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Royal juge le remaniement "pas à la hauteur"

Par DA32 :: mercredi 19 mars 2008 à 20:48 :: ACTIVITE DE SEGOLENE ROYAL

Royal juge le remaniement "pas à la hauteur"

Mercredi 19 mars 2008
undefined Le remaniement du gouvernement "n'est pas tout à fait à la hauteur de ce que les Français viennent de dire dans les urnes" lors des élections municipales et cantonales, a estimé mercredi soir Ségolène Royal.

Les Français "ont réclamé un changement profond de la politique, des mesures concrètes pour sauver le niveau de vie et pour l'améliorer. On attendait des décisions concrètes ce matin en conseil des ministres".

"On attendait la baisse des impôts sur l'essence pour compenser la hausse du prix de l'essence, la baisse de la TVA sur les produits de consommation pour limiter la baisse du pouvoir d'achat, une revalorisation des petites retraites que Nicolas Sarkozy avait abondamment promis pendant sa campagne, des réformes économiques qui permettent de relancer la croissance". "Ce que j'attendais, c'est une remise en cause du paquet fiscal pour réinjecter de l'innovation, de la recherche dans les entreprises"

Le congrès du PS en novembre

Ségolène Royal a jugé "tardif" le calendrier proposé par la commission de la rénovation du PS pour le congrès du parti, prévu début novembre. "Il ne faut pas attendre novembre pour apporter des solutions alternatives, concrètes aux Français. Ce calendrier paraît tardif. L'opposition a son rôle à jouer dès maintenant". Interrogée sur ses visées sur le poste de Premier secrétaire, qui sera laissé vacant par François Hollande, Ségolène Royal a affirmé "ne pas se mêler des problèmes de calendrier ou d'organisation interne", et avoir "délégué pour cela François Rebsamen".

"Ma responsabilité aujourd'hui, avec d'autres, c'est d'être prête le moment venu pour incarner une véritable alternative à ce qui se passe aujourd'hui dans le pays".

L'alliance avec le centre

Ségolène Royal a défendu sa stratégie d'alliance avec le MoDem de François Bayrou, alors que son appel à des accords "partout" avec les centristes au soir du premier tour des municipales a été très décrié au PS.

"L'attitude qui a été la mienne est la bonne. Il faut tendre la main au centre et au centre-gauche après avoir fait bien sûr le rassemblement de tous nos partenaires de la gauche". "Il faut sortir du sectarisme, de l'affrontement bloc contre bloc. Il ne faut pas avoir peur d'anticiper les nouvelles alliances de demain"
par Thomas publié dans : Ségolène


 

Ségolène Royal a jugé "tardif" mercredi le calendrier proposé par la commission de la rénovation du PS

Par DA32 :: mercredi 19 mars 2008 à 20:40 :: ACTIVITE DE SEGOLENE ROYAL

Ségolène Royal a jugé "tardif" mercredi le calendrier proposé par la commission de la rénovation du PS

AP - il y a 25 minutes

PARIS - Ségolène Royal a jugé "tardif" mercredi le calendrier proposé par la commission de la rénovation du PS pour le congrès du parti, prévu début novembre. "Il ne faut pas attendre novembre pour apporter des solutions alternatives, concrètes aux Français. Ce calendrier paraît tardif. L'opposition a son rôle à jouer dès maintenant", a déclaré sur France-3 la candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007.

Interrogée sur ses visées sur le poste de Premier secrétaire, qui sera laissé vacant par son ex-compagnon François Hollande, Mme Royal a affirmé "ne pas se mêler des problèmes de calendrier ou d'organisation interne", et avoir "délégué pour cela François Rebsamen", co-directeur de sa campagne présidentielle.

"Ma responsabilité aujourd'hui, avec d'autres, c'est d'être prête le moment venu pour incarner une véritable alternative à ce qui se passe aujourd'hui dans le pays", a-t-elle dit.

La commission de la rénovation, présidée par M. Rebsamen, a entériné mardi soir le calendrier en deux temps proposé par François Hollande: une convention nationale avant l'été pour entériner une nouvelle déclaration de principes et des changements statutaires, et le congrès lui-même à l'automne. Cette proposition sera soumise mardi prochain au conseil national, le "Parlement" du parti. L'idée d'un congrès anticipé formulée par Ségolène Royal n'a pas été reprise.

Ségolène Royal a également défendu sa stratégie d'alliance avec le MoDem de François Bayrou, alors que son appel à des accords "partout" avec les centristes au soir du premier tour des municipales a été très décrié au PS.

"L'attitude qui a été la mienne est la bonne. Il faut tendre la main au centre et au centre-gauche après avoir fait bien sûr le rassemblement de tous nos partenaires de la gauche", a assuré Mme Royal. "Il faut sortir du sectarisme, de l'affrontement bloc contre bloc. Il ne faut pas avoir peur d'anticiper les nouvelles alliances de demain". AP


 

LES BRETELLES DU SAC A DOS SONT REPARER( Le reste avec)

Par DA32 :: mercredi 19 mars 2008 à 18:30 :: SOCIETE

Paris-Pékin au pas de course
Partir de Paris et rejoindre Pékin en courant. Il ne s'agit pourtant pas de l'émission "Pékin Express" mais du Virtual Plus Reality Challenge, un défi lancé par le marathonien Philippe Fuchs, 57 ans, avec le concours de Dassault Systèmes (DS). L'athlète s'est lancé le 7 mars dans cette course qui le verra parcourir 10 000 km. L'arrivée devrait coïncider avec les JO, en août. L'exploit sportif est aussi scientifique : grâce à des capteurs issus des technologies développées par DS, les internautes peuvent suivre en temps réel le parcours de l'athlète sur une carte interactive, sa vitesse de croisière ou bien lire son journal de bord.  Parallèlement, le Virtual Plus Reality Challenge offre aussi de s'engager dans une course virtuelle en 3D, avatar à la clé. Et via cette application, de soutenir la cause de l'association Sports sans frontières, qui œuvre en faveur de l'enfance en situation difficile dans le monde. Chaque kilomètre virtuel parcouru sera converti et reversé à l'ONG.
INCIPIT
Chaque jour, un livre en téléchargement
"Je suis née, comme je l'ai appris de mes amis, dans la ville de Poitiers, province ou comté de Poitou, en France, d'où je fus amenée en Angleterre par mes parents, qui s'enfuirent à cause de leur religion vers l'an 1683, époque où les protestants furent bannis de France par la cruauté de leurs persécuteurs. Moi, qui ne savais que peu de chose, ou rien du tout, de ce qui m'avait fait amener ici, j'étais assez contente de m'y trouver. Londres, ville grande et gaie, me (...)." Lady Roxana ou l'heureuse maîtresse, de Daniel Defoe
RADIO-TÉLÉVISION
L'enfer des barreaux
Vérités assassines, second volet de ce téléfilm avec Zabou Breitman et Michèle Bernier. Fr. 2, 20h50.

Le produit de l'année
Une tortue nommée Christophe Willem, docu. sur M6, 22h50.

Tabou
Le sexe handicapé (1) dans "Sur les docks". France-Culture, 16h.
BRIC-À-BRAC
Le mystère Lapérouse
"Enquête dans le Pacifique sud", Musée national de la marine à Chaillot, Paris.

VolcanBul attractif !
Réouverture du parc Vulcania avec 900 m2 de jeux d'eau autour d'un geyser.

UE-testez-vous !
Avec le grand quiz européen de la Fondation Schuman.
5e Rencontres du 9e art d'Aix-en-Provence (jusqu'au 26 avril). Dédicace dans les cases
Ces 5es Rencontres du 9e art d'Aix-en-Provence font la part belle aux bulles finlandaises. Plus de 80 auteurs à la rencontre du public, ainsi que des expositions dans la ville, telle "La BD s'attaque au musée". Jusqu'au 26 avril.




 

Le " Press club, humour et politique " : Sélection des petites phrases

Par DA32 :: mercredi 19 mars 2008 à 18:23 :: PEOPLE

Le " Press club, humour et politique " : Sélection des petites phrases

FemmesLe jury du prix "Press club, humour et politique" a procédé à une deuxième sélection de six "petites phrases" pour son Prix 2008, a annoncé mercredi 19 mars le jury.

Composé de 18 membres, ce jury est présidé par Jean Miot, ex-président de l'AFP. Le prix récompense l'auteur de la phrase la plus hilarante de l'année, qu'il s'agisse d'humour volontaire ou involontaire.

Voici les six phrases retenues par le jury :

- François Bayrou, président du MoDem au soir de sa défaite aux municipales : "Je vous le promets, nous aurons d'autres victoires".

- Xavier Bertrand, ministre du Travail : "Le Parti socialiste est un parti sans leader. François Bayrou est un leader sans parti. Ils sont faits pour fusionner".

- François Fillon, Premier ministre, cité par l'Express : "Quand j'ai appris que Xavier Bertrand appartenait à la Franc-Maçonnerie, je ne me suis pas étonné de le découvrir Maçon ; mais franc, ça m'en bouche un coin".

- Bernard Laporte, ministre des sports débarquant en Guadeloupe : "Je voulais voir les Antilles de vive voix".

- Christian Estrosi, ancien ministre, maire de Nice, s'adressant à des journalistes accompagnant le chef de l'Etat en Guyane : "Vous avez vu comme Monsieur Sarkozy est populaire en forêt amazonienne ?".

En bonus, une "Raffarinade" : "Il faut avoir conscience de la profondeur de la question du sens".

En décembre 2007, six phrases avaient déjà été sélectionnées :

- Un échange entre Nadine Morano (UMP) et Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la Ville.
Nadine Morano: "Fadela Amara au gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel". Réponse de Fadela Amara: "J'ai tendance à croire que Nadine Morano c'est la Castafiore".

- François Bayrou (UDF) disant à Ségolène Royal de ne pas monter chez lui, un soir entre les deux tours de la présidentielle, selon le récit de l'ex-candidate PS dans son livre: "Ne montez pas, il y a du monde dans la rue". Réponse de Ségolène Royal: "Il m'a fait l'impression de l'amant qui craint la panne...".

- François Goulard (UMP) : "Johnny Hallyday qui annonce son intention de rester Français et Bernard Laporte qui entre au gouvernement, c'est une période faste pour l'intelligence française".

- Christine Lagarde, ministre de l'Economie : "Pour faire face à la hausse du prix du pétrole, je conseille aux Français de faire du vélo".

- Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Les retraits de l'UIMM, c'est mieux que la valise RTL".

- Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme : "Je me retrouve avec la journée des droits de l'Homme sur les bras et Kadhafi sur le tarmac".

La dernière sélection aura lieu en juin.

Source : Nouvelobs.com


F. Rebsamen voit dans le remaniement un "repli sur le clan" Sarkozy

Par DA32 :: mercredi 19 mars 2008 à 14:16 :: SOCIETE

F. Rebsamen voit dans le remaniement un "repli sur le clan" Sarkozy

JMAAN    En remaniant le gouvernement mardi, Nicolas Sarkozy s'est replié sur son "clan" après la défaite de la droite aux municipales, déclare le socialiste François Rebsamen.

Le remaniement "ne correspond pas je crois à la hauteur des attentes des Français et du message qu'ils ont envoyé aux municipales. Ils espéraient sûrement soit des visages forts, quelque chose de fortement nouveau soit une réorientation politique, or, on voit quelque chose de plutôt homéopathique", a estimé le maire de Dijon, numéro deux du PS sur LCI.

C'est également la fin de l'ouverture à gauche, "on a aujourd'hui plutôt une situation de repli sur soi, un retour à une forme de sarkozysme historique, c'est le clan, le repli sur le clan. Quand ça va mal, on se replie sur la famille. Ce n'est pas ce qu'attendent les Français".

Le chef de l'Etat doit non seulement arrêter les "mesures purement idéologiques" mais modifier sa politique parce que "c'est presque un appel au secours que viennent de lancer les Français" lors des municipales et des cantonales".

"La situation personnelle des habitants de notre pays ne s'améliore pas (...) L'étalage de luxe, de richesses et de profits sans qu'il y ait la moindre correction, le sentiment d'injustice sociale dans notre pays sont à l'origine de la crise que nous sommes en train de vivre", a-t-il ajouté.

Laure Bretton / Reuters



La victoire de la gauche et du bipartisme

Par DA32 :: mercredi 19 mars 2008 à 14:13 :: SOCIETE

La victoire de la gauche et du bipartisme

(Analyse )

La nette victoire socialiste aux élections municipales et cantonales représente plus qu’un rééquilibrage du rapport gauche/droite en faveur de la gauche. Par delà cette victoire se dégage un second enseignement : l'entrée de la vie politique française dans une logique bipartite forte illustrée par l’échec spectaculaire du Modem.

Les élections locales sont souvent l’occasion pour les citoyens d’exprimer leur mécontentement à l’égard du pouvoir en place mais ce qui frappe cette fois-ci, c’est la rapidité et la brutalité du retournement de l’opinion. Une victoire locale ne présage pas nécessairement une victoire nationale ultérieure, comme la suite des scrutins de 2004 et 2007 l’a montré. Mais la droite, moins d’un an après ses victoires de 2007, paraît fragilisée et vulnérable.

Ce retournement de l’opinion, pour important et frappant qu’il soit, n’est cependant pas la seule leçon à tirer de ces élections. Au delà de l’inversion du rapport des forces gauche/droite, les scrutins de 2008 confirment les principales tendances qui caractérisent le nouveau cycle électoral amorcé en 2002 et clairement ouvert en 2007. L’analyse de leurs résultats permettent ainsi de compléter notre perception du paysage politique français actuel.

Les scrutins de 2007 avaient finalement assuré la résistance victorieuse de la bipolarisation face à l’offensive, un moment dangereuse pour elle, de François Bayrou. Les scrutins de 2008 ont confirmé la force de cette résistance. La défaite du leader du Modem à Pau symbolise l’échec d’une stratégie qui avait pour objectif de mettre fin à la structuration du système partisan autour du clivage gauche/droite. Le Modem n’a quasiment plus de positions locales. Il n’a pas pu jouer le rôle d’arbitre qu’il ambitionnait. Il est sans forces notables et sans perspectives politiques claires. Il apparaît davantage comme une force résiduelle que comme une force d’avenir. Il n’a pas pu briser le moule de la politique française.

Les scrutins de 2007 avaient également montré une forte tendance au bipartisme. La fin de l’UDF, la marginalisation du FN à droite, la faiblesse des Verts, des communistes et de l’extrême-gauche à gauche faisaient de l’UMP et du PS les deux seuls grands partis français. Les scrutins de 2008 confirment cette tendance. A droite, la marginalisation du FN s’est poursuivie et le Nouveau Centre, malgré quelques succès, apparaît toujours comme un appendice de l’UMP. La fin de l’UDF a donné un espace à celle-ci qui, désormais, au niveau local comme au niveau national, représente l’essentiel des forces de la droite. Sur 627 communes de plus de 15000 habitants, selon la statistique du journal Le Monde, l’UMP en détient désormais 209, les divers droite 37 et le Nouveau Centre 11. Le Modem, lui, en détient 15. A gauche, si les communistes ont à peu près maintenu leurs positions, les Verts n’ont pu concurrencer fortement presque nulle part le Parti socialiste. Quant à l’extrême-gauche, malgré certains scores significatifs dans les grandes villes, elle demeure faible et fragmentée. Le Parti socialiste dirige désormais 250 communes de plus de 15 000 habitants contre 47 au Parti communiste, 4 aux Verts et 32 aux Divers Gauche. Ainsi, à eux deux, les deux grands partis dirigent près des trois quarts de ces communes importantes et la quasi totalité des plus grandes d’entre elles. La tendance au bipartisme, forte au niveau national, semble ainsi s’affirmer aussi au niveau local, confirmant ainsi l’importance du réalignement électoral de 2007.

Enfin, les élections de 2007, et particulièrement le second tour de l’élection présidentielle, avaient montré les progrès de la gauche dans les grandes villes. Ségolène Royal avait devancé Nicolas Sarkozy dans un grand nombre d’entre elles, notamment Toulouse, Amiens, Rouen, Caen, Saint-Etienne, Angoulème, Périgueux, Brive, Blois, Laval, Quimper, toutes villes gagnées par le Parti socialiste à ces élections municipales.

Ainsi les deux grands partis apparaissent à l’issue de cette séquence électorale 2007-2008 avec des forces et des faiblesses inverses. L’UMP s’est révélée nettement supérieure à son adversaire socialiste aux scrutins nationaux, qu’il s’agisse du leader, du programme, de la campagne ou du lien entre le candidat et son parti. Sa victoire a été nette, créant un doute sur la capacité du Parti socialiste a revenir rapidement au pouvoir. D’après les sondages d’opinion, la crédibilité présidentielle et gouvernementale de ce parti est en progrès mais elle demeure encore insuffisante. A cette faiblesse nationale du Parti socialiste répond la faiblesse locale de son principal adversaire. La création de l’UMP, entraînant la mort de l’UDF, et la résistance opiniâtre de François Bayrou ont eu un coût. Non pas que cette création ait constitué une erreur politique. Mais la diversité de la droite française, l’ancienneté de ses différentes traditions, sa réticence historique à l’organisation partisane, la disparition enfin d’une structure de centre-droit obligeaient le nouveau parti à accomplir un gros travail d’intégration et de renforcement. Ce travail reste largement à faire comme l’ont montré les élections récentes. L’UMP a réussi à marginaliser le Front national mais elle a souvent échoué à occuper le centre. Beaucoup des villes conquises par le parti socialiste avaient été des fiefs du centre droit plutôt que du RPR. L’UMP est bien désormais le parti dominant à droite, mais il a montré sa difficulté à couvrir tout l’espace du centre à l’extrême-droite dans un grand nombre de villes.

Dans ces conditions le PS doit se donner un véritable leader et un programme crédible de gouvernement. Il doit aussi réfléchir à ses alliances au niveau national. Mais sur le terrain il est plus fort que jamais dans les communes, les départements et les régions. A l’inverse, l’UMP a su conquérir aisément le pouvoir national l’an dernier mais elle s’est révélée au niveau local un parti encore fragile, manquant d’équipes nouvelles nombreuses et de qualité, comparé au Parti socialiste.

Aucun de ces deux partis ne peut sans danger se satisfaire de sa situation présente. Contrairement au contenu de certains commentaires, un parti ne peut demeurer très longtemps un grand parti local s’il n’est pas un grand parti national, comme l’ont montré jadis le Parti radical et plus près de nous le Parti communiste. Le Parti socialiste doit donc reconquérir une crédibilité nationale. Inversement un parti ne peut devenir ou demeurer longtemps un grand parti national s’il n’a pas de bases locales solides. Ainsi, l’échec local du Modem ne peut que rendre plus difficile encore le développement de ce parti au niveau national. En réalité seuls aujourd’hui le PS et l’UMP sont à la fois des grands partis nationaux et locaux. Ils s’affrontent nécessairement à ces deux niveaux. Ils ne peuvent sans danger négliger l’un ou l’autre.

Gérard Grunberg / Directeur de recherche au CNRS / Sciences Po 18 Mars 2008


Remaniement : pour les socialistes, Sarkozy

Par DA32 :: mercredi 19 mars 2008 à 08:06 :: SOCIETE

Remaniement : pour les socialistes, Sarkozy
"n'a pas pris la mesure" des municipales

nobwin32 | 19.03.2008 | 07:03

"On est dans les artifices" dénonce le porte-parole du PS Julien Dray qui évoque une "réorganisation technique". Laurent Wauquiez, précédemment porte-parole du gouvernement, est nommé secrétaire d'Etat à l'Emploi. Le maire de Toulon, Hubert Falco, est nommé secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire.

Nicolas Sarkozy "n'a pas pris la mesure et l'ampleur de ce qui s'est passé dimanche", a réagi mardi 18 mars le porte-parole du Parti socialiste.

Le gouvernement de François Fillon, le 20 juin 2007 à l'Elysée à Paris (c) AFP

    Julien Dray après l'annonce du remaniement du gouvernement, deux jours après le second tour des municipales et cantonales, aux résultats très sévères pour la droite.
"Il s'agit d'une réorganisation technique", a jugé le député de l'Essonne, qui dénonce des "changements de compétences bizarroïdes" et des "transmissions de portefeuille ubuesques".
"On est dans les artifices. On attendait du président de la République qu'il s'exprime et qu'il tire des conséquences du vote au niveau de sa politique économique et sociale", a conclu Julien Dray.

Remaniement

Au surlendemain de la cuisante défaite de la droite aux municipales, Nicolas Sarkozy a en effet étoffé mardi le gouvernement Fillon, avec notamment la nomination de six nouveaux secrétaires d'Etat.
Douze ministres voient leurs attributions modifiées ou élargies.
Le président Nicolas Sarkozy avait par avance indiqué qu'il ne voulait pas chambouler son équipe de ministres dans la foulée de ces scrutins dont il "tiendrait compte" cependant.
Seuls membres du gouvernement à avoir raflé une mairie à la gauche, dès le premier tour des municipales, Luc Chatel (Chaumont, en Haute-Marne) et Laurent Wauquiez (Le Puy-en-Velay, Haute-Loire) prennent du galon.
Luc Chatel devient le nouveau porte-parole du gouvernement, tout en restant secrétaire d'Etat à la consommation. Il perd le tourisme mais gagne l'Industrie. Il succède à la fonction de porte-parole à Laurent Wauquiez, qui devient secrétaire d'Etat à l'Emploi.

Aménagement du territoire

Le sénateur-maire de Toulon, Hubert Falco, un des seuls UMP à avoir remporté dès le premier tour une ville de plus de 100.000 habitants, est nommé secrétaire d'Etat à l'aménagement du territoire.
Deux anciens présidents de la RATP entrent au gouvernement: Anne-Marie Idrac, jusqu'en février à la tête de la SNCF, qui devient secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, et Christian Blanc, également ancien PDG d'Air France, nommé secrétaire d'Etat chargé du développement de la "Région Capitale", c'est-à-dire le Grand Paris, sujet de polémique entre Nicolas Sarkozy et le maire PS de Paris Bertrand Delanoë.
Alain Marleix, 62 ans, spécialiste des questions électorales à l'UMP, passe des Anciens combattants au secrétariat d'Etat à l'Intérieur et aux collectivités territoriales, où il devrait piloter un redécoupage électoral, attendu depuis des années.
Il est remplacé aux anciens combattants par Jean-Marie Bockel, un des ministres "d'ouverture", ex-socialiste.

Economie numérique

Le portefeuille de "l'économie numérique", très attendu par la profession, est confié à un autre ministre d'ouverture, Eric Besson, qui conserve la "prospective et l'évaluation des politiques publiques".
Plusieurs ministres voient leurs attributions modifiées ou élargies, notamment la ministre de l'Economie Christine Lagarde, jusque-là chargée des finances et de l'emploi, qui perd les finances dans son titre et se retrouve avec l'industrie et l'emploi. Selon Bercy, cette modification ne change rien aux attributions de Christine Lagarde.
Mais le retour de l'industrie dans l'intitulé de son ministère peut être considéré comme un signal alors que Nicolas Sarkozy affiche sa volonté de défendre ce secteur clé de l'économie française.
Le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Boorlo se voit adjoindre le secteur stratégique de l'énergie, "une façon de souligner l'importance et la cohérence de ces sujets", selon son entourage.

Recentrage sur l'UMP

Les ministres battus aux municipales conservent comme annoncé leurs postes, notamment Xavier Darcos (Education), battu à Périgueux.
Après l'ouverture, marque des deux premiers gouvernements Fillon décriée à l'UMP, le président Sarkozy a le souci évident de se recentrer sur son parti d'origine.
Entrent ainsi deux porte-parole du parti majoritaire, Yves Jégo et Nadine Morano, bien que cette dernière ait été sévèrement battue à Toul.
Yves Jégo remplace à l'Outre-mer Christian Estrosi, démissionnaire pour s'occuper de la mairie de Nice, qu'il a remportée.
Nadine Morano s'occupera de la famille. Sa nomination devrait satisfaire les associations familiales qui avaient critiqué l'absence de ministère entièrement consacré à la famille.

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