«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
QUI VA SE MOBILISER DES 33% de FRANCAIS FAVORABLE.


Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray (Sipa)

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. (Sipa)
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a critiqué dimanche 6 juillet les propos de Nicolas Sarkozy estimant ironiquement que depuis qu'il était au pouvoir, personne ne s'apercevait plus des grèves dans le pays.
"Je trouve que ça relève de la fanfaronnade de tribune mais moi, je n'attends pas du président de la République qu'il joue les matamores", a déclaré sur France-Info le dirigeant du principal syndicat d'enseignants.
"Quand je vois les sondages d'opinion, je crois qu'il devrait regarder de plus près la réalité (...) Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement un signe de force", a-t-il ajouté.
"Je vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant 'on va voir ce qu'on va voir'. Je pense qu'on a pas fini de lutter", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat s'exprimait samedi devant les militants de son parti. "Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit", s'était-il exclamé, souriant et déclenchant les rires dans une intervention sur l'Europe au Conseil national de l'UMP.
Il y voyait une preuve que sa politique fonctionnait: "la France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".
La France a connu ces derniers mois une série de mouvements sociaux dans le secteur public, notamment dans l'enseignement pour protester contre la suppression de 11.200 postes en 2008, mais aussi dans les transports et d'autres secteurs, sur les thèmes de la défense du pouvoir d'achat, des retraites et des 35h.
Si le gouvernement n'a pas toujours reculé face à des mouvements d'ampleur variable, il a été amené l'an dernier à faire adopter d'importantes mesures compensatoires à la suppression des régimes spéciaux de retraites.
L'Elysée a même abandonné certains projets plus spécifiques sous la pression de grèves ou de manifestations, comme celui de la réforme des taxis.
Dans tous les cas, les grèves dans les secteurs publics et les transports, malgré le développement de procédures d'alerte et de pré-négociation, ont affecté le fonctionnement des écoles et la circulation. (Avec AP)