"Je suis là aujourd'hui, je serai là demain. Rien ne me fera reculer"



Martine Aubry, patronne des socialistes, a affirmé, mardi 9 juin, que le PS avait "six mois pour changer de cap", en traçant une feuille de route pour trois "refondations" du parti, devant son conseil national réuni à Paris pour réfléchir à son échec aux européennes.
La secrétaire nationale a détaillé une feuille de route avec les grands traits d'un calendrier comprenant l'annonce d'une "nouvelle gouvernance" dans "les prochains jours" ainsi que, "dans les jours qui viennent, l'engagement de discussions avec l'ensemble de la gauche". Mais aucune annonce d'importance n'a été faite, explique Jean-Michel Normand, journalisme au Monde. Malgré la défaite, "le bouleversement attendra" résume-t-il.
"BUNKÉRISATION"
En marge du conseil national, Malek Boutih, membre du bureau national du parti, a dénoncé une "logique de bunkérisation", qualifiant le discours de Martine Aubry de "conservateur et refermé dans le parti".
Sorti de la salle d'un grand hôtel parisien où les socialistes se sont réunis pour réfléchir et proposer, M. Boutih a déclaré : "On attendait beaucoup de propositions fortes, il y a eu très peu de remises en cause." Selon le responsable socialiste, "il y a beaucoup de négociations d'état-major en cours. Les gens veulent travailler dans l'ombre pour refaire la cuisine socialiste".
M. Boutih a répété, comme il l'avait fait la veille, que la première secrétaire devait "remettre son mandat", et ce "par moralité". A ses yeux, elle "a reconnu la grosse défaite, mais il n'y a pas eu de grande autocritique sur sa propre gouvernance".
Peu avant le début du conseil, Benoît Hamon, qui n'a pas été réélu à son siège d'eurodéputé lors des européennes dimanche, avait indiqué qu'il n'entendait pas abandonner son poste de porte-parole du PS.
( en general nous nous retenons sur ce genre d'incident, je sort de ma réserve pour confirmer la situation: UPSET du vol d'Air France )



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LES 27 PAYS

Alors que les Britanniques découvrent avec stupeur le détail des dépenses privées effectuées par les ministres, les élus ou leur entourage avec les deniers publics, la France est loin d'une telle transparence. Depuis sept ans, un député de l'Aisne, René Dosière, désormais apparenté PS, traque les dépenses de l'Etat. Après avoir permis de lever le secret qui régnait sur le budget de l'Elysée, il a entrepris d'y voir plus clair dans les dépenses de fonctionnement des ministères.
Un bon point au ministère de la justice, qui fournit la ventilation de certains chapitres de dépenses. Tous les ministères n'ont pas fait preuve de la même transparence.
La ministre de la justice, Rachida Dati, n'habite pas le logement de fonction, d'une superficie de 127 mètres carrés, qui lui est attribué place Vendôme. Elle est en revanche grosse consommatrice de véhicules de fonction. Pour elle et les vingt membres de son cabinet, elle dispose d'une flottille de 20 véhicules, conduits par 19 chauffeurs. Mme Dati est également une grande voyageuse : 416 370 euros en frais de déplacements aériens (incluant les membres de son cabinet), ce qui la place en "pole position" des ministres baladeurs, si l'on excepte les membres du gouvernement qui, de par leurs fonctions, sont appelés à de fréquents déplacements à l'étranger : affaires étrangères (2,24 millions), commerce extérieur (1 million), économie (893 107 euros), coopération et francophonie (763 579 euros). La palme revient toutefois à la ministre de la culture qui, avec un budget de 562 346 euros, se montre particulièrement attirée par les voyages.
Avec 269 012 euros de frais de représentation, la justice se range plutôt parmi les ministères dépensiers pour ce chapitre, avec l'éducation nationale (399 898 euros) et la santé (470 584 euros). Ces ministères restent toutefois loin du 1,4 million d'euros engagés par le ministère de la culture et des 3,25 millions d'euros des affaires étrangères.
Plus intrigantes sont les dépenses de communication, d'études et de sondages, du ministère de la justice, pour 3,177 millions d'euros. Selon le ministère, ce chapitre se répartit sur quatre grands postes : impression (542 188 euros), veille presse (489 015 euros), organisation d'une campagne "métiers" (487 000 euros), formation des magistrats à la communication (363 958 euros).
S'y ajoutent "divers marchés" liés à l'"organisation d'événements", sans plus de précision, (213 124 euros), l'"achat d'outils de communication" (315 910 euros) ou, plus modestement, l'achat de journaux (159 252 euros). Saluons donc la contribution de la garde des sceaux à l'activité économique de la presse, à raison de 436 euros de journaux achetés par jour. De même, celle-ci a-t-elle veillé à la bonne santé de l'industrie des sondages en passant commande de trois études pour un total de 118 129 euros.
En matière de communication, la justice est pourtant loin d'être la plus dépensière. Le record appartient au ministère de l'économie, avec un budget de 12,86 millions d'euros. Ainsi la campagne de promotions des mesures issues de la loi Travail, emploi et pouvoir d'achat a-t-elle coûté, à elle seule, pas moins de 810 000 euros. Bercy a dépensé 1,76 million d'euros en études et sondages, 2,26 millions d'euros en "actions éditoriales" et 1,19 million d'euros en "actions événementielles" sans plus de détail.
Autre grand "communicant", le ministère de la défense, dont les dépenses de communication, d'études et de sondages se sont élevées à 8,173 millions d'euros en 2007. Nettement plus que l'éducation nationale : 4,770 millions d'euros, dont 767 725 euros au titre des études et sondages. Les affaires européennes (3,857 millions) et la culture (3,4 millions) complètent ce hit-parade.
Bizarrement, un gros ministère comme la santé affiche de très faibles dépenses de communication (387 798 euros), moins que les 647 888 euros consacrés par le secrétariat d'Etat aux sports qui lui est rattaché.
Depuis l'épisode de l'appartement de fonction d'Hervé Gaymard, qui contraignit ce dernier à démissionner de son poste de ministre de l'économie en 2005, les consignes de rigueur ont semble-t-il été appliquées. Tous les ministres ne disposent pas d'un logement de fonction, et, parmi ceux qui en ont un, tous ne l'utilisent pas à des fins d'habitation. Ceux qui y habitent sont tenus, depuis une circulaire du 9 juillet 2007, d'en acquitter les charges.
Sur ce plan, tous les ministres ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi l'agriculture met-elle à disposition du titulaire du poste un appartement de 264 mètres carrés. Une situation bien plus enviable que celle réservée à la ministre du logement : celle-ci doit se contenter d'un modeste 60 mètres carrés.
ce matin a MOSCOU les parachutistes russes essayent de chanter ensemble

hier le rafale defilait.

ainsi que la royale
