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«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»

Manifestations lycéennes à Paris (Sipa)
Entre 19.000 personnes, selon la police, défilaient jeudi 10 avril dans les rues de Paris pour protester contre les suppressions de postes dans l'éducation. Le syndicat lycéen UNL en a dénombré, de son côté, 30 à 40.000.
Lycéens, enseignants et parents d'élèves ont commencé vers 13H45, à quitter les abords du jardin du Luxembourg pour se diriger vers la station de métro Saint-François-Xavier, derrière une banderole : "suppression de postes, les lycéens mobilisés".
Ils demandent notamment au gouvernement de revenir sur les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine, dont 8.830 dans l'enseignement public.
"Stop à l'hémorragie de postes"
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, et le président de l'UNEF, Florian Lecoultre, étaient en tête du cortège.
"Nous sommes là pour montrer que les lycéens seront encore plus nombreux aujourd'hui pour défendre notre avenir. Nous disons stop à l'hémorragie de postes", a expliqué à l'AFP, Florian Lecoultre.
De son côté, Gérard Aschieri a estimé qu'il se passait "vraiment quelque chose". "Est-ce que le gouvernement est capable de comprendre et d'arrêter de dire que les suppressions de postes c'est insignifiant?", a-t-il demandé.
La Fidl (lycéens) est représentée en masse, soutenue par des étudiants de l'Unef. Un plus grand nombre d'enseignants que lors des précédentes manifestations sont présents dans le cortège.
Montée en puissance
Mardi 8 avril, entre 8.500 (police) et 25.000 personnes (syndicat Fidl), très majoritairement des lycéens, venus de toute la région francilienne, ont manifesté à Paris, à l'appel des deux syndicats lycéens UNL et Fidl. La manifestation, partie du Luxembourg, a été dispersée par les forces de police boulevard des Invalides avant le terme initialement prévu à Saint-François Xavier.
Jeudi 3, lors d'une précédente journée de mobilisation, ils étaient à Paris 6.700 participants selon la police, entre 17.000 et 20.000 selon les organisateurs.
Tous les lycéens demandent au gouvernement de revenir sur les 11.200 postes supprimés à la rentrée, dont 8.830 dans l'enseignement public.
L'Unl, la Fidl et la FSU seront reçues successivement vendredi par le ministre, mais sur le seul sujet de la réforme du lycée.
Xavier Darcos, interrogé sur LCI mardi, a rappelé que sur les 8.830 postes, 5.000 postes seraient transformés en heures supplémentaires et a demandé "qu'on relativise tout ça", estimant "les manifestations, voire (leur) brutalité, disproportionnées par rapport aux enjeux". (avec AFP)