«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»

Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. (Sipa)
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, a critiqué dimanche 6 juillet les propos de Nicolas Sarkozy estimant ironiquement que depuis qu'il était au pouvoir, personne ne s'apercevait plus des grèves dans le pays.
"Je trouve que ça relève de la fanfaronnade de tribune mais moi, je n'attends pas du président de la République qu'il joue les matamores", a déclaré sur France-Info le dirigeant du principal syndicat d'enseignants.
"Quand je vois les sondages d'opinion, je crois qu'il devrait regarder de plus près la réalité (...) Il y a peut-être une volonté de fuite en avant et de jouer la provocation. Je ne suis pas sûr que ce soit nécessairement un signe de force", a-t-il ajouté.
"Je vais pas répondre à une fanfaronnade par une autre fanfaronnade, en disant 'on va voir ce qu'on va voir'. Je pense qu'on a pas fini de lutter", a-t-il ajouté.
Le chef de l'Etat s'exprimait samedi devant les militants de son parti. "Désormais, quand il y a une grève en France personne ne s'en aperçoit", s'était-il exclamé, souriant et déclenchant les rires dans une intervention sur l'Europe au Conseil national de l'UMP.
Il y voyait une preuve que sa politique fonctionnait: "la France est en train de changer. Elle change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu'on ne le croit".
La France a connu ces derniers mois une série de mouvements sociaux dans le secteur public, notamment dans l'enseignement pour protester contre la suppression de 11.200 postes en 2008, mais aussi dans les transports et d'autres secteurs, sur les thèmes de la défense du pouvoir d'achat, des retraites et des 35h.
Si le gouvernement n'a pas toujours reculé face à des mouvements d'ampleur variable, il a été amené l'an dernier à faire adopter d'importantes mesures compensatoires à la suppression des régimes spéciaux de retraites.
L'Elysée a même abandonné certains projets plus spécifiques sous la pression de grèves ou de manifestations, comme celui de la réforme des taxis.
Dans tous les cas, les grèves dans les secteurs publics et les transports, malgré le développement de procédures d'alerte et de pré-négociation, ont affecté le fonctionnement des écoles et la circulation. (Avec AP)


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Sans commentaires.
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Jack Lang a estimé mardi le projet de Xavier Darcos concernant les programmes en primaire était "l'une des plus grandes fautes intellectuelles perpétrée contre l'école de la République". Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, présente mardi la version finalisée de ses nouveaux programmes de l'école primaire, déjà critiqués par une large part de la communauté éducative pour qui ils traduisent une vision "idéologique" et "passéiste" de l'Ecole. Dans un communiqué diffusé mardi, M. Lang a fustigé la "méthode expéditive" du ministre de l'Education nationale qui "a brutalement cassé les programmes de 2002 qu'il avait pourtant, en son temps, encensés avec enthousiasme, leur décernant les qualificatifs d'exigeants et d'ambitieux". "Seul un calcul politicien et idéologique peut expliquer ce reniement", a ajouté l'ancien ministre socialiste de l'Education pour qui "placer ce plan sous le signe du retour à l'essentiel est une forme d'imposture", car "l'essentiel y est, au contraire, maltraité". S'agissant de l'enseignement du français par exemple, Jack Lang a critiqué les "directives à la fois maigres et imprécises, à l'exception des règles de grammaire". Source : AFP |

La manifestation parisienne du 15 avril
Entre 13.000 lycéens, selon la police, et de 40.000 à 50.000, selon les organisateurs, ont manifesté jeudi 17 avril à Paris contre les milliers de suppressions de postes dans les collèges et lycées prévus à la rentrée 2008.
Les manifestants sont partis vers 14h00 de la place de la République à Paris pour se rendre à Nation.
"Suppression de postes, les lycéens mobilisés - écoles, collèges, lycées, lycéens professionnels pour l'avenir de nos métiers, pour l'avenir de tous les jeunes, le ministre doit répondre, il faut un collectif budgétaire", proclamait la banderole de tête du cortège.
Celui-ci, encadré par un important service d'ordre, se dirigeait, sans incident, vers Nation par le boulevard Voltaire, où les commerçants avaient baissé leur rideau.
Des responsables syndicaux du Snes-FSU, de la CGT et du Sgen-CFDT étaient présents en tête de manifestation.
Septième manifestation
Il s'agit de la septième journée de manifestations, après trois semaines de mobilisation, avant la pause des vacances de printemps pour la zone C (Paris, Créteil, Versailles, Bordeaux).
"La province va prendre le relais (des manifestations, ndlr), Paris a poussé la dynamique mais la province va montrer que les lycéens resteront mobilisés", a déclaré Florian Lecoultre, président de l'UNL (premier syndicat lycéen).
"Sur le bac pro, le ministre (de l'Education Xavier Darcos) a avancé un peu, mais sur la revendication principale - les suppressions de poste - il n'a pas bougé", a-t-il ajouté. "Si on est pas entendus, ce sera chaud au mois de mai", a-t-il prévenu.
"La mobilisation continue et est encore plus forte", a assuré de son côté Alix Nicolet, président de la Fidl (deuxième). "On veut mettre la pression pour avancer dans les discussions, car le gouvernement minimise le mouvement. Sur les suppressions il faut continuer".
Par ailleurs, quelque 80 lycées des 467 lycées franciliens étaient bloqués ou perturbés jeudi dans le cadre des mouvements de protestation des lycéens, selon les rectorats interrogés par l'AFP.
A Paris, le rectorat a fait état de 12 établissements fermés, de 17 bloqués et de 7 qui ont connu des tentatives de blocage. La capitale compte 106 lycées.
Dans un communiqué, le syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) de l'académie de Paris a dénoncé les "situations insupportables auxquelles ils sont confrontés de façon récurrente: radicalisation des mouvements des élèves et violences qui menacent la sécurité des biens et des personnes et interdisent le déroulement normal des enseignements".
De son côté, la fédération des parents d'élèves PEEP de Paris a "exigé le libre accès aux établissements scolaires", dans un communiqué.
"Forte mobilisation pour la sécurité"
Selon le rectorat de Créteil (167 lycées), 15 lycées étaient bloqués jeudi dans l'académie (six en Seine-Saint-Denis, cinq en Seine-et-Marne, quatre dans le Val-de-Marne). La situation était, comme mardi, globalement beaucoup plus calme que la semaine dernière, avec par exemple aucun incident signalé dans le Val-de-Marne où les établissements de Saint-Maur-des-Fossés et Créteil (agités la semaine dernière) ont fait l'objet d'une "forte mobilisation pour la sécurité".
En revanche, le rectorat a fait part "d'un peu d'émotion" au collège Louise-Michel de Clichy-sous-Bois, où un nouveau jet de bouteille a priori d'acide a eu lieu dans la cour en fin de matinée par une personne extérieure à l'établissement. Une réunion doit avoir lieu vendredi à ce sujet avec le conseil général et l'inspection d'académie. Dans ce collège, selon le rectorat, 14 enseignants étaient en grève jeudi.
Selon le rectorat de Versailles (194 lycées), 24 établissements étaient perturbés, contre 31 mardi.
Chères amies, Chers amis,
L'association des amis de Ségolène Royal et l'Institut Edgar Quinet organisent une table-ronde suivie d'une discussion sur l'avenir de la laïcité française.
Y participeront notamment Patrick Veil, Gilles Kepel, Manuel Valls, Vincent Peillon. Ségolène Royal conclura les travaux.
Cela se tiendra samedi 19 avril, de 16 à 18 heures,
à la Maison de la Chimie – 28 rue Saint-Dominique – Paris 7e
Métro, RER et vélib’ Invalides – Bus 69 – 93 et 83.
Nous comptons sur votre présence à tous !
Ceux qui sont intéressés peuvent se mettre en rapport avec ISABELLE AVEZAC par mél: desirsavenir32@yahoo.fr

Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos (AFP)

Manifestations lycéennes à Paris (Sipa)
Entre 19.000 personnes, selon la police, défilaient jeudi 10 avril dans les rues de Paris pour protester contre les suppressions de postes dans l'éducation. Le syndicat lycéen UNL en a dénombré, de son côté, 30 à 40.000.
Lycéens, enseignants et parents d'élèves ont commencé vers 13H45, à quitter les abords du jardin du Luxembourg pour se diriger vers la station de métro Saint-François-Xavier, derrière une banderole : "suppression de postes, les lycéens mobilisés".
Ils demandent notamment au gouvernement de revenir sur les 11.200 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine, dont 8.830 dans l'enseignement public.
"Stop à l'hémorragie de postes"
Le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, et le président de l'UNEF, Florian Lecoultre, étaient en tête du cortège.
"Nous sommes là pour montrer que les lycéens seront encore plus nombreux aujourd'hui pour défendre notre avenir. Nous disons stop à l'hémorragie de postes", a expliqué à l'AFP, Florian Lecoultre.
De son côté, Gérard Aschieri a estimé qu'il se passait "vraiment quelque chose". "Est-ce que le gouvernement est capable de comprendre et d'arrêter de dire que les suppressions de postes c'est insignifiant?", a-t-il demandé.
La Fidl (lycéens) est représentée en masse, soutenue par des étudiants de l'Unef. Un plus grand nombre d'enseignants que lors des précédentes manifestations sont présents dans le cortège.
Montée en puissance
Mardi 8 avril, entre 8.500 (police) et 25.000 personnes (syndicat Fidl), très majoritairement des lycéens, venus de toute la région francilienne, ont manifesté à Paris, à l'appel des deux syndicats lycéens UNL et Fidl. La manifestation, partie du Luxembourg, a été dispersée par les forces de police boulevard des Invalides avant le terme initialement prévu à Saint-François Xavier.
Jeudi 3, lors d'une précédente journée de mobilisation, ils étaient à Paris 6.700 participants selon la police, entre 17.000 et 20.000 selon les organisateurs.
Tous les lycéens demandent au gouvernement de revenir sur les 11.200 postes supprimés à la rentrée, dont 8.830 dans l'enseignement public.
L'Unl, la Fidl et la FSU seront reçues successivement vendredi par le ministre, mais sur le seul sujet de la réforme du lycée.
Xavier Darcos, interrogé sur LCI mardi, a rappelé que sur les 8.830 postes, 5.000 postes seraient transformés en heures supplémentaires et a demandé "qu'on relativise tout ça", estimant "les manifestations, voire (leur) brutalité, disproportionnées par rapport aux enjeux". (avec AFP)
La France a été rappelée à l’ordre par la Commission européenne avec 10 autres pays pour n’avoir pas transposé la réglementation européenne interdisant la discrimination en matière d’emploi.
Cinq points de la directive adoptée en 2000 ne sont pas encore en vigueur dans le droit français, notamment l’absence de texte prohibant les discriminations pour le travail indépendant ou la limitation du droit des associations à saisir la justice pour défendre les victimes.
La République tchèque, l’Estonie, l’Irlande, la Grèce, la France, l’Italie, la Hongrie, Malte, les Pays-Bas, la Finlande, la Suède, ainsi que l’Allemagne, la Lettonie et la Lituanie ont deux mois pour se justifier.
Un site pour noter son professeur
( A quand celui pour noter ........)
Note2be.com suscite depuis quelques jours un véritable tollé dans le monde l'éducation. Ce site propose en effet depuis peu aux élèves de la France entière de noter leurs professeurs. Il invite à juger les enseignants selon six "critères de notation" "strictement liés à la pédagogie" et sans "aucun jugement de valeur sur les professeurs" : l’intérêt, la clarté, la disponibilité, l’équité des notes, l’autorité, la motivation.
Le site permet de retrouver les résultats selon le nom du professeur ou selon l’établissement et propose même en page d’accueil un "Top 10" de enseignants et un "Top 5" des écoles.
L’initiative a bien entendu fait bondir les syndicats. L'un d’entre eux, le SNALC a annoncé leur intention de saisir la Commission nationale informatique et libertésB. De son côté, la FSU a publié un communiqué affirmant que "si le principe d’un échange entre un enseignant et ses élèves sur sa pédagogie ou le contenu de ses enseignements n’est pas en soi problématique l’évaluation publique et visible à la lecture de tout un chacun des personnels des établissements d’enseignement ouvre la porte à tous les excès". Un "contre-blog" a même été ouvert afin de dénoncer ce "site dangereux".
Concernant l’identité de l’autre de Note2be.com, la seule information disponible est que le nom de domaine a été enregistré par un Stéphane Cola, vivant à Paris. Le site lui fait un carton et était, jeudi soir, quasiment indisponible "suite à un très grand nombre de connexions".
- Le site Note2be.com
http://www.note2be.com
- Le communiqué de la FSU
http://actu.fsu.fr/spip.php?article898
- Le blog "Contre Note2be.com"
http://contrenote2be.unblog.fr/
- Stéphane Cola interviewé sur RMC, sur le site du Post
http://www.lepost.fr/article/2008/02/07/1095304_les-eleve...

Michel Rocard (AFP)
L'ex-Premier ministre PS Michel Rocard a annoncé jeudi 31 janvier en début d'après-midi dans un communiqué avoir présenté sa démission de la commission Pochard sur la condition des enseignants, dénonçant une "exploitation politique mensongère et manipulatrice" du travail de cette commission.
"Devant l'exploitation politique mensongère et manipulatrice initiée par Le Figaro, qui est faite du travail de cette commission, et malgré le bon climat qui y a régné, j'ai présenté ma démission pour que les choses soient claires", a-t-il indiqué.
Dans la matinée, Michel Rocard avait affirmé à l'AFP que le rapport de la commission "n'évoquait en aucun cas une rémunération au mérite".
Il avait dénoncé une "polémique qui s'ouvre" sur ce sujet, en soulignant que le rapport de la commission présidée par Marcel Pochard n'était "pas encore remis" au ministre de l'Education nationale (il le sera lundi, ndlr), "ni même terminé".
"Je tiens à souligner que ce rapport n'évoque en aucun cas une rémunération au mérite", a déclaré l'ancien Premier ministre.
"Mais, a-t-il poursuivi, il est à nos yeux certain qu'il faut améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants".
Il a expliqué que cela voulait dire "clairement que dans l'esprit de la commission comme dans le (sien), la reconnaissance du mérite doit affecter essentiellement le déroulement des carrières, et non pas la paie directe".
"Je suis là-dessus solidaire des enseignants", a insisté Michel Rocard.
Dans une interview publiée jeudi matin par Le Figaro, titrée "Rocard propose de payer les profs au mérite", l'ancien Premier ministre proposait d'"améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants".
Dans leur rapport, Michel Rocard et les membres du groupe de travail formé en septembre constatent que "les enseignants sont notés mais (que) le système de notation ne marche pas. Tout le monde a la même note!". "Il faut que la notation serve à quelque chose: le ministre peut privilégier plusieurs pistes, comme une augmentation du nombre des inspecteurs ou encore le renforcement du poids du chef d'établissement dans l'évaluation de son équipe".
"Je veux être clair, nous n'évoquons pas directement dans notre rapport une rémunération au mérite. Mais c'est certain: il faut améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants", soulignait-il déjà.
Parmi les autres pistes, le temps de travail des enseignants est "un sujet très difficile", reconnaît Michel Rocard. "On peut réfléchir à des modifications, concernant notamment la multitude des activités qui sortent de ce cadre: corrections des copies, préparation des cours, relations avec les parents, préparations des activités pédagogiques", précise-t-il. "Elles pourraient être mieux reconnues et prises en compte, peut-être sous forme d'heures supplémentaires ou d'indemnités".
"La solution ne passe pas par une augmentation quantitative, mais plutôt par la mise en place d'une base de rémunération différente qui prenne en compte ces activités", avance Michel Rocard.
Quant au pouvoir d'achat, "en moyenne, notamment en milieu de carrière, ne s'est pas détérioré", juge Michel Rocard. Mais "il existe un vrai problème pour les jeunes enseignants du primaire en début de carrière, qui sont très mal payés". Une prime de carrière est une des idées avancées dans le rapport. (avec AP)
La présidente PS du conseil régional de Poitou-Charentes Ségolène Royal a exprimé mercredi son opposition à ce que la distribution du Livret A soit étendue à d'autres réseaux bancaires comme l'a suggéré Nicolas Sarkozy.
"A partir du moment où le livret A permet aussi le financement du logement social et est intégré dans un circuit de service public - celui de la Poste-, je pense qu'il est assez dangereux de l'étendre aux banques qui gagnent comme ça suffisamment d'argent", a déclaré Ségolène Royal sur RMC.
"Si ça tombe dans la poche des banques, je doute qu'elles s'en servent pour financer le logement social", a ajouté l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Les banques, a-t-elle lancé, "feraient mieux de s'occuper de la lutte contre le surendettement des ménages" et d'être moins "frileuses" dans leurs "prêts auprès des PME et PMI". AP

A l'université de Tolbiac, à Paris (AP)
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A l’entrée au CE2, les écarts de niveaux scolaires, suivant l’origine sociale des élèves, sont déjà importants : 9,2 points sur 100 entre les ouvriers et les cadres en français, 13,3 points en mathématiques. En 6ème, vers l’âge de 11 ans, les écarts entre catégories sociales sont encore plus marqués : 14,5 points sur 100 entre les ouvriers et les cadres en français, 16 points en mathématiques. L’inégalité entre milieux sociaux se construit dès le plus jeune âge et s’accroît par la suite. Elle résulte de très nombreux facteurs, qui vont du soutien direct des parents à la connaissance du système éducatif, en passant par les modes de vie (loisirs, pratiques culturelles, etc.). Pour en savoir plus : clickez |

Nicolas Sarkozy dans un collège à Blois, le 4 september (Sipa)
L'annonce par le ministre Xavier Darcos de la suppression de 10.000 postes en 2008 provoque la colère des syndicats. L'Unsa-Education fustige un "pilotage par la seule approche budgétaire". La FSU prévient qu'elle va "organiser la riposte".
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé jeudi 28 juin la suppression de 10.000 postes dans l'Education nationale en 2008. Un chiffre qui a provoqué, jeudi soir, la colère unanime des syndicats d'enseignants.
Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, principale fédération de l'Education, dénonce une "logique comptable à courte vue, qui sacrifie l'avenir, compromet l'objectif d'assurer la réussite de tous et laisse présager un nouveau creusement des inégalités".
" Organiser la riposte "
Il estime que les suppressions de postes vont provoquer "une dégradation des conditions de travail et des conditions d'enseignements." "Si ces annonces se confirment, la FSU fera tout pour organiser la riposte la plus unitaire possible", prévient Gérard Aschieri.
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et les lycées, rejette pour sa part ce qu'il qualifie de "saignée pour l'Education nationale", alors que "les effectifs à la rentrée 2008, tels qu'ils sont prévus par le ministère, augmentent de plus de 20.000 élèves (premier et second degrés confondus)".
"C'est le second degré qui va être frappé de plein fouet par ces nouvelles suppressions d'emplois", qui ne seront "possibles qu'en amputant fortement l'offre d'enseignement" et "en augmentant la charge de travail des personnels", ajoute le syndicat.
" Augmentation du nombre d'élèves par classe "
De son côté, l'Unsa-Education fustige "la dégradation brutale et programmée de l'emploi public" et "ce pilotage par la seule approche budgétaire".
"Ce ne sont donc pas les exigences d'un service public de qualité, au service de la réussite de tous les élèves qui priment mais bien la seule obsession comptable", estime la deuxième fédération du monde éducatif.
Enfin le président des lycéens de la Fidl, Tristan Rouquier, affirme qu'"alors que l'Education nationale manque déjà d'encadrement, et particulièrement dans les lycées, le ministre annonce une nouvelle réduction de postes pouvant mener à une inquiétante augmentation du nombre d'élèves par classe et à une dégradation des conditions de vie dans les lycées".
Emplois aidés
Le ministre de l'Education a estimé "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, lors d'une interview sur BFM TV, jeudi. Selon Xavier Darcos, 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine "des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux", a précisé le ministre à l'antenne. Le nombre exact des suppressions d'emplois à l'Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l'Education nationale.
(...)Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août".
Source : Nouvelobs.com avec Reuters
Le ministre de l'Education nationale a déclaré sur BFM TV que 10.000 postes étaient supprimés dans le budget 2008. Les syndicats protestent.
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a estimé "aux alentours de 10.000" le nombre de postes supprimés dans l'Education nationale au budget 2008, lors d'une interview sur BFM TV jeudi 28 juin. 8.000 postes devraient disparaître dans le domaine "des emplois aidés et de tout ce qui concourt à la vie scolaire dans le second degré en ne remplaçant pas un emploi équivalent temps plein sur deux", a précisé le ministre à l'antenne. Le nombre exact des suppressions d'emplois à l'Education nationale est en discussion avec le ministère du Budget dans le cadre du projet de loi de finances pour 2008, précise-t-on au ministère de l'Education nationale. Xavier Darcos avait rencontré le ministre du Budget dans la matinée. Ces réductions de personnel s'inscrivent dans le cadre d'un objectif gouvernemental: celui de ne pas remplacer 30 à 40.000 fonctionnaires. Nicolas Sarkozy avait promis lors de la campagne qu'il ne remplacerait pas un fonctionnaire partant à la retraite sur deux.
"Regrouper des options" et "changer les programmes"
Le ministre a préconisé un certain nombre d'aménagements de l'offre scolaire, comme l'idée de "regrouper des options", "changer les programmes" et recourir aux heures supplémentaires pour les professeurs. "Si nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de la réflexion sur leur métier, acceptent d'être moins nombreux mais d'avoir un temps de travail différent, volontaire, évidemment, grâce à des volants d'heures supplémentaires importants, nous pouvons sans doute trouver des ajustements", a-t-il expliqué. Xavier Darcos a aussi précisé que les arbitrages sur la répartition des non remplacements de 30 à 40.000 fonctionnaires, annoncés par Eric Woerth, seraient pris "au mois d'août".
Source : Nouvelobs.com / Reuters