sur la question de la sécurité, ce qui n'est pas le cas ".. " J'espère que les Français vont sanctionner par leur vote ce type de manipulation ".
F. Bayrou : Ne pas mettre en scène
Pour sa part, François Bayrou a appelé lundi à " ne pas mélanger la justice et la mise en scène" à propos de l'opération de police à Villiers-le-Bel. " Il est nécessaire de respecter le droit, la loi et la justice, et des incidents comme ceux qui ont eu lieu (en novembre 2007) doivent avoir des suites " .. " Il semble que la presse a été conviée, et là je suis nettement plus réservé. J'ai toujours considéré que la justice ne devait pas s'accompagner d'une mise en scène. La justice, c'est fait pour obtenir l'arrestation et moins pour faire de la communication ".
Invité à dire s'il pensait que l'opération avait été planifiée en rapport avec la campagne électorale des municipales, il a répondu: "A votre avis ?".." On ne doit pas mélanger la justice et la mise en scène ".
Près d'un millier de membres des forces de l'ordre ont été mobilisés, lors d'une vaste opération policière lundi matin à Villiers-le-Bel destinée à interpeller les auteurs de violences contre des policiers survenues fin novembre dans cette ville. Trente-trois personnes ont été interpellées.
Par DA32 :: lundi 18 février 2008 à 14:36 :: SOCIETE
l'Institut National de l'audiovisuel sur Dailymotion On ne présente plus le site Internet de l'INA et son imposante base de données aux 100 000 émissions de radio et TV. Depuis novembre 2007, l'INA a également pris pied sur le site de partage de vidéos Dailymotion et poste régulièrement des vidéos tirées de ses archives : bêtisiers, documents de 3 min et extraits de ses récents dossiers (en ce moment, "Carré blanc !" sur l'histoire du sexe à la télévision). On peut même les glisser dans les favoris de son compte Dailymotion. A signaler aussi la rubrique consacrée à la grande chanson française. "Place aux chansons" couvre 50 ans de tubes diffusés à la télévision française via plus de 2.000 clips en téléchargement et des centaines d'entretiens accessibles par artistes, genres ou époques. Enfin, clou de la visite, le karaoké interactif pour interpréter "Capri c'est fini", "Et si tu n'existais pas", "Du côté de chez Swann" et bien d'autres... A vos microphones USB !
Curiosphere.tv Le site de la chaîne TV France 5 dédiée à l'éducation vient de faire peau neuve, troquant jusqu'à son nom de baptême. Ses dossiers historiques et ses 650 vidéos traitent d'éducation, de scolarité, de culture générale.
INCIPIT Chaque jour, un livre en téléchargement "Lorsque j'habitais la charmante ville de Tarbes, je voyais toutes les semaines à ma porte un pauvre estropié appelé Miquelon, assis de côté sur un petit âne et suivi d'une femme et de trois enfants. Je leur donnais toujours quelque chose, et j'écoutais toujours sans impatience l'histoire lamentable que Miquelon récitait sous ma fenêtre, parce qu'elle se terminait invariablement par une métaphore assez frappante dans la (...)" Le Géant Yéous, de George Sand
RADIO-TÉLÉVISION Héros contre collabos La Résistance, docu-fiction de Christophe Nick (1/2). France 2, 20h50.
Trilogie tricolore Trois couleurs : Bleu, drame de Kieslowski. Arte, 21h.
Pop qui fait des vagues Nada Surf invité des concerts Black Session. Fr.-Inter, 22h
BRIC-À-BRAC Burger en forme
Le rocker littéraire Rodolphe Burger, ex- Kat Onoma, sort son 3e opus solo No Sport. Goncourt en poche Les Bienveillantes, de Jonathan Littell, en éd. de poche chez Folio.
Sur la route sans Fred
En tournée, Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko en avril.
Echo de la presse féminine La bibliothèque Forney (Paris) retrace dans une exposition l'histoire du Petit Echo de la mode. Cet hebdomadaire féminin du XXe siècle, publié à plus d'1 million d'exemplaires chaque semaine, vécut centenaire. Jusqu'au 3 mai
LA MISE EN 3 D EST EXPERIMENTALE ( c'est assez extraordinnaire )...
TOUJOURS AVEC MA SOURIS SUR LA CUISSE...
Il s'agissait, naturellement, d'une (sinistre) plaisanterie: tout le monde l'avait compris - sauf le pauvre Philippe Val, big boss mentonnu de "Charlie Hebdo", qui s'était alors couvert de caca jaune en lâchant un sonore "merci à Nicolas Sarkozy" (1).
Dans la vraie vie, la condamnation, jeudi 14 février, de Romain Dunant, vient nous rappeler que le triste régime qui prétend régner sur nos vies préfère un excès de censure.
Romain Dunant, militant du Réseau éducation sans frontière (RESF) et de la (glorieuse) Confédération nationale du travail (CNT), devra en effet payer 800 euros d'amende, pour avoir, en 2006, comparé la politique du ministre de l'Intérieur de l'époque, futur petit chef de l'Etat français, "à celle de l'Etat français sous Vichy" (2).
Romain Dunant devra également verser un euro de dommages et intérêts au petit chef de l'Etat français, qui s'était constitué partie civile - préférant pour le coup un excès de censure à un excès de caricature.
(Je ne sais pas si Philippe Val renouvellera ses remerciements au petit chef de l'Etat français - mais je suis absolument certain que pas une ligne ne paraitra sur cette condamnation, dans "Charlie Hebdo".)
Nous sommes désormais averti(e)s, camarades:
Il.
Ne.
Faut.
Pas.
Comparer.
Le.
Petit.
Chef.
De.
L'Etat.
Français.
Avec.
Le.
Maréchal.
Pétain.
C'est formellement interdit.
Verboten (3).
(Mais le petit chef de l'Etat français peut quant à lui comparer ses adversaires politiques à des "staliniens", et par conséquent associer leurs noms à celui de Staline, comme il fit pendant sa campagne (quand il braconnait dans des marécages pénistes): car ce régime, c'est sa marque, s'exonère en tout domaine des règles qu'il fixe pour les autres (3).)
Il est formellement interdit de comparer le petit chef de l'Etat français au maréchal Pétain, mais en revanche, rien n'empêche, pour l'instant, et il faut en profiter parce qu'on ne sait pas si ça va durer, de se replonger dans le dernier bouquin d'Alain Badiou qui souligne qu'en effet, "il n'y a pas de ressemblance au sens strict, mais un esprit commun", entre le pétainisme et ce qui nous tombe aujourd'hui sur la gueule (4).
"Un esprit commun".
Ca, tu peux encore le dire: Alain Badiou n'a pas (encore) été condamné pour outrage au petit chef de l'Etat français.
(Qu'il ne faut pas comparer avec le maréchal Pétain.)
(1) Dans son grotesque éditorial du 14 février 2007.
(2) http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080214.OBS0463/un_militant_de_resf_condamne_pour_outrage_a_sarkozy.html.
(3) Je te conseille, aussi, de t'abstenir de souligner que c'est la première fois depuis quelques décennies qu'on traque dans ce pays des enfants au motif de leur(s) origine(s). On ne sait jamais: ça pourrait te valoir une condamnation pour outrage à l'humaniste clermontois et colonel (de réserve) connu sous le nom de Brice H.
(4) Tu auras noté, par exemple, que ce gouvernement qui t'a récemment annoncé que tu pouvais te rouler fin l'augmentation de ton pouvoir d'achat, puis te xxxxxxxxx, est le même qui dépense très libéralement ton pognon lorsqu'il s'agit par exemple d'introduire au Vatican un expert xxxxx, ami du petit chef de l'Etat français, ou plus récemment d'affréter, comme vient de faire l'excellent Christian "Golf De Nice" Estrosi, un vol à 138.000 euros pour assister à une petite sauterie présidentielle...
(4) "Le Nouvel Observateur", 6 décembre 2007.
JDCJulien Dray s'est dit "prêt", dimanche 17 février, à assumer la fonction de premier secrétaire du Parti socialiste.
"Si la question est de savoir si personnellement, aujourd'hui, dans ma réflexion personnelle je me sens prêt à assumer la fonction de Premier secrétaire du Parti socialiste, ma réponse, elle va être simple: j'y suis prêt", a déclaré le porte-parole du PS au Grand rendez-vous Europe-1/TV5Monde/Le Parisien-Aujourd'hui en France.
"Pas simplement parce que c'est un caprice, pas simplement parce que c'est mon tour, pas parce que j'ai une envie: parce que moi, je sais ce qu'est le Parti socialiste" .. "C'est ma vie, ça fait 25 ans que je milite au Parti socialiste".
Brouiller les lignes
Julien Dray a en outre affirmé qu'il n'aurait pas signé l'appel du magazine Marianne à la " vigilance républicaine " car il estime que cette démarche rend " service " au président Nicolas Sarkozy et " brouille " les lignes de l'échiquier politique avant les élections municipales.
Craignant la "confusion" entretenue par un texte signé par des représentants de tous les bords politiques, Julien Dray a dit: " Je ne suis pas pour brouiller les lignes à la veille des élections. "