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«Il faut que les socialistes aient le courage de remettre en cause un certain nombre de dogmes et de slogans pour vraiment inventer le socialisme du réel et du 21ème siècle.»
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Hollande appelle dans sa contribution à fédérer la gauche

Par DA32 :: mercredi 02 juillet 2008 à 18:28 :: GAUCHE

Hollande appelle dans sa contribution à fédérer la gauche

win32nob | 02.07.2008 | 18:11

Dans sa contribution pour le congrès de Reims, le premier secrétaire du PS appelle à rassembler la gauche dans "une structure fédérative", à l'image de celle réalisée à droite par Nicolas Sarkozy.

François Hollande (Reuters)

François Hollande (Reuters)

Dans sa contribution pour le congrès de Reims, publiée mercredi 2 juillet, le premier secrétaire du PS François Hollande, qui ne sera pas candidat à sa propre succession en novembre, appelle à rassembler la gauche dans "une structure fédérative". Son texte de 16 pages - sensiblement moins que ceux d'autres ténors socialistes – et intitulé "Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France" a été rendu public juste avant l'ouverture du conseil national du Parti, qui doit enregistrer toutes les contributions.
François Hollande fixe un "nombre limité de priorités" à son parti, jugeant que "l'esprit de catalogue" a rendu parfois "illisible" la vision socialiste.

Fédérer comme l'UMP l'a fait

"Il faut fédérer la gauche. Celle qui veut gouverner avec nous", souligne-t-il en relevant qu'en face, l'UMP "a fédéré les droites comme jamais". "Le libéralisme et Nicolas Sarkozy ont gagné bien plus qu'une élection présidentielle. Ils ont consacré leur hégémonie respective dans leur camp".
Or, souligne le numéro un du PS, l'enjeu du prochain congrès socialiste est "simple mais majeur : mettre le PS en situation d'alternative victorieuse face à Nicolas Sarkozy", dont il épingle d'une formule "l'individualisation érigée en système" : "L'Etat, c'est le moi".
Pour ce faire, François Hollande suggère "trois engagements fondamentaux : la réussite économique à travers un pacte de croissance, la couverture des risques à travers un pacte de solidarité, la transition énergétique à travers un pacte de développement durable".

PAS DE PETROLE, MAIS DES IDEES.

Par DA32 :: mardi 24 juin 2008 à 10:31 :: GAUCHE

S. Royal : " Si la Gauche veut des idées "

Ségolène Royal publiera début juillet un livre de dialogue dont le titre est " Si la Gauche veut des idées ". Cet ouvrage de dialogue avec le sociologue Alain Touraine, à qui revient le titre de l'ouvrage, sera "publié le 8 juillet", a indiqué Mme Royal lors d'une rencontre avec la presse écrite régionale.

"Alain Touraine a écrit sa partie et je réponds en me demandant quelles leçons sur le plan politique peut-on tirer du regard du sociologue sur différents thèmes (éducation, vivre ensemble, égaux et différents, la France politique d'aujourd'hui).


Réforme des institutions : l'opposition claque la porte

Par DA32 :: mercredi 11 juin 2008 à 20:29 :: GAUCHE

Réforme des institutions : l'opposition claque la porte

Constit  Les sénateurs socialistes, communistes et verts ont annoncé, mercredi 11 juin, avoir claqué la porte de la commission des Lois, qui examine la réforme des institutions, pour protester contre un amendement UMP sur le scrutin sénatorial qui empêcherait selon eux toute alternance au Sénat.

"La majorité sénatoriale a proposé un amendement qui inscrit dans la Constitution les dispositions qui rendraient l'alternance impossible au Sénat, en perpétuant son mode de scrutin actuel", déclarent dans un communiqué commun les groupes PS/Verts et PCF.

"Un siècle après les sénateurs inamovibles de la IIIème République, l'UMP invente, en 2008, la majorité sénatoriale inamovible".

Démocratisation

"Après le rejet sans discussion d'une proposition de loi sur la démocratisation de son mode de scrutin, cette position confirme une attitude de mépris général envers les positions de la minorité sénatoriale", ajoutent les sénateurs de gauche.

"La majorité sénatoriale prétend inscrire l'interdiction de l'alternance au Sénat", soulignent-ils.

La modification du mode d'élection des sénateurs est un préalable émis par le PS pour un vote positif de la réforme des institutions. Les parlementaires socialistes ont présenté à l'Assemblée nationale et au Sénat une proposition de loi en ce sens, qui a été rejetée par la majorité dans les deux chambres.

Après son adoption en première lecture par l'Assemblée nationale, le projet de loi de réforme des institutions est maintenant examiné par le Sénat, qui en débattra en séance plénière à partir du 17 juin.

 


A Y PERDRE SON SOCIALISME.

Par DA32 :: lundi 02 juin 2008 à 13:04 :: GAUCHE

Pierre Moscovici se dit prêt à discuter avec François Bayrou

P. MP. MLe socialiste Pierre Moscovici se déclare prêt à discuter de sujets "de gauche" avec le président du Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou.

"Nos alliances sont à gauche, avec les Verts, avec les communistes, mais en même temps on doit discuter avec François Bayrou", a déclaré le député du Doubs sur Europe 1.

"Le problème c'est où est François Bayrou", a ajouté l'élu. "Il est dans l'opposition à Nicolas Sarkozy, manifestement. S'il est prêt à discuter sur un certain nombre de thèmes de gauche, ou sur des thèmes économiques et sociaux avec nous, pourquoi ne pas le faire ?"

"Ne soyons pas dans le changement d'alliance, ne soyons pas non plus dans la fermeture", a ajouté Pierre Moscovici, candidat déclaré à la direction du PS.

Il ne voit en revanche aucun rapprochement possible avec la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d'Olivier Besancenot qui, à la différence du PS, ne souhaite pas gouverner.

"Je les respecte, mais l'alliance, bien sûr, il n'en est pas question", a-t-il dit.

Interrogé sur les deux favoris à la succession de François Hollande à la tête du PS, Pierre Moscovici s'est dit en désaccord avec les "ni-ni", qui refusent à la fois la candidature de l'ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal et celle du maire de Paris Bertrand Delanoë.

"Moi je serais plutôt pour le 'et-et', je pense que nous ne devons pas abîmer nos présidentiables", a-t-il estimé.

"Je ne suis pas un 'royaliste', je ne suis pas un partisan de Bertrand Delanoë, mais je ne veux pas faire un congrès 'tout sauf Royal' ou 'tout sauf Delanoë'", a-t-il expliqué.

"Un congrès qui se construit contre des personnes qui peuvent représenter l'avenir demain et combattre Nicolas Sarkozy est un mauvais congrès", a-t-il poursuivi. "Je ne suis pas pour les petites phrases, pour le dénigrement des camarades".

Elizabeth Pineau / Reuters


SORTIE DU CARTON "ROUGE"OU "JAUNE"

Par DA32 :: mercredi 28 mai 2008 à 14:56 :: GAUCHE

Hollande contre les sanctions suggérées par Ségolène Royal

AU CHOIX

nobwin32 | 28.05.2008 | 13:35

Ségolène Royal suggère de sanctionner ceux qui dénigrent le PS. "J'espère qu'il en restera encore à la direction du Parti socialiste", a ironisé son premier secrétaire.

Ségolène Royal (Reuters)

 

Ségolène Royal (Reuters)

 

En réponse à Ségolène Royal qui suggère des sanctions pour ceux qui dénigrent le Parti socialiste, le premier secrétaire du PS François Hollande a estimé, mercredi 28 mai, sur France Inter, sur le mode de l'humour : "Je dis à mon successeur que s'il devait sanctionner tous ceux qui à un moment ont pu dire des bêtises, j'espère qu'il en restera encore à la direction du Parti socialiste".
La candidate au poste de premier secrétaire du PS, a suggéré dans un entretien à VSD, de prendre des sanctions à l'encontre de ceux qui au Parti socialiste se comportent "mal" en "dénigrant" leur parti, faisant allusion à Jean-Christophe Cambadélis qui avait qualifié la situation du parti de "pétaudière". "Est-il normal que ceux qui insultent leur parti puissent rester candidats au nom de ce parti?", s'interroge Ségolène Royal. "Les militants ne tolèrent pas que des élus portent atteinte à la dignité du parti ou aux règles élémentaires de fraternité au sein du PS, alors qu'ils lui doivent leur élection", poursuit la présidente de Poitou-Charentes.

Des droits et des devoirs

Ségolène Royal juge qu'il faut "instaurer un système de droits et de devoirs. On est élu parce qu'on bénéficie d'un parti, de ses militants, de son histoire, eh bien, on a des devoirs à l'égard de ce parti".
"Et ce système, si j'étais désignée, je le mettrais en place, poursuit-elle. Si le risque de perdre son investiture parce que l'on se comporte mal en dénigrant son parti ou en injuriant d'autres socialistes existait, nous n'assisterions pas à ce type de dérapages".
Interrogé par l'AFP, Jean-Christophe Cambadélis, le député (strauss-kahnien) de Paris, a lancé: "Ségolène Royal a l'oukase facile! Mais le plus indiscipliné n'est pas celui que l'on croit: il vaut mieux dire la vérité sur le PS et la précipitation de Ségolène Royal (à se déclarer candidate au poste de premier secrétaire) que de tirer nuitamment la sonnette de François Bayrou malgré l'hostilité de son parti", a-t-il dit en référence aux tentatives d'alliance avec le leader centriste entre les deux tours de la présidentielle.

"Pétaudière"

Pour Ségolène Royal, "seul doit nous animer le débat d'idées. Mais, lorsque le parti aura décidé sa ligne politique, il faudra s'y tenir. Les militants ne supportent pas le brouhaha actuel, d'autant moins que ce sont des responsables politiques qui se permettent de porter atteinte à l'image du parti."
Jean-Christophe Cambadélis avait parlé de "pétaudière" au lendemain de l'annonce par Ségolène Royal de sa candidature à la direction du PS, qui venait s'ajouter à bien d'autres.

C'est le centenaire des Pieds Nickelés!

Par DA32 :: lundi 26 mai 2008 à 14:27 :: GAUCHE

Livre de Delanoë : Royal dénonce des "attaques inutiles"

Par DA32 :: jeudi 22 mai 2008 à 14:30 :: GAUCHE


Livre de Delanoë : Royal dénonce des "attaques inutiles"

win32nob | 22.05.2008 | 13:38

"Ce qui est important c'est le débat d'idées. Je crois que l'agressivité à l'égard des personnes est totalement inutile", a déclaré l'ancienne candidate PS à la présidentielle. Dans son livre, "De l'audace", le maire de Paris, dénonce notamment les "effets d'annonce" de la candidate.

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë (Sipa)

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë (Sipa)

Répondant aux réflexions sur la démocratie participative dans le livre "De l'audace!" de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal a estimé, jeudi 22 mai, être la cible d'"attaques inutiles" de la part du maire PS.
"Ce qui est important c'est le débat d'idées. Je crois que l'agressivité à l'égard des personnes est totalement inutile", a affirmé Ségolène Royal sur LCI, alors qu’elle était interrogée sur ces critiques.
"Vous n'entendrez jamais dans ma bouche la moindre agressivité à l'égard des personnes ni à l'égard de Bertrand Delanoë", a-t-elle assuré, ajoutant : "Ces attaques que j'ai déjà entendues dans le livre de Lionel Jospin sont totalement inutiles; en revanche je lirai bien sûr attentivement ce livre".

"Pas de combat de chefs"

"Aujourd'hui les militants ne veulent pas de combat de chefs", a poursuivi Ségolène Royal. "Avec moi il n'y aura pas de combat de chefs, il y aura un débat d'idées sérieux, approfondi" et "ensuite ils choisiront leur premier secrétaire".
En réponse à ceux qui jugent prématurée sa candidature à la direction du PS, elle a affirmé : "La politique, c'est un engagement, ce n'est pas se cacher ou se protéger". Il faut "avoir le courage à la fois d'assumer ce qui a été fait, ce qui a été dit, de regarder aussi ses erreurs et de les réparer" et ensuite de "choisir une ligne politique claire".

"Effets d'annonce"

Dans son livre, le maire de Paris affirme notamment qu'il n'était "pas enthousiaste de ses effets d’annonce, même s’il y avait parfois de bonnes intuitions" lors de la présidentielle.
"Certes, la victoire n’était pas impossible. Mais il eût fallu, entre les deux tours, des initiatives de Ségolène extrêmement audacieuses pour inverser la tendance. D’ailleurs elle l’a senti, puisqu’elle a été très offensive dans ses rapports avec le centre. J’ai approuvé son débat public avec Bayrou. Sur le fond, c’était de bonne qualité. En revanche, ses balancements entre lui et Strauss-Kahn pour le poste de Premier ministre ne m’ont pas semblé de nature à renforcer sa crédibilité.", ajoute Betrand Delanoë dans son ouvrage.

Le libéralisme de Delanoë provoque un tollé au PS

Par DA32 :: jeudi 22 mai 2008 à 10:18 :: GAUCHE

Le libéralisme de Delanoë provoque un tollé au PS

LPS   Julien Dray, porte-parole du PS, et Benoît Hamon, député PS européen, ont réagi de manière très critique, mercredi 21 mai, au livre très attendu de Bertrand Delanoë, "De l'audace!". Dans ce livre à paraître aujourd'hui, et dont Le Nouvel Observateur publie des extraits en exclusivité, le maire de Paris affirme être à la fois "social et libéral".

Julien Dray se demande "pourquoi, tout d'un coup, les socialistes auraient peur de leur identité, de leur culture", et Benoît Hamon se dit "incrédule" face à cette "ode au libéralisme", qui lui semble aller "à rebours de l'évolution de la gauche", de plus "au moment où le modèle économique libéral est en plein marasme". Moralité, "il n'y a pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë".

" Je reste de formation marxiste "

Julien Dray a exprimé son désaccord avec la vision prônée par Bertrand Delanoë mercredi sur la chaîne Public Sénat : "Je reste de formation marxiste. Ca ne veut pas dire que je reste dogmatique. Je considère que dans l'analyse de la société de l'époque, tout n'est pas à rejeter. Si vous me parlez de la dictature du prolétariat, (...) je la rejette totalement", a déclaré le député de l'Essonne.

Julien Dray s'est demandé si, alors qu'on disait qu'un congrès socialiste se gagnait à gauche, "un congrès socialiste ne se gagne pas sur la droite" désormais.
"Il y a une sorte de souci de respectabilité qui s'est installé dans cette discussion, je ne sais pas si elle est très porteuse", a-t-il ajouté en se demandant "pourquoi, tout d'un coup, les socialistes auraient peur de leur identité, de leur culture".

" A rebours de l'évolution de la gauche "

Benoît Hamon, pour sa part, estime que Bertrand Delanoë "nous joue l'ode au libéralisme", qui lui semble aller "à rebours de l'évolution de la gauche".
Dans un entretien à paraître jeudi dans France Soir, Benoît Hamon juge "assez baroque" la volonté affichée par le maire de Paris d'inviter la gauche à se réapproprier le libéralisme.
"Au moment où le modèle économique libéral est en plein marasme, où on réalise, partout dans le monde, que la dérégulation du système nous a conduit dans l'impasse, avec les crises bancaires, financières et énergétiques, Bertrand Delanoë nous joue l'ode au libéralisme", juge Benoît Hamon.
"Cela me semble aller à rebours de l'évolution de la gauche", affirme-t-il évoquant les Etats-Unis, où Hillary Clinton et Barack Obama "prennent le contre-pied des positions démocrates en remettant en cause le libre-échange" et en Europe, "où la social-démocratie est en crise, puisqu'elle a perdu 13 des 15 dernières élections!" .. "Que Bertrand Delanoë fasse son entrée dans le congrès comme cela, je trouve cela surprenant".

Pas de différence avec Ségolène Royal

Se disant non pas déçu, mais "plutôt incrédule", Benoît Hamon attendait "le plus important, à savoir l'offre politique..." et "cela confirme en tout cas ce que nous pressentions : il n'y a pas de grande différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë".

Benoît Hamon envisage de présenter une motion au prochain Congrès et ne sera "pas seul". "Je serai sur un troisième texte qui entend défendre une gauche moderne. Car la modernité consiste à rompre avec le cadre traditionnel de la pensée, donc le centre-gauche" .. "La gauche du parti peut se retrouver sur nos idées, mais je pense qu'il faut l'élargir. Une alliance avec Claude Bartolone, qui représente les fabiusiens, est possible".

Source : Nouvelobs.com



Vincent Peillon : "Il faudra savoir être courageux pour faire des réformes"

Par DA32 :: mardi 20 mai 2008 à 19:37 :: GAUCHE

Vincent Peillon : "Il faudra savoir être courageux pour faire des réformes"

VPSR   L'impopularité du président de la République est grande, son style heurte, mais aussi, on le voit dans les enquêtes, certaines de ses réformes comme celle des régimes spéciaux...

C'est incompréhensible, d'autant plus que nous-mêmes avons dit que cette réforme devait être faite. Les uns et les autres, nous savions qu'il fallait une équité en termes de retraite. Sur la réforme du contrat de travail, l'accord a été négocié par les syndicats. C'est une réussite de la négociation. C'est une bonne chose.

La réforme de l'éducation suscite également de nombreuses résistances

On ne peut pas en rester à une bagarre sur les postes. Nous n'avons jamais pensé qu'il ne fallait pas réformer en profondeur l'éducation nationale, qui reproduit les inégalités de façon massive et laisse un certain nombre de jeunes sans qualification. Mais il faut faire une réforme qualitative. Il n'est pas bon de supprimer 10 000 postes, mais il ne faut pas non plus considérer que c'est uniquement en disant "nous voulons garder les postes tels qu'ils sont" que nous avancerons.

Ce pays a besoin de réformes. Le problème de Xavier Darcos est qu'il n'a pas le projet suffisant pour emmener les uns et les autres vers un projet scolaire. C'est aussi la question que doivent se poser les socialistes. Il faudra faire les réformes dans un budget contraint. Il faudra savoir être courageux.

La réduction des déficits passe aussi par une réforme de l'Etat. La gauche ferait-elle différemment sur la réduction du nombre de fonctionnaires ?

Si vous voulez faire la réforme, il faut la justifier. Il est ainsi clair que le métier d'enseignant doit changer. Autant dans l'information que dans la progression de carrière, dans le nombre d'heures fournies et les tâches demandées à l'enseignant. Cette négociation, nous l'avions engagée avant la présidentielle avec les enseignants. A partir de là, vous pouvez discuter de tout. Si vous voulez mieux payer comme dans les pays nordiques, alors vous pouvez avoir un certain nombre d'exigences, de formation continue, de présence au côté des élèves, de diversité des tâches à accomplir. En contrepartie, il est possible de diminuer le nombre de fonctionnaires dans l'éducation nationale. Mais là, les manifestations viennent de Seine-Saint-Denis, un département pauvre parce qu'on a déshabillé de façon arithmétique les lycées, sans regarder les besoins.

Le PS, dans sa nouvelle déclaration de principes, souligne pour la première fois la nécessité de créer un secteur privé dynamique. Des tabous tombent à gauche ?

Nous étions paralysés intellectuellement, souvent d'ailleurs dans l'ignorance de nos propres traditions, entre Tocqueville et Marx, entre l'individu et l'Etat, entre la liberté et l'égalité. Alors que toute la tradition républicaine visait à concilier les deux.

Enfin, nous avons une déclaration de principes qui renoue avec la grande pensée de Jaurès, la grande pensée républicaine de 1848 qui dit que ce sont de fausses oppositions. (...) Pour distribuer de la richesse, il faut d'abord en produire un peu. Et donc la question de l'initiative, de la capacité qui est la nôtre à jouer notre rôle dans la compétitivité internationale est déterminante surtout lorsque l'on veut, en plus, être généreux.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli / Le Monde


La vague rose confirmée par l'élection des présidents de communauté urbaine

Par DA32 :: samedi 19 avril 2008 à 17:19 :: GAUCHE

La vague rose confirmée par l'élection des présidents de communauté urbaine

rose   Le "quatrième tour" des municipales, qui s'achevait vendredi avec les dernières élections de présidents de communauté urbaine, a confirmé la "vague rose" des 9 et 16 mars et le basculement à gauche de nombre collectivités emblématiques.

Si les communautés de Lille et de Bordeaux sont logiquement restées à gauche, la surprise est venue de Marseille où Jean-Claude Gaudin (UMP) avait sauvegardé de justesse son fauteuil de maire mais n'a pas pu conserver à la droite la communauté urbaine.

La logique des rapports de force issus des municipales de mars aurait dû permettre à Renaud Muselier, ancien premier adjoint UMP de la ville, de prendre la tête de Marseille Provence Métropole (MPM), communauté de 18 communes créée en 2000.

C'est pourtant Eugène Caselli, premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, qui a été élu jeudi par 79 voix contre 77, suscitant de la part des M. Muselier des accusations de "trahison" à l'adresse des maires recensés à droite qui n'ont pas voté pour lui.

A Lille, Martine Aubry, a été largement élue vendredi à la présidence de Lille Métropole Communauté urbaine (LMCU), où elle succède à l'ancien Premier ministre socialiste Pierre Mauroy, président de l'institution depuis 19 ans.

La Communauté urbaine de Bordeaux (CUB), la ville d'Alain Juppé, est allée au maire socialiste de Blanquefort (Gironde), Vincent Feltesse, candidat sortant et seul en lice, après un "accord de coopération" gauche-droite. La gauche y compte 61 représentants contre 59 pour la droite.

Le maire de Nice Christian Estrosi (UMP), seul candidat, a été élu vendredi président de la Communauté d'agglomération Nice Côte d'azur (Canca) avec 90% des suffrages exprimés.

Le Grand Nancy a réélu vendredi à sa tête le maire de Nancy et président d'honneur du Parti radical André Rossinot.

Le Premier ministre François Fillon avait été réélu mercredi à la tête de la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, et la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, à celle de Valenciennes (Nord) le 11 avril.

Le même jour, le maire PS de Dijon François Rebsamen (PS) avait été réélu à la tête de la communauté urbaine, obtenant 78 voix sur 82.

Source : AFP



Les reconstructeurs socialistes bâtisseurs de dissensions

Par DA32 :: lundi 14 avril 2008 à 13:57 :: GAUCHE

Les reconstructeurs socialistes bâtisseurs de dissensions

LIRE L'EXTRACTION

En vrac, on apprend:
- L'annulation du "déjeuner du mardi" institué en décembre entre les leaders reconstructeurs (Cambadélis, Montebourg, Bartolone)
- Que le mouvement non concerté de Montebourg vers Moscovici et de Bartolone vers une candidature a de fait souligner les faiblesses d'un édifice bâti sur une absence d'idées fortes en commun
- Qu'après une main tendue à Delanoe, Cambadélis tend aussi une main à Moscovici qui la rejette aussitôt

Bref, les critiques que plusieurs ont formulés ici dès décembre se sont révélées justes: leur "pas de leader, on verras les convergences plus tard" s'est bel et bien transformé en "moi d'abord et les autres après"

Les reconstructeurs socialistes bâtisseurs de dissensions
DAVID REVAULT D’ALLONNES
 liberation du : samedi 12 avril 2008
 

Les socialistes, au sortir des municipales, s’étaient fixés une ligne de conduite : le «vivre ensemble». Encore faudrait-il parvenir à en respecter les étapes intermédiaires, notamment celle du «petit déjeuner ensemble».

Mardi, celui qui réunit traditionnellement le groupe des «reconstructeurs» a été annulé. Motif officiel : «Je ne pouvais être là, j’ai donc proposé le report», explique Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn et principal mécanicien de ce rapprochement hétéroclite entre partisans d’Arnaud Montebourg, DSK, Martine Aubry et Laurent Fabius. Premier lieutenant de ce dernier, Claude Bartolone, lui, présente une autre version : «On s’est dit qu’il valait mieux se donner le temps de la réflexion...»

C’est qu’entre la récente candidature de Bartolone à la succession de François Hollande, et la contre-attaque lancée dans la foulée par Montebourg, qui se rallie à celle de Pierre Moscovici, il y a, assurément, de la déconstruction dans l’air. Un reconstructeur soupire : «Chacun est dans une stratégie pour exister. Montebourg ne veut pas être marginalisé, les fabiusiens refusent de se cornériser et Moscovici veut prospérer. C’est un combat de maintenir tout le monde ensemble...»

Flashback. Fin mars, Claude Bartolone, dans le Parisien, déclare son appétit pour le job de premier secrétaire : « Je fais partie des 5 ou 6 responsables politiques qui [...] peuvent prétendre au poste.» Du côté de Pierre Moscovici, candidat de longue date, comme d’Arnaud Montebourg, chef de file de Rénover Maintenant, «ça a mis le feu aux poudres, rapporte-t-on autour de ce dernier. Bartolone candidat, c’est le retour du vieux parti, et ça ne passe pas.» Sans tarder, un deal est passé entre les deux députés. «Notre candidat au premier secrétariat sera Pierre Moscovici, proclame Arnaud Montebourg. Il faut faire un saut générationnel.» Moscovici confirme : «Il faut sortir des réseaux claniques, porter quelque chose d’innovant et offrir un espoir aux militants. Mon rapprochement avec Arnaud me paraît répondre à ces critères.»

Ironie de l’histoire : les reconstructeurs, officiellement conçus pour empêcher un affrontement annoncé entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, sont à leur tour traversés par le choc des personnalités... La question de leur candidat serait-elle d’actualité ? Montebourg en est persuadé : «Au lieu de faire des réunions à quinze, où on ne sait pas qui décide, là, on avance.» Mais pour d’autres, voulant ménager un rapprochement avec Delanoë, il faut attendre : «Si on dit d’emblée que les reconstructeurs rassemblent les gens qui veulent que Mosco soit premier secrétaire, ça ne peut pas marcher, dit un proche de DSK. Pour construire un front large, laissons cette porte ouverte.» Jean-Christophe Cambadélis, qui prépare les «ateliers de la reconstruction», le 1er juin, tente de calmer le jeu : «Qu’y a-t-il de nouveau là-dedans ? Simplement le fait que Moscovici rejoigne de manière plus sérieuse les reconstructeurs.Je lui souhaite la bienvenue.» Mais l’intéressé décline : «Qu’on ne me récupère pas, dit Moscovici. Je regarde sans hostilité, mais sans y adhérer.» Un socialiste résume : «Tout ça fout le bordel chez eux. Il y a maintenant compétition ouverte entre Cambadélis et Bartolone d’un côté, Moscovici et Montebourg de l’autre.»

«Casus belli». Au-delà de la question du leader se pose aussi celle de la stratégie en vue du congrès. Et donc de la posture à adopter vis à vis de Delanoë et Royal. Lors de la réunion, fin mars, de Rénover Maintenant, le courant de Montebourg, la récente «main tendue» de Cambadélis au maire de Paris a été perçue comme la constitution d’un «tout sauf Ségolène», et qualifiée, par plusieurs participants, de «casus belli». De quoi pointer, du côté du canal historique des reconstructeurs, le royalisme présumé des deux nouveaux alliés. «Montebourg et Moscovici cherchent à préserver leurs arrières, lâche Bartolone. Ils se disent que si ça ne marche pas avec les reconstructeurs, ils iront chez Ségolène Royal.» Les deux associés partageraient-ils ce dessein ? «C’est une plaisanterie, nie Pierre Moscovici. Ce procès en royalisme m’insupporte. Je l’ai vue deux fois et demi depuis l’été, alors camembert.» Les vues d’Arnaud Montebourg, elles, diffèrent : «Je ne marcherai pas dans le "Tout sauf Ségolène". Si j’étais obligé de choisir, je choisirai Royal.» Difficile d’adopter une position commune…


F. Hollande tire à boulets rouges sur l'exécutif

Par DA32 :: lundi 31 mars 2008 à 10:36 :: GAUCHE

F. Hollande tire à boulets rouges sur l'exécutif

LPS   Le patron du PS, François Hollande, a tiré à boulets rouges dimanche sur l'exécutif, ciblant tout particulièrement François Fillon, accusé de pratiquer la "dissimulation" et le "subterfuge" sur la situation économique du pays.

"Je demande au Premier ministre de dire maintenant la vérité aux Français, de nous dire non plus la réalité des chiffres, nous les connaissons, mais les conséquences de cette situation pour les Français", a-t-il lancé sur Radio J, peu avant une intervention télévisée de M. Fillon.

Sur la baisse de la croissance et la hausse du déficit, "il y a eu depuis plusieurs mois dissimulation", a-t-il affirmé. Quand le PS évoquait cette dégradation, "on nous répondait, ne vous inquiétez de rien, passez votre chemin".

Et le député de Corrèze de sommer M. Fillon de dire "comment il va financer les déficits actuels et passés de la Sécurité sociale sans augmenter les prélèvements obligatoires".

"La loi lui fait obligation de relever la contribution sur le remboursement de la dette sociale (CRDS). S'il ne le fait pas, ce sont les impôts des Français qui devront, à un moment ou à un autre, être sollicités", a encore affirmé M. Hollande, qui évoque, depuis plusieurs mois, l'imminence d'un plan de rigueur.

Craignant une coupe claire dans les dépenses sociales, il s'est interrogé sur l'avenir du Revenu de solidarité active (RSA), dont l'éventuel abandon devrait selon lui inciter le haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, ministre d'ouverture, à quitter le gouvernement.

Requinqué par la victoire de la gauche aux municipales et aux cantonales, le PS entend également donner de la voix sur la réforme des retraites.

A l'unisson des syndicats, M. Hollande a ainsi jugé que le passage en 2012 à 41 annuités pour une retraite à taux plein n'était pas possible en l'état.

Soulignant que trois conditions (hausse du taux d'activité des seniors, négociation sur la pénibilité, nouveaux modes de financement des retraites) n'étaient pas remplies, il a réclamé un "grand débat au Parlement" alors que M. Fillon n'exclut pas de passer par la voie réglementaire.

"Je crois que les Français sont prêts à des mesures courageuses, à condition qu'elle soient justes, partagées dans l'effort et surtout pérennes dans leurs effets", a estimé M. Hollande.

Sur une autre réforme, celle des institutions, pour laquelle l'exécutif a besoin d'une majorité des 3/5èmes des parlementaires, il a conditionné le vote PS à une évolution des modes de scrutin, et notamment l'instauration d'une "part de proportionnelle" aux législatives. L'UMP et M. Fillon y sont totalement opposés.

A deux jours du débat parlementaire sur l'envoi de renforts militaires français en Afghanistan, M. Hollande a aussi haussé le ton en réclamant que M. Fillon assiste lui-même à ce débat et qu'il soit suivi d'un vote, tout en s'interrogeant sur "la pertinence de notre présence en Afghanistan", qui ne doit pas se transformer en "opération militaire avec l'Otan".

M. Hollande, qui doit quitter la tête du PS mais entend bien jouer un rôle de premier plan dans la perspective de la présidentielle de 2012, a aussi ironisé sur les relations entre Nicolas Sarkozy et François Fillon en feignant de s'étonner que la "promotion de Xavier Bertrand" à l'UMP soit "quasiment présentée par l'entourage du président comme une façon de contrôler le Premier ministre".

Frédéric Dumoulin / AFP



La gauche attire dans les villes et Ségolène Royal au PS

Par DA32 :: mardi 19 février 2008 à 14:19 :: GAUCHE

La gauche attire dans les villes et Ségolène Royal au PS

 

sondage fille   Un tiers des Français font plus confiance à la gauche pour " améliorer les choses " dans leur ville, contre un quart qui préfèrent la droite, selon un sondage LH2 à paraître demain.

La même étude que publie Libération montre la progression de Ségolène Royal, vue dans l'avenir comme " le meilleur leader pour la gauche " par plus d'un quart des Français.

Le sondage complet : Clickez

Sondage réalisé par l’institut LH2 pour Libération les 15 et 16 février 2008, par téléphone.

Échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, profession du chef de famille, après stratification par région et catégorie d’agglomération.


Interview de Ségolène Royal à VSD

Par DA32 :: jeudi 10 janvier 2008 à 07:08 :: GAUCHE

Interview de Ségolène Royal à VSD

SRC    Le 31 décembre, vous vous êtes rendue dans une caserne de pompiers, à Paris. Le mot d’ordre affiché dans la salle d’appels – altruisme, efficience, discrétion – vous a frappée. En quoi ?

Il s’agit de belles valeurs qui devraient aussi correspondre à l’action politique ! Altruisme signifie se mettre, avec générosité, au service des autres, ce que nous faisons. Efficience renvoie à la nécessité de l’efficacité.
Or, les Français attendent des résultats de l’action. Discrétion est sans doute la valeur qui manque en ce moment. Elle rappelle chacun à son devoir de pudeur. Traditionnellement dans la fonction publique, il existe une réserve républicaine, malheureusement en voie de disparition. Il faut la réhabiliter. Je forme le vœu que la vie politique revienne à plus de discrétion, de réserve et de rigueur.

Depuis quelques semaines, vous vous faites plus présente sur le terrain. Ces ren-contres avec les Français vous paraissent-elles une façon efficace de vous opposer à Nicolas Sarkozy ?

Mon problème n’est pas de m’opposer systématiquement à lui, mais je constate qu’aujour-d’hui le pays a besoin d’efficacité dans les résultats de l’action politique. Aller sur des territoires, dans des entreprises ou avec des associations qui connaissent des difficultés oblige le pouvoir en place à bouger. Par exemple, après ma visite dans l’usine Charles Jourdan au contact du désespoir des salariés, le ministre a fait une réunion de travail. Tant mieux. Cela me permet aussi de faire des propositions pour que la France retrouve de nouvelles raisons d’espérer et d’entreprendre.
Car on sent monter une profonde inquiétude : le moral des ménages est au plus bas, une enquête sur les jeunes montre que les Français sont parmi les plus pessimistes d’Europe. Face à l’espérance que soulève une élection présidentielle, quel que soit le candidat qui l’a emportée, les gens attendent qu’il se passe quelque chose. J’ai été une des actrices principales du dernier scrutin présidentiel, et ma responsabilité me conduit à donner toute mon énergie, à faire pression afin que ça bouge vraiment et que la politique se montre plus efficace.

Vous avez l’impression que l’action jusqu’à présent mise en œuvre par le président n’a pas porté ses fruits ?

Mais nous le voyons tous. Je souhaite que la France réussisse et obtienne des résultats qui vont dans le bon sens. Or, on assiste à un creusement des inégalités, avec les mesures fiscales par exemple. Le contre-choc commence à être ressenti. Nicolas Sarkozy a pensé que, en enrichissant les plus riches, leur croissance allait entraîner tout le monde. Ce n’est absolument pas ce qui se passe : on a les inégalités sans la croissance. Il faut essayer autre chose et, notamment, repenser les relations dans l’entreprise.

Vous vous portez candidate à la tête du PS. Pourquoi faire cette annonce avant les élections municipales, au risque de voir vos opposants vous accuser de semer la désunion ?

Je n’ai fait aucune annonce de cette nature. Et je refuse les polémiques du passé. J’ai simplement expliqué que, jusqu’en décembre, j’avais conduit une première étape, durant laquelle j’avais travaillé à mon rythme. J’ai eu aussi besoin de me reposer, d’écrire le bilan de la campagne. De plus en plus de personnes me demandaient pourquoi je ne parlais pas. Pourquoi je ne suis pas à leurs côtés pour avancer. Donc, j’approfondis le tra-vail avec tout un groupe, car je crois qu’il est de ma responsabilité, avec d’autres, de mettre un potentiel au service du rassemblement des socialistes, y compris ceux qui n’ont pas été à mes côtés. J’espère parvenir à les convaincre qu’il faut accélérer les propositions concrètes. C’est le silence et l’inaction qui seraient coupables !

Comment ?

En travaillant en équipe, en me déplaçant. Je voudrais encourager une nouvelle génération et donner de nouvelles raisons d’espérer. La France possède un potentiel, elle mérite beaucoup mieux que les résultats économiques et les régressions sociales dont nous souffrons aujourd’hui.

Allez-vous soutenir la candidature de Bertrand Delanoë ?

Bien sûr. Je souhaite très vivement sa réélection, car c’est un excellent maire pour Paris. Je serai à ses côtés autant qu’il le voudra.

Quel est actuellement votre état d’esprit ?

Serein et studieux. Je suis entourée d’amis fidèles et de conseillers talentueux. Nous regardons vers l’avenir sans polémiquer avec qui que ce soit. Je préside une région innovante et c’est très gratifiant parce que très concret. Je vais rencontrer les Français qui bougent en allant soutenir des candidats aux élections municipales. Je reste persuadée que c’est dans le mouvement que nous gagnerons de nouvelles mairies, car les Français ont besoin de sentir qu’il existe d’autres façons de faire, d’espérer et d’entreprendre par rapport à la fin des illusions et des slogans sans lendemain.

Recueilli par Marie-Aude Panossian / VSD


De l’avenir, le PCF doit faire table ronde

Par DA32 :: samedi 08 décembre 2007 à 08:45 :: GAUCHE

De l’avenir, le PCF doit faire table ronde

FME 

 
Du pain sur la planche communiste. L’assemblée extraordinaire du PCF, qui réunit ce week-end à la Défense (Hauts-de-Seine) 1 500 délégués de section, doit ouvrir une année de réflexion sur l’avenir du parti, qui se conclura lors d’un congrès fin 2008. Un aggiornamento qui se prépare sur fond de divergences entre les partisans d’un maintien de la référence communiste et ceux qui plaident pour la construction d’une nouvelle force politique.

Refusant de brusquer la décision entre les deux options, le conseil national a adopté mardi une proposition de mandat qui laisse ouvert le débat sur la rénovation du parti : «Il ne s’agit d’exclure aucune hypothèse concernant le parti ou sa stratégie, ni de prendre d’avance une orientation.» Un texte qui vise à «lancer le débat, pas à le cadenasser», selon Jean-Louis Le Moing, membre du comité exécutif, qui souhaite que «toutes les sensibilités s’expriment et se confrontent».

Trappe. D’autant que le PCF, traumatisé par la claque de Marie-George Buffet à la présidentielle (1,93 %), ne peut «se payer le luxe d’écarter d’emblée aucune idée», ajoute Le Moing. Le texte, qui n’écorne personne, ne fait pas l’unanimité. «Il donne l’impression de faire plaisir à tout le monde», regrette André Gerin. Le député-maire de Vénissieux (Rhône), qui prône «un retour aux fondamentaux pour les adapter», suggère la tenue d’un référendum pour trancher la question du maintien du PCF et «jouer carte sur table». Autre tenant de la ligne «orthodoxe», Nicolas Marchand souhaite que l’attachement à la matrice communiste soit «plus clairement acté, car c’est la position majoritaire» des militants. Façon de moucher ceux qui veulent refonder une formation plus large avec d’autres organisations de gauche. «Face à Nicolas Sarkozy, le PCF ne peut pas être un objet politique non identifiable», assène Marchand.

A l’inverse, les «rénovateurs», comme Roger Martelli, craignaient de voir leur proposition passée à la trappe. S’il s’est abstenu lors du vote, Martelli reconnaît que le projet de mandat, qui sera soumis à l’Assemblée extraordinaire, «va dans le bon sens, dans un esprit d’ouverture, malgré quelques formules ambiguës». Il fait le pari que le PCF «retrouvera du rose aux joues, non pas replié sur lui-même mais au sein d’une force à vocation majoritaire à gauche».

«Déclin». Gardiens du temple contre liquidateurs ? Michel Maso refuse un match binaire qui «serait mortifère». «Je veux un autre parti, tout en conservant le mot communisme, revisité en profondeur», explique-t-il. «Il n’y a pas d’un côté ceux qui ne veulent rien bouger et de l’autre ceux qui veulent tout brader», affirme le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, appelant à «ne pas se focaliser sur les questions d’organisation». D’autant qu’un simple toilettage ne suffira pas à redonner un sursaut au PCF. Ce que confirme Buffet : «Depuis 1981, il y a un déclin électoral. Aujourd’hui, il est nécessaire de nous interroger sur notre avenir», a-t-elle déclaré vendredi sur i-télé, tout en jugeant le communisme «encore d’actualité». La secrétaire nationale doit passer la main lors du prochain Congrès.

Laure Equy / Libération


Royal pour des alliances et "un dépassement du PS"

Par DA32 :: mardi 04 décembre 2007 à 07:08 :: GAUCHE
Royal pour des alliances et "un dépassement du PS"
nobwin32 | 04.12.2007 | 06:15

Se référant à "la gauche italienne", l'ex-candidate socialiste pense que le parti doit prendre le meilleur de chaque courant, comme "l'impartialité de l'Etat" du MoDem ou des idées altermondialistes.

Ségolène Royal, en juin 2007 (Sipa)

Ségolène Royal, en juin 2007 (Sipa)

Ségolène Royal s'est prononcée lundi 4 décembre à Paris pour "un dépassement du PS". L'ex-candidate socialiste à la présidentielle estime que le parti doit devenir "une force centrale capable d'associer les différents courants" du progrès, sur le modèle de "la gauche italienne".
"Le PS peut redevenir une force centrale capable d'associer les différents courants en fonction des sujets traités", a déclaré Ségolène Royal, en se référant à "la gauche italienne" qui s'est unie au sein d'une même formation allant des anciens communistes au parti centriste de La Marguerite, tous membres de la coalition Prodi au pouvoir.
"Je pense que nous devons aller dans cette direction. Il faut inventer un dépassement du PS, des coalitions, des ouvertures", a-t-elle affirmé.

"L'impartialité de l'Etat" chère au MoDem

Elle participait au Théâtre du Rond-Point à un débat organisé par le quotidien Le Monde sur le thème "La gauche: comment sortir de l'impasse", en compagnie des socialistes Manuel Valls, François Rebsamen et Henri Weber, d'Alain Krivine, fondateur de la LCR, et de Bruno Julliard, président de l'UNEF.
Selon Ségolène Royal, pour réussir cette entreprise, la gauche doit "prendre ce qu'il y a de plus utile dans chaque courant" de pensée. Elle a cité le thème de "l'impartialité de l'Etat" cher au président du MoDem François Bayrou et "l'altermondialisme" qui "a raison sur la question de l'aide au développement".

"Besoin de radicalité"

La présidente du Poitou-Charentes a aussi jugé que l'on a "besoin de la radicalité sur certains sujets". "J'imagine la radicalité dans la défense de la protection sociale, dans la lutte contre les franchises médicales, dans la défense des services publics (...), dans la question des banlieues", a-t-elle précisé sous des applaudissements.
"Entre les idées de François Bayrou et d'Olivier Besancenot, je ne fais pas le choix", a résumé Ségolène Royal.
Elle a, en revanche, estimé que "c'est par le compromis social qu'on arrivera à garantir les progrès sociaux", citant "l'entreprise" comme terrain de ce compromis.

Contre "un dérapage vers la droite" du PS

Il faut aussi, a-t-elle affirmé, être capable de dégager "des convergences d'efficacité en attendant d'autres étapes", se référant au nouveau traité institutionnel européen voulu par Nicolas Sarkozy et qu'elle a approuvé.
Pour Mme Royal, "la rénovation" du PS ne consiste pas à faire "un dérapage vers la droite, à faire comme si une gauche plus à droite serait plus efficace qu'une gauche à gauche".
Elle a aussi estimé qu'"il faut peu de chose pour que le PS donne envie d'y adhérer".

UN VRAI GRAND EGART. ( pas un entre chat).

Par DA32 :: lundi 03 décembre 2007 à 17:17 :: GAUCHE

Lutte ouvrière adopte une stratégie d'alliance avec le Parti socialiste

NONWIN32 | 03.12.2007 | 17:28

Le but est de parvenir à "des listes unitaires de la gauche pour résister à la droite, voire pour gagner des municipalités sur elle", déclare Arlette Laguiller. "Les discussions sont en cours mais aucun accord n'est finalisé", précise la porte-parole de la formation trotskyste.

Arlette Laguiller (AP)

Arlette Laguiller (AP)

Lutte ouvrière (LO) a adopté durant le week-end une stratégie d'alliance avec des partis de gauche, dont le Parti socialiste, en vue des élections municipales de mars 2008, a annoncé Arlette Laguiller lundi 3 décembre.
Le congrès de LO, qui s'est déroulé à huis-clos, en banlieue parisienne, a tiré les conséquences de l'échec d'Arlette Laguiller à la présidentielle -1,33% des voix.
"Le congrès a approuvé le fait de discuter de participations éventuelles sur des listes de gauche" lors des municipales de mars, affirme l'ex-candidate et porte-parole de l'organisation trotskiste, dans un communiqué.

Discussions "en cours"

Cette stratégie ne vise "pas uniquement" le PS, le but étant de parvenir à "des listes unitaires de la gauche pour résister à la droite, voire pour gagner des municipalités sur elle", précise-t-elle.
Pour l'heure, précise Arlette Laguiller, "les discussions avec des partis de gauche sont en cours mais aucun accord n'est encore finalisé".
Arlette Laguiller reconnaît que "cette attitude est nouvelle", mais "la possibilité de l'envisager" ne l'est pas: si LO ne l'avait pas appliquée lors des précédentes municipales, c'est parce que "le Parti socialiste et le Parti communiste étaient au gouvernement et s'y comportaient comme la droite aujourd'hui, ce que nous ne voulions pas cautionner".

5.000 candidats

Des négociations seraient en cours entre Lutte ouvrière et le Parti socialiste dans plusieurs villes, notamment à Saint-Brieuc, Lorient, Angers et Avrillé, selon des informations parues dans la presse.
En outre, LO entend présenter ses propres listes "dans un maximum de villes" avec comme objectif "de dépasser les 128 listes et les 5.000 candidats présentés en 2001".

Pas de grand parti avec Besancenot

Par ailleurs, le congrès n'a pas choisi sa future candidate à la présidentielle de 2012, alors que sa figure emblématique (1,33% en 2007, 5,7% en 2002) a déjà annoncé qu'elle ne se représenterait pas. "Mais je resterai porte-parole du parti et l'une de ses dirigeantes", précise Arlette Laguiller, 67 ans, qui n'entend pas prendre sa retraite.
Selon elle, le congrès a par ailleurs approuvé "à la quasi unanimité" les orientations de la majorité sortante et rejeté la proposition d'un nouveau parti anticapitaliste avancée par Olivier Besancenot (LCR). "Nous nous réclamons ouvertement du marxisme, du léninisme et des premières années de la révolution russe, du trotskysme", souligne-t-elle. (avec AFP)

RIFIFI CHEZ LES ANTICAPITALISTES.

Par DA32 :: samedi 01 décembre 2007 à 16:24 :: GAUCHE

LO fait le grand écart et laisse la LCR à part

Rififi chez les anticapitalistes. Rien ne va plus entre Lutte ouvrière (LO) et la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Après avoir snobé le futur grand parti «radical, guévariste, libertaire, syndicaliste révolutionnaire» d’Olivier Besancenot, voilà que les amis d’Arlette Laguiller fricotent avec la «gauche molle». «Ils sont fous chez Arlette. Aux municipales, ils préfèrent s’allier avec le PS qu’avec nous. C’est du jamais vu», hallucine-t-on dans les rangs de la LCR.

Blasphème. Pour les municipales, Lutte ouvrière, qui tient son Congrès «clandestin» ce week-end au château de Presles (Val-d’Oise), refuse en effet de faire liste commune avec ses camarades trotskistes du parti d’Olivier Besancenot. Et préfère soit partir sous ses propres couleurs, soit faire alliance avec le Parti communiste, voire avec le Parti socialiste au sein de listes d’union de la gauche. Comme à Saint-Brieuc, Besançon, Angers, Orléans… «La prise de position nationale commence à s’appliquer partout. A La Courneuve, Aubervilliers [en Seine-Saint-Denis, ndlr], mais aussi dans le Nord et le Rhône. Ils nous disent avoir rejoint nos analyses : au moment où les coups de Sarkozy pleuvent dru, il ne faut pas que la gauche se divise. Ils vont même jusqu’à parler gestion, ce qui est nouveau», indique Michel Laurent, de la direction du PCF.

Bisbilles. Des trotskistes gérant des villes avec des socialistes : un véritable blasphème pour la Ligue communiste révolutionnaire, qui fait de son indépendance totale vis-à-vis du Parti socialiste son étendard : «C’est un tournant à 180 degrés, un virage historique, regrette Alain Krivine, leader de la LCR. Jusqu’à présent, LO n’avait jamais fait d’alliance électorale au-delà du PSU !» Le 27 novembre, la LCR s’est fendue d’une lettre à ses camarades de LO, les appelant au rassemblement dans la pureté anticapitaliste. Sans trop se faire d’illusions. Car, derrière les bisbilles sur les municipales, c’est bien l’OPA de la LCR sur la gauche radicale qui titille LO. «Ils ne veulent pas faire liste commune pour ne pas cautionner le nouveau parti. Et pour sauver les meubles, car la seule condition qu’ils posent au PCF et au PS, c’est d’avoir des élus», glisse-t-on à la LCR.

Avec ses 4,08 % à l’élection présidentielle, contre 1,33 % à Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, qualifié de «Che Guevara sans les poils» cette semaine dans Paris Match, tente de cristalliser son statut d’opposant radical à Nicolas Sarkozy acquis pendant les grèves sur les régimes spéciaux. Objectif : mettre sa popularité au service du futur parti. Peinant à tourner la page Laguiller, la direction de LO a trouvé la parade : «Arlette le double sur sa droite», observe Christian Picquet, de la minorité unitaire de la LCR. «Et, se faisant, LO met le doigt sur la forte aspiration à l’unité qui existe dans ce pays, notamment quand les municipalités communistes sont menacées par le PS.»

Tentative. Hormis une fraction favorable au tête à tête avec la Ligue communiste révolutionnaire, les cadres de Lutte ouvrière devraient valider ce week-end ce changement de cap. «Sur le Net, le “forum des amis de LO” sur lequel les sympathisants n’ont pas caché leur scepticisme a été interrompu pour raison technique depuis le 27 août…» ironise un militant. «Hardy», le mentor d’Arlette explique sous pseudonyme cette stratégie à front renversé dans le dernier édito de l’hebdo de LO : «Personne dans les colistiers que nous contactons actuellement ne nous demande de nous dissoudre pour rejoindre leur parti, ce que fait, en substance, la LCR», écrit-il. Cet été, Arlette Laguiller avait déclaré «regarder avec sympathie» la tentative de la LCR. «Mais regarder avec sympathie et participer, c’est différent. Quand Georges Brassens trouvait sympathiques les amoureux qui se bécotaient sur les bancs publics, il n’allait pas s’asseoir entre eux pour se mêler de leurs affaires de cœur !» conclut Hardy. Entre Arlette et Olivier, c’est bien fini.

Matthieu Écoiffier / Libération

BEN VOYONS, dites nous tout, maintenant.

Par DA32 :: samedi 01 décembre 2007 à 12:48 :: GAUCHE
Elysée contre Matignon : un deal Royal-Bayrou ?
NOBWIN32| 01.12.2007 | 12:01
Royal affirme avoir "proposé", pendant l'entre deux tours, le poste de Premier ministre à François Bayrou, qui "l'a accepté", selon le site nonfiction.fr.

Ségolène Royal et François Bayrou pendant l'entre deux tours

Ségolène Royal et François Bayrou pendant l'entre deux tours

(c) AFP

 

Ségolène Royal a proposé à François Bayrou d'être son premier ministre, a indiqué le site nonfiction.fr, mercredi 28 novembre. Selon ce site, l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle revient sur cet épisode de la campagne dans son prochain livre "Ma plus belle histoire, C'EST VOUS", à paraître le 3 décembre aux éditions Grasset.
Ségolène Royal se serait rendue chez François Bayrou pendant l'entre-deux tours, avant le duel télévisé cnadidat de l'UMP-Royal, pour lui proposer d'être son Premier ministre. Selon la candidate, c'est Fred Vargas, une amie personnelle de François Bayrou et d'elle-même, qui aurait organisé l'entretien.
La candidate socialiste voulait pouvoir dire face à son adversaire: "J'ai proposé à François Bayrou d'être mon Premier ministre et il a accepté le poste". Elle espérait ainsi combler son retard sur le candidat de l'UMP. Mais François Bayrou a refusé qu'elle fasse cette annonce, précise nonfiction.fr.

"Je n'ai jamais cru qu'elle pourrait être élue"


François Bayrou a confirmé qu'il s'était vu proposer Matignon, mais il ajoute qu'il a refusé.
"Il est exact qu'elle m'a demandé si elle pouvait l'annoncer lors de notre débat. J'ai dit 'non ce n'est pas sérieux, ce ne sont pas des choses qu'on fait'. La première raison pour laquelle j'y étais opposé est évidente : je n'ai jamais cru qu'elle pourrait être élue. Cette proposition n'avait donc pas de sens à mes yeux", a déclaré François Bayrou au site Marianne.fr, selon nonfiction.fr (l'article n'est plus en ligne sur le site de Marianne).

La Gauche moderne pointe à la gauche de la droite

Par DA32 :: jeudi 29 novembre 2007 à 09:12 :: GAUCHE

La Gauche moderne pointe à la gauche de la droite

 

J F   la gauche de la droite, on se bouscule au portillon. Jean-Marie Bockel a lancé hier son parti, Gauche moderne, qui doit porter les idées «social-libérales» de l’ancien solitaire blairiste du PS et former le «pilier de gauche» de la majorité présidentielle. Des plates-bandes déjà convoitées par les Progressistes, club de réflexion d’un autre secrétaire d’Etat «d’ouverture», Eric Besson.

«C’est un parti de gauche allié à une majorité de droite. N’ayons pas peur des mots», a lancé, faussement rentre-dedans, Jean-Marie Bockel, qui ne juge «pas contradictoire de garder ses convictions, dans une démarche d’alliance». Le positionnement est quelque peu acrobatique. Bockel rebondit en balayant les «vieux clivages» pour «faire bouger les lignes».

Majorité. Son fonds de commerce : les déçus du PS «qui ne se retrouvent pas dans les archaïsmes du parti». Avec 680 adhérents revendiqués, le parti ambitionne de «prendre la relève à gauche», ose Jean-François Pascal (en photo), conseiller de Jean-Marie Bockel. Sophia Chikirou, ancienne porte-parole de Laurent Fabius, qui a rejoint le parti, «n’adhère pas au programme présidentiel mais soutient la volonté de réforme de Nicolas Sarkozy. Le PS nous demandait d’attendre cinq ans. Moi je veux agir». Guy Durbec, ancien sénateur (PS) du Var, voit d’ici quelques années une majorité formée «d’un pilier UMP et d’un pilier de l’ouverture».

«Notre pays n’a pas de tradition de coalition : il est temps de changer les habitudes», poursuit le secrétaire d’Etat à la Coopération. Nicolas Sarkozy, qui l’a reçu la semaine dernière, a chaudement encouragé sa démarche. Comme celle d’Eric Besson, qu’il a accompagné lors de la deuxième rencontre des Progressistes, début novembre. «Et j’ai reçu une lettre de soutien vraiment sympa de François Fillon», pavoise Jean-Marie Bockel devant un comité de soutien gouvernemental : Jean-Louis Borloo (Ecologie), Rama Yade (Droits de l’homme), Christian Estrosi (Outre-mer), André Santini (Fonction publique) du Nouveau centre, et Alain Marleix (Anciens combattants), secrétaire national de l’UMP aux élections.

Pour les clubs et partis qui gravitent autour de l’UMP, l’enjeu est d’envisager des collaborations, voire, à terme, une convergence. «Il faudrait que les sensibilités se fédèrent», suggère le conseiller de l’Elysée Georges-Marc Benamou. Selon Jean-Louis Borloo, «la question est : comment s’organiser entre nous?» Le président du parti radical verrait «une confédération» regroupant ces «micro-initiatives, pour peser sur la vie politique». L’ancien ministre (UDF) Gilles de Robien, fondateur du club Société en mouvement, n’exclut pas de «travailler avec» Gauche moderne. La Diagonale, le cercle des «sarkozystes de gauche», a déjà rejoint la fédération de Jean-Marie Bockel.

Patron. Mais avec Eric Besson, l’heure n’est pas encore à la fusion. «On se voit et on se parle, raconte Bockel. Mais aujourd’hui on pense qu’il est préférable que chacun puisse vivre son histoire. On ne s’interdit pas une démarche commune le moment venu.» Il aurait proposé au patron des Progressistes la présidence du conseil scientifique de Gauche moderne. «Nous avons tendu la main : il réfléchit», précise Jean François Pascal. Pour décrocher la tête du pôle de gauche et se faire entendre aux côtés du Nouveau centre et du mastodonte UMP, Gauche mod