DA32

«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
DA32

Blog

Catégories

Derniers billets

Derniers commentaires

Liens

Calendrier

Pages

Compteurs

MERCREDI, AVEC UN BON SAC A DOS.

Par DA32 :: mercredi 06 février 2008 à 15:46 :: SOCIETE
"Cloverfield", monstrueux succès
Le dernier succès du box-office américain sort aujourd'hui sur les écrans français : Cloverfield, long-métrage-catastrophe, a été filmé a New York, à la manière angoissante du Projet Blair Witch. Pour le lancement du film aux Etats-Unis le 18 janvier, la campagne marketing avait été minutieusement orchestrée sur le Net, via notamment la diffusion sur Dailymotion de vidéos virales intriguantes. D'Italie, d'Espagne et d'Allemagne, des flashs spéciaux façon CNN commentent des images amateurs depuis une plate-forme pétrolière où se déroule un drame. Le mystérieux jeu de piste est entretenu sur un blog et un site avec des photos. En France, le site officiel a même préparé le terrain via une communité Facebook.

De la gravité de l'image

Le photographe Denis Darzacq a reçu le 1er prix "récits" du World Press Photo 2007, catégorie "Arts et Divertissements", pour son sujet "La Chute". A retrouver sur son site officiel, ces clichés de danseurs de hip- hop ou de capoera, après les émeutes de banlieue à l'automne 2005. Seize photos pour dire "les turbulences et la vie en équilibre précaire".
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Le titre que je donne à mes Mémoires annonce ma naissance ; je ne l'ai jamais dissimulée à qui me l'a demandée, et il semble qu'en tout temps Dieu ait récompensé ma franchise là-dessus ; car je n'ai pas remarqué qu'en aucune occasion on en ait eu moins d'égard et moins d'estime pour moi. J'ai pourtant vu nombre de sots qui n'avaient et ne connaissaient point d'autre mérite dans le monde, que celui d'être né noble, ou dans un rang (...)." Le Paysan parvenu, de Marivaux
RADIO-TÉLÉVISION
Lider maximo

Fidel Castro, l'enfance d'un chef, document de Daniel Leconte.
Arte, 21h.
 

La vie de cour
Versailles d'hier et d'aujourd'hui, au programme de "Des racines et des ailes".
France 3, 20h50.

Au son d'Agnel
Concert à l'improviste, sur Fr.-Musique, 22h.
BRIC-À-BRAC
Bicentenaire Guignol
Exposition consacrée au marionnettiste Jacques Chesnais à Lyon, jusqu'au 18 mai.

Egérie nouvelle vague
Expo Jeanne Moreau à la Cinémathèque française à Paris, jusqu'au 3 mars.

Abonné absent 24h
Journées mondiales "moins de blabla au téléphone portable".
Combat Rock, 8e journées cinématographiques de St Denis (93). Jusqu'au 12 février. Enfants du rock à St-Denis
"Combat Rock" est le thème des 8es Journées cinématographiques de Saint-Denis. Jusqu'au 12 février, plusieurs docus, films rares et inédits ainsi que des concerts
reflètent l'influence du

A Boston, Ségolène Royal imagine son PS idéal

Par DA32 :: mercredi 06 février 2008 à 01:33 :: ACTIVITE DE SEGOLENE ROYAL

A Boston, Ségolène Royal imagine son PS idéal

   Pendant trois quarts d'heure, à l'invitation du Centre d'études européennes de l'Université Harvard, Ségolène Royal planchait devant une cinquantaine d'étudiants et quelques enseignants sur le thème "Refonder la gauche européenne", elle s'est exprimée notamment en anglais.

"Travailler sur nous-mêmes", "ne pas se replier dans le confort idéologique", "trouver des solutions neuves aux problèmes de notre temps".

Mme Royal a dépeint un PS vieux jeu, qu'elle veut changer pour préserver l'essentiel : "Ce pour quoi nous avons toujours lutté, la valeur égale de chaque individu." C'est ce qu'ont fait les sociaux-démocrates suédois ou danois, le Labour britannique ou encore les gauches italienne et espagnole – bref, ceux qui l'ont récemment emporté. Dans la société "bien organisée" à laquelle aspire la dirigeante socialiste, "les droits de chacun sont contrebalancés par les responsabilités de tous".

Devant son auditoire américain, elle a fait sienne la "valorisation du capital humain" prônée par Robert Reich, l'ancien ministre du travail de Bill Clinton. "La question est moins : comment résister aux changements? que : comment diriger le changement pour le meilleur ?" Autrement dit : comment "mettre les gens avant l'idéologie ?" Mme Royal propose de suivre le célèbre précepte de Thomas Jefferson, selon lequel une société se bâtit "du bas vers le haut".

Pour redevenir attractif, le PS doit "se démocratiser, consulter régulièrement les adhérents, mais aussi les sympathisants", dit-elle. Il doit "cesser de faire de la politique à partir des livres" et n'avoir peur de s'approprier aucun sujet. Sécurité, efficacité économique, immigration, "identité nationale, patriotisme et même la religion sont au plus haut de nos préoccupations".

Objectif : ne pas laisser le terrain à la droite. Pour renouveler les idées socialistes, Mme Royal attend beaucoup des think tanks, ces groupes intellectuels de réflexion qui, "aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, ont réalisé un travail formidable en aidant les partis de gauche à redessiner leurs politiques".

Sur le plan organisationnel, l'exemple italien, où plus d'un million de personnes ont participé à un vote sur les orientations du nouveau Parti démocrate, lui apparaît la voie à suivre. Elle rêve de "plusieurs millions de personnes qui tranchent les débats", car "plus la base d'un parti est étroite, plus il a de mal à remettre ses dogmes en cause".. "Un leader est plus légitimé à 5 millions de votants qu'avec 150 000" – le nombre des adhérents au Parti socialiste. Une fois sa mue réalisé, le PS sera alors en mesure de diriger une "large coalition" allant du centre gauche via le Modem aux altermondialistes, à l'instar des alliances qui se mettent en place pour les élections municipales.

Ségolène Royal doit déjeuner mercredi avec le prix Nobel d'économie Amartya Sen.

Avec Le Monde et Agence



La chute de Sarkozy dans les sondages se confirme

Par DA32 :: mercredi 06 février 2008 à 01:06 :: Général

La chute de Sarkozy dans les sondages se confirme.

nobwin32 | 05.02.2008 | 20:04

Selon le baromètre Ifop, le président perd sept points par rapport à janvier, avec 46% des Français qui disent approuver son action. François Fillon gagne, lui, cinq points, avec 57% d'opinions favorables.

(Reuters)

 

(Reuters)

 

Selon le baromètre de février de l'Ifop pour Paris-Match, qui paraîtra mercredi, Nicolas Sarkozy perd 7 points par rapport à janvier, avec 46% des Français qui affirment approuver son action, tandis que François Fillon gagne cinq points, avec 57% d'opinions favorables, apprend-on mardi 5 février.
Cette étude est la dernière d'une série qui montre, tous instituts confondus, un dévissage de la cote de popularité du président. Pour la première fois, sa cote passe en négatif dans ce baromètre Ifop-Match.
Quant au Premier ministre, c'est la première hausse de sa cote de popularité enregistrée depuis octobre.
Parmi les personnes interrogées, 53%, soit 7 points de plus qu'en janvier, déclarent désapprouver l'action du chef de l'Etat, contre 46% (-7) qui l'approuvent, 1% ne se prononçant pas. En quatre mois, Nicolas Sarkozy a perdu 17 points.

L'opposition profite peu de la baisse

Parmi les personnes sondées, 53%, soit 7 points de plus qu'en janvier, déclarent désapprouver l'action du chef de l'Etat, contre 46% (-7) qui l'approuvent, 1% ne se prononçant pas. En quatre mois, M. Sarkozy a perdu 17 points.
François Fillon, au contraire, voit sa cote remonter, avec 57% (+5) approuvant son action contre 42% (-5) ne l'approuvant pas, 1% ne se prononçant pas. Il devance donc de 11 points le chef de l'Etat.
C'est sur l'indice de satisfaction de sa politique sociale que le président décroche, avec 42% des satisfaits (-5 points), "sans doute sous l'effet des attentes en matière de pouvoir d'achat", note l'institut. Il obtient des cotes positives pour sa capacité à "défendre bien les intérêts de la France à l'étranger" (70%, -1), "réformer le pays" (61%, -6), "renouveler la fonction présidentielle" (60%, -9).
L'opposition profite, elle, peu de la baisse du président. Seuls 34% (+4) estiment qu'elle "ferait mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir", contre 64% (-5) d'un avis inverse.

-
Sondage réalisé par téléphone les 31 janvier et 1er février 2008 auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice complète disponible à la Commission des sondages.

La trahison de la République... par son président

Par DA32 :: mercredi 06 février 2008 à 00:53 :: Général

Cet article demande toute votre attention:

La trahison de la République... par son président

Par Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'Université Rennes I.

 

 Les belles intentions du président laissent présager le pire en matière de respect des fondements mêmes de la Constitution.



 

Anne-Marie Le Pourhiet, par Agnès Janin.
Anne-Marie Le Pourhiet, par Agnès Janin.
Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, Nicolas Sarkozy n'a pas manqué d'introduire son opération de communication par l'annonce d'une nouvelle révision de la Constitution. Le rapport sur la réforme des institutions commandé au comité Balladur n'a pas encore donné lieu à un projet abouti qu'il lui faut déjà créer un autre comité, présidé cette fois par Simone Veil, auquel sa feuille de route est également dictée.
Celle-ci n'est cependant pas du tout de la même nature que la précédente. La lettre de mission du comité Balladur concernait essentiellement l'aménagement des pouvoirs et contenait la ferme interdiction de modifier la responsabilité présidentielle et gouvernementale, de telle sorte qu'un changement radical de régime politique était a priori exclu.
L'enjeu de la nouvelle révision constitutionnelle annoncée est tout autre, et bien plus inquiétant. Il ne s'agit plus de modifier seulement les institutions de la cinquième de nos Républiques, mais de s'attaquer aux fondements de la République tout court, à travers une remise en cause des dispositions constitutionnelles de fond, et non plus des seules règles d'organisation. Le président Sarkozy prétend, en effet, vouloir s'en prendre maintenant au préambule de la Constitution dans lequel sont exposés la philosophie politique de la France et les droits et libertés des citoyens.

Le refus des déterminismes en question

C'est pour inscrire le régime dans la continuité républicaine que la loi constitutionnelle du 3 juin 1958 avait prescrit au gouvernement du général de Gaulle de garantir dans le projet de nouvelle constitution les libertés essentielles reconnues à la fois par la Déclaration libérale de 1789 et le Préambule social de 1946. La cohabitation de ces deux références dans notre norme fondamentale n'a pas toujours été chose facile, et l'on se souvient des contorsions auxquelles dut se livrer le Conseil constitutionnel pour « concilier » le principe des nationalisations de 1946 et le droit de propriété réputé « inviolable et sacré » en 1789. L'affirmation conjuguée de philosophies prônant respectivement l'interventionnisme de l'Etat et son laisser-faire n'est pas évidente à appliquer, mais la République a pu gérer parallèlement les droits-libertés et les droits-créances, dès lors que l'universalisme issu des Lumières et de la Révolution demeurait commun aux deux types d'exigences. En effet, pour avoir revendiqué la prise en compte des conditions matérielles d'existence des individus, la philosophie socialiste n'en est pas moins restée fidèle au refus des déterminismes biologiques et ethniques, et de la prise en compte des origines et des « appartenances ». Libérale et/ou sociale, la République française a toujours constamment rappelé l'égalité des citoyens devant la loi « sans distinction d'origine, de race ou de religion » et « sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ».

Discrimination positive = discrimination négative
Or, c'est la négation de cette tradition républicaine que le président Sarkozy s'apprête à consacrer par une révision constitutionnelle qu'il présente abusivement comme un simple « rajout » de « nouveaux droits », alors que ceux-ci révèlent le mépris absolu des conceptions précédentes. Inscrire le « respect de la diversité » dans le préambule de la Constitution revient à anéantir l'égalité « en droits » proclamée en 1789, et à substituer l'homme situé et déterminé à l'homme libre qui s'auto-détermine. Il s'agit, bien entendu, de contourner, entre autres, la récente décision du Conseil constitutionnel jugeant les statistiques ethniques contraires à la Constitution. La discrimination positive, c'est-à-dire le passe-droit ethnique, qui se cache derrière le propos présidentiel, contredit en effet frontalement le préambule et l'article 1er de la Constitution actuelle. Ce procédé a récemment été décrit avec beaucoup de franchise (ou d'inconscience) par le Pdg de l'Oréal : « Lorsque nous rencontrons un candidat qui a un prénom d'origine étrangère, il a plus de chance d'être recruté que celui qui porte un prénom français de souche » (Le Monde du 13 juillet 2007). On ne saurait mieux démontrer que la discrimination positive à l'égard de l'un est une discrimination négative à l'égard de l'autre, évidemment contraire à l'éthique républicaine. Quant à l'égalité des sexes, elle est déjà inscrite dans le texte qui affirme que « la loi garantit à la femme dans tous les domaines des droits égaux à ceux de l'homme ». Mais on comprend bien que c'est l'égalité de fait et non de droit que vise la président de la République à travers une parité coercitive et liberticide parfaitement contraire à l'interdiction de catégorisation des citoyens maintes fois rappelée par le Conseil constitutionnel.

Une commission pour une trahison

Sans doute le président Chirac a-t-il déjà sournoisement entamé le processus de reniement du modèle républicain au point de susciter les remontrances d'Yves Guéna dénonçant des « coups de canif » dans la Constitution, tandis que Jean-Louis Debré déplorait « la République en morceaux », que Michel Charasse accusait « C'est la République qu'on assassine » et que Pierre Mazeaud, en son Conseil constitutionnel, s'escrimait à défendre « l'identité constitutionnelle de la France » contre toutes les formes de communautarisme. Mais le successeur de Jacques Chirac va plus loin en proposant effectivement un changement de civilisation renonçant à la philosophie des Lumières et à la Révolution pour revenir à la pensée réactionnaire de Joseph de Maistre : « J'ai vu des Français, des Italiens, des Russes, mais quant à l'homme je déclare ne jamais l'avoir rencontré de ma vie ». Les militants ethniques s'y sont d'ailleurs bien reconnus, en affûtant d'ores et déjà leurs amendements sur les langues minoritaires et régionales.
On a le droit de vouloir changer de civilisation, donc de constitution, en choisissant éventuellement le parti de la réaction, mais on ne peut bouleverser à ce point le contrat social d'un peuple sans qu'il y consente. Jamais, durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy n'a proposé aux Français l'abandon du modèle républicain qu'il n'a, au contraire, pas cessé de vanter. Il n'a donc pas été mandaté pour opérer ce bouleversement et une telle proposition nécessite assurément un référendum constituant. On sait que l'actuel président, contrairement encore à la tradition gaulliste, n'apprécie guère le procédé référendaire et préfère l'opinion au peuple, le sondage au suffrage, les scoops aux valeurs et la communication à la conviction.
Il n'est pas certain, cependant, que le peuple français supporte une nouvelle fois la « trahison des clercs ».
Copyright © 2006 DEMAIN POUR LA FRANCE Désirs d'Avenir 32 Gers. - Blog créé avec ZeBlog.com