DA32

«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
DA32

Blog

Catégories

Derniers billets

Derniers commentaires

Liens

Calendrier

Pages

Compteurs

Fils RSS

OH LES BELLES COURBES...

Par DA32 :: mardi 15 juillet 2008 à 20:11 :: EMPLOI

Oh les belles courbes...

Amis socialistes, regardez ces deux courbes, et ensuite dès que vous entendrez un des nôtres nous dire qu'il faut d'abord produire les richesses pour les distribuer... imprimez les, et faites les lui manger.

Elle sont extraites d'un livre, Un pur capitalisme, de Michel Husson. Il est membre d'Attac. Il expliquait dans le Monde Diplomatique, qu'on allait travailler plus pour gagner moins. C'était en avril 2007.

La première montre l'évolution du taux de profit, d'accumulation ( vers les bénéfices) et le taux de croissance. On voit bien que le taux de croissance, le taux de financiarisation sont liés, et que le taux de chômage est lié à celui de l'accumulation des profits. Et que depuis 20 ans ont assiste à un mouvement important de réduction de la part des salaires dans l'économie. Rien d'étonnant alors qu'on voit les citoyens s'endetter dans certaines nations avancées, et Sarkozy fantasmer sur un endettement plus important des citoyens en important le crédit hypothécaire . Il fantasme sur l'économie de la bulle, c'est un comble pour un mec qui nous prône le travail comme valeur essentielle.

Voilà ce qu'écrit Michel Husson:

La baisse de la part salariale a conduit à un rétablissement spectaculaire du taux de profit moyen à partir du milieu des années 1980. Mais dans le même temps, le taux d’accumulation a continué à fluctuer à un niveau inférieur à celui d’avant-crise (graphique 3: UE,G7). Autrement dit, la ponction sur les salaires n’a pas été utilisée pour investir plus. Le fameux théorème de Schmidt (« les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain) n’a pas fonctionné. 534-husson-graphique3.jpg

Le profit non investi a été principalement distribué sous forme de profits financiers. L’écart entre le taux de profit dégagé par les entreprises et la part de ces profits allant à l’investissement est donc un bon indicateur du taux de financiarisation. On peut alors vérifier que la montée du chômage et la financiarisation vont de pair (graphique 4: UE). Là encore, la raison est simple : la finance a réussi à capter la majeure partie des gains de productivités au détriment des salaires dont la part a reculé. (...) A partir du moment où le taux de profit augmente grâce au recul salarial sans reproduire des occasions d’accumulation rentable, la finance se met à jouer un rôle fonctionnel dans la reproduction en procurant des débouches alternatifs à la demande salariale.

534-husson-graphique4.jpg

Alors , quand quelqu'un comme un illustre maire d'une métropole nous explique qu' il faut créer des richesse pour les distribuer plus équitablement. Nous pouvons lui dire qu'il se trompe, et ce quel qu'il soit! N'est-ce pas Bertrand. Le PS doit reprendre le flambeau de la redistribution. Depuis 15 ans, nous assistons à un holdup de 200 milliards d'Euros en faveur de la finance. 200 Milliards, oui c'est ce que représente 11% de PIB abandonné à la finance et aux rentiers.

Et ce n'est pas un gauchiste qui le dit, c'est Larrouturou. Il est peut être temps de changer le sens d'évolution de ces courbes.


L'Assemblée nationale adopte la réforme du temps de travail

Par DA32 :: mardi 08 juillet 2008 à 19:12 :: EMPLOI

L'Assemblée nationale adopte la réforme du temps de travail

win32nob| 08.07.2008 | 18:55

Le projet de loi sur la rénovation de la démocratie sociale a été adopté en première lecture. Le volet portant sur la réforme des 35h est sévèrement critiqué par les syndicats et la gauche, qui y voient une "déréglementation" et une "régression sociale".

L'Hémicycle de l'Assemblée nationale (SIPA)

L'Hémicycle de l'Assemblée nationale (SIPA)

L'Assemblée nationale a adopté, mardi 8 juillet, en première lecture, le projet de loi sur la rénovation de la démocratie sociale, dont le volet sur la réforme du temps de travail est dénoncé par les syndicats et la gauche, qui y voient une "déréglementation" et une "régression sociale".
Le texte a été adopté par 326 voix contre 222, l'UMP et le NC votant pour tandis que toute la gauche a voté contre.
Son volet réforme de la représentativité est plutôt consensuel car il reprend les grandes lignes de l'accord patronat-CGT-CFDT d'avril.
Ainsi, selon les nouvelles règles, un syndicat devra recueillir au moins 10% des suffrages pour participer aux négociations dans une entreprise (8% dans la branche et au niveau national), ce qui frappe de plein fouet les "petites" organisations (CFTC, CFE-CGC...).
En revanche, le volet temps de travail, ajouté unilatéralement au texte par le gouvernement, est très sévèrement critiqué par l'opposition et les syndicats, qui ont en outre accusé le gouvernement de "trahison".

Le forfait jour pour les cadres


Tout au long de la journée de lundi, l'Assemblée a débattu des salariés relevant des "forfaits", majoritairement des cadres mais pas seulement (VRP, salariés dits "autonomes"...).
Leur nombre doit s'étendre avec la réforme du temps de travail introduite, contre l'avis des partenaires sociaux, par Xavier Bertrand (Travail) dans le projet de loi transcrivant l'accord sur la représentativité syndicale.
La création du forfait jours dans les lois Aubry a été inspirée par l'impossibilité de comptabiliser le temps de travail de certains cadres dépassant largement les 35 heures par semaine (seule limite, 13 heures par jour).
En contrepartie du non-paiement des heures sup effectuées, ces salariés bénéficient de jours de repos supplémentaires au-delà des 5 semaines légales de congés payés.
Actuellement, les 35 heures équivalent, sur l'année, à des forfaits de 218 jours. Une très grande majorité d'entreprises ont négocié des forfaits entre 200 et 210 jours.

Plafond de 235 jours

Le texte du gouvernement ne fixait aucun plafond pour ces forfaits (de fait 282 jours, légalement), la rémunération forfaitaire, à partir du 219ème jour, étant majorée d'au moins 10%.
Face au tollé syndical, les députés UMP et NC ont voté dans la soirée l'instauration, hors accord collectif, d'un plafond de 235 jours.
Alors que l'entourage de Xavier Bertrand et Benoist Apparu, au nom de l'UMP, affirmaient que le plafond négocié dans les entreprises devrait être inférieur à celui fixé par défaut dans la loi, le rapporteur UMP du texte, Jean-Frédéric Poisson, a reconnu que l'accord pourrait décider un plafond supérieur à 235 jours (dans la limite de 282 jours).
Les députés UMP ont toutefois renoncé à l'un de leurs engagements vis-à-vis des syndicats, à savoir une définition plus précise des salariés autonomes (ceux "dont la durée du temps de travail ne peut être prédéterminée").

"Retour au siècle dernier"


La CFE-CGC voit dans ces 235 jours un "retour au siècle dernier". La centrale des cadres, qui entend déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme, estime que "cette limite correspond, en fait, à une année pleine (365 jours) de laquelle on retire les jours de congés (25), les samedis (52), les dimanches (52) et le 1er mai".
La CFTC Cadres s'est également indignée de cette décision. Selon elle, cela équivaut à réduire aux seules cinq semaines légales les congés des cadres.
Dans un communiqué intitulé : "A la rentrée, fini les RTT", le syndicat souligne que ce nouveau plafond "signifie que les salariés dotés d'un tel forfait (majoritairement des cadres, mais pas uniquement), n'auront plus de jours de repos supplémentaires autres que les cinq semaines de congés payés (…) Ou plus concrètement encore, le passage de 218 à 235 jours signifie 17 jours de travail effectifs supplémentaires dans l'année, soit près d'un mois civil de travail supplémentaire annuellement".

"Escroquerie"

La fédération estime également que le taux de majoration de la rémunération de ces jours supplémentaires, d'"au moins 10%" selon le projet de loi, est "à la limite de l'escroquerie, sachant que pour les salariés dont le temps reste comptabilisé en heure le principe est une majoration de 25%".
"Les sénateurs iront-ils dans le même sens ou décideront-ils d'aller plus loin en supprimant par exemple, les conges payés ?", interroge-t-elle.
Martine Billard, des Verts, dénonce elle aussi "la suppression des jours fériés chômés payés, le Medef l'avait rêvée, vous êtes en train de la réaliser. Si l'accord d'entreprise ne le prévoit pas, ils ne seront plus payés".

"Régression sociale massive"

"Les plafonds évoqués sont des maxima. Si des jours fériés sont chômés, ils le demeureront. Ca ne sert à rien de chercher à faire peur", a affirmé Xavier Bertrand. "On peut déjà travailler aujourd'hui plus de 218 jours", a ajouté Benoist Apparu.
"C'est une régression sociale massive", a dénoncé Alain Vidalies (PS). "Ce que vous commettez, ce sera pour vous une tunique de Nessus. La trahison, on la traîne longtemps", a renchéri Jean Mallot (PS).

Travailler tous pour travailler mieux."

Par DA32 :: vendredi 04 juillet 2008 à 20:12 :: EMPLOI

Travailler tous pour travailler mieux."

A gauche, on aimerait que ce slogan en éclipse un autre : le "travailler plus pour gagner plus". Le Parti socialiste, soucieux de renouveler son discours, a entrepris de réinvestir certaines thématiques qu'il admet avoir quelque peu négligées. Notamment celle du stress des salariés, qui a fait l'objet mercredi 2 juillet d'un accord entre le patronat et plusieurs syndicats.

Nombre de contributions préparatoires au congrès du PS déposées le même jour lors de la réunion du conseil national témoignent de ce regain d'intérêt. Le texte de Laurent Fabius évoque "la lutte contre l'isolement en milieu professionnel, les dépressions, le harcèlement moral, le stress" et considère que "la France est l'un des pays où ces questions sont les moins bien traitées". "Il y a une crise du travail en France", renchérit la contribution de Ségolène Royal, qui dresse le constat que "les salariés français souffrent d'un stress plus élevé".

Alors que Martine Aubry juge nécessaire de renforcer les moyens accordés à l'inspection du travail, l'économiste Pierre Larrouturou assure que "tant qu'il y aura autant de chômage et de précarité, même les salariés qualifiés (...) seront soumis à un stress de plus en plus important".

Alain Vidalies, député des Landes et secrétaire national aux entreprises, met en cause "les horaires comportant des amplitudes parfois considérables" liées aux nouvelles formes d'organisation du travail. Auteur lui aussi d'une contribution dans le cadre du congrès de Reims, qui aura lieu en novembre, il regrette que les socialistes n'aient pas trouvé les moyens de mieux s'opposer "à la droite, qui a préempté la valeur travail". "Dans le débat né autour de la pénibilité des métiers, nous n'avons pas suffisamment mis en relief la question du stress professionnel", ajoute M. Vidalies.

En attendant le résultat définitif des négociations entre patronat et syndicats, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a mis en chantier une proposition visant à accorder au comité d'hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) un droit d'alerte spécifique en matière de stress au travail. "En cas d'apparition de signaux inquiétants au sein de l'entreprise s'imposerait une obligation de dialogue social et, si nécessaire, l'intervention de l'inspecteur du travail", précise M. Vidalies.

En France, le rapport à la valeur travail est marqué par un profond paradoxe, notent pour leur part les sociologues Dominique Méda et Lucie Davoine dans un document de travail rédigé dans le cadre du projet de recherche européen SPReW (Social Patterns of Relation to Work). "Les Français, constatent-elles, se distinguent par des attentes de réalisation dans le travail plus intenses que celles de leurs voisins européens mais, dans le même temps, ils considèrent que ce serait une bonne chose que le travail occupe une place moins grande dans leur vie." Cette antinomie, liée à "des conditions de travail et d'emploi dégradées" doit également être reliée à "la moindre qualité des relations sociales en France", génératrice de relations plus tendues avec la hiérarchie et de difficultés croissantes à concilier vie professionnelle et vie familiale. Un tel contexte favorable aux situations de stress inciterait les Français "à adopter une attitude de repli et de retrait", indique l'étude.

Les sociologues insistent enfin sur le fait que ces phénomènes, "liés pour partie à la montée des niveaux d'éducation", concernent particulièrement les jeunes, "du fait des conditions difficiles d'entrée dans la vie active".

Jean-Michel Normand
(le monde)

Durée du travail en France : un mensonge d'Etat

Par DA32 :: mardi 01 juillet 2008 à 22:49 :: EMPLOI

  Durée du travail en France : un mensonge d'Etat

"LaFrance ne travaille pas assez ! Il n'y a qu'un moyen de relancer la croissance et d'augmenter le pouvoir d'achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !" Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Or c'est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d'avoir rétabli les faits dans sa chronique d'hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d'Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l'excellente revue Alternatives économiques :

Dans l'ordre croissant en nombre d'heures travaillées par semaine, on trouve d'abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l'Allemagne, l'Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l'Italie, la Lituanie, le Portugal, l'Espagne, l'Estonie, la Croatie, la Slovénie... Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l'on travaille moins avec 1340 heures. "Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c'est que les pays où l'on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement." "Ca alors !", s'exclame le présentateur de l'émission, Bruce Toussaint. "A l'inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s'aperçoit que les cancres sont (...) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l'on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c'est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c'est de l'idéologie, ce n'est pas des faits. J'ai quand même l'impression qu'on nous répète ça dans l'espoir qu'un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? (...) Il y a une réponse évidente: c'est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c'est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C'est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n'a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."

C'était hier matin en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l'imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l'ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu'un dans l'opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?


 

Près de 1.400 amendements des députés PS sur la réforme des 35h

Par DA32 :: mardi 01 juillet 2008 à 22:44 :: EMPLOI

Près de 1.400 amendements des députés PS sur la réforme des 35h

L'examen à partir de ce mardi du projet de loi sur la démocratie sociale, réformant notamment les 35 heures, risque de durer plus longtemps que prévu du fait des 1.671 amendements déposés.

Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) en a déposé pour sa part 1.394, a-t-on appris à l'issue de la réunion de la Conférence des présidents de l'Assemblée.

L'examen du texte devrait s'achever mardi ou mercredi prochains, avec un vote solennel.

Mais il n'est pas exclu que les débats se poursuivent plus longtemps que prévu, l'opposition étant décidé à mener une longue bataille contre ce texte dont le second volet réforme les 35 heures.

Jean-Marc Ayrault a annoncé que le groupe SRC qu'il préside "mènera une bataille sans concession dans l'hémicycle, avec l'ensemble des acteurs concernés, contre cette 'thatchérisation' de notre société".

Les propos du président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), dans un entretien au quotidien Les Echos daté de mardi, risquent d'alimenter la polémique avec l'opposition.

Bernard Accoyer se déclare hostile à un plafonnement des forfaits jours des cadres et assimilés comme le proposent la commission des Affaires sociales et celles des Affaires économiques.

"Pourquoi vouloir à tout prix mettre encore des plafonds?. Je préférerais qu'il n'y ait pas d'amendement sur ce point, qu'on laisse les partenaires sociaux déterminer, par accord, au niveau de l'entreprise, quelle est la durée annuelle du travail la plus adaptée", déclare-t-il.

"Ne posons pas de nouveaux verrous, ne créons pas de nouveaux seuils, notre pays n'en souffre que trop", ajoute le président de l'Assemblée nationale.

Emile Picy / Reuters


LE TRAVAIL C'EST LA SANTE.

Par DA32 :: mercredi 18 juin 2008 à 16:27 :: EMPLOI

Travailler tous, et mieux

Le travail c'est la santé -- Henri Salvador sélectionné dans Musique et Clips

 

    La droite a donc décidé de porter l'estocade finale et de mettre enfin en oeuvre ce qu'elle souhaitait depuis si longtemps : en finir avec les 35 heures. Tout au long de la campagne du candidat Sarkozy, puis de la première année de gouvernement, cette antienne a été à la fois son obsession et le bouc émissaire de ses échecs économiques. Il est temps, sur ces questions, que la gauche sorte de ses atermoiements et affirme clairement sa position.

Répétons d'abord avec force que la réduction du temps de travail n'a en aucune manière été la catastrophe que l'on se plaît à nous décrire. Certes, il y a des secteurs où la flexibilité ou l'intensification du travail ont été excessives, certes, la réforme a été un échec à l'hôpital, certes, des entreprises ont été confrontées à des rigidités. Mais reconnaissons que les lois Aubry ont créé près de 350 000 emplois, que les entreprises ont gagné en souplesse, que les salariés ont gagné en qualité de vie, que la dynamique de négociation a été sans précédent et que l'on n'a en aucune manière observé une perte du sens de l'effort et du travail chez nos concitoyens.

Bien au contraire, pendant toute cette période (de 1997 à 2002), la croissance française a été très supérieure à la croissance européenne, la compétitivité s'est constamment améliorée et 2 millions d'emplois ont été créés (un record pour une économie qui, en un siècle, de 1896 à 1997, n'avait créé que 3 millions d'emplois). C'est aussi la seule période depuis vingt-cinq ans où notre pays a réduit fortement ses déficits, diminué sa dette et engrangé des excédents extérieurs record. Dans tous ces domaines, c'est l'inverse qui s'est produit depuis 2002 : la France accumule la dette et les déficits extérieurs et publics, crée peu d'emplois et est à la traîne de la croissance européenne.

Il faut enfin faire un sort à cette idée ridicule qu'augmenter la durée du travail serait la seule manière pour la France de retrouver son rang. D'abord, parce que contrairement à tout ce que l'on nous assène, les salariés français travaillent plus en moyenne par semaine (36,5 heures) que les Allemands (34,6 heures), dont la santé commerciale est florissante, que les Scandinaves (34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède et 33,2 heures en Norvège), qui affichent les meilleures performances économiques et sociales du monde, que les Néerlandais (29,5 heures) et même que les Américains (33,9 heures).

Ensuite parce que ce qui caractérise le développement économique depuis la révolution industrielle, c'est la relation étroite entre la réduction du temps de travail et les gains de productivité. Dans tous les pays industrialisés, on travaille deux fois moins longtemps et on produit vingt fois plus en une heure de travail qu'il y a cent trente ans. Cela se retrouve dans la dispersion des durées hebdomadaires du travail en Europe : c'est dans les pays les plus développés que la durée hebdomadaire du travail est la plus faible et dans les moins développés qu'elle est la plus longue (plus de 40 heures dans l'est de l'Europe et plus de 50 heures en Turquie).

Discours de Père Fouettard

En privilégiant les heures supplémentaires des salariés à temps complet, le gouvernement tourne le dos à ceux qui ont réellement besoin de travailler plus pour gagner plus : les chômeurs, les allocataires de minima sociaux qui n'accèdent pas à un accompagnement vers l'emploi, les salariés travaillant sur des temps partiels courts et mal rémunérés, qui voudraient bien travailler plus (1,2 million de personnes) mais ne décident pas de leur temps de travail. Notre économie pâtit du faible taux d'emploi des seniors et d'un taux d'emploi des femmes beaucoup moins élevé que celui des pays nordiques, tout particulièrement lorsqu'elles ont de jeunes enfants (vingt points de moins que les taux masculins dans cette catégorie !). Voilà où se trouvent les heures de travail perdues, voilà ceux à qui nous devons redonner de l'emploi, voilà ceux dont le retour en activité nous permettra de parler à nouveau, comme d'un objectif profondément désirable, du plein-emploi.

Sortons enfin du discours moralisateur et de Père Fouettard que la droite se plaît à nous tenir : les Français, ensorcelés par les 35 heures, auraient collectivement choisi le loisir contre le travail. Il n'en est évidemment rien. C'est méconnaître une part immense des activités humaines, tant en temps qu'en charge affective, que l'on peut appeler - au choix - domestiques, parentales ou familiales et qui incombent encore souvent aux femmes dans notre pays. Mal réparties, ces activités peuvent handicaper l'accès des femmes à l'emploi, alors qu'elles sont absolument essentielles au développement de nos sociétés.

Les 35 heures s'inscrivaient bien dans la perspective d'une meilleure répartition non seulement de l'emploi, mais aussi de ces activités qui fondent la vie commune. Toutes les enquêtes mettent d'ailleurs en évidence, non seulement que les 35 heures ont très majoritairement été consacrées, par les hommes et les femmes, aux activités familiales, mais aussi que les Français continuent à souhaiter, plus encore que les autres pays européens, disposer de plus de temps pour les activités parentales. Pour une majorité de nos concitoyens, l'emploi idéal est précisément celui qui permettrait de concilier vie professionnelle et vie familiale.

Deux grandes réformes sont donc devant nous et doivent constituer pour les socialistes la priorité. Premièrement, plutôt que de réparer (mal) et de subventionner le développement d'emplois précaires, peu qualifiés, bref, des bad jobs, la puissance publique doit investir massivement dans la qualification à tous les âges de la vie, dès le plus jeune âge, de manière à doter chacun le plus équitablement possible des capacités qui lui permettront de s'orienter, d'accéder à l'emploi et de participer pleinement à la vie sociale. Le développement d'un service public d'accueil de la petite enfance et la qualité de l'emploi en constituent deux éléments-clés.

Deuxièmement, réorganiser en profondeur les services publics chargés de l'emploi et de l'insertion pour les faire passer de l'ère du contrôle et de la prescription à celui de la décentralisation et de l'aide bienveillante. L'objectif est de permettre à tous les chômeurs de bénéficier d'un accompagnement personnalisé vers l'emploi et à tous les travailleurs de disposer d'une assurance emploi effective. L'exemple des pays nordiques montre que cela ne peut se réaliser qu'en donnant toute sa place à la négociation sociale. Il s'agit là de la clef d'un véritable plein-emploi qui permette à la fois de travailler tous et de travailler mieux.

Dominique Méda / sociologue - Pierre-Alain Muet / Economiste et député PS.


Le texte sur la réforme du marché du travail adopté

Par DA32 :: jeudi 12 juin 2008 à 14:55 :: EMPLOI

Le texte sur la réforme du marché du travail adopté

Le Parlement a définitivement adopté jeudi 12 juin le projet de réforme du contrat de travail, qui instaure notamment une possibilité de rupture de contrat d'un commun accord entre un employeur et son salarié.

Après les sénateurs le 5 juin dernier, les députés ont approuvé les conclusions de la commission mixte paritaire sur le projet de loi.

Ce texte, présenté par le gouvernement une première étape vers une "flexisécurité" à la française, transpose l'accord signé le 21 janvier, à l'issue de quatre mois de négociations, par la CFDT, FO, la CFTC et la CGC, ainsi que par le MEDEF et la CGPME. Seule la CGT a refusé de signer, estimant qu'il allait "aggraver la précarité des salariés".

La loi instaure tout d'abord une possibilité de rupture de contrat d'un commun accord entre un employeur et son salarié. Cette rupture conventionnelle ouvrira droit aux allocations chômage, confirme un amendement voté par le Parlement.

Contrat " pour la réalisation d'un objet défini "

La rupture ne pourra intervenir qu'après un ou plusieurs entretiens au cours desquels le salarié et l'employeur pourront se faire assister, précise le texte. Les deux parties disposeront d'un délai de 15 jours pour se rétracter.
Le projet de loi crée aussi un contrat pour la réalisation d'un objet défini de 18 à 36 mois réservé aux cadres et aux ingénieurs. Le recours à ce contrat, expérimenté pendant cinq ans, sera subordonné à la conclusion préalable d'un accord de branche étendu ou, à défaut, d'un accord d'entreprise.

Le texte rallonge par ailleurs les périodes d'essai pour les salariés. Elles seront désormais plafonnées à deux mois pour les ouvriers, trois mois pour les agents de maîtrise et les techniciens et quatre mois pour les cadres. Les stages de fin d'études seront inclus dans la période d'essai.

Le projet de loi réduit aussi de trois à un an la durée d'ancienneté requise pour bénéficier de l'indemnisation conventionnelle de la maladie, et de deux à un an celle requise pour prétendre aux indemnités de licenciement.

Abrogation du CNE

Le Contrat nouvelles embauches (CNE) créé par l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin est enfin abrogé. Les CNE seront requalifiés en contrats à durée indéterminée (CDI).

Le gouvernement compte sur ces mesures structurelles pour tenir la promesse de Nicolas Sarkozy d'un retour au plein emploi en 2012. Le taux de chômage atteignait encore 7,2% de la population active de métropole au premier trimestre 2008, selon l'INSEE.

Les termes de l'accord ont été peu modifiés lors de l'examen parlementaire, députés et sénateurs se contentant d'apporter quelques précisions.

La gauche n'a pas voté

La gauche n'a pas voté le texte. Les socialistes, qui se sont abstenus, ont protesté contre "l'attitude ambivalente du gouvernement à l'égard des partenaires sociaux", après la "trahison" de Xavier Bertrand sur les 35 heures. Le ministre du Travail a passé outre la position commune de la CGT, de la CFDT et du Medef en présentant un projet de loi qui permet aux entreprises de déroger par un accord majoritaire à la durée légale du travail.
"Il y a quelques semaines, nous célébrions la naissance de la flexisécurité à la française.

Aujourd'hui, nous assistons à l'enterrement de la démocratie sociale", a estimé Jean-Patrick Gille (PS). Les communistes ont voté contre cette "conception biaisée du dialogue social".
Source : AP


LE TANGO DES 35 H.

Par DA32 :: jeudi 29 mai 2008 à 19:02 :: EMPLOI

Les 35h tanguent

Image:Tango-au-NixNox-Paris.JPG

   4.   Tarareando

Le gouvernement prévoit le maintien de la durée légale du travail, mais aussi la possibilité de renégocier en entreprise plusieurs modalités des 35 heures, comme les repos compensateurs, selon un avant-projet de loi transmis aux partenaires sociaux, dont l'AFP a eu copie, mercredi 28 mai.

Cet avant-projet de texte sur la démocratie sociale et sur le temps de travail, qui s'articule en deux parties, transcrit dans la loi avec des changements la "position commune" sur la représentativité syndicale signée par la CGT, la CFDT, le Medef et la CGPME.

Le texte prévoit notamment qu'un syndicat, pour être reconnu représentatif, doit rassembler au moins 10% des voix aux élections professionnelles dans les entreprises et 8% au niveau de la branche et interprofessionnel.

Sur la représentativité syndicale, l'avant-projet de loi reprend "les critères figurant dans cette position commune, qui n'est pas un accord au sens juridique du terme" mais apporte "des précisions", affirme Xavier Bertrand mercredi dans Les Echos.

" Plus loin " que la " position commune "

Mais, sur le temps de travail, le gouvernement va "plus loin" que la "position commune", au motif que les signataires "n'ont pas voulu réellement se saisir de ce sujet", poursuit le ministre du Travail.

Ainsi, son texte prévoit qu'un accord collectif d'entreprise ou, à défaut, de branche permet également de fixer "les conditions d'assouplissement d'heures supplémentaires au-delà du contingent annuel ainsi qu'une contrepartie obligatoire au repos pour toute heure supplémentaire accomplie au-delà du contingent annuel".

Des tels accords seraient valables s'ils sont signés par des syndicats ayant recueilli "au moins 30% des suffrages" aux élections professionnelles ou si une ou des syndicats majoritaires en voix ne s'y opposent pas.

Selon l'avant-projet de loi, un accord d'entreprise ou de branche "peut prévoir le remplacement de tout ou partie du paiement des heures supplémentaires, ainsi que des majorations prévues, par un repos compensateur équivalent".

Présentation le 11 ou 18 juin

Un accord d'entreprise ou de branche pourrait aussi "définir les modalités d'aménagement du temps de travail [modulation des horaires, jours de RTT… ndlr] et organiser la répartition de la durée du travail sur tout ou partie de l'année".

L'avant-projet de loi permet aussi une extension du "forfait annuel" au-delà des seuls salariés itinérants, et une modification du "forfait jours" avec possibilité de se faire racheter les RTT avec une majoration de 10%, pérennisant une mesure de la deuxième loi pour le pouvoir d'achat de février 2008.

Une fois terminée la concertation en cours, le gouvernement envisage de présenter ce projet de loi le 11 ou le 18 juin en conseil des ministres pour un premier passage au parlement avant la fin juillet.

Source : Nouvelobs.com


Remise en cause des 35 heures : les syndicats dénoncent "une provocation"

Par DA32 :: jeudi 29 mai 2008 à 09:59 :: EMPLOI

Remise en cause des 35 heures : les syndicats dénoncent "une provocation"

win32nob| 29.05.2008 | 09:38

La CGT et la CFDT ont fait parvenir au gouvernement une mise en garde contre la volonté de Xavier Bertrand d'aller au-delà des modifications acceptées lors des négociations. Ils dénoncent "un affront ou un défi". Quant au Medef, il demande le respect de la "position commune" adoptée entre les partenaires sociaux.

Le ministre du Travail Xavier Bertrand (Reuters)

 

Le ministre du Travail Xavier Bertrand (Reuters)

 

Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a dénoncé mercredi 28 mai "un affront ou un défi, en tout cas une provocation", après les nouvelles annonces du gouvernement sur les 35h.
Le ministre du Travail Xavier Bertrand a indiqué dans Les Echos que la loi permettra aux partenaires sociaux dans les entreprises de négocier l'aménagement du temps de travail au-delà du simple dépassement du contingent d'heures supplémentaires.

"Un affront ou un défi"


Pour François Chérèque, "le gouvernement choisit de s'affronter à la CFDT et la CGT, qui plus est sur un sujet identitaire pour la CFDT, celui du temps de travail. Il organise la fin des 35 heures dans la réalité", estime-t-il dans un entretien au Monde publié jeudi.
En conséquence, "l'élargissement de la mobilisation sur les retraites à la question du temps de travail est clairement posé", déclare-t-il, prévenant que "le gouvernement nous amène à réagir simultanément sur le temps de travail et les retraites. Cela nous entraîne dans une mobilisation globalisante, ce contre quoi j'ai toujours résisté y compris dans la CFDT".

Mise en garde commune de la CFDT et de la CGT

Dans une mise en garde commune adressée au gouvernement lundi, François Chérèque et le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault rappelaient que la position commune négociée en avril entre les partenaires sociaux permettait "à titre expérimental de dépasser le contingent conventionnel d'heures supplémentaires", et que cela excluait "toute autre disposition". Ils prévenaient que le non-respect de cette règle et "l'adoption en catimini" de "mesures de déréglementation" ouvrirait "une nouvelle période dans les relations sociales".
Le projet de loi sur la "démocratie sociale", transposant la position commune, "fera une large place à la négociation dans l'entreprise et à la simplification, notamment sur les contingents d'heures supplémentaires et les repos compensateurs qui pourront être fixés librement", affirme Xavier Bertrand.
"L'aménagement du temps de travail sur tout ou partie de l'année comme les forfaits en jours ou en heures pourront être négociés plus facilement dans les entreprises", souligne-t-il. "En l'absence d'accord, le cadre réglementaire s'appliquera".

"Un élément de chantage"

Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a pour sa part déclaré mercredi qu'il allait "falloir mobiliser les salariés sur ce sujet-là" en plus de la question de la réforme des retraites.
Il dénonce une "méthode malhonnête du gouvernement", qui vise "à tenter de présenter la déréglementation sur le temps de travail sous couvert d'un accord passé avec les syndicats".
"Le temps de travail va devenir un élément de chantage dans les entreprises", estime Bernard Thibault, car "toutes les entreprises sont loin d'avoir une présence syndicale et les salariés seront en position de faiblesse pour négocier équitablement ces dispositions".

Réserves du patronat

Le patronat a lui aussi exprimé des réserves. Laurence Parisot, la présidente du Medef, a demandé mercredi le respect de la "position commune" adoptée entre les partenaires sociaux, dans laquelle "il y avait des dispositifs d'aménagement de la durée du travail".
La semaine dernière, le chef de l'Etat avait désavoué le secrétaire général de l'UMP Patrick Devedjian, qui avait demandé "le démantèlement définitif du dispositif des 35 heures".
Les députés UMP saluaient mercredi la position de Xavier Bertrand. "Tout cela va exactement dans le bon sens", a déclaré leur président Jean-François Copé, y voyant "une nouvelle illustration" du "rôle d'aiguillon" du parti majoritaire. (avec AP)

La France ce pays de fainéants

Par DA32 :: vendredi 23 mai 2008 à 15:02 :: EMPLOI

La France ce pays de fainéants.

(il parait., ou comment falsifier les chiffres)

La lecture des statistiques sur le marché de l'emploi sur le site de l'OCDE nous surprend de plus en plus. Alors que de pénibles trolls sortent des statistiques bidons basées sur la durée légale du travail, l'OCDE compulse des données sur les durées réelles et les types de contrat. Et que constate t'on ? Nous n'avons pas avoir honte!

Voici les résultats pour 2007 sur quelques états membres de l'OCDE, cela va permettre de comparer.

Voyons tout d'abord les pays qu'on nous cite en exemple: ils ont réformé leur marche du travail, fait les bonnes réformes c'est ce que nous rabâchent les CON-muniquans de l'UMP:

temps_partiel_OCDE.pngLes Pays-bas on un taux de chômage voisin de 4 ou 5%, ils ont atteint le plein emploi nous dit Sarkozy en parlant d'eux ou d'un autre Etat au même niveau. Mais les Pays-Bas ont 21% de salariés à moins de 20 hr hebdo et 14,5% sont entre 20 et 29h hebdo. Cela fait donc 35,5% de salariés à temps partiel.

Il est aisé alors de réduire le taux de chômage, il suffit de découper un emploi en deux emplois a temps partiel, et on arrive plus facilement au "plein emploi". C'est mathématique. Au Danemark, avec son fameux modèle, ce sont 28,1% des salariés qui sont à moins de 29h hebdo par semaine dont 10,9% à moins de 20h. Alors que le France ne comporte que 13,3% de salariés à moins de 29h hebdo dont 5,6% à moins de 20H/semaine.

On voit donc que le Danemark, les Pays Bas ont au moins deux fois plus de salariés à temps partiel que la France. Il leur est donc plus facile d'afficher un taux de chômage inférieur au notre. Et ne parlons pas des niveaux de salaires des salariés à temps partiel. Cela nuit à l'activité économique. Et comme par hasard parmi ces nations, les quelles ont un taux d'endettement des particuliers les plus fort ? Ce fera l'objet d'un prochain billet, mais soyez prévenus : les gagnants sont les mêmes qu'ici. On a vraiment l'impression que tout se tient..

C'est ça la réforme à la sauce libérale! Je vous rappelle que dès Juin 2007, j'expliquai que l'OCDE avouait des échecs dans les privatisations et réformes , mais qu'il fallait continuer. Nos amis socialistes qui pensent qu'il y a du bon dans le libéralisme devraient regarder le thermomètre et constater que les réformes libérales ne produisent que de la précarité là où elles sont appliqués. Le problème de base est simple, il s'agit de modifier le taux de partage des bénéfices et de réduire la précarité.

Revenons à nos temps partiels. Même l'Allemagne avec 21,9% nous dépasse, quand le Royaume-Uni atteint 23,4%, L'Irlande 19,9%, la Belgique 19,4%, l'Autriche 17,3%, l'Australie 27,1%. Ces pays comportent plus de travailleurs à temps partiel que nous, et devinez quoi ?Leur taux de chômage est inférieur au notre. Et ne parlons pas bien sûr des autres magouilles pour baisser le taux de chômage à 3% comme le Danemark.

Sarkozy promet le plein emploi ?

il est alors facile de dire que la France travaille moins que les autres. Il suffit de ne pas sortir ces statistiques. Cela n'empêche pas Sarkozy de nous promettre le plein emploi et d'autres de sous-entendre que nous sommes des fainéants qui ne travaillent pas assez.


sarkozy plein emploi? mon oeil
envoyé par dagrouik
On sait maintenant comment cela va se faire: recours au temps partiel et à la précarité qui ne cessera d'augmenter..

LA GREVE NE VOUS TOUCHERA PAS?. SACHEZ ALORS A QUOI VOUS EN TENIR

Par DA32 :: jeudi 22 mai 2008 à 07:35 :: EMPLOI

Mobilisation pour les retraites : grèves et manifestations

WIN32NOB | 22.05.2008 | 07:31

Les syndicats espèrent des centaines de milliers de manifestants, du public comme du privé, contre le nouvel allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans.
> Des défilés sont prévus partout en France. A Paris, départ à 14h30 place de la Bastille
> A la SNCF, RATP, Air France et transports en commun de province, les perturbations devraient être limitées.

 


(c) Reuters

 

Mobilisation tous azimuts pour la défense des retraites. Les syndicats du public comme du privé appellent à une journée de mobilisation unitaire et interprofessionnelle jeudi 22 mai dans toute la France, qui sera notamment marquée par des grèves à la SNCF, à la RATP, à Air France et dans les transports en commun de 53 villes en province.
A la CGT, on table sur un "succès" et une mobilisation "très équilibrée" avec des grèves et des manifestations dans le public comme dans le privé. Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly espère plus de 500.000 manifestants dans toute la France. Les syndicats, qui dénoncent le nouvel allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans entre 2009 et 2012 pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein, appellent à quelque 80 défilés un peu partout en France.

Des perturbations dans les transports limitées

A Paris, le cortège partira à 14h30 de la place de la Bastille pour se rendre jusqu'à la place Saint-Augustin en passant par celle de la République. Des manifestations sont aussi attendues à Montpellier, Grenoble, Orléans, Lille, Strasbourg, Lyon, Rouen ou encore Limoges.
Dans la capitale, trois syndicats de la RATP sur huit (CGT, CFDT et FO) appellent à la grève mais les perturbations devraient être très limitées, selon la direction, avec un trafic "quasi-normal" sur ses réseaux à l'exception de la ligne B du RER.
A la SNCF où l'ensemble des fédérations de cheminots appellent à faire grève, la direction prévoit en moyenne un train sur deux pour les dessertes de la banlieue parisienne (Transilien) et les Trains express régionaux (TER), deux sur trois pour les grandes lignes et un trafic normal pour les Thalys et les Eurostar.

Grève à l'Education nationale

Les syndicats ont également déposé des préavis de grève pour les réseaux de transports en commun de 53 villes en province, parmi lesquelles Brest, Clermont-Ferrand, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Rennes, Strasbourg ou encore Toulouse.
A Air France, les syndicats CGT, CFDT, FO et CFTC appellent eux aussi à la grève. Mercredi, la direction prévoyait "quelques retards" sur Orly.
Des mouvements de grève pourraient également perturber localement certains services publics, notamment à l'Education nationale où le SGEN-CFDT a déposé un préavis de grève.
Dans le reste de la Fonction publique, les fédérations FO, FSU, CGT et Sud-soldaires se sont contentées d'appeler les fonctionnaires à des actions "pouvant aller jusqu'à la grève".
Outre le secteur public, des appels à la grève ont été lancés dans le privé, dans les secteurs de la métallurgie, du commerce, de l'agro-alimentaire, de la chimie, et des finances, selon la CGT qui cite des mouvements locaux ou nationaux prévus notamment chez Total, à la SNECMA, à la Brinks, chez Tati, dans l'entreprise pharmaceutique Sanofi-Aventis ou encore chez Nestlé et Lustucru.

Améliorer le taux d'emploi des seniors

Les syndicats dénoncent un "blocage gouvernemental" sur le dossier des retraites et opposent au ministre du Travail Xavier Bertrand et au Premier ministre François Fillon des demandes de garanties sur "le niveau des retraites", le "maintien du droit à la retraite à 60 ans" ou encore la "reconnaissance de la pénibilité" de certains emplois, avant tout éventuel allongement de la durée de cotisation.
Surtout, les syndicats estiment qu'on ne peut pas décider d'allonger à nouveau la durée de cotisation sans avoir auparavant amélioré le taux d'emploi des seniors qui n'est que de 38% en France.
Les syndicats entendent ne pas transformer cette journée en baroud d'honneur des mobilisations du mois de mai, et pourraient se revoir pour décider des suites, selon la CGT. "La question de la retraite ne s'arrête pas avec l'arrivée des beaux jours", prévient le secrétaire confédéral de la CGT Jean-Christophe Le Duigou. (avec AP)

OUI, OUI, IL FAUT TRAVAILLER PLUS POUR QUE L'ON GAGNE......

Par DA32 :: mardi 29 avril 2008 à 18:12 :: EMPLOI
L'écart entre riches et pauvres s'accroit en France
nobwin32 | 29.04.2008 | 17:44

L'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale, qui a remis un rapport au gouvernement, note que les difficultés des plus pauvres se sont accrues entre 2002 et 2005 tandis que les revenus des ménages les plus riches n'ont cessé d'augmenter.

(Reuters)

(Reuters)

Des pauvres de plus en plus pauvres et des riches de plus en plus riches. C'est l'un des constats dressés par l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale dans un rapport remis mardi 29 avril au gouvernement. L'ONPES note en effet qu'entre 2002 et 2005 les difficultés des plus pauvres se sont accrues tandis que les revenus des ménages les plus riches n'ont cessé d'augmenter.
Le rapport note également que la baisse du chômage s'est accompagnée d'une hausse du nombre de travailleurs pauvres et du nombre de demandeurs d'emploi non indemnisés.
"En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois", pour un seuil de pauvreté fixé à 817 euros, selon ce rapport remis à la ministre du Logement Christine Boutin et au Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch.

Forte hausse des revenus de patrimoine


Selon l'ONPES, l'indicateur d'intensité de la pauvreté (c'est-à-dire le revenu moyen des personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté) n'avait cessé de baisser entre 1996 et 2002, "associé à une conjoncture favorable (...) traduisant une certaine amélioration de la situation des ménages pauvres".
Mais depuis 2002, "l'évolution s'est inversée, avec une augmentation continue de 16,3% en 2002 à 18,2% en 2005". Résultat, "les inégalités ont fortement augmenté entre les très hauts revenus (...) et le reste de la population".
Calculé sur sept ans (1998-2005), le revenu des personnes disposant de plus de 201.423 euros par an a enregistré une augmentation de 19,4%. "Cette évolution", relève le rapport, "est encore plus nette lorsqu'on considère le revenu réel des 0,01% de foyers les plus riches: entre 1998 et 2005, il a augmenté de 42,6% contre une augmentation de 4,6% pour les 90% de foyers les moins riches".
Selon l'ONPES, "cette divergence s'explique par la forte croissance des revenus du patrimoine (+31% en huit ans pour les capitaux mobiliers), qui composent une part importante des revenus les plus élevés, mais aussi par une croissance plus forte qu'auparavant des inégalités de salaire". Sur cette période, les salaires les plus élevés ont en effet connu une progression de 14%, contre 4% pour les salaires les plus bas.

"6 demandeurs d'emploi sur 10 indemnisés"


Par ailleurs, l'ONPES souligne que "le taux de demandeurs d'emploi non indemnisés augmente dans un contexte de baisse des demandeurs d'emploi". "Ce taux connaît une augmentation marquée de 2,6 points au cours de la période récente (de 37,7% en 2004 à 40,3% en 2006), dans un contexte global de baisse du nombre de demandeurs d'emploi et de développement de l'emploi précaire".
"Seuls six demandeurs d'emploi sur dix sont indemnisés", souligne l'Observatoire. "Parmi eux, la part des bénéficiaires du régime d'assurance-chômage géré par l'Unedic a diminué. Les réformes intervenues en 2004 et 2006 ont en effet restreint les conditions d'accès et limité les durées d'indemnisation".
L'ONPES relève également une hausse du nombre de travailleurs pauvres dans une fourchette de 30.000 à 100.000 personnes entre 2004 et 2005.
"La grande majorité d'entre eux (78%) occupent un emploi toute l'année. Toutefois, 21% d'entre eux occupent principalement un emploi à temps partiel", précise le rapport selon lequel "ce n'est le cas que pour 14% de l'ensemble des travailleurs".
Concernant leur salaire, "les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois en 2005 au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d'activité moyens de l'ensemble des travailleurs". (avec AP)

F. Hollande pose le travail des seniors comme "préalable" aux 41 ans de cotisation

Par DA32 :: lundi 28 avril 2008 à 12:29 :: EMPLOI

F. Hollande pose le travail des seniors comme "préalable" aux 41 ans de cotisation

Le Premier secrétaire du PS François Hollande a estimé que le travail des plus de 55 ans était le "préalable" à l'allongement de la durée de cotisation, qu'il n'exclut pas, tout en demandant de "nouvelles ressources" pour le financement.

Interrogé sur le passage à 41 ans de cotisation, M. Hollande a déclaré: " Si on a du travail jusqu'à la période qui permet de partir en retraite avec ses droits pleins, alors oui pourquoi pas? Sauf que là, le préalable, c'est le travail des seniors". "C'est ce que disent la plupart des organisations syndicales", a justifié M. Hollande.

Le chiffre des seniors de plus de 55 ans au travail -38%- "n'a pas bougé depuis la réforme de 2003", a-t-il affirmé. "On peut allonger la durée de cotisation à 41 ans, 42 ans, mais si au-delà de 55 ans vous n'êtes pas en situation d'allonger vos droits, vous aurez une diminution de votre niveau de pension. C'est un marché de dupes".

Pour encourager le travail des jeunes et des seniors, M. Hollande a suggéré de "moduler les cotisations sociales tout au long de la vie sur l'âge du salarié". "Il faut trouver de nouvelles ressources" pour le financement des retraites, a-t-il ajouté, estimant que certains éléments de rémunération n'étaient pas soumis à cotisations.

"Tant qu'on a pas une assiette plus large pour le financement des retraites, il est difficile de demander des efforts supplémentaires pour le financement des retraites", selon M. Hollande.

Les partenaires sociaux étaient reçus par le ministre du Travail Xavier Bertrand qui se montre inflexible sur le passage à 41 ans de cotisation d'ici 2012.

Source : AFP 

 


Le PS va s'abstenir sur la réforme du contrat de travail

Par DA32 :: mardi 15 avril 2008 à 19:29 :: EMPLOI

Le PS va s'abstenir sur la réforme du contrat de travail

CDT   Les députés socialistes s'abstiendront sur le projet de loi de modernisation du marché du travail, a annoncé mardi la porte-parole du groupe PS Aurélie Filippetti.

Lors du débat devant débuter dans l'après-midi, les députés socialistes insisteront sur "la nécessité de respecter pleinement et entièrement l'accord signé par les partenaires sociaux", a expliqué la députée de Moselle lors d'un point presse.

"On sera particulièrement vigilant à refuser les éventuelles interventions politiques qui reviendraient à dénaturer les termes de l'accord", a-t-elle ajouté, dans une allusion à la possible adoption d'amendements de l'UMP.

Les députés doivent examiner le projet de loi de "modernisation du marché du travail", qui reprend les termes de l'accord signé le 21 janvier par les partenaires sociaux. Ce texte instaure notamment la possibilité d'une rupture de contrat à l'amiable, crée un "CDD de mission" et rallonge la période d'essai pour les salariés.

Source : AP


Ayrault dénonce "l'improvisation" de Sarkozy

Par DA32 :: mardi 05 février 2008 à 20:03 :: EMPLOI

Ayrault dénonce "l'improvisation" de Sarkozy

AP | 05.02.2008 | 14:38

 

Jean-Marc Ayrault a estimé mardi que Nicolas Sarkozy était "un président dans l'improvisation et à la reconquête d'une popularité perdue".

"On ne sait plus très bien quelle est la politique économique et budgétaire de la France, la politique industrielle, la politique européenne. On sent un président qui est dans l'improvisation et la reconquête d'une popularité perdue", a déclaré le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

Le député-maire de Nantes a insisté sur "l'inquiétude des Français sur l'avenir du pays, la situation économique, la crise sociale, les problèmes qu'ils rencontrent en terme de pouvoir d'achat, de retraites, de santé". Parallèlement, les Français ressentent un "sentiment d'abandon d'un président de la République qui multiplie les promesses et qui n'est pas capable de les tenir".

Il a cité en exemple le déplacement de Nicolas Sarkozy lundi à l'usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle). "Il y a de quoi s'interroger entre ce qu'il promet la veille et ce que la ministre de l'Economie le lendemain dit qu'elle fera". Alors que le président a affirmé que l'Etat était prêt à faire des investissements pour sauver l'usine menacée de fermeture, la ministre de l'Economie Christine Lagarde a prévenu mardi que l'Etat ne va pas "subventionner" ArcelorMittal.

"Cela ressemble aux promesses à Boulogne sur les quotas de pêche", a ironisé M. Ayrault. Nicolas Sarkozy avait plaidé le 19 janvier devant des pêcheurs français pour une remise à plat et un assouplissement des quotas de pêche européens, avant de revenir sur ses propos dans une lettre adressée à la Commission européenne. "C'est profondément choquant et ne peut créer que de la désillusion et du découragement", a estimé le président du groupe socialiste.

Jean-Marc Ayrault a précisé que les socialistes boycotteraient la présentation vendredi du plan banlieue à l'Elysée. "Nous n'irons pas assister à ce show présidentiel qui n'est rien d'autre qu'un show de campagne électorale", aa-t-il lancé. AP


Aurélie Filippetti dénonce une visite " spectacle " de Sarkozy à Gandrange

Par DA32 :: mardi 05 février 2008 à 01:58 :: EMPLOI

Aurélie Filippetti dénonce une visite " spectacle " de Sarkozy à Gandrange

Aurélie   Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle, a dénoncé lundi la "politique spectacle" de Nicolas Sarkozy après sa brève visite du site du groupe sidérurgique d'ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) où 600 emplois sont menacés.

Personne n'est dupe sur l'objet réel de la visite-éclair de Nicolas Sarkozy à Gandrange: chute dans les sondages, perte de sa popularité... Le Président veut se refaire une vertu politique sur le dos des ouvriers d'ArcelorMittal", a affirmé dans un communiqué Mme Filippetti.

"Nous voici de nouveau face à la politique-spectacle de Nicolas Sarkozy. Encore une fois les salariés n'étaient pas à la noce!".

"Le rôle de l'Etat est de peser sur le groupe Mittal mais certainement pas de payer à sa place. Nous défendons un plan industriel qui stabilise le site au sein du groupe ArcelorMittal" et "exigeons que le plan alternatif présenté par l'intersyndicale soit examiné sérieusement".

Nicolas Sarkozy a assuré lundi à Gandrange que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité cette aciérie d'ArcelorMittal qui fait l'objet d'un plan de restructuration prévoyant la suppression de près de 600 emplois.

Source : AFP


THIBAULT- ACTIONS DEFENSE DU POUVOIR D'ACHAT.

Par DA32 :: vendredi 01 février 2008 à 21:06 :: EMPLOI

Le Parlement adopte définitivement la fusion ANPE-Unedic

Par DA32 :: jeudi 31 janvier 2008 à 21:18 :: EMPLOI

Le Parlement adopte définitivement la fusion ANPE-Unedic

ANP   Le Parlement a définitivement adopté jeudi le projet de fusion des réseaux de l'ANPE et de l'Unedic, qui vise à placer un interlocuteur unique face aux chômeurs pour simplifier leurs démarches. Députés et sénateurs ont approuvé le compromis trouvé mercredi par les représentants des deux assemblées réunis en commission mixte paritaire.

Le texte prévoit la création d'un opérateur unique chargé d'assurer à la fois l'accueil, l'orientation, le placement, l'indemnisation et l'accompagnement des chômeurs. L'objectif affiché est de simplifier leurs démarches et de déployer davantage d'agents sur le terrain.

Concrètement, une instance provisoire chargée de préfigurer la future institution sera mise en place. Une convention conclue entre l'Etat et l'Unedic fixera les grandes orientations de l'action de la nouvelle institution. Un conseil national de l'emploi présidé par le ministre en charge de l'Emploi sera chargé de veiller à la cohérence des politiques. Cette fusion devrait coûter environ 300 millions d'euros.(..)

Malgré les assurances gouvernementales, les syndicats représentant les 45.000 personnels de l'ANPE et de l'Unedic craignent que la fusion n'entraîne des suppressions de postes dans les deux services et des "pressions" sur les chômeurs pour les pousser à accepter n'importe quelle offre.

Le pro