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«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
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Un 2ème EPR en France : la mauvaise décision au mauvais moment

Par DA32 :: vendredi 04 juillet 2008 à 20:21 :: ENVIRONNEMENT

Un 2ème EPR en France :

 

La mauvaise décision au mauvais moment

 

Comme chacun s’y attendait, Nicolas Sarkozy vient de confirmer la construction d’un second réacteur nucléaire EPR, après celui qui est actuellement en travaux sur le site de Flamanville.

Cette décision est triplement regrettable.

Sur la forme, d’abord. Une fois de plus, et comme la question nucléaire en a donné mille exemples, la décision tombe d’en-haut  comme le fait du prince. Le Parlement n’est pas saisi, l’enquête publique prescrite par la loi n’est pas lancée. A quoi sert, dans ces conditions, d’avoir une charte de l’environnement intégrée à notre Constitution qui prévoit que « Toute personne a le droit de participer à l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l'environnement »?

Sur la date, ensuite. Annoncer la construction d’un second EPR alors que le chantier de Flamanville fait apparaître des malfaçons alarmantes dans la superstructure de béton relève de la provocation. Mais surtout, procéder à une telle annonce trois jours après le début de la présidence française de l’Union européenne, et alors que Nicolas Sarkozy prétend faire de la question énergétique l’un des enjeux du semestre à venir est une faute. Quelle chance se donne la présidence française d’aboutir à une politique commune si elle lance à la face des 27 que pour sa part, la France a déjà fait son choix et entend bien imposer son modèle ? 

Mais c’est sur le fond que cette décision apparaît la plus contestable. Nicolas Sarkozy, dans son discours du 25 octobre 2007 en conclusion du Grenelle de l’environnement, avait affiché comme priorités la modération et l’efficacité énergétique « Notre première priorité est de réduire notre besoin d’énergie. L’objectif est d’améliorer de 20 % notre efficacité énergétique en 2020. » A l’heure où, par exemple, le volet logement du Grenelle – qui devrait être l’un des plus ambitieux en termes d’économies d’énergies – n’est toujours pas financé, il est inexplicable que l’Etat encourage l’investissement de 3 à 4 milliards d’euros dans des capacités de production supplémentaires. Car il ne s’agit pas ici de renouveler le parc français, dont le prolongement de la durée de vie est précisément en cours de négociation. Nous pensons totalement déraisonnable que la France devienne ainsi progressivement une véritable plate-forme nucléaire chargée d’approvisionner toute l’Europe en électricité, tout en gardant les risques et les déchets.

Tout le monde le reconnaît, le nucléaire ne peut être LA solution à la crise énergétique mondiale, Seule la modération énergétique, la recherche d’une plus grande efficacité et les énergies alternatives sont à la hauteur des enjeux. C’est bien d’une autre politique dont nous avons besoin en matière d’énergie.

Communiqué du 3 juillet 2008.

(pole ecologique du PS)

 

 


SAUVONS LES PATTES BLANCHES DES AUTOMOBILISTES

Par DA32 :: dimanche 29 juin 2008 à 14:36 :: ENVIRONNEMENT

En France, les anti-autoroutes s'organisent

REUTERS | 29.06.2008 | 13:01

Par Claude Canellas

BOSTENS, Landes (Reuters) - La coordination nationale Stop-Autoroutes, qui entend fédérer tous les opposants aux projets autoroutiers en France, s'est réunie pour la première fois ce week-end dans les Landes.

Cette réunion, qui s'est tenue à Bostens, a été le point d'orgue d'une journée de manifestation contre le projet de l'A65 qui doit relier Langon, en Gironde, à Pau, dans les Pyrénées-Atlantiques.

"Au-delà de la lutte locale contre un projet, nous appelons à une véritable prise de conscience nationale pour diminuer les transports", a déclaré à Reuters Anne-Parlange, l'une des deux porte-parole de Stop-Autoroutes.

Une charte fondatrice doit être dévoilée dans les jours à venir.

Selon un rapport du Conseil général des ponts-et-chaussées de 2003, cité par Anne Parlange, on recense environ 80 projets routiers et autoroutiers en France.

"En 2006, un nouveau rapport prospectif à 2050 indiquait que si tous les projets en cours aboutissaient, on augmenterait de 40% la capacité routière en France", a-t-elle expliqué.

Certains projets ont été abandonnés comme les grands contournements de Bordeaux et de Toulouse mais l'A45, entre Lyon et Saint-Etienne, ainsi que le contournement de Strasbourg pourraient aboutir, craint la porte-parole.

La journée de samedi était organisée à l'initiative de l'association Alternative régionale Langon-Pau (ARLP) qui se bat depuis plusieurs années contre ce projet.

L'A65 est le plus important et donc le plus emblématique des projets autoroutiers.

D'une longueur d'environ 145 kilomètres pour un coût global estimé à 1,2 milliard d'euros, le chantier a été déclaré d'utilité publique en 2006.

ÉCREVISSES À PATTES BLANCHES

Le projet, dont l'aboutissement est prévu en 2010 est passé à travers les gouttes du "Grenelle de l'environnement" qui a retoqué d'autres plans de construction.

Samedi, de nombreuses association de défense de l'environnement ont pris part à un forum pour faire le bilan du Grenelle sur les infrastructures de transports (autoroutes, LGV, aéroports).

Pour la troisième année consécutive, "L'appel des Neuf-Fontaines" appelant à un moratoire autoroutier.

Le texte tire son nom d'une zone humide où se croisent neuf sources située sur le tracé de l'A65 et qui est menacé de destruction pour faire passer la route. Le ministère de l'Ecologie a donné son feu vert début juin.

Isolé au milieu des bois, le site est, selon les écologistes, un cadre de vie pour de nombreuses espèces végétales et animales dont certaines en danger comme les écrevisses à pattes blanches, une espèce en voie de disparition et protégée depuis 1983.

Le site abrite également des tortues "cistude", menacées d'extinction, et il constitue une "zone d'habitat potentiel" pour le vison d'Europe.

Le groupement A'Lienor, concessionnaire de la future autoroute, y prévoit la construction d'un viaduc de 70 mètres pour faire passer la deux fois deux voies.

"Nous ne baissons pas les bras", a assuré à Reuters la présidente de l'ARLP, Bernadette Durac.

Pour valider le projet, le ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo, a pris appui sur l'avis favorable du Conseil national de protection de la nature (CNPN).

Il a fait valoir que "des espaces naturels seront pris en gestion par le concessionnaire à une échelle sans précédent pour reconstituer des habitats propices", ce qui ne convainc pas les opposants au projet.


DES IDEES, OUI MAIS PAS DES FAUSSES.

Par DA32 :: mardi 24 juin 2008 à 17:06 :: ENVIRONNEMENT
  Le nucléaire,une

solution marginale

à la crise pétrolière.

    Au lendemain d’un accord conclu sous la pression des constructeurs allemands entre Nicolas Sarkozy

et  Angela Merkel pour s’opposer à la prétention de Bruxelles d’imposer une réduction des émissions

moyennes des voitures mises sur le marché dans l’Union dès 2012 à 120 grammes par kilomètre et revenir

à 130 grammes, le Premier ministre, dans l’émission «Avous de juger », a annoncé la construction

d’un deuxième réacteur EPR.

«Nous voulons, dit-il, que l’énergie nucléaire soit une des réponses principales

à la crise du pétrole ».

Il faut rappeler que le nucléaire n’apporte pratiquement rien à la solution de la crise pétrolière.

Après trente ans de politique soutenue du nucléaire en France, sa part dans notre production d’éléctricité

atteint 80% et nous consommions 1,49 tonne de pétrole par habitant en 2006.

Les Allemands (avec une part de nucléaire de 26%dans leur production d’électricité) en

consommaient 1,50 tonne, les Italiens (sansnucléaire) 1,37 tonne, les Anglais (20% de nucléaire)

1,8 tonne, l’Europe des 27 (avec 29% de nucléaire) 1,50.

Nous ne faisons donc pas mieux que nos voisins, plutôt moins bien !

A cela rien d’étonnant. Il y a longtemps que l’Europe n’utilise plus de pétrole pour produire de l’électricité

« en base » (de façon presque continue au cours de l’année) et le réserve à la production de pointe

(quelques centaines d’heures par an), ce que justement le nucléaire ne sait pas faire.

Notre Premier ministre aurait-il oublié que ni nos camions, ni nos voitures ne fonctionnent à l’électricité ?

L’EPR n’apportera rien ou presque rien sur ceplan.

Il permettra d’économiser du charbon,du gaz,de l’hydraulique, de l’éolien qui auraient participé

à la production d’électricité correspondante et donc d’éviter des émissions de CO2.

Mais, là encore, le compte n’y est pas.

L’accord France-Allemagne sur les émissions automobiles va coûter dès 2012 à l’Europe des émissions

supplémentaires de 2 millions de tonnes de CO2 qui deviendront 8 millions en 2016.

Quand l’EPR entrera en service, au mieux en 2016, l’Europe aura déjà émis

20 millions de tonnes de CO2 de plus que si la norme de Bruxelles avait été maintenue.

En2017,si tout va bien, l’EPR permettra d’éviter 4 millions de tonnes de CO2 en Europe mais l’accord Sarkozy-

Merkel en coûtera 12 millions. Bilan cumulé en 2020 de cette politique

: une émission supplémentaire de 74 millions de tonnes de CO2.

Ce n’est pas brillant pour un gouvernement qui se veut à la pointe sur le climat.

Comme si l’intérêt bien compris des lobbies industriels (celui du nucléaire en France,

celui des constructeurs en Allemagne) devenait l’inspiration principale de nos gouvernements

et la double crise du pétrole et du climat une simple opportunité tactique au service de ces ambitions industrielles. 

BENJAMIN DESSUS, président

de l’association Global Chance.

ALERTE DU RESEAU "SORTIR DU NUCLEAIRE"

Par DA32 :: lundi 23 juin 2008 à 17:36 :: ENVIRONNEMENT

Réseau "Sortir du nucléaire" – Fédération de 820 associations

Alerte aux déchets radioactifs :
l'Etat recherche un nouveau site d’enfouissement
http://www.sortirdunucleaire.org/dossiers/alerte-dechets.html

Demandez la liste des 3115 communes menacées par une poubelle nucléaire.

A vos téléphones, fax et mails pour exiger la “transparence” !

                 


L'Etat recherche un site d'enfouissement de déchets nucléaires. Vingt départements (Ardennes, Aube, Aveyron, Cher, Eure, Indre, Lot, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Nord, Oise, Pas-de-Calais, Bas-Rhin, Seine-Maritime, Somme, Tarn-et-Garonne, Vosges) sont menacés, pour un total de 3115 communes.

La liste de ces communes n'a pas été révélée alors que les documents diffusés par le Ministère de l'écologie, l’Andra et l’Autorité de sûreté nucléaire parlent d'un projet mené "dans la plus grande transparence" !

Demandez cette liste aux trois organismes ci-dessous par téléphone, fax et mail.
N’hésitez pas à reprendre la "lettre type" à la fin de ce mail.

Merci de poursuivre cette action tant que nous n’aurons pas obtenu cette liste.


- Autorité de sûreté nucléaire
Tel : 01.40.19.86.00 ou 01 40 19 86 61 ; Fax : 01 40 19 86 69
Internet :  
http://www.asn.fr/sections/main/nous-contacter <http://www.asn.fr/sections/main/nous-contacter>

- Ministère de l'écologie :
Tel : Cabinet de JL Borloo : 01 40 81 72 36  - Cabinet de N Kosciusko-Morizet  : 01 40 81 77 87
Internet :
http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=2340 <http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=2340>

- Andra :
Tel : 01 46 11 80 00 ou 01 46 11 82 94 - Fax : 01.46.11.82.25
Internet : webcom@andra.fr
<mailto:webcom@andra.fr>

 

 


 


COMME QUOI....

Par DA32 :: mercredi 04 juin 2008 à 21:31 :: ENVIRONNEMENT

Environnement: Borloo confirme le projet de construction de l'A65

AP | 04.06.2008 | 20:52

 Malgré les réticences de plusieurs organisations écologistes, le gouvernement a confirmé mercredi le projet de construction de l'A65, qui doit relier Langon (Gironde) à Pau (Pyrénées-Atlantiques), en soulignant que le projet initial avait "fait l'objet de nombreuses améliorations pour éviter les zones sensibles et répondre aux exigences nouvelles" du Grenelle de l'environnement. En revanche, il a annoncé l'abandon du projet autoroutier entre Pau et Oloron, tout comme les contournements autoroutiers de Toulouse et de Bordeaux.

Sur ce point, le ministère de l'Ecologie explique souhaiter "ainsi limiter à une stricte sécurisation la RN134, plus au sud dans la vallée d'Aspe et vers le tunnel du Somport". Il souligne que "cette dernière mesure sera accompagnée de mesures de régulation de la circulation des poids-lourds dans la vallée d'Aspe (par exemple interdictions de nuit ou de transports de matières dangereuses dans cette vallée) qui seront discutées avec leurs homologues espagnols".

Dans un communiqué, le ministère souligne que "les projets qui n'atteindront pas un haut niveau d'exigence environnementale ou qui ne répondraient pas à une nécessité de sécurité et d'utilité collective ne seront pas retenus", et qu'ainsi, les contournements autoroutiers de Toulouse et de Bordeaux "sont abandonnés".

"En effet, ces projets ne correspondent plus aux nouveaux enjeux de développement durable. Ils privilégient la mobilité automobile, dans un contexte de pétrole cher et non renouvelable, l'utilisation non raisonnée de l'espace, notamment par l'étalement urbain préjudiciable à la biodiversité", note le ministère.

Le ministère de l'Ecologie annonce aussi que "les nouvelles infrastructures routières, ferroviaires ou fluviales devront désormais comprendre des mesures garantissant une vraie neutralité par rapport aux enjeux environnementaux des territoires traversés". AP

Voir a ce sujet:http://www.a65-alienor.com/index.php

Mais l'on ne parle pas de la bretelle de BARCELONNE DU GERS.


 

Libéralisme nous dit-on ?

Par DA32 :: mardi 27 mai 2008 à 23:03 :: ENVIRONNEMENT
Libéralisme nous dit-on ?
Et si ce n'était pas le bon débat ? Si c'était un leurre ?
 
Comment imaginer en venir au libéralisme quand même Nicolas Hulot s'en éloigne ?
 
"Il y a à l'échelle planétaire un apartheid qui ne dit pas son nom"

Comment penser l'écologie dans ce contexte?
Il ne faut plus dissocier les mots écologie, social et humanitaire. Tout cela est en train de se combiner. On a tous l'obligation de répartir la richesse. Pour cela, il faut trouver des mécanismes innovants. Je ne suis pas convaincu, par exemple, qu'il faille abandonner l'idée de la taxe Tobin [fiscalité qui s'applique aux transactions monétaires internationales]. Les détenteurs actuels de richesse se sentiraient à peine moins riches mais les exclus du festin se sentiraient beaucoup moins pauvres. On ne peut pas admettre que 70% de la production de richesse dans le monde ne profite qu'à 20 à 30% de la planète. Ce n'est même plus un problème moral. Tout simplement, ça ne passera pas. Imaginez: la moitié de l'humanité vit avec deux dollars par jour, ce que reçoit comme subvention une vache européenne. Il y a à l'échelle planétaire un apartheid qui ne dit pas son nom. Cela pouvait marcher tant que cela ne se voyait pas. Maintenant, avec les nouveaux moyens de communication, vous ajoutez à la misère un élément explosif qui est l'humiliation. La construction de l'Europe se doit de prendre cela en compte. Nous sommes condamnés à ce que les Etats interviennent. C'en est fini du libéralisme.

Ce sont des réflexions que vous avez portées auprès de Nicolas Sarkozy?
Ce sont des idées que j'exprime auprès de Christine Lagarde, de François Fillon et d'autres. Dès que je vois quelqu'un, je martèle. Après, je ne connais pas leur niveau de réceptivité. En France comme ailleurs, il manque cette remise en cause du modèle de développement dans lequel on est. Le travail de fond n'est pas fait. Pour moi, le seuil critique sera marqué par la conférence sur les changements climatiques de Copenhague, fin 2009. Si la communauté internationale échoue lors de cette échéance, on entrera dans l'irréversible.
 
Extraits d'un entretien paru dans le Journal du Dimanche du 30 mars 2008
Eric Loiselet

A VOS ASSIETTES, GOUTONS VOIR, oui, oui GOUTONS VOIR non, non.

Par DA32 :: mercredi 21 mai 2008 à 06:48 :: ENVIRONNEMENT

L'Assemblée adopte le texte sur les OGM

M T  L'Assemblée nationale a donné mardi 20 mai, au terme d'un débat tendu et dans une ambiance survoltée, l'ultime feu vert au projet de loi très controversé sur les OGM, ouvrant la voie à une adoption définitive du texte jeudi par le Sénat.

Seuls les députés UMP et une partie de ceux du Nouveau Centre ont voté pour, PS et GDR (PCF-Verts) ont voté contre le texte issu de la Commission mixte paritaire (Sénat/Assemblée).
Le texte a été adopté par 289 voix contre 221, pour 533 votants et 510 suffrages exprimés.

Il vise à clarifier les conditions de mise en culture de plantes transgéniques et de leur coexistence avec les productions conventionnelles, dans le respect d'une directive de 2001 que la France a tardé à transposer en droit national.

Issu du Grenelle de l'environnement, il compte parmi ses dispositions phare les règles en matière de "coexistence" des cultures et l'instauration d'un "délit de fauchage".

Source : Agences


La loi sur les OGM rejeté : Les réactions

Par DA32 :: mercredi 14 mai 2008 à 08:54 :: ENVIRONNEMENT

La loi sur les OGM rejeté : Les réactions

 

OGMVoici les réactions à la suite du rejet du projet de loi controversé sur les OGM mardi 13 mai à l'Assemblée nationale, après l'adoption surprise à une voix près d'une motion de procédure PCF.

A gauche :

- Noël Mamère, Verts : "C'est une très belle leçon donnée au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, j'espère qu'à l'instant où je parle le président de la République est en train de manger la moquette de l'Elysée, parce que c'est une victoire des Français contre le gouvernement qui voulait faire passer une loi en force".

- Arnaud Montebourg, député PS : "C'est un coup de tonnerre dans le ciel des semenciers (…) Il n'y a plus de texte sur les OGM, il est sorti de l'ordre du jour, le gouvernement est maintenant obligé de reprendre la procédure au départ avec le même chemin de croix, c'est à dire la désapprobation profonde d'une partie de sa propre majorité sur sa libération des OGM en France (…) Tous les députés des appellations d'origine contrôlée, des fromages, des vins, des productions agricoles qui risquaient d'être contaminées par les OGM avaient finalement soutenu notre position de protection de notre patrimoine agricole".

-André Chassaigne, PCF, auteur de la motion de procédure : "La majorité des députés a considéré que le texte n'était pas correct, qu'il n'était pas abouti, qu'il ne fallait pas le discuter".

-Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS : "Il fallait écouter l'opposition, ses propositions, et les préoccupations des Français. La majorité qui a essayé de passer en force vient d'être sanctionnée, et durement".

- Martine Billard, députée Verte : "Le gouvernement ne voulait pas du vote solennel car il voulait éviter que sa majorité explose, sa majorité ne s'est pas mobilisée et nous avons gagné le vote".

- Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts : "Il y a des vrais moments de plaisir en politique. Ca en fait partie. Tous les Verts se félicitent du rejet de cette loi, car le combat contre les OGM est mené depuis longtemps par les écologistes. La coexistence des cultures OGM et non OGM prévue par le texte n'était pas possible. L'absence des députés UMP lors du vote est un signe politique. C'est un tremblement de terre pour la droite" (déclaration à l'AFP le mardi 13 mai).

- Aurélie Filippetti, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée : "Cette victoire illustre la formidable mobilisation des parlementaire de l'opposition, qui, par un travail sans concession, a renvoyé aux oubliettes un texte inepte qui dénaturait les engagements du Grenelle de l'environnement (…) Dans ce débat, la majorité et le gouvernement ont prouvé qu'ils faisaient peu de cas du travail du monde associatif et scientifique au profit des grands groupes productivistes de l'agro alimentaire.
Cette victoire collective illustre aussi la vitalité de l'assemblée nationale et de l'opposition en particulier".

A droite :

- François Fillon, Premier ministre : Il a décidé de convoquer la Commission mixte paritaire Sénat-Assemblée pour soumettre à nouveau le texte sur les OGM "au vote des deux chambres". (Communiqué de Matignon, mardi 13 mai).

Au sein des associations :

- Arnaud Apoteker, Greenpeace : "C'était un projet de loi qui ne garantissait pas la perennité des choix sans OGM : de ce point de vue, on ne peut qu'être heureux qu'il ait été rejeté (...) Ce texte ne définissait pas ce qu'est le sans OGM : c'était la porte ouverte à une contamination génétique. Nous sommes contents qu'une loi de légalisation de la contamination génétique n'ait pas été adoptée (...) Nous n'avons plus de projet de loi: il faut en réécrire un autre (...) Nous aurions préféré une vraie loi de protection" des consommateurs et des producteurs, "il faut espérer que l'ouvrage va être remis sur le métier".

Au sein des syndicats :

- Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA : "C'est lamentable de voir la cacophonie sur ce dossier. Est-ce que le gouvernement a encore une majorité ? Nous demandons le plus rapidement possible un nouveau projet de loi". (Déclaration à l'AFP mardi 13 mai)

- Régis Hochart, porte-parole de la Confédération Paysanne : "Il est essentiel que le nouveau projet de loi fixe les règles de responsabilité en cas de contamination par les OGM et donne une définition précise du "sans-OGM"".

- François Lucas, président de la Coordination Rurale : Il salue "le sursaut d'une partie des députés de la majorité qui a permis ce rejet d'un projet de loi qu'on voulait adopté à la hussarde".

- La Coordination Rurale : "Il faut maintenant du temps pour présenter un nouveau projet de loi, en dehors des querelles politiques, qui permette une approche technique et scientifique de la question".

Source : Nouvelobs.com


A65 Langon-Pau: les élus s'impatientent, les opposants font feu de tout bois

Par DA32 :: dimanche 20 avril 2008 à 15:01 :: ENVIRONNEMENT

A65 Langon-Pau: les élus s'impatientent, les opposants font feu de tout bois

AFP | 20.04.2008 | 13:43

 

"Nécessité" pour les uns, "aberration" pour les autres, le projet d'autoroute de 150 km entre Langon (Gironde) et Pau, qui mettrait en 2010 la capitale béarnaise à deux heures de Bordeaux, n'en finit pas de diviser élus et associations, alors que le déboisement a déjà commencé.

Dernière péripétie, le 14 avril, le commissaire du gouvernement, magistrat chargé de dire le droit au Conseil d'Etat, a demandé le rejet des recours déposés par des associations de défense de l'environnement contre la future A 65. La plus haute juridiction administrative rendra sa décision dans plusieurs semaines.

Le 19 mars, c'était le Conseil national de protection de la nature (CNPN) qui rendait au ministre de l'Environnement un avis défavorable à la demande "de destruction d'espèces protégées" formulée par le concessionnaire, A'Lienor.

"Nous sommes dans l'attente de l'avis motivé du CNPN et de décisions ministérielles" afin d'"améliorer si nécessaire" le volet environnemental du dossier, explique-t-on chez A'Lienor, consortium constitué du groupe de travaux publics Eiffage et de l'opérateur autoroutier Sanef.

Si, à la demande de la Sepanso (une association de protection de la nature), le ministère de l'Environnement a fait stopper les opérations de déboisement, A'Lienor entend toutefois "démarrer les travaux dans les jours qui viennent" sur les parties qui "ne sont pas concernées par les avis du CNPN".

En 2006, la concession de ce tronçon de 150 km (environ 2.000 ha), a été accordée au consortium A'Lienor pour 55 ans. La mise en chantier est prévue en 2008, pour une livraison en 2010. L'investissement, de 1,2 milliard d'euros, repose à 80% sur l'endettement.

D'un point de vue environnemental, Philippe Barbedienne, directeur de la Sepanso, dénonce une "complète contradiction avec le Grenelle de l'Environnement" --même si le décret d'utilité publique a été signé en 2006-- et assure craindre pour plusieurs espèces protégées, comme le vison d'Europe ou la cistude (une tortue aquatique), le tracé touchant huit zones Natura 2000.

Du côté des promoteurs, les élus -exceptés les Verts et les communistes- invoquent un "chantier indispensable à l'existence même de la région" (Alain Rousset, président PS du conseil régional), "une nécessité à la cohérence" du territoire (Alain Juppé, maire UMP de Bordeaux), "un choix assumé nécessaire au désenclavement de la zone" (conseil général PS des Landes).

Toutefois, l'opposition se cristallise également sur la justification du projet --les associations prônent un aménagement de l'axe existant-- et sur son financement.

En 2005, la Direction régionale de l'Equipement estimait que le trafic sur ce tronçon atteindrait 10.000 véhicules par jour en 2020 alors que le concessionnaire prévoyait, lui, 14.500 véhicules, avec un péage à 14 euros hors taxes.

"Cette autoroute ne sera jamais rentable", pronostique Julien Milanesi, économiste, membre de l'association Alternative régionale Langon Pau (Arlp). Et il alerte sur la "clause de déchéance" qui lie Etat et collectivités au concessionnaire: si A'Lienor venait à faillir à ses obligations, elle perdrait sa concession mais pourrait se voir verser plus 800 millions d'euros en dédommagement des investissements déjà réalisés.

"Mais on redécouvre l'eau tiède! C'est une clause classique dans tous les contrats de délégation de services publics", réplique Alain Rousset.

Sur le terrain, pour la troisième fois, un groupe de "planteurs volontaires" appelle à venir replanter des arbres sur le tracé, le 27 avril à Bougue (Landes).


Les groupes PS et PCF au Sénat quittent le débat sur les OGM

Par DA32 :: jeudi 17 avril 2008 à 10:30 :: ENVIRONNEMENT

Les groupes PS et PCF au Sénat quittent le débat sur les OGM

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Les groupes PS et PCF au Sénat ont annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi qu'ils renonçaient à débattre du projet de loi sur les OGM, après le vote d'un amendement visant à revenir sur l'interdiction des OGM dans les zones AOC.

Cette interdiction résultait d'un amendement du député communiste André Chassaigne, adopté par l'Assemblée nationale, prévoyant que les organismes génétiquement modifiés "ne peuvent être cultivés, commercialisés ou utilisés que dans le respect de l'environnement et de la santé publique, des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des filières de production et commerciales qualifiées +sans organismes génétiquement modifiés+ et en toute transparence".

Le Sénat a corrigé cette rédaction à l'initiative du rapporteur Jean Bizet (UMP) en y ajoutant une précision: "La définition du +sans organismes génétiquement modifiés+ se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire. Dans l'attente d'une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut conseil des biotechnologies, espèce par espèce".

Le rapporteur a expliqué que son amendement, soutenu par le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et adopté par 185 voix contre 121 - celles de la gauche -, visait à "rendre conforme au droit européen", l'ajout proposé par M. Chassaigne.

"Cet amendement ne supprime pas cet ajout mais il le dévitalise totalement", a protesté Marie-Christine Blandin (Verts).

Prenant acte du fait que, selon le voeu de M. Bizet et du gouvernement, cet amendement serait le seul à être adopté au Sénat, Jean-Marc Pastor (PS) a annoncé que son groupe "ne continuerait pas à participer à un débat fantoche".

Gérard Le Cam (PCF) lui a emboîté le pas: "Il n'y a pas de démocratie dans ce pays", a-t-il protesté.

A l'ouverture de la discussion en deuxième lecture au Sénat du projet de loi, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo et M. Bizet (UMP) avaient appelé les sénateurs à un "vote conforme" à celui des députés, sauf l'article 1er comportant l'amendement Chassaigne.

Avec le départ des sénateurs socialistes et communistes, tous les autres articles devraient être définitivement adoptés sans modification par le Parlement, seul l'article 1er, ainsi modifié, devant revenir devant l'Assemblée nationale pour une dernière lecture.

Source : AFP


OGM : le PS sur le pied de guerre pour défendre l'amendement Chassaigne

Par DA32 :: jeudi 17 avril 2008 à 07:31 :: ENVIRONNEMENT

OGM : le PS sur le pied de guerre pour défendre l'amendement Chassaigne

OGM    Les députés PS ont promis mercredi de poursuivre la bataille pour l'amendement Chassaigne anti-OGM, que l'UMP veut strictement revoir au Sénat, contre l'avis, selon les socialistes, du président de la République.

On va continuer cette bataille qui reprendra à l'Assemblée nationale" début mai, a déclaré le président du groupe PS Jean-Marc Ayrault.

Auparavant, le Sénat s'empare du texte OGM mercredi en seconde lecture.

Voté à l'Assemblée en première lecture, l'amendement 252 (Chassaigne, PCF) limite l'utilisation des OGM notamment dans les zones AOC.

Pour calmer la colère de la majorité, les sénateurs UMP vont le sous-amender en jouant sur la notion de seuil de définition du "avec ou sans-OGM".

"Nous estimons que l'amendement est toujours en danger", s'est inquiété un autre député socialiste, Germinal Peiro (Dordogne), qui tient à la protection des AOC : "on ne peut pas faire du foie gras du Périgord avec du maïs OGM".

Pour Philippe Martin (Gers), la fronde des députés UMP n'a plus seulement pour cible la secrétaire d'Etat Nathalie Kosciusko-Morizet "mais le président de la République qui ne souhaite pas qu'on s'éloigne trop de l'esprit du Grenelle de l'Environnement".

"L'importance du 252 dépasse les OGM. Selon le sort qui lui sera réservé, nous pourrons voir si la rupture entre le groupe UMP et le Grenelle de l'Environnement est consommée ou non", a ajouté M. Martin.

"Le Grenelle de l'Environnement apparaît comme une grande duperie. On continuera de mobiliser. On souhaite que le courant d'opinion s'amplifie", a conclu M. Ayrault, en référence à un "comité de soutien à l'amendement 252" dont la pétition a recueilli 20.000 signatures, selon le PS.

Source : AFP


Le PS dénonce un "reniement des engagements" du Grenelle

Par DA32 :: mercredi 02 avril 2008 à 12:08 :: ENVIRONNEMENT
Le PS dénonce un "reniement des engagements" du Grenelle
nobwin32 | 02.04.2008 | 10:06

Le bureau national du PS stigmatise dans un communiqué "le fort décalage entre les effets d'annonce du Grenelle de l'environnement et la réalité de l'action gouvernementale".

Un champ de maïs transgénique dans le sud de la France en août 2007

Un champ de maïs transgénique dans le sud de la France en août 2007 (c) AFP

Le Bureau national du PS a qualifié le projet de loi sur les OGM, dont la discussion a commencé mardi à l'Assemblée nationale, de "reniement des engagements pris" au Grenelle de l'environnement, dans un communiqué mardi 1er avril.
Ce texte "ne garantit aucunement la possibilité de produire et de consommer sans OGM, et va à l'encontre du principe de précaution. La preuve de la coexistence des cultures (OGM et non OGM, ndlr) n'étant pas avérée à long terme, le projet entérine de façon irréversible la généralisation d'une agriculture française dépendante des OGM", selon un communiqué du Bureau national.

Effets d'annonce du Grenelle

Le PS "dénonce le fort décalage entre les effets d'annonce du Grenelle de l'environnement et la réalité de l'action gouvernementale".
"Alors que le Président de la République lui-même faisait part solennellement en octobre dernier de ses doutes sur certains OGM, et (avait) demandé, à juste titre, l'activation de la clause de sauvegarde sur le maïs Mon 810, force est de constater que le projet de loi est un reniement des engagements pris", affirme le communiqué.

460 amendements

L'assemblée nationale a débuté ses travaux, mardi 1er avril à 16h45, sur le projet de loi controversé portant sur les OGM.
Les députés ont déposé 460 amendements, mais le texte n'a fait l'objet d'aucune demande de vote solennel, a-t-on appris mardi à l'issue de la conférence des présidents. L'examen des articles et des amendements ne devrait cependant débuter que mercredi après-midi. La conférence des présidents a programmé les travaux jusqu'à vendredi soir (éventuellement), soit un jour de plus que prévu, en raison du nombre d'amendements et des trois motions de procédure déposées par la gauche contre ce texte.

Une Royal de combat et un Delanoë consensuel au Salon de l'agriculture

Par DA32 :: lundi 25 février 2008 à 19:15 :: ENVIRONNEMENT

Une Royal de combat et un Delanoë consensuel au Salon de l'agriculture

Par Par Christine POUGET AFP - il y a 52 minutes

PARIS (AFP) - L'un est en campagne, l'autre ne l'est plus, mais tous deux pourraient prochainement s'opposer pour la direction du PS. Tour à tour, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal ont arpenté lundi, sans se rencontrer, les allées du Salon de l'agriculture, passage obligé des ambitions politiques.

La présidente du Poitou-Charentes a été la plus matinale. Vers 8H45, Ségolène Royal sort de voiture devant le Hall 1 "Pôle animaux" du Parc des Expositions, porte de Versailles. Tailleur vert amande, bottes fauve, nuée de médias.

Au stand interprofessionnel des éleveurs, devant terrine de campagne, jus d'orange, café et petit Buzet, elle s'attable avec une dizaine d'éleveurs venus de Corrèze, de Haute-Loire ou des Deux-Sèvres, sa région. Elle interroge: "quelles sont les filières les plus en difficulté?". Les aides, "on veut que ca se rééquilibre", plaide l'un d'eux.

Elle prend des notes, le café refroidit. Mais elle trinque, verre de vin à la main: "A l'élevage!"

Dans un point presse improvisé, elle réclame "une réforme en profondeur de la PAC", au profit des éleveurs, stigmatise les céréaliers aux "revenus considérables". Message martelé au long de la visite.

9H30: "Faut nous aider!", lance un jeune éleveur. Elle flatte la toison d'un épais mouton, déguste un chabichou de sa chère région.

Un berger la hèle, chemise provençale: "Je suis le doyen des bergers. 80 ans, de Provence". "Vous avez commencé à quel âge?". "14 ans". "Vous êtes magnifique! Continuez!"

10H15: à "l'espace bovins", elle brosse un splendide taureau au long poil bouclé beige de 1.550 kg.

Pas de trouble-fête. Le service d'ordre est très présent. Elle-même morigène un photographe: "on se respecte, on ne se bouscule pas".

10H30: à quelques encablures, le Hall 7 "pôle produits" fleure bon la charcuterie. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, costume et chemise blanche à rayures, fait un tour des régions françaises. Ile-de-France oui, mais surtout France profonde. Il répète à l'envi aux Bretons ou aux Basques: "Bienvenue à Paris!". Chez les Aveyronnais, le maire de Paris, ancien Ruthénois, glisse: "Vous êtes chez vous. les Aveyronnais sont plus nombreux à Paris qu'à Rodez!".

"Salut l'Aveyronnais! Tu viens manger l'aligot à midi?", lui lance un monsieur au large chapeau et à la chemise paysanne.

Au pas de charge, il passe aux stands de Guadeloupe --"on vous aime beaucoup"-- et de Martinique, où il reçoit sa troisième corbeille de fruits. A la Guyane, il goûte un ramboutan, et reçoit un collier de coquillages à la Nouvelle-Calédonie.

"Il ne vous a pas échappé qu'il y a une campagne municipale mais je ne pouvais pas ne pas venir au Salon", lance-t-il.

11H00: longue halte à la FNSEA, recu par son président Jean-Michel Le Métayer. Au stand de bio-éthanol, on lui demande d'équiper les voitures de la ville avec ce carburant végétal. "Je suis ouvert à tout. Pourvu que ce soit écologique".

11H45: il croise le ministre de l'Agriculture Michel Barnier, en visite officielle au Salon. Rencontre urbaine et républicaine.

Au passage, Philippe Madrelle, président (PS) du conseil général de Gironde, lui glisse: "Je ne me fais pas de mauvais sang pour toi!". "Hé hé!", se contente de répondre le maire.

Midi, fin du marathon. M. Delanoë repart dans sa Citroën Saxo électrique vers une autre campagne...

 


SUR LE POLE ECOLOGIQUE

Par DA32 :: jeudi 31 janvier 2008 à 14:13 :: ENVIRONNEMENT

http://poleecologiquedups.typepad.fr/

OUVERTURE DANS LA NUIT POLAIRE: du BLOG POLE ECOLOGIQUE.


 

SOUTIENS A JOSE BOVE EN GREVE DE LA FAIN.

Par DA32 :: dimanche 06 janvier 2008 à 09:02 :: ENVIRONNEMENT

Ségolène Royal regrette le manque d'ambition de l'accord final de Bali

Par DA32 :: lundi 17 décembre 2007 à 16:58 :: ENVIRONNEMENT

Ségolène Royal regrette le manque d'ambition de l'accord final de Bali


 
Ségolène Royal, présidente de la Région Poitou-Charentes, regrette le manque d'ambition de l'accord final de la conférence de Bali et l'absence d'objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effets de serre.

Dix ans après les espoirs suscités par le protocole de Kyoto, la logique du laissez-faire semble une nouvelle fois s'être imposée face à la logique de responsabilité. Les égoïsmes étatiques et la frilosité des marchés empêchent de relever réellement et globalement les défis planétaires de l'environnement. La conférence de Bali apparaît comme une nouvelle occasion manquée dans un combat pourtant très urgent.

Une fois encore, le rôle des États-Unis doit être dénoncé. Sous couvert de défendre les intérêts économiques spécifiques de firmes américaines, le gouvernement Bush continue de traiter le dossier environnemental avec un aveuglement qui confine à l'irresponsabilité et à l'inconscience.

La solidarité des pays développés est une obligation morale autant qu'un devoir d'équité par rapport à des pays qui manquent cruellement des technologies pour maîtriser leurs consommations énergétiques.

Une logique alternative, celle de la volonté et de l'action, a pourtant démontré ses succès. En France, les collectivités territoriales, au premier rang desquelles les Régions, agissent vigoureusement.

Dès 2004, la Région Poitou-Charentes s'est engagée à respecter les objectifs du Protocole de Kyoto. Elle a prôné l'excellence environnementale en assumant un rôle de précurseur:

– Première Région à faire rouler ses TER aux agro-carburants

– Première Région à avoir mis en place avec la Caisse des Dépôts des prêts à taux zéro pour la construction de logements sociaux de très haute qualité environnementale.

– Première Région à expérimenter les agro-combustibles (20% d'huile végétale pure en substitution du fioul)

– Création du pôle des éco-industries pour soutenir l'innovation et la recherche dans les éco-produits, les éco-procédés, l'éco-conception, les éco-services...

– Création de 2000 emplois tremplin dans les métiers de l'environnement

– Valorisation des agro-ressources pour soutenir l'agriculture et l'emploi en Région

– Construction du Lycée Kyoto, premier lycée d'Europe « 100% énergies propres ».

– Lancement d'un programme massif de plantation de 1,6 millions d'arbres en région d'ici 2010, dont la moitié est déjà réalisé fin 2007.

Tribune de Ségolène Royal sur l'environnement

Par DA32 :: mardi 11 décembre 2007 à 07:41 :: ENVIRONNEMENT
Lundi 10 décembre 2007
Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique pour faire face aux défis planétaires de l'environnement. Il y a deux logiques : celle du laissez-faire, du libéralisme, qui vise le profit immédiat et nous prépare au pire. Ou celle de la volonté, qui relève les défis, pour laisser à nos enfants une planète vivable et qui applique le principe pollueur-payeur, empêche la destruction de biens collectifs publics. Ces enjeux ne doivent pas être laissés au bon vouloir des marchés ou à l’égoïsme des Etats, y compris les plus grands comme les Etats-Unis dont le mépris affiché par l’administration Bush à l’égard du changement climatique est aussi incompréhensible que terrifiant.

Dans cet effort, le souci d'équité s'impose aux pays développés : ils ont la responsabilité d'organiser au plus vite les transferts de technologies propres vers les pays émergents dont les besoins sont légitimes, ce qui sera génèrera aussi une croissance économique supplémentaire. En protégeant les ressources des pays en développement, on permettra à ces sociétés de satisfaire leurs besoins, et donc d’agir sur les migrations de la misère. La Banque mondiale et les banques interrégionales prévoient d'investir 350 milliards de dollars dans le secteur énergétique. Ils doivent être mis au service d'un plan international d'économies d'énergie et de développement massif des énergies renouvelables dans les pays du Sud dont le potentiel est aujourd'hui inexploité. L'environnement et les tensions, les conflits qui secoueront la planète sont liés. Un plan d'accès à l'eau potable, garanti au niveau mondial, doit être engagé sans tarder. La paix du monde et l'avenir des peuples sont en jeu : la création d'une organisation mondiale de l'environnement est nécessaire. En clair, le combat pour protéger la planète rejoint celui de la lutte contre la pauvreté et contre les guerres.

Signature Ségolène Royal 

Isabelle Delannoy : le Grenelle, une mascarade au bénéfice des riches ?

Par DA32 :: mercredi 31 octobre 2007 à 20:38 :: ENVIRONNEMENT

Isabelle Delannoy : le Grenelle, une mascarade au bénéfice des riches ?

 


Propos recueillis par Sylvain Lapoix. Spécialiste du développement durable, Isabelle Delannoy note que de nombreuses annonces du Grenelle ne sont que des mises aux normes européennes. Selon elle, la «révolution écologique» made in Borloo pourrait ne bénéficier qu'aux plus aisés.

 

Réchauffement climatique

Par DA32 :: samedi 27 octobre 2007 à 17:51 :: ENVIRONNEMENT

Réchauffement climatique


                            
                                              Ca chauffe !
                                     envoyé par abes1

Condencé de petits reportages sur le rechauffement climatique avec une interview de Corinne Lepage, instructif, prenez le temps de le regarder (15mn).

Grenelle: les mesures annoncées "à la hauteur des attentes", selon le groupe PS

Par DA32 :: vendredi 26 octobre 2007 à 22:12 :: ENVIRONNEMENT

Grenelle: les mesures annoncées "à la hauteur des attentes", selon le groupe PS

rose            Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a salué les mesures annoncées par le président Nicolas Sarkozy jeudi lors de la conclusion du Grenelle de l'environnement, soulignant que ces "annonces sont à la hauteur des attentes nées de la phase de concertation".

"Le président de la République a placé le développement durable au niveau où il le fallait, mais il s'est en même temps mis en situation d'une contrainte de réussite et de succès", a déclaré à l'AFP Philippe Martin, vice-président du groupe PS chargé du développement durable.

Le député du Gers, qui s'exprimait au nom du groupe, "salue la mobilisation que Jean-Louis Borloo a réussi à faire dans cette affaire et qui s'est traduite par une réussite".

"A ce stade, nous continuons de nous avancer dans une direction qui convient, même si au fond j'ai le sentiment qu'on est passé aujourd'hui du Grenelle au +Noël de l'environnement+, puisque tout le monde trouve à peu près les cadeaux qu'il voulait au pied du sapin", a poursuivi M. Martin.

Selon lui, "il va falloir déballer et regarder s'il n'y a pas de cadeaux empoisonnés, comme ceux qui vont concerner le logement, les améliorations des travaux, et qui vont faire naître la question du pouvoir d'achat pour les plus modestes".

"Il y a aussi des cadeaux sans mode d'emploi" comme sur les pesticides, "où le calendrier n'est pas acté", a dit M. Martin, qui s'est dit "ravi" du "gel des OGM" même s'il s'agit d'un "moratoire à durée déterminée".

Pour M. Martin, "le petit bémol est le plan de financement général". "Il y a beaucoup de choses qui étaient attendues, mais il y a quand même une série de doutes quant à l'accompagnement financier", a ajouté le responsable PS.

Source : AFP


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