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«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
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CACOPHONIE ou KOUAKOPHONIE.

Par DA32 :: samedi 05 avril 2008 à 22:46 :: INTERNATIONAL

Rama Yade dément avoir posé des "conditions" à la participation de Nicolas Sarkozy à l'ouverture des JO de Pékin

"la cacophonie gouvernementale" qui "affaiblit la voix de la France".

AP | 05.04.2008 | 20:58

 

Rama Yade assure qu'elle ne pose pas de "conditions" à la venue de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin. La secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme a démenti samedi avoir employé ce terme dans un entretien au "Monde", qui assurait de son côté "avoir retranscrit fidèlement" ses propos.

Dans le texte publié samedi par le quotidien, Rama Yade citait trois "conditions", "indispensables" selon elle à la venue de Nicolas Sarkozy à la cérémonie d'ouverture des JO cet été. Elle citait "la fin des violences contre la population et la libération des prisonniers politiques, la lumière sur les événements tibétains et l'ouverture du dialogue avec le dalaï lama".

Dans l'après-midi, la secrétaire d'Etat a démenti avoir employé le terme de "conditions". "Je tiens à indiquer que, lors de l'entretien que j'ai donné à un journaliste du 'Monde', pour son édition du 6 avril 2008, le terme de 'conditions' n'a pas été employé", a assuré Rama Yade dans un communiqué samedi après-midi quelques heures après la parution du quotidien du soir.

"Il n'y a pas de conditions à la position de la France, ce serait vraiment torpiller une éventuelle participation au dialogue que de poser des conditions. D'ailleurs, Mme Rama Yade a démenti ce mot", a renchéri le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner lors du 20h de France-2. "La position du gouvernement, la position de la France vient d'être énoncée par le président de la République", a-t-il souligné, en précisant que "tout est ouvert, la position n'est pas encore arrêtée".

Le Quai d'Orsay a par ailleurs fait savoir que Bernard Kouchner et Rama Yade s'étaient entretenus samedi avec "plusieurs associations de défense des droits de l'Homme sur la situation au Tibet et les droits de l'Homme en Chine". "Cette rencontre a permis au ministre et à la secrétaire d'Etat de réaffirmer leur attachement au respect des droits de l'Homme ainsi que la position des autorités françaises en faveur d'un dialogue concret et constructif entre les autorités chinoises et le dalaï lama, seule voie vers une solution durable, et leur disponibilité à facilité le dialogue". "Nous parlons avec les Chinois (...) et nous parlons aussi au dalaï lama, que j'ai au téléphone deux ou trois fois par semaine", a souligné Bernard Kouchner sur France-2.

Nicolas Sarkozy n'avait pas exclu, le 25 mars, de boycotter la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin en août prochain. "Toutes les options sont ouvertes", avait-il averti, "je ne ferme la porte à aucune éventualité". L'Elysée n'a pas fait de commentaires samedi sur les propos prêtés à Rama Yade.

De son côté, le secrétaire national à l'égalité, la diversité et la promotion sociale au Parti socialiste Faouzi Lamdaoui a dénoncé "la cacophonie gouvernementale" qui "affaiblit la voix de la France". "Le flou qui entoure la position de Nicolas Sarkozy et du gouvernement, notamment sur les exactions au Tibet, est très préoccuppant et n'est pas à la hauteur des enjeux".

Dans le texte de l'interview publié dans le "Monde", Rama Yade expliquait que "trois conditions sont indispensables" pour que le chef de l'Etat se rende à la cérémonie d'ouverture. Le chef de l'Etat, ajoutait-elle, "prendra sa décision au regard de l'évolution des événements actuels et s'exprimera après avoir consulté nos partenaires européens, car il parlera alors en tant que président en exercice de l'Union européenne".

"La Chine sans les droits de l'Homme ne sera jamais une véritable grande puissance", expliquait Rama Yade dans "Le Monde". "Nous ne voulons pas donner de leçon, mais nous demandons que la Chine tienne ses engagements". Car "si la Chine ne relève pas le défi des droits de l'homme, les Jeux se résumeront aux événements du Tibet", prévient-elle.

Lors d'une conférence de presse à Paris, le secrétaire général de Reporters sans Frontières Robert Ménard avait expliqué que sa première réaction était "de dire bravo" aux propos de la secrétaire d'Etat. "Mais je viens d'avoir à l'instant la secrétaire d'Etat qui m'a dit qu'elle n'avait pas fait cette déclaration (...) J'aurais aimé qu'elle dise ça", a-t-il ajouté alors que la flamme olympique doit traverser Paris lundi sous haute sécurité. AP


SUR LA CONSULTATION DE SEGOLENE ROYAL.

Par DA32 :: samedi 05 avril 2008 à 19:00 :: PARTI SOCIALISTE
"Chères et Chers Ami(e)s,"
Vous avez été nombreux à soutenir Ségolène Royal lors des élections présidentielles.
Ségolène a ouvert la voie vers une nouvelle forme de démocratie, la démocratie
participative. En s'appuyant sur les observations, les impressions et les propositions
des citoyennes et citoyens, elle a défendu son "Pacte présidentiel". Puis, elle a,
activement, participé à la réussite des élections municipales et cantonales en nous
invitant à réfléchir, notamment, pour notre département (réunion à Lamothe Goas), sur
le thème "la Ville
Aujourd'hui, et en vue du Congrès du Parti Socialiste qui aura lieu en novembre
prochain, il nous est demandé de réfléchir, de débattre sur le thème :
 
comment le Congrès du PS peut-il être utile aux Français ?
 
Définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.

 
Ce questionnaire s’adresse aux militants du Parti Socialiste, en lien avec les sympathisants et toutes celles et tous ceux qui souhaitent participer à la réflexion.
 
Il nous appartient, dans les comités de DA,  de lancer des discussions et de susciter
des réactions  par le biais de ce questionnaire afin d'aboutir à une proposition prenant
la forme d’une contribution au Congrès du PS.

 

IL s'agit là encore d'un travail collectif que nous devons engager rapidement dans notre département.

 

Je propose donc à celles et ceux qui veulent se joindre à nous pour  réfléchir, réagir

et avancer de se faire connaître auprès du comité gersois (desirsavenir32@yahoo.fr)

afin que nous puissions nous retrouver prochainement pour un débat participatif qui, je

n'en doute pas, donnera naissance à une excellente contribution.

 

Isabelle AVEZAC

Responsable départementale DA 32


 
Chers amis

Je vous prie de trouver ci-joint l'initiative que nous prenons, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, utile aux Français. Le texte en a été publié aujourd'hui.

Je compte sur vous pour nous rejoindre et apporter vos idées sur le site qui sera spécialement créé pour vous accueillir. Elles nous permettront d'aboutir à une belle contribution dont nous seront toutes et tous coauteurs.

Amitiés

Ségolène Royal

--

Consultation participative : comment le Congrès du PS peut-il être utile aux Français ?


Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions.

Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun.

Nous lançons cette consultation participative dans la cohérence des valeurs bâties pendant la campagne présidentielle et dans la volonté de prolonger les voies tracées par les Forums de la rénovation du PS.

Sachant que les questions bien posées permettent les réponses pertinentes, nous pensons utiles de prendre un temps pour bien formuler les questions à trancher (3), en s’appuyant sur les sources d’inquiétudes des Français (1) et sur nos valeurs (2).

C’est pourquoi ce document propose, sur cette base, de lancer des discussions et de susciter des réactions : vous pouvez modifier ou compléter la formulation des thèmes qui vous sont proposés. Un site Internet sera spécialement ouvert pour cela.

Ce questionnaire est une étape très importante pour structurer le travail de fond qui, enrichi par ces échanges, aboutira à une proposition prenant la forme d’une contribution au Congrès du PS.

La consultation s’adresse aux militants du PS, en lien avec les sympathisants et les forces vives qui attendent beaucoup de nous face aux dégradations de toutes sortes commises par la droite.

L’une des questions majeures autour de laquelle s’organise notre réflexion est la suivante : définir les droits et les devoirs des responsables politiques, de la société et des personnes, de telle sorte que la liberté de réussir sa vie ne soit pas le privilège de quelques uns mais l’ambition garantie à tous.



1) Les dix sources d’inquiétude des Français
  1. un capitalisme qui perd la tête ;
  2. la dégradation du niveau de vie ;
  3. les fragmentations et le descenseur social  à l’intérieur ; la perte de compétitivité de la France à l’extérieur ;
  4. l’affaiblissement de la valeur travail et l’exagération de la valeur du capital ;
  5. le trouble qui pèse sur l’identité française, secouée par les peurs de l’autre ;
  6. le doute sur l’efficacité de l’Etat ;
  7. le scepticisme sur la réalité de l’égalité des chances par l’école ;
  8. l’Europe perçue comme indifférente au sort des citoyens ;
  9. les désordres du monde et les interrogations sur la fin de l’hégémonie occidentale ;
  10. une planète menacée d’autodestruction.

2) Les sept valeurs et objectifs qui nous guident
  1. Le monde a changé. Le socialisme doit changer pour rester fidèle à sa mission.
  2. Le bien-être de tous exige que l’économie de marché et la concurrence ne dictent pas leur loi désordonnée au service d’intérêts particuliers.
  3. La volonté publique et l’Etat organisent la conciliation de l’intérêt général et des préoccupations des gens, notamment à travers les services publics.
  4. La lutte contre toutes les formes d’injustices et de discrimination est au cœur du droit de chacun à la réussite individuelle.
  5. Les socialistes doivent participer à la construction d’un ordre économique, social et écologique juste, au niveau mondial comme au niveau national.
  6. Au niveau national comme au niveau local, le socialisme défend la complémentarité qui unit la démocratie représentative, la démocratie participative et la démocratie sociale.
  7. La laïcité est le fondement de la République et de l’identité française, enrichie par le métissage.

3) Les dix questions à trancher
  1. Il faut sortir du fossé entre un discours pseudo révolutionnaire dans l’opposition et un conformisme économique  au pouvoir : de quelle façon ?
  2. Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir autrement la richesse ?
  3. Que reprendre des modèles progressistes des autres pays et que rejeter ?
  4. Il faut pousser l’agilité des entreprises, le goût du risque et l’esprit d’entreprendre, tout en améliorant la situation des salariés et leurs sécurités sociales. Avec quel compromis ?
  5. Il faut rééquilibrer le rapport de force entre le travail et le capital par une meilleure répartition du profit. Quels contre-pouvoirs dans l’entreprise ?
  6. Comment rompre avec la redistribution passive et bureaucratique comme principal moyen de s’attaquer aux injustices sociales ?
  7. Comment améliorer le projet européen pour ne pas oublier les intérêts des peuples et des pays ?
  8. Les peuples du Nord doivent être protégés de la concurrence internationale sans que les peuples du Sud ne soient  victimes du protectionnisme. Avec quelles nouvelles règles ?
  9. Les Etats et le marché doivent assurer la sauvegarde écologique de la planète : quel nouveau modèle de développement ?
  10. Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ?
--

Premiers coauteurs de ce document : les membres du conseil politique, qui se réunit le mardi autour de Ségolène Royal, les responsables des groupes de travail (par exemple sur la santé), des présidents de régions et élus qui suivent et participent aux réunions. Cette liste est ouverte à toutes celles et tous ceux qui voudraient participer à l'initiative que nous lançons.

Ségolène Royal
François Rebsamen
Vincent Peillon
Jean Louis Bianco
Manuel Valls
Gilles Pargneaux
Delphine Batho
David Assouline
Guillaume Garot
Aurélie Fillipetti
Michel Sapin
Jean-Pierre Mignard
Jean-Jack Queyranne
Jacques Auxiette
Nadjat Belkacem
Pascal Terrasse
Dominique Bertinotti
Michèle Delaunay
Jean Guerard


--

Si vous souhaitez adhérer en ligne à l'association  Désirs  d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=adhesion 

Si vous souhaitez soutenir l'association Désirs d'avenir :
http://www.desirsdavenir.org/pdf/bulletin.pdf

 

 


C'EST LE WE, DETENDEZ VOUS.

Par DA32 :: samedi 05 avril 2008 à 18:15 :: SOCIETE

DETENTEZ VOUS

( une petite méthode)

1) CASSER SA VAISSELLE( et la réparer)

www.legaragepierreblanc.com

2) NE PAS SE FAIRE MASSACRER ( au violoncelle? çà c'est pour ISABELLE)

http://philharmoniker.web-feedback.de/index.asp

3) ESSAYER DE CHANGER DE TETE ( en pratiquant le morphing.)

www.youtube.com/user/eggman913


 

  

Vous êtes nombreux a m'avoir redemandé www.beonlineb.com où mains et visages du chanteur WIN BUTLER nous appartenaient, le groupe remet ça  avec Black Mirror  www.rorrimkcalb.com chacun choisissant les milles façons de le regarder et de l'écouter. Moi, j'y retourne.


 

F. Hollande: il faut être "moins candidats" à diriger le PS et plus à "convaincre"

Par DA32 :: samedi 05 avril 2008 à 18:14 :: PARTI SOCIALISTE

F. Hollande: il faut être "moins candidats" à diriger le PS et plus à "convaincre"

FHA   Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a appelé samedi les socialistes à "être moins candidats à (sa) succession qu'à convaincre les Français", au lendemain du lancement par Ségolène Royal d'une "consultation participative" des adhérents en vue du congrès de novembre.

"Je pense que les socialistes doivent être moins candidats à ma succession que candidats à convaincre les Français qu'il faut nous faire confiance", a déclaré M. Hollande sur Europe 1, tout en se refusant à commenter directement l'initiative de son ex-compagne.

"Ce que je dis aux socialistes, et ça vaut pour tous, c'est que c'est au mois de juin qu'il faut déposer des textes (en vue du congrès, ndlr) qu'il faut que ces textes aient une clarté, puissent permettre une vraie délibération, un vrai choix d'orientation, de stratégie et donc aussi de +leadership+," a poursuivi le premier secrétaire.

"Jusqu'au mois de juin, occupez vous des Français. Ils attendent de vous des propositions, des réactions qui permettent d'être une opposition utile. Le reste doit être plus un travail souterrain qu'un travail public," a-t-il ajouté.

"Ce que doivent faire les socialistes, c'est moins des actes de candidature que des positions politiques qu'il faut prendre pour éclairer ce que doit être le chemin de la gauche et, j'espère, celui de la reconquête", a déclaré M. Hollande, qui ne sollicitera pas un nouveau mandat à la tête du parti au prochain congrès.

"Le vrai problème que le PS, aujourd'hui, a, c'est qu'il n'est pas au pouvoir. Donc il doit chercher les projets, les idées, les forces qui doivent le conduire à être demain aux responsabilités," a-t-il dit.

Interrogé sur le choix de l'ex-candidate du PS à la présidentielle de lancer sur l'internet sa "consultation" des militants pour la préparation d'une motion à déposer au congrès, M. Hollande a répondu: "Si internet permet aux socialistes d'être plus intelligents, alors vive internet".

Source : AFP


Revue de presse : La réforme de rigueur

Par DA32 :: samedi 05 avril 2008 à 12:50 :: SOCIETE

Revue de presse : La réforme de rigueur

Presse     Les commentaires de la presse, samedi 5 avril, sur les annonces d'économies faites vendredi par Nicolas Sarkozy.

LIBERATION
Laurent Joffrin

"(...)Pour autant, le plan annoncé par Nicolas Sarkozy souffre d'au moins deux défauts. Une grande sécheresse technocratique en premier lieu. La réforme de l'Etat suppose une redéfinition de ses missions qui débouche, ensuite, sur l'organisation des moyens; elle exige tout autant concertation, négociation et popularisation du changement auprès des agents et des usagers. Faute de quoi les mesures tombent d'en haut, d'autant plus incomprises qu'elles obéissent à une logique des comptes et non du service public. Ainsi l'éducation subira une grande partie des coupes sombres alors qu'elle est priorité nationale. Le plan Sarkozy, aussi bien, s'avance masqué. Pris à contre-pied par la conjoncture, le gouvernement sait qu'il devra aller plus loin dans les économies, sauf à jeter par dessus les moulins ses engagements européens. Sarkozy, qui se voyait président du pouvoir d'achat, ne se résoud pas à être celui du tour de vis. Il faudra bien pourtant, un jour ou l'autre, manger le morceau."

LE FIGARO
Étienne Mougeotte

"(...)Qu'importe le flacon : rigueur, austérité ou diète, pourvu qu'on ait le résultat : l'arrêt des gaspillages. C'est un bon début, mais ce n'est qu'un début car 5 milliards d'euros d'économies nettes représentent tout juste 10 % de notre déficit budgétaire annuel de 52 milliards. On peut faire plus, on doit faire plus. Donnons acte au président de la République du bon choix de la méthode : une petite équipe, réunie autour du secrétaire général de l'Élysée et du directeur de cabinet du premier ministre, a, en quelques mois, passé au peigne fin, secteur par secteur, la totalité des dépenses de l'État et ainsi ouvert les pistes à la réforme en profondeur des modes d'intervention et de financement public. La volonté ardente de Nicolas Sarkozy de réformer la France en mettant fin à l'obésité paralysante d'un État tentaculaire n'est pas discutable. Mais il faut maintenant que l'intendance suive.(...)"

L'HUMANITE
Pierre Laurent

"(...)on imagine ce qui peut découler d'une application généralisée et intangible du principe de non-remplacement d'un départ en retraite sur deux dans la fonction publique. Nicolas Sarkozy veut en faire une règle intouchable. Lancé à plein régime, c'est un missile qui pourrait déstabiliser l'éducation nationale, la santé hospitalière, la justice, les services de l'État dans leur ensemble, et pour tout dire l'action publique en général. C'est d' ailleurs bien celle-ci, et non quelques dépenses excessives, qui est visée. L'action publique au sens large, d'ailleurs, et dans toutes ses dimensions, y compris internationales. Dans une verve aussi démagogique que populiste, le chef de l'État s'est par exemple laissé aller à ridiculiser les effectifs diplomatiques de la France au Sénégal, laissant entendre qu'il fallait sérieusement les dégraisser. (...)"

L'ALSACE
Jérôme Arnoux

"(...) Depuis hier, Sarkozy la cigale a donc fait sa mue pour tenter d'entrer dans le costume de Sarkozy la fourmi. La cigale était surtout vouée à la communication tapageuse et au 'bling-bling', la fourmi se veut austère, sérieuse, consciente que la situation est grave et soucieuse de mener les réformes nécessaires. On regrettera au passage que la cigale ait réussi à danser pendant tout l'hiver, alors qu'une cure de minceur s'imposait depuis très longtemps. Ancien ministre des Finances, Nicolas Sarkozy ne pouvait pas l'ignorer. Mais il ne voulait pas envoyer un tel signal négatif car il avait, paraît-il, des élections à faire gagner... avec le succès que l'on sait ! La fourmi Sarkozy, donc, a entrepris hier de reconstituer des réserves bien entamées par son passé de cigale - et notamment par le trou annuel de 15 milliards qu'a creusé le 'paquet fiscal', sans produire le choc de croissance espéré. L'objectif affiché est d'économiser 7 milliards d'euros à l'horizon 2011. (...)"

LA REPUBLIQUE DES PYRENEES
Jean-Marcel Bouguereau

"(...) Il s'agit d'un plan de 'réforme' et non de 'rigueur', a affirmé le président de la République : 'Je le dis et je le répète, ce ne sont pas les économies qui feront la réforme, c'est la réforme qui permettra les économies'. Le vrai problème c'est que le gouvernement a fait une erreur de pilotage. Car il est un peu tard pour se réveiller : en 2007, au lieu d'essayer d'assainir les comptes alors que la conjoncture s'y prêtait beaucoup plus qu'aujourd'hui, le gouvernement a décidé de dépenser près de 14 milliards dans le paquet fiscal, dont les effets sont tout à fait incertains, le choc tant annoncé n'ayant pas eu lieu. Alors que les économies annoncées hier par Nicolas Sarkozy se montent à 7 milliards d'euros, rappelons que le paquet fiscal représente une dépense de...75 milliards d'euros sur cinq ans."

L'EST REPUBLICAIN
Chantal Didier

"'Austérité', pour les syndicats; 'Insuffisant', pour les économistes. Les 166 mesures, annoncées hier par Nicolas Sarkozy, pour réformer l'Etat suscitent des commentaires opposés. Des jeux de rôle qui témoignent de la difficulté du politique à faire bouger les lignes, chacun jugeant le verre à moitié plein ou à moitié vide en fonction des intérêts à défendre. Même quand il y a urgence à agir. Tout a été dit sur la nécessité de réduire les déficits publics, pas seulement pour satisfaire aux impératifs européens, mais parce que la dette du pays (plus de 1000 milliards d'euros !) devra être payée par les générations suivantes. A défaut d'augmenter des impôts déjà trop lourds, il reste à dépenser moins. Mais le politique reste frileux par crainte des oppositions au changement. Un premier pas vient d'être franchi; d'autres devront suivre."

LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE OUEST
Hervé Cannet

"Alors puisqu'il faut jouer sur les mots, commençons par cette formule magique : 'Ce ne sont pas les économies qui permettront de faire les réformes, ce sont les réformes qui permettront de faire des économies !' Du coup, le nouveau slogan élyséen, c'est : 'La réforme, oui, la rigueur, non !' Le Conseil de modernisation des politiques publiques (titre ronflant destiné à faire comprendre que c'est désormais l'Élysée qui a la haute main sur le dossier et non plus Bercy) a donc accouché de 166 mesures. Celles des coupes claires dans la fonction publique et du plafonnement des loyers sociaux cachent un inventaire dont le détail tient plus de la correction de tir que d'un profond changement de cap. Ce qui n'empêche pas les partenaires sociaux et la gauche de crier au plan de rigueur. Politiquement, la bataille des mots (re)commence. Économiquement, celle de l'austérité est à gagner. Dans les deux cas, ce ne sera pas facile."

LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard

"(...) Ainsi, le président de la République a-t-il promis hier qu'il n'y aurait pas de rigueur. Qui aurait imaginé que ce substantif féminin devienne un jour tabou ? C'est qu'il est trop porteur d'ondes indésirables quand le moral du pays nécessite la mobilisation de tous les courages. S'il faudra faire cinq milliards d'économies net, c'est donc une énergie positive qui y parviendra, pas la hache d'un pouvoir castrateur d'espoirs. Pourquoi pas ? L'effort est donc gommé. La réforme fera le travail ! La voilà redéfinie au passage. On croyait qu'elle véhiculait le progrès, elle servira d'abord à apurer le passé. Avouons-le, le raisonnement est -comment dire ?- audacieux. (...)"

LA CHARENTE LIBRE
Dominique Garraud

"(...)Nicolas Sarkozy a ouvert la porte à une rigueur à pas comptés dans laquelle il souhaite apparaître personnellement le moins possible en dehors de la réforme structurelle de l'Etat dont chacun mesure la nécessité. A lui la vision à moyen terme, au gouvernement l'intendance au quotidien. Il revient maintenant à François Fillon et à Christine Lagarde de présenter la note exacte d'une rigueur qui ne veut pas dire son nom mais qui sera bien réelle dès cette année avec la perspective du gel de 7 milliards de crédits."

SUD OUEST
Frank De Bondt

"Le volontarisme politique, surtout lorsqu'il n'est pas mis au service d'une idéologie, est une posture séduisante, fort commode en campagne électorale, mais malheureusement soumise au bon vouloir de la réalité économique. Le jour où le chef de l'Etat a admis que les caisses étaient vides -après avoir participé du reste à leur écumage par la distribution de cadeaux fiscaux superflus-, il se condamnait à devoir assumer une forme quelconque de " rigueur ". Peu importe le mot d'ailleurs et s'il est conseillé de parler plutôt d'économies ou de cure d'amaigrissement, disons que les mesures annoncées ne seront pas sans effets sur le quotidien des Français (...)."

LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE
Patrice Chabanet

"(...) les 7 milliards d'euros d'économie dans les dépenses de l'Etat suffiront-ils à inverser la courbe maudite de nos déficits? Non, si l'on rapporte ce chiffre à l'enveloppe globale des dépenses publiques chiffrées à 1 000 milliards d'euros. Nicolas Sarkozy, en fait, ne s'est pas livré à une simple opération comptable. Son objectif est surtout psychologique : amener les Français à ne plus croire à la chimère de l'Etat-Providence. D'où cette batterie de 166 mesures, comme pour montrer que, dans chaque ministère ou dans chaque ambassade, on peut sûrement racler des fonds de tiroir. En clair, se convaincre qu'il n'y a pas de petites économies. L'exemple nous vient du Canada, où l'Etat fédéral a décidé, il y a quelques années, de passer en revue chaque dépense pour juger de sa pertinence ou de son efficacité. La mutualisation de certains services administratifs annoncée hier s'inscrit dans cette logique. La potion amère a été préférée à la purge."

NORD ECLAIR
Jules Clauwaert

"Bien terne fin de semaine, si le chroniqueur était contraint de ratiociner sur les subtilités sémantiques autour des notions de réforme, à laquelle quatre Français sur cinq seraient favorables, et la rigueur, vertu morale devenue synonyme de vaches maigres et de nouvelles impositions. Monsieur de la Palice aurait préconisé quelques gestes symboliques d'une plus juste répartition des richesses, quand les écarts de revenus étalés sans vergogne par les bénéficiaires dépassent les simples limites du savoir-vivre ensemble. Aux politiques de mettre en musique une économie sociale de marché qui récompense le mérite, mais ne laisse personne sur le carreau.(...)"

LE REPUBLICAIN LORRAIN
Pierre Fréhel

"(...)Certes, l'attribution de logements sociaux donne trop souvent lieu à des abus, mais en durcissant les règles d'entrée, le gouvernement semble vouloir avant tout couper dans des programmes qui n'intéressent pas particulièrement son électorat. Au risque d'aggraver les inégalités et les tensions sociales qui minent la société française. Si les réformes destinées à réduire la dépense publique produisent la croissance et le plein-emploi espérés, le pari sera gagné. Mais cela suppose que les Français patientent encore un peu avant de voir s'améliorer un pouvoir d'achat rongé par l'inflation. Cette perspective pourrait leur sembler trop aléatoire pour qu'ils retrouvent un moral actuellement au plus bas. Le temps de la réforme est peut-être venu, mais tout aurait été incontestablement plus simple si le climat économique avait été meilleur".

LA VOIX DU NORD
Hervé Favre

"(...)Fusionner les directions des impôts et celles du trésor public est une réforme de bons sens - la première tentative avait tout de même coûté son portefeuille à un ministre de Lionel Jospin - tout comme la mutualisation' des services d'intendance de nos trois armées. Personne, à part bien sûr les intéressés, ne protestera non plus contre la remise en cause des retraites dorées des fonctionnaires sous les tropiques. La réorientation des avantages fiscaux pour les investisseurs locatifs vers les zones qui en ont vraiment besoin aurait déjà dû être décidée par les gouvernements précédents ; de même, le resserrement des conditions d'accès au logement social ne choquera que ceux qui en bénéficient indûment, et qui ne sont pas tous aussi exposés médiatiquement que l'ex-directeur du cabinet du ministère du Logement ! Mais au final, tout cela paraît encore un peu court pour un programme de 'rupture'. Les décisions les plus douloureuses, notamment du côté de la défense et de ses programmes budgétivores, sont encore à venir."

L'UNION
Hervé Chabaud

"(...)Cette fois, au pied du mur et avec l'exigence de donner des gages de rigueur de gestion aux autorités européennes, le gouvernement n'a pas d'autres choix que la fermeté. De fait, au sein de l'Union, la France se distingue par une administration lourde dont l'efficacité supérieure à celle de ses voisines est loin d'être démontrée. Notre pays est considéré comme la cigale de la fable de La Fontaine. Il dépense sans compter jusqu'à se mettre en grave danger.

Pour relever le défi, le gouvernement doit serrer les cordons de la bourse, être très économe ou choisir l'option scandinave d'une fiscalité accablante. Il est évident que, sans réforme, ce sont tous les impôts qui augmenteront. Et bien plus que l'inflation ! Les Français déjà déprimés peuvent-ils mieux se projeter dans l'avenir avec un catalogue épais de 166 mesures ? Le gris de l'austérité domine le bleu de leur pragmatisme.


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