«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
"Nécessité" pour les uns, "aberration" pour les autres, le projet d'autoroute de 150 km entre Langon (Gironde) et Pau, qui mettrait en 2010 la capitale béarnaise à deux heures de Bordeaux, n'en finit pas de diviser élus et associations, alors que le déboisement a déjà commencé.
Dernière péripétie, le 14 avril, le commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit au Conseil d'Etat, a demandé le rejet des recours déposés par des associations de défense de l'environnement contre la future A 65. La plus haute juridiction administrative rendra sa décision dans plusieurs semaines.
Le 19 mars, c'était le Conseil national de protection de la nature (CNPN) qui rendait au ministre de l'Environnement un avis défavorable à la demande "de destruction d'espèces protégées" formulée par le concessionnaire, A'Lienor.
"Nous sommes dans l'attente de l'avis motivé du CNPN et de décisions ministérielles" afin d'"améliorer si nécessaire" le volet environnemental du dossier, explique-t-on chez A'Lienor, consortium constitué du groupe de travaux publics Eiffage et de l'opérateur autoroutier Sanef.
Si, à la demande de la Sepanso (une association de protection de la nature), le ministère de l'Environnement a fait stopper les opérations de déboisement, A'Lienor entend toutefois "démarrer les travaux dans les jours qui viennent" sur les parties qui "ne sont pas concernées par les avis du CNPN".
En 2006, la concession de ce tronçon de 150 km (environ 2.000 ha), a été accordée au consortium A'Lienor pour 55 ans. La mise en chantier est prévue en 2008, pour une livraison en 2010. L'investissement, de 1,2 milliard d'euros, repose à 80% sur l'endettement.
D'un point de vue environnemental, Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso, dénonce une "complète contradiction avec le Grenelle de l'Environnement" --même si le décret d'utilité publique a été signé en 2006-- et assure craindre pour plusieurs espèces protégées, comme le vison d'Europe ou la cistude (une tortue aquatique), le tracé touchant huit zones Natura 2000.
Du côté des promoteurs, les élus -exceptés les Verts et les communistes- invoquent un "chantier indispensable à l'existence même de la région" (Alain Rousset, président PS du conseil régional), "une nécessité à la cohérence" du territoire (Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux), "un choix assumé nécessaire au désenclavement de la zone" (conseil général PS des Landes).
Toutefois, l'opposition se cristallise également sur la justification du projet --les associations prônent un aménagement de l'axe existant-- et sur son financement.
En 2005, la Direction régionale de l'Equipement estimait que le trafic sur ce tronçon atteindrait 10.000 véhicules par jour en 2020 alors que le concessionnaire prévoyait, lui, 14.500 véhicules, avec un péage à 14 euros hors taxes.
"Cette autoroute ne sera jamais rentable", pronostique Julien Milanesi, économiste, membre de l'association Alternative régionale Langon Pau (Arlp). Et il alerte sur la "clause de déchéance" qui lie Etat et collectivités au concessionnaire: si A'Lienor venait à faillir à ses obligations, elle perdrait sa concession mais pourrait se voir verser plus 800 millions d'euros en dédommagement des investissements déjà réalisés.
"Mais on redécouvre l'eau tiède! C'est une clause classique dans tous les contrats de délégation de services publics", réplique Alain Rousset.
Sur le terrain, pour la troisième fois, un groupe de "planteurs volontaires" appelle à venir replanter des arbres sur le tracé, le 27 avril à Bougue (Landes).

(une fois de plus, merci Placide)
Selon les "confidentiels" du site de L'Express, daté d'hier, la fameuse conférence de presse UMP, convoquée de toute urgence le vendredi 11 avril, en présence de son secrétaire général, Patrick Devedjian, et des trois porte-parole, Chantal Brunel, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, pour ébruiter la condamnation en appel de Ségolène Royal à verser des indemnités à deux anciennes collaboratrices, était pilotée par l'Elysée.
Nicolas Sarkozy aurait exigé en personne que l'on fasse le tapage nécessaire autour de cette condamnation, trop peu médiatisée à son goût. L'UMP se devait d'en parler et le président de la République s'y est employé en prenant le temps de plusieurs coups de téléphone.
Argument: "Moi, [à la place de Royal] je me serais fait étriller".
Résultat: l'"affaire" a fait "pshitt", l'UMP a paru vouloir faire diversion sur ses problèmes internes et Jean-Pierre Raffarin s'est plus ou moins ridiculisé en réclamant la démission de Ségolène Royal de la présidence de la Région Poitou-Charentes, qu'il aimerait reprendre à la gauche... Décidément, Nicolas Sarkozy est sur tous les fronts... A ses risques et périls... Pourtant, la campagne est finie, non?
Sources: L'Express.fr
DETENDU ET DETERMINE COMME LUI NOUS SERONS.
http://www.dailymotion.com/video/x51ewb_vincent-peillon-pour-un-congres-uti_news
Débat : Hollande en appelle aux internautes François Hollande va ouvrir un blog pour «prendre sa part» aux «débats» et «réflexions» autour des idées qui doivent, selon lui, «être au cœur de la transformation du PS».
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Il y attend les interventions des internautes et du public sans qui «rien ne sera possible». Sur son site ( http://www.francoishollande.f ) le Premier secrétaire socialiste présente, dans une brève intervention, ce blog qui sera ouvert «dans quelques jours». L'ancienne candidate à l'élection présidentielle Ségolène Royal a ouvert le 10 avril son site dédié (http://www.congresutileetserein.com) à une «consultation participative» pour accueillir les contributions des militants PS ou «sympathisants» au moins jusqu'à la mi-juin, en vue du congrès prévu en novembre. |
leparisien.com , vendredi 18 avril 2008, 18h43