Condencé de petits reportages sur le rechauffement climatique avec une interview de Corinne Lepage, instructif, prenez le temps de le regarder (15mn).
«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
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Condencé de petits reportages sur le rechauffement climatique avec une interview de Corinne Lepage, instructif, prenez le temps de le regarder (15mn). |
Ségolène Royal observe que plusieurs annonces de décisions faites à l'issue du Grenelle de l'environnement sont la reprise de propositions – contestées à l'époque – qu'elle avait faites pendant la campagne présidentielle : gel des OGM, du nombre de centrales nucléaires, plan d'économies d'énergie dans les bâtiments, … Et elle ne peut donc que s'en féliciter.
près Sydney, Tokyo et Shanghaï, "Live Earth", un concert planétaire de 24 heures destiné à sensibiliser l'opinion publique au réchauffement climatique, a poursuivi samedi son tour du monde en Europe, Afrique, avant de le boucler sur le continent américain à New York et Rio de Janeiro.
A Washington, Al Gore l'ancien vice-président américain devenu un héraut de la défense de l'environnement et l'un des grands organisateurs de l'événement, a pris la vedette, lançant le concert de Washington, programmé à la dernière minute en dénonçant les sceptiques qui doutent de la gravité de la situation. "Certains qui ne comprennent pas ce qui est en jeu maintenant ont tenté d'empêcher cet événement", a dénoncé M. Gore en jean et polo, acclamé par les quelques centaines de spectateurs massés au pied de la scène, sous un soleil de plomb. Il est apparu quelques heures plus tard dans un stade géant près de New York, introduit par l'acteur Leonardo DiCaprio, pour inviter les dizaines de milliers de spectateurs à changer de comportement et lancer les festivités auxquelles devaient participer Alicia Keys, Bon Jovi ou le groupe Police. "Live Earth, c'est vous", a lancé Al Gore. "Je suis venu à New York parce que le concert est organisé pour une bonne cause", a expliqué un spectateur dans le stade, Curtis Oxley, 19 ans, avouant cependant être principalement intéressé par la musique. Sur le continent africain, Johannesburg a accueilli l'un des huit méga-concerts, rassemblant des milliers de spectateurs venus écouter des artistes essentiellement africains et britanniques. Comme en Asie, les artistes du concert africain devaient tirer la sonnette d'alarme devant l'impact du réchauffement climatique en Afrique, le continent le plus pauvre de la planète. Auparavant, des milliers de spectateurs s'étaient massés dans le stade de Wembley à Londres pour écouter une pléiade de stars: Chad Smith du groupe Red Hot Chili Peppers, Roger Taylor de Quenn, Duran Duran, Snow Patrol... La star planétaire Madonna devait clôturer l'événement londonien vers 21H30 GMT. A Hambourg (nord de l'Allemagne), sous une pluie battante, la chanteuse colombienne Shakira a lancé le concert à 12h00 GMT, avant de céder la scène au rappeur américain Snoop Dogg ou au chanteur espagnol Enrique Iglesias. Mais à New York comme dans les deux villes européennes, les manifestations n'ont pas fait le plein. A Londres, de nombreuses rangées étaient vides et à Hambourg, seulement la moitié de l'enceinte était remplie, selon une journaliste de l'AFP. "Le concert en lui-même est une bonne idée pour rassembler les gens autour de la question climatique, mais DaimlerChrysler est le mauvais parraineur" de cet événement, car "il fabrique des produits néfastes pour l'environnement", a critiqué Thomas Breuer, porte-parole de Greenpeace Allemagne. Le coup d'envoi officiel de l'événement avait été donné peu après 11h00 locales (01H00 GMT) à Sydney, avec un spectacle de danse et de musique aborigènes. "Merci d'être les tout premiers à lancer le mouvement", a déclaré Al Gore, dans un message retransmis sur écran géant à des milliers de spectateurs. L'Australie, déjà l'une des zones les sèches de la planète, représente l'un des fronts critiques de la lutte contre le réchauffement climatique. Des milliers d'événements locaux ont été par ailleurs organisés parallèlement sur l'ensemble du globe, jusqu'en Antarctique où des scientifiques britanniques, rockers d'un jour, ont sorti leur guitare devant une vingtaine de collègues, pour un mini-concert diffusé samedi sur internet. "Live Earth", diffusé en direct dans le monde sur les chaînes de télévision et sur internet (http://liveearth.msn.com), espère réunir deux milliards de spectateurs, malgré les péripéties de l'organisation, qui a dû notamment renoncer au concert d'Istanbul à cause d'un manque de moyens financiers et de risques terroristes. Des craintes pour la sécurité ont aussi failli faire avorter le concert de Rio de Janeiro, mais Xuxa, chanteuse et présentatrice, a pu le lancer en début d'après-midi sur la plage de Copacabana. Plus de 400.000 personnes y sont venus y voir des stars brésiliennes, des rappeurs et le rockeur américain Lenny Kravitz. //RIO DE JANEIRO (AFP)/ |
Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen, a créé samedi 30 juin une association intitulée "Horizons écologie". Celle-ci vise à refonder l'écologie politique en s'appuyant sur les militants Verts et leur parti, tout en élargissant leur audience.
Le lancement de cette association a été proposé à Tours, devant quelque 200 militants réunis pour discuter de la "refondation de l'écologie politique".
Transformer l'écologie
"Notre initiative rêve d'aboutir à une transformation de l'écologie en passant par les Verts dans leur entier", mais aussi en faisant venir "des gens qui ne sont pas dans les Verts", a indiqué Daniel Cohn-Bendit, qui compte pouvoir rassembler "beaucoup plus de gens que les Verts n'en rassemblent aujourd'hui".
Il a martelé que la création de cette association, en marge du parti, n'intervenait pas "contre les Verts".
Les responsables de l'association vont ouvrir un site internet pour donner des bases à "un vrai débat structuré", a indiqué Daniel Cohn-Bendit.
Une "révolution culturelle" chez les Verts ?
Le débat sera porté aux Journées d'été des Verts à Quimper (23-26 août), avant des Etats généraux, en décembre, pour proposer une "charte de la transformation de l'écologie politique", base d'une nouvelle structure pour le parti écologiste qui pourrait changer de nom et s'appeler "les écologistes". "Notre responsabilité est chez nous", a dit Daniel Cohn-Bendit, pour qui il s'agirait d'une véritable "révolution culturelle chez les Verts", avec une "nouvelle méthode" contraire à tout "unilatéralisme".
Pas un autre parti
Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe Verts au Parlement européen, avait cependant refusé dans la matinée l'idée de "créer un autre parti" écologiste, estimant qu'"il n'y aura pas de rénovation possible avec les Verts tels qu'ils sont" mais pas non plus "sans les Verts".
Le député européen répond ainsi à la proposition d'Yves Cochet la semaine dernière de dissoudre les Verts afin "de refonder l'écologie politique". Yves Cochet a pour sa part regretté que ces Etats généraux ne soient pas fondateurs du nouveau parti. "Une charte, ça ressemble trop aux Verts pour que ce soit honnête", a-t-il noté.
Source : Nouvelobs.com
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Dans la même période, la superficie des surfaces terrestres enneigées a diminué de 7 à 10 % dans l'hémisphère nord, précise le rapport. 40 % de la population mondiale pourrait être affectée Conséquence du réchauffement de l'atmosphère, la fonte des glaces a aussi pour effet d'accélérer le changement climatique, soulignent les chercheurs. "La neige et la glace réfléchissent de 70 à 80 % de l'énergie solaire tandis que l'eau l'absorbe. Si la neige et la glace continuent de fondre, cela va amplifier le réchauffement climatique", a expliqué Paal Prestrud, un des auteurs du rapport, lors d'une conférence de presse. Particulièrement préoccupant, le recul des surfaces enneigées et des glaciers en Asie pourrait à lui seul affecter environ 40 % de la population mondiale (diminution des ressources d'eau potable et d'irrigation, engloutissement des régions côtières et d'îles entières). Source : Le Monde |
Ecolo-Infos, la barre d'outils qui germe, qui germe
Saluons l'initiative d'un de nos blogs activistes sur l'environnement, A l'évidence, auteur d'une initiative originale : la barre d'outils Ecolo-Infos. Comme son nom l'indique, cette application à télécharger gratuitement tend à regrouper les sites institutionnels, blogs, associations, bref... tout ce qui touche de près ou de loin à l'écologie, au développement durable et à l'environnement. L'idée de départ est partie d'un constat simple : faire circuler l'information pour le plus grand nombre. Encore en phase de perfectionnement, Ecolo-Infos souhaite que son fonctionnement soit collaboratif afin de lui offrir davantage de visibilité.
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Dans ce rapport intitulé "Marée humaine: la véritable crise migratoire", Christian Aid émet un "avertissement sans ambages sur le rythme d'accélération des déplacements de population au 21e siècle". "Le nombre de personnes qui ont quitté leurs foyers à cause des conflits, des catastrophes naturelles et des grands projets de développement (mines, barrages, ndlr) est déjà étonnamment élevé (163 millions selon les estimations de l'ONG)", selon l'organisation. "A l'avenir, les changements climatiques vont le faire grimper encore plus", écrit l'ONG, qui demande une "action urgente" de la communauté internationale afin de prendre de "fortes mesures de prévention". Elle estime qu'"au rythme actuel, un milliard de personnes supplémentaires seront forcées de quitter leurs foyers entre maintenant et 2050", précisant que le réchauffement climatique va exacerber les facteurs actuels de migration forcée et accélérer la "crise migratoire émergente". Selon Christian Aid, 645 millions de personnes vont migrer à cause de grands projets (15 millions par an actuellement), 250 millions à cause de phénomènes liés aux changements climatiques (inondations, sécheresses, famines) et 50 millions à cause de conflits et atteintes aux droits de l'Homme. Citant des données non encore publiées du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le rapport souligne que d'ici 2080, entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes manqueront d'eau et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Chaque année, entre 2 et 7 millions de personnes seront affectées par la hausse du niveau des océans. "Nous pensons que la migration forcée est désormais la menace la plus pressante contre les populations pauvres dans les pays en voie de développement", selon John Davison, un des auteurs du rapport. "L'impact du changement climatique est la grande, l'effrayante inconnue de cette équation", s'inquiète l'ONG car de l'envergure de ce changement découleront des catastrophes d'ampleurs différentes. Les vastes déplacements de population "vont alimenter les conflits existants et en générer de nouveaux dans des régions du monde --les plus pauvres-- où les ressources sont les plus rares". "Un monde avec beaucoup d'autres Darfour est le scénario cauchemar de plus en plus probable", ajoute l'ONG, insistant sur les déplacements à l'intérieur d'un pays qui ne sont pas considérés comme des migrations par le droit international. Le rapport met en exergue trois pays qui seront particulièrement concernés par ces déplacements internes: la Colombie, le Mali et la Birmanie. Par ailleurs, l'ONG entend "beaucoup parler des personnes qui essaient de venir en Europe et dans d'autres pays riches. La crise réelle est en train de se préparer sur le long terme mais elle reste largement ignorée", a souligné M. Davison. L'ONG, créée pour aider les réfugiés de la Seconde guerre mondiale, publie ce rapport à l'occasion de sa cinquantième collecte annuelle de fonds à domicile au Royaume-Uni. Elle espère à cette occasion récolter 15,5 millions de livres (22,72 millions d'euros). Source : AFP |
Les émissions de gaz à effet de serre durant cette campagne seront compensées. |
Ségolène Royal versera 20.000 euros à l’ONG goodplanet. |
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| "Les émissions de gaz à effet de serre durant cette campagne seront compensées", annonce Ségolène Royal précisant qu'elle versera "20.000 euros" à l'ONG qui gère le site www.actioncarbone.org. Ce versement permettra de financer "des micro-projets de développement dans les pays les plus pauvres à partir des énergies renouvelables". "J'ai pris le train le plus souvent possible" mais aussi "quelques déplacements en avions la dernière semaine et des déplacements en voiture". Actioncarbone est un programme pour lutter contre le réchauffement climatique de l'association goodplanet présidée par Yann Arthus-Bertrand et soutenue par l'Agence de l'environnement et de la défense de l'énergie (ADEME). "Le 22 avril est aussi le jour de la terre", explique Ségolène Royal appelant également les Français "à faire ce jour là un geste citoyen". En matière écologique, "je revendique la cohérence entre mon discours et mes actes par rapport aux autres candidats". Elle énumère "les premières mesures" qu'elle prendra: "la suspension immédiate des OGM en plein champ, la mise en place immédiate de la fiscalité sur les produits écologiques et sur les énergies renouvelables, l'ouverture immédiate d'un débat sur l'énergie et la remise à plat du choix de l'EPR, l'intégration dans l'éducation nationale de l'éducation à l'environnement, le lancement d'un plan d'isolation des bâtiments anciens et la montée en puissance d'emplois dans le domaine de l'environnement et de l'écologie". |
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Les socialistes français sont très satisfaits des avancées obtenues en commission parlementaire de l'agriculture sur plusieurs points : - un encadrement plus strict de l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, des traitements vétérinaires et des dérogations nationales, Par contre, restait ouverte la question des OGM dans l'agriculture biologique ce qui était particulièrement inquiétant. Le compromis issu de la commission de l'agriculture stipulait qu'un produit ne peut être étiqueté BIO s'il contient des OGM, mais acceptait en même temps un seuil de contamination accidentelle aux OGM identique à celui de l'agriculture conventionnelle, c'est-à-dire 0,9%. Le Groupe socialiste a donc déposé deux amendements demandant que la présence d'OGM dans les produits biologiques soit limitée exclusivement aux volumes imprévisibles et techniquement inévitables à concurrence d'une valeur maximale de 0,1% et que le terme BIO ne soit pas utilisé pour désigner les produits dont la contamination accidentelle par les OGM est supérieure au seuil détectable de 0,1%. Les députés européens de l'UMP ont voté contre ces amendements. |
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Mme Royal s'est entretenue avec M. Hulot et des représentants de sept associations dont Greenpeace, France nature environnement, WWF France, Les Amis de la Terre. L'entretien s'est déroulé au siège de la Fondation Hulot, à Boulogne. S'exprimant à l'issue de la rencontre devant la presse, Ségolène Royal a déclaré avoir dit à ses interlocuteurs : "La vraie candidate de l'écologie, c'est celle qui est devant vous". "Dans tous les éléments de mon Pacte présidentiel, il y a toujours le pilier environnemental, dans tous les domaines de l'action publique il y a la dimension environnementale, je suis la seule qui intègre systématiquement cette dimension", a-t-elle soutenu alors même que parmi les douze candidats figure Dominique Voynet, responsable des Verts et, comme Mme Royal, ex-ministre de l'environnement. M. Hulot avait rencontré la veille à Lorient Mme Voynet à qui il avait fait part de son "amitié" et de son "estime", même si cela ne voulait pas dire "soutien implicite" à sa candidature. Mme Royal a pris à Boulogne "l'engagement de reconnaître les associations environnementales comme partenaire du service public à part entière". "Sur les sujets sensibles, je les reconnaîtrai comme auxiliaires et partenaires du service public, experts officiels des décisions publiques", a-t-elle précisé. "C'est la mise en place de la démocratie participative dans le domaine de l'environnement", s'est-elle réjouie. Elle a affirmé n'avoir pas eu de "points de divergences" avec les associations, avec seulement un petit bémol sur les autoroutes. Alors que ces dernières défendent un moratoire, elle a indiqué que pour elle il n'était pas nécessaire de décider un moratoire, mais plutôt de favoriser les "2X2 voies sécurisées". Nicolas Hulot pour sa part a parlé d'"une très bonne réunion de travail" au cours de laquelle se sont dégagés "pas mal de points de convergence". "La campagne présidentielle est un instant providentiel pour se poser les bonnes questions et tenter de commencer à faire surgir des éléments de réponse", a-t-il estimé. D'autre part, le PS a apporté dans un communiqué son "soutien" au rassemblement "Voter pour la Planète" prévu dimanche prochain au Trocadéro à Paris par la Fondation Nicolas Hulot et les ONG de défense de l'environnement. Source : AFP |
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Sa publication a eu lieu deux jours avant une manifestation nationale contre la construction du réacteur nucléaire de troisième génération. "Je considère que la décision de lancer l'EPR a été prise par le gouvernement actuel dans des conditions d'analyse et de débat tout à fait contestables", écrit la candidate socialiste à l'élection présidentielle dans ce courrier, dont Reuters s'est procuré une copie. "Je considère qu'on ne peut engager l'avenir énergétique de notre pays sans un débat approfondi non seulement sur l'EPR mais sur l'ensemble du dossier. J'engagerai donc ce débat", dit-elle. Ségolène Royal déplore l'absence d'une "étude d'impact" au Parlement et remarque qu'aucune "justification précise n'a été apportée non plus quant au choix géographique de Flamanville et à la nécessité qui en découle de construire 150 kms de lignes à très haute tension". S'il aurait préféré "une annulation pure et simple", le réseau "considère avec intérêt la perspective d'un nouveau débat pluraliste et équilibré". L'organisation, qui regroupe plus de 700 associations écologistes, demande que la discussion publique soit précédée d'un moratoire suspensif sur les travaux en cours. Samedi, "Sortir du nucléaire" organise cinq manifestations simultanées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse pour "peser sur les candidats à la présidentielle". Début février, le réseau avait demandé à tous les candidats leur position sur le nucléaire, précisant qu'il appellerait à ne pas voter pour ceux qui "ne se prononceront pas au moins pour l'annulation de l'EPR". Dans son "pacte présidentiel", Ségolène Royal ne se prononce ni sur le réacteur de nouvelle génération, dont les décrets de construction n'ont pas encore été publiés, ni sur la future part du nucléaire dans la consommation d'électricité en France. Lors d'un déplacement en Basse-Normandie, la région où doit être implanté le réacteur nucléaire, elle avait été interpellée par des manifestants écologistes qui réagissaient aux propos de son porte-parole, Arnaud Montebourg, selon qui la candidate s'acheminait vers un maintien de l'EPR. Elle a en revanche affiché à de maintes reprises son intention de "soutenir massivement" les énergies renouvelables afin qu'elles représentent 20% de la consommation en 2020, une part qu'elle espère porter "le plus rapidement possible" à 50%. Dans son courrier au réseau "Sortir du nucléaire", elle se réjouit que l'objectif de 20% ait été repris par l'Union européenne la semaine dernière. Elle estime cependant que cela ne pourra pas se faire "dans le cadre actuel". "Voilà pourquoi le débat sur l'énergie doit être remis globalement à plat pour que nos choix nationaux nous engagent collectivement", écrit celle qui se présente comme la future présidente de "l'excellence environnementale". |
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Après avoir examiné à la loupe leurs programmes et leurs prises de position, l'Alliance a établi pour chaque candidat une note sur 20, comme elle l'avait fait pour l'action au pouvoir des partis politiques (Le Monde du 13 décembre 2006). Résultat : les écologistes Dominique Voynet et Corinne Lepage arrivent premières ex aequo, avec 16,5/20. Ségolène Royal obtient un honorable 13/20. Suivent Marie-George Buffet (9/20), et François Bayrou (9/20). Nicolas Sarkozy n'obtient que 8,5/20. Derrière viennent Olivier Besancenot (8/20), et Philippe de Villiers (7/20). Jean-Marie Le Pen et Arlette Laguiller terminent tous deux derniers, avec la note de 5/20. Les programmes ont été évalués en fonction d'une série de 24 propositions concrètes et plus polémiques que les cinq questions posées dans le Pacte écologique de Nicolas Hulot. Des points ont été attribués si les propositions du candidat vont dans le "bon sens", selon les associations, ou retranchés si elles vont dans le sens contraire. Les positions des candidats sur les divers moratoires proposés par les associations, qui exigent une réponse tranchée, jouent beaucoup dans leur note finale. PRESSION "Globalement, ce n'est pas une surprise, les notes des programmes sont bien meilleures que celles des bilans (entre 4,5 pour l'UMP et 11 pour les Verts), constate Jean-Philippe Teboul, l'un des porte-parole de l'Alliance. On y trouve de véritables engagements. L'impact du Pacte est important." L'appréciation de Daniel Richard, président du WWF et porte-parole de l'Alliance, est moins positive. " Les candidats ne s'améliorent pas beaucoup, regrette ce militant. Ils restent flous ou ne se prononcent pas sur de très nombreuses questions." Dans le détail, les programmes des candidates Voynet et Lepage, sont jugés "forts et courageux" par M. Richard. Au bas du classement au contraire, "on voit bien que l'environnement ne fait pas partie des préoccupations à l'extrême gauche et l'extrême droite". Les positions anti-OGM d'Olivier Besancenot ou de Marie-George Buffet font cependant grimper leurs scores. Parmi les principaux candidats, Ségolène Royal est jugée "assez carrée sur les moratoires les plus urgents, notamment sur l'EPR et les OGM", même si sa position sur le nucléaire est débattue au PS. Le relatif bon score de la candidate tient aussi à ses propositions sur le développement des énergies renouvelables ou sur les transports en commun. François Bayrou se voit reprocher le flou de ses propositions. Seul son projet de programme de recherche épidémiologique sur l'exposition aux risques environnementaux est bien noté. Les propositions fiscales de Nicolas Sarkozy, ainsi que son souhait de rendre l'Etat exemplaire dans la gestion de ses achats, ne suffisent pas à lui assurer un bon score. Le candidat est jugé "pronucléaire et pro-OGM" et se voit, par exemple, reprocher son soutien aux aides actuelles à la pêche. L'Alliance veut désormais faire pression auprès des candidats pour tenter d'obtenir un calendrier pour chaque mesure. Les notes sont donc susceptibles d'évoluer d'ici aux élections. Gaëlle Dupont / Le Monde |
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La candidate socialiste a rappelé qu'elle était "fille de chasseur" et "élue du département rural" des Deux-Sèvres, et qu'elle avait "une relation amicale et proche" avec les chasseurs. Ségolène Royal a pris "l'engagement solennel de ne pas faire la énième réforme" de la chasse et de "préserver le cadre législatif actuel" qui garantit selon elle une "pratique de la chasse dans une bonne harmonie avec les autres activités". Elle souhaite "dépassionner le débat" car les chasseurs défendent "un loisir rural" et "un droit démocratique et populaire". "S'il y a des ajustements à faire, nous les ferons en bonne intelligence". Ségolène Royal a indiqué qu'"à la lumière de l'évaluation de l'application des politiques, nous pourrons voir de quelle manière la chasse pourrait être rattachée au ministère de l'Agriculture". Elle a promis aussi de "renforcer l'implication des chasseurs dans la gestion de l'espace rural" et suggéré, concernant le "débat récurrent" sur les espèces protégées et les migrateurs, "un débat sur les conditions d'évaluation scientifique des différentes espèces". |
Monsieur le Président,
Vous m’avez invitée, en même temps que les autres candidats à la Présidence de la République, à réagir aux propositions formulées par le Comité de veille écologique.
Je soutiens sincèrement les orientations du Pacte écologique et je vous propose d’aborder ici les principales mesures qui me permettront, si je suis élue, de mettre en œuvre une politique ambitieuse pour le respect de l’environnement et la promotion du développement durable dans notre pays mais aussi à l’échelle planétaire.
Depuis le Sommet de la Terre, à Rio en 1992, où je représentais la France en tant que Ministre de l’Environnement, la crise environnementale s’est aggravée. L’absence de volonté politique et la priorité donnée au profit à court terme ont accentué la dégradation de l’environnement avec des conséquences humaines terribles, en particulier pour les plus démunis qui sont aussi, trop souvent, les plus vulnérables. Nous avons aujourd’hui une responsabilité historique pour faire face aux défis du changement climatique, aux enjeux de l’après pétrole et de la préservation de la biodiversité. Nous ne devons pas avoir peur d’affronter cette réalité nouvelle. Au contraire nous devons faire face avec responsabilité et détermination, et saisir cette opportunité d’une transformation progressive mais profonde de nos modes de production et de consommation.
Cette transformation est rendue possible aujourd’hui par le travail d’information et de sensibilisation que les organisations de protection de l’environnement, dont celle que vous présidez, ont conduit ces dernières années. Vous avez su placer l’écologie au centre du débat politique et je veux vous remercier, sincèrement, pour la mobilisation que vous avez suscitée. Le succès de l’initiative que vous portez aujourd’hui montre que le développement durable est devenu une préoccupation majeure des Français. Ils attendent des mesures ambitieuses et surtout des actions concrètes. Je saurai répondre à cette attente.
Dans la région que je préside, j’ai pu ces dernières années expérimenter une politique d’excellence environnementale, notamment en engageant l’initiative « climat » qui reprend les objectifs de Kyoto en les mettant en œuvre sur le territoire régional.
Aujourd’hui, j’ai placé l’excellence environnementale au cœur de mon programme et si je gagne la confiance de nos concitoyens, je placerai le développement durable au cœur de mon action. La France doit devenir exemplaire sur ce sujet.
La promotion du développement durable est un enjeu éminemment politique. Les solutions technologiques ou fiscales ne suffiront pas. De puissants lobbies refusent les changements nécessaires. Il faut une volonté politique inébranlable pour leur faire face et les convaincre de procéder aux réorientations indispensables de l’économie vers une logique de durabilité. Car à côté de l’action de l’Etat régulateur et de celle des citoyens mobilisés, il nous faudra aussi stimuler les efforts que doivent engager les entreprises, notamment les grandes multinationales. J’affirme ici ma volonté de tenir bon sur les mesures les plus difficiles, celles qui engagent les rapports de force les plus délicats, qui permettront de vrais changements et qui constitueront une opportunité de création d’emplois.
Nous devons aussi repérer les interactions entre les enjeux environnementaux, les questions stratégiques internationales et les problèmes de pauvreté et de migration. Nous devrons considérer avec attention les conséquences géostratégiques des changements climatiques et des tensions sur les approvisionnements énergétiques : risque de conflits pour contrôler l’accès aux ressources pétrolières et gazières, flux migratoires renforcés et appauvrissement des populations qui sont déjà les plus vulnérables. Nous devrons aussi mettre en cohérence nos actions de coopération pour le développement avec la nécessité de préserver les ressources naturelles qui devraient être une source essentielle de revenus pour les habitants des pays en développement.
Enfin, j’entends inviter toutes les composantes de la société à agir ensemble pour relever le défi qui est le nôtre : concilier la protection de l’environnement avec l’urgence sociale et une efficacité économique durable. A ce titre, je souhaite mobiliser les collectivités locales qui ont un rôle majeur à jouer et qui pour bon nombre d’entre elles se sont déjà engagées en adoptant des Agenda 21.
Je souscris à l’urgence soulignée par le Pacte écologique d’agir en priorité pour limiter le changement climatique, cette perturbation profonde des capacités de vie sur terre ayant des conséquences sur tous les autres domaines de l’environnement (biodiversité, ressource en eau…). La prise en compte du changement climatique et la promotion d’une nouvelle politique énergétique sera l’axe prioritaire structurant ma politique de développement durable et responsable. La dégradation de la biodiversité (terrestre et marine) sera ma seconde priorité. Enfin le poids des pollutions de différentes natures sur la santé humaine, et notamment la thématique de la santé au travail sera mon troisième domaine d’attention.
Je m’engage, si je suis élue, à mettre tout en œuvre pour que la France devienne le pays en pointe de l’excellence environnementale, de la réussite économique et de l’ordre social juste. C'est la Présidente de la République qui sera garante de cette politique et des choix nécessaires pour atteindre ces objectifs.
Vous m’avez demandé de réagir aux « dix objectifs pour un changement de cap » et aux « cinq propositions concrètes pour changer » avancées dans le Pacte écologique. Je souhaite aller au-delà du simple commentaire et vous donner les grandes lignes des mesures les plus importantes que je défendrai si je suis élue.. Ma réponse est un peu longue, mais il est de ma responsabilité de préciser les lignes d’action qui seront mes priorités pour engager les changements nécessaires à la construction d’une société plus durable. En effet, la parole politique, pour être crédible, doit être précise.
Le Pacte identifie à juste titre les efforts qui doivent être faits sur la qualité intrinsèque des produits, mais aussi sur les procédés et méthodes de production, et l’organisation des parcs industriels. Nous devons nous engager sur la voie de cette « économie circulaire » déjà testée par nos voisins du nord de l’Europe et même aujourd’hui retenue comme orientation prioritaire par les autorités chinoises. Je veux ici souligner la responsabilité des entreprises qui doivent veiller à l’impact qu’elles ont sur la société et l’environnement. Elles ont aussi une rôle important à jouer pour le développement des recherches qui permettront de réduire l’empreinte écologique en préservant la qualité de vie.
Cette quête de sobriété et d’efficacité doit intéresser tous les secteurs industriels. Certains domaines pourraient être utilisés comme pilotes. C’est notamment le cas des industries de l’emballage tant nous souffrons de la profusion d’emballages et de suremballages dont la seule « utilité » semble être d’augmenter les volumes de déchets à traiter.
Le développement de l’économie de fonctionnalité - passage de l’idée de possession d’un produit rendant un service, à l’accès au service (sans nécessairement posséder le produit) telle que proposée dans le Pacte écologique, est très prometteur pour réduire les consommations de matière et d’énergie, et la génération de déchets. C’est une piste que l’Etat devra encourager, en mettant à contribution les industries et la grande distribution.
Je propose plusieurs pistes travail pour accélérer le passage vers cette logique de durabilité: Rendre progressivement obligatoire l’éco conception pour tous les produits et développer les labels de qualité environnementale et sociale ; Interdire progressivement la production et la commercialisation des appareils électroménagers des classes énergétiques les plus consommatrices (G, F ou E) ; Encourager les Régions à développer des parcs industriels sur le modèle de l’écologie industrielle (économie circulaire) ; Engager un plan de réduction des déchets à la source associé au recyclage mettant l’accent sur la réduction des emballages
A titre pilote je propose également de mettre en place un groupe de travail avec les industries automobiles pour commercialiser au plus vite des véhicules très basse consommation. L’incitation à la production pourrait être renforcée par l’engagement des administrations et entreprises publiques et des grandes entreprises françaises à remplacer progressivement leurs flottes captives par ces véhicules économes.
Je veux avec vous réaffirmer l’objectif de réduire d’un facteur 4 les émissions de gaz à effet de serre à échéance 2050 et pour cela engager une politique énergétique ambitieuse fondée sur les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et la promotion des solutions renouvelables diversifiées et décentralisées. Celle-ci doit s’insérer dans une politique énergétique communautaire qui se met progressivement en place. La dimension européenne est la seule qui nous permette d’aborder sérieusement les enjeux stratégiques liés l’impératif de réduction des émissions de CO2 et à la raréfaction des ressources fossiles.
Sur le thème de la maîtrise de la demande d’énergie, je rejoins votre proposition de lancer un grand programme d’économie d’énergie dans l’habitat et le tertiaire que je veux organiser autour de trois composantes : la réhabilitation de l’habitat ancien à l’occasion des transferts de propriété, en associant les institutions bancaires pour faciliter les investissements nécessaires aux économies futures ; l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public (logements sociaux, écoles, hôpitaux …) ; la mise en œuvre d’incitations pour soutenir tout effort d’économie d’énergie (aide pour l’isolation des logements), ou à l’efficacité énergétique (subvention des ampoules basse consommation, aide au remplacement du chauffage électrique…)
Je rejoins aussi - partiellement - votre proposition de taxe carbone, en adoptant une TLCC (Taxe de lutte contre les changements climatiques) en complément de la TIPP, pour anticiper l’augmentation forte du prix des carburants à laquelle la société devra inévitablement faire face à long terme. Cette taxe sera aussi étendue au fuel domestique. Cette mesure vise à lisser dans le temps la progression du prix des carburants. Elle enverra un signal fort : l’énergie est un bien rare et cher. Elle est une marque de courage politique et de prise de responsabilité sur le long terme. La progressivité de l’augmentation conditionnera son acceptabilité. Je souhaite que le produit de cette taxe soit affecté à un fonds d’investissement pour les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables décentralisées. Je souhaite aussi que cette hausse du prix des carburants soit compensée par des baisses dans d’autres secteurs pour ne pas entamer le pouvoir d’achat.
En complément de cette taxation des carburants je veux proposer une série de mesures pour décourager les usages de l’énergie qui sont les moins performants ou les plus polluants : Taxe à la tonne transportée par route pour décourager le transport de marchandise par camion et basculer le fret vers le rail dans le cadre d’une négociation avec la profession du transport routier pour organiser les transitions nécessaires ; Vignette CO2 annuelle pour les véhicules les plus gourmands ; Taxation du kérosène avion en soutenant le projet de Directive européenne initié par le Commissaire à l’Environnement le 19 décembre 2006.
Parce que je suis préoccupée par l’effet des taxes sur les populations les plus démunies, je souhaite proposer à ces personnes des mesures d’aide (soutien pour l’utilisation des transports en commun, aide financière pour le passage du chauffage au fuel au chauffage solaire, bois ou gaz, complément d’APL pour les ménages les plus démunis ayant encore recours au fuel ou au gaz…)
Dans le contexte d’une maîtrise renforcée de la demande d’énergie il nous sera alors possible de modifier, de façon significative, l’offre énergétique française. Je m’engage à augmenter la part des énergies renouvelables (avec un objectif de 20% de la production primaire d’énergie en 2020), à réduire la dépendance aux énergies d’origine fossile et à ramener la part de l’électricité d’origine nucléaire à 50% d’ici 2017.
Pour stimuler le développement des solutions renouvelables et décentralisées, dont le potentiel est tout à fait considérable, je veux promouvoir un plan de développement national s’appuyant sur une Communauté Européenne des Energies Renouvelables (organisée sur le modèle de la CECA) pour stimuler les investissements. Ce plan combinera différentes mesures : Maintien des tarifs de rachat garantis pour l’électricité produite à partir de solutions renouvelables (solaire, éolien, filière bois…) ; Subventions aux chauffe-eau solaires, chauffage bois, planchers solaires ; Détaxation des biocarburants de deuxième génération ; Encouragement à la production d’énergie par les agriculteurs (biomasse, biocarburant, fermes éoliennes …) ; Incitations par diminution des charges salariales et soutien aux investissements pour les entreprises s’engageant dans la fourniture d’équipements et de services liés aux énergies renouvelables ;
Je partage le constat général proposé par le Pacte. L’idée de réaffecter certains soutiens pour subventionner la restauration collective qui en contrepartie s’engagerait à s’approvisionner sur des circuits courts et auprès de producteurs bio mérite d’être explorée plus en détail. Je veux associer à cette proposition une autre mesure consistant à transférer aux Régions la gestion d’une partie des aides directes à l’agriculture pour favoriser une approche plus fine de ces soutiens, adaptée aux enjeux écologiques et économiques locaux, encourageant les productions de terroirs et les circuits courts entre producteurs, transformateurs et consommateurs.
Cette réorientation des aides agricoles devra se faire dans le cadre d’une renégociation de la PAC vers le développement rural, l’agriculture de qualité et la restauration de la biodiversité. Je souhaite anticiper cette négociation en profitant du rapport d’étape qui sera produit au cours de l’année 2008, probablement au moment où la France assurera la Présidence de l’Union Européenne.
Je retiens d’autres pistes pour dynamiser une agriculture plus respectueuse de l’environnement. En matière de culture OGM, il est grand temps que nous transposions en droit français la réglementation européenne. Nous devons aller au-delà, à l’instar de nos voisins grecs et autrichiens, en interdisant les OGM en plein champ pour préserver l’agriculture conventionnelle et le développement de l’agriculture biologique.
Je veux aussi développer une filière française de production de protéagineux pour l’alimentation animale pour réduire le recours au soja massivement importé en Europe, entre autre, en provenance d’Amazonie où cette culture spéculative contribue à la déforestation (et donc au changement climatique) et à la paupérisation des petits paysans.