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«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
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Ségolène Royal sera ce soir mardi 18 février à 20 heures au Salon du Livre à la porte de Versailles.
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AP | 17.03.2008 | 13:34
Alors que le maire sortant UMP de Perpignan Jean-Paul Alduy a battu dimanche soir son adversaire socialiste Jacqueline Amiel-Donat de 574 voix au second tour des municipales, le président d'un bureau de vote, soupçonné de fraude et placé en garde à vue dimanche soir, était toujours entendu lundi matin par les enquêteurs, a-t-on appris auprès de Jean-Pierre Dréno, procureur de la République de Perpignan.
"L'individu, actuellement auditionné par la police judiciaire, a été surpris dimanche soir, au moment du dépouillement, avec sept enveloppes, contenant toutes des bulletins de la liste Alduy, et trois bulletins de la même liste dans ses chaussettes", a-t-il précisé lundi à l'Associated Press.
Des vérifications étaient en cours et des témoignages recueillis. D'après le code électoral, une fraude avérée serait passible de cinq ans d'emprisonnement et 22.500 euros d'amende.
Dimanche soir à l'Hôtel de Ville, Jean-Paul Alduy élu avec 45,48% des suffrages, contre 44,11% à son adversaire de la liste PS/MoDem, a proclamé sa victoire et a déclaré son intention de porter plainte contre le président du bureau de vote, frère d'un de ses adjoints. "Le président de ce bureau de vote n'a aucune expérience, il s'est affolé et a fait une erreur", a-t-il dit dimanche soir à la presse. "Cet incident met en cause cette élection et c'est pour moi un énorme préjudice".
Jacqueline Amiel-Donat, à la tête de l'alliance PS/MoDem qui s'est constituée entre les deux tours, entend déposer un recours en annulation auprès du tribunal administratif de Montpellier. "Nous avons jusqu'à vendredi et travaillons à rassembler toutes les preuves et témoignages possibles", a-t-elle déclaré à l'Associated Press lundi matin. Le recours portera sur les 66 bureaux de vote de la ville, pas seulement sur le bureau n°4 concerné.
Avocate de profession, elle a conscience qu'un feuilleton débute: "L'affaire sera jugée au mieux en septembre par le tribunal administratif de Montpellier".
Elle a invité ses sympathisants à venir manifester lundi soir à 18h devant la mairie, en agitant une chaussette à la main, pour rappeler la fraude présumée de dimanche soir. AP
Le terme de chaussette est employé dans les expressions courantes suivantes :
« Laisser tomber quelqu'un comme une vieille chaussette », qui signifie : considérer quelqu'un comme un objet de rebut.
« Retourner quelqu'un comme une vieille chaussette », qui veut dire : faire sans effort passer quelqu'un d'une opinion à l'opinion opposée.
« Chaussette à clous », en argot, désigne un soulier ferré, et, au pluriel, les gendarmes.
« Jus de chaussette », en argot, désigne du mauvais café.
Ceci pour la petite histoire, bien que la première soit grave. Mais nous faisons confiance à Jacqueline, et à la justice pour tirer cette affaire au clair (aucun rapport avec le jus de chaussette)

François Hollande (Reuters)
Le culot de ces gens est quand même formidable. Il fallait les entendre sur les plateaux de télé. La méthode Coué : « Il faut faire la pédagogie de la réforme. Il faut poursuivre et aller plus loin » (Brice Hortefeux) « Nous allons poursuivre, parce qu’il faut de la ténacité » (François Fillon) « Dix mois après, les Français ne sont pas revenus sur leur choix » ( Xavier Bertrand ) « Ce sont des élections locales » (Eric Woerth)…
Pas l’once d’une interrogation. Et encore moins d’une remise en cause. Dix mois après avoir été triomphalement élu, le président voit son parti être défait dans les urnes et ce ne serait là qu’une péripétie. Au mieux, la traduction d’une impatience. Mais certainement pas une sanction.
Parmi ceux qui ont déserté, il y a d’abord les classes moyennes, menacées dans leur existence même par la politique économique et sociale du gouvernement. C’est peut-être dans ce secteur de la population que le revirement est le plus impressionnant. Les cadres ont la trouille. Pouvoir d’achat en berne, protection sociale en recul, perspective d’évolution réduite à néant. Pour la première fois dans l’histoire de ce pays, l’angoisse de la dégringolade sociale est devenue le sentiment dominant. L’éventualité de finir pauvre, voire SDF, a atteint ceux qui se croyaient jusqu’à présent à l’abri. La crainte de voir ses enfants vivre moins bien que l’on a soi-même vécu taraude bien des familles.
Nombre d’électeurs, en votant pour Nicolas Sarkozy, ont espéré que celui-ci éradiquerait cette paupérisation rampant et le sentiment d’insécurité qu’elle génère. C’est très exactement le contraire qui s’est produit. Le sarkozysme est devenu anxiogène. « Enrichissez-vous ! » claironnent ces nouveaux Guizot. Mais ils ne suscitent que la peur panique d’un appauvrissement. Le pacte de l’élection présidentielle se disloque.
La réaction des ténors de la majorité, au soir du deuxième tour, ne pourra être interprétée que comme un formidable bras d’honneur. « On s’en fout, on continue ! » Dommage, c’était la dernière tentative de conciliation avant le divorce. Et celui-ci coûtera bien plus cher que la pension de Cécilia.
« Ca va mal finir », pronostiquait François Léotard dans un livre éponyme paru il y a quinze jours. Sur le moment, le catastrophisme du bonhomme m’avait fait sourire. D’autant que je conserve un piètre souvenir de sa carrière politique, et un plus mauvais encore du financement de sa formation, le parti républicain, auquel on peut rajouter la catastrophique privatisation de TF1 qui vient demander à l'Etat de la sauver de la faillite annoncée après avoir craché dessus tant et tant.
Mais, peut-être, le Lénine de Fréjus a-t-il raison. Car la donne est la suivante : la gauche est majoritaire dans les villes, dans les départements et dans les régions. Autrement dit, la majorité des collectivités locales est gérée par l’opposition. Dès lors, le gouvernement et sa majorité peuvent-ils ne pas en tenir compte ? Sur le plan constitutionnel, certainement. Mais il en va autrement sur le terrain politique.
A l’évidence, Nicolas Sarkozy a résolu d’emballer la machine. De passer en force. Après l’empire libéral, voici poindre l’empire autoritaire. Quand les urnes se révèlent impuissantes à réguler le conflit social, on sait comment ça finit : dans la rue.
Le sens de l’Etat commande de lâcher du lest. François Mitterrand, qui n’était pas un parangon de vertu, s’y était résolu après le désastre des municipales de 1983. Pour la plus grande déception des socialistes. Mais, s’il s’était entêté dans la politique mise en place en 1981, aurait-il tout simplement terminé son premier septennat ? Ce n’est pas parce que le président tire sa légitimité du suffrage universel qu’il a pour autant un blanc-seing pendant son mandat. En vieux routier de la politique, Nicolas Sarkozy devrait le savoir : le pays légal ne gouverne jamais bien longtemps contre le peuple.
simorgh357
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DIMANCHE 16 MARS 2008
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