"Il faut aussi un leadership fort" au Parti socialiste, a estimé dimanche soir le député-maire d'Evry Manuel Valls, affirmant que le prochain Premier secrétaire devra être le candidat à l'élection présidentielle 2012. Il a jugé que Ségolène Royal et Bertrand Delanoë avaient "sans doute, les deux, cette capacité".
"Dans le cadre des institutions qui sont les nôtres, dans le monde tel qu'il est, face à Nicolas Sarkozy, à quatre ans de l'élection présidentielle, on a un besoin d'un leadership fort et pas d'une énième candidature pour gérer le Parti socialiste", a déclaré le député de l'Essonne lors du "Grand Jury" RTL-LCI-Le Figaro. "Sans leadership fort, il n'y a pas de rénovation possible".
"Il faut un leader fort à la tête du Parti socialiste, et non pas un rassemblement qui esquive tous les problèmes, ou un Premier secrétaire qui est uniquement là pour attendre que ça se passe", a-t-il ajouté. "Il faut mener les deux en même temps: leader fort, réforme de notre corps de doctrine, de nos propositions à faire aux Français".
La position de Manuel Valls sur ce sujet se rapproche de celle de Bertrand Delanoë, qui plaide pour "un vrai Premier secrétaire". Le maire d'Evry a également estimé que le futur patron du PS devra être le candidat à l'élection présidentielle de 2012.
"C'est ce qui s'est fait à chaque fois, avec François Mitterrand comme avec Lionel Jospin. Et ce dernier n'avait pas tort d'écrire dans un livre sévère, mais parfois juste, que François Hollande aurait dû se saisir de cette candidature comme Premier secrétaire", a-t-il expliqué.
Sur ce point, Manuel Valls est en désaccord avec Julien Dray, candidat au poste de Premier secrétaire, qui estime que le prochain patron "ne doit pas être candidat à l'élection présidentielle" mais doit "avoir à coeur (...) de faire muter" le parti.
Interrogé sur le meilleur candidat au poste, le maire d'Evry a estimé que Ségolène Royal et Bertrand Delanoë avaient "sans doute les deux cette capacité". "Les deux ont aujourd'hui un rapport avec l'opinion suffisamment fort pour correspondre à ce leadership fort".
Toutefois, il a souligné que "Ségolène Royal, à travers la campagne interne pour la désignation de notre candidat à l'élection présidentielle, a fait bouger les lignes".
"Elle a été, c'est pour moi évidemment un atout important, la candidate des socialistes et de la gauche à la dernière élection présidentielle. Elle a rassemblé 47% de Français au deuxième tour. Elle a noué un rapport avec les Français", a-t-il souligné, tandis que "Bertrand Delanoë, à la mairie de Paris, a fait preuve de modernité".
Source : AP
