DANS LE DOMAINE DE L'INFORMATION ( PRESSE, EDITION) .
QUI POSSEDE QUOI ( suffisamment édifiant, pour savoir a quoi vous en tenir).
AB
Le Groupe AB est le premier éditeur et diffuseur indépendant français de chaînes thématiques. Le groupe anime 20 chaînes thématiques, dont RTL9, détenue à 65%. Il possède 40% de TMC. Par AB Sat, il diffuse AB1, AB Moteurs, Action, Animaux, Chasse et pêche, CineBox, CineComic, CineFX, CinePolar, Encyclopedia, Escales, Fit TV, Mangas, Musique Classique, RFM TV, Toute l'histoire, XXL, Zik.
Les chaînes thématiques représentent 56% de son chiffre d'affaires, les programmes télévisés 36% et le merchandising 8%.
La société a été rachetée par Claude Berda, lequel, tout en restant majoritaire, a cédé 33.5% de ses parts au groupe TF1, le 5 décembre 2006.
AMAURY
Outre le Tour de France et le Paris-Dakar, Amaury détient: Le Parisien/Aujourd’hui en France (49%), L’Echo républicain, L’Equipe, France Football, Vélo Magazine et L'Equipe TV.
Le groupe Amaury est détenu à 75% par la Société civile Amaury et à 25% par Hachette Filipacchi Presse (Lagardère).
BAYARD PRESSE
La structure du groupe est 100 % assomptionnistes (congrégation religieuse catholique des Augustins de l'Assomption, fondée en 1850). Le président du directoire est Bruno Frappat.
Il édite les titres :
- La Croix (Chiffre d'affaires 2005 : 29,4 millions d'euros, provenant à 83% des abonnements).
- Les magazines Pèlerin, Notre temps, Vivre Plus, Vermeil (arrêt en 2007), Pomme d'Api, Astrapi, Babar, Popi, Youpi, Okapi, J'aime lire, Je bouquine, Les dossiers de l'actualité, Phosphore, J'aime la BD, Filotéo (ex-Grain de Soleil)...
- BSE (Bayard Service Edition) : La Revue des scouts de France, la Revue des frères des écoles chrétiennes et l'agence photo Ciric France.
- 66% de la SER (Société d'édition de revues) : revues jésuites Christus et Etudes. Cette société, dont les 34% restants sont détenus par la Compagnie de Jésus, a été créée en 2001 suite au rapprochement de Bayard et d'Assas Editions.
- Après le rachat de Milan Presse en 2004, il édite également en presse jeunesse : Picoti, Toupie, Toboggan, Petites mains, Histoires pour les petits, J'apprends à lire, Wakou, Manon, Moi je lis, Wapiti, Julie, Les clés de l'actualité Junior, Lolie, Les clés de l'actualité, Toboclic, Mobiclic. En presse régionale : Alpes Magazine, Pyrénées Magazine, Pays basque Magazine, Provence Magazine, Bretagne magazine, Histoire et Patrimoine, Ethno, ainsi que Terre sauvage.
Le groupe Bayard - Milan Presse représente 27% de la part de marché de la presse jeunesse en France, ce qui le place au premier rang, devant Hachette-Disney (25%). Le groupe enregistrait un chiffre d'affaires de 433 millions d'euros en 2005.
BERTELSMANN
Bertelsmann est le premier groupe de médias européen.
- L’Allemand est l’actionnaire majoritaire de RTL Group, soit 39 chaînes de télévisions et 33 radios, dont en France les radios RTL, RTL2, Fun radio, la chaîne de télévision RTL9 et le groupe M6 : les chaînes de télévision M6, TF6 (50%), Paris première, Téva, Série Club, Fun TV, W9, M6 Music Hits, M6 Music Rock, M6 Music Black et M6 Boutique La Chaîne.
- Bertelsmann possède aussi la majorité du capital de Grüner + Jahr, qui contrôle Prisma Presse (les magazines Capital, Management, Géo, Géo Ado, National Geographic, Ca m’intéresse, Prisma TV, Télé 2 semaines, Télé Loisirs, TV grandes chaînes, Voici, VSD, Gala, Femme actuelle, Femme actuelle jeux, Prima, Prima cuisine gourmande, Prima maison, Bien dans ma vie, Jasmin, Cuisine actuelle, Guide cuisine).
BOLLORE
- Dans la presse écrite, Bolloré a lancé en 2006 le gratuit Direct Soir, diffusé à 500.000 exemplaires dans 15 villes de France. Il est associé au Monde pour un nouveau journal gratuit, attendu en février 2007.
- Bolloré détient 10% de la société Gaumont et 25,4% de Havas. Le groupe exploite "Radio des Nouveaux Talents" et diffuse depuis le 31 mars 2005 sur la TNT la chaîne Direct 8.
- Le pôle Bolloré Médias Investissements est contrôlé à 67,9% par la Financière de l'Odet qui appartient pour 79,81% au groupe Bolloré. Le groupe Bolloré appartient également à AGF Vie (15,9% des parts), Groupama (4,6%) et la Société Industrielle et Financière de l'Artois (2,4%).
- Les activités du groupe se répartissent entre: transport et logistique (84%); industrie (7%), médias, actifs financiers et divers (6%); distribution d'énergie (3%)
En 2005, le groupe a réalisé 5.445 millions d'euros. Il est dirigé par Vincent Bolloré.
CANAL PLUS
Le Groupe Canal Plus est une filiale à 100% de Vivendi. Il regroupe les chaînes Canal+, i-Télé, et 17 chaînes thématiques, dont Canal+ Sport, Canal+ cinéma, planète, Kiosque, Sport+, NBA+, Comédie (71%), Cuisine TV (66%).
Le groupe est actionnaire minoritaire de Pink TV.
Canal+ a fusionné ses activités françaises avec TPS.
- Le groupe Vivendi est présent dans la musique, la télévision, le cinéma, la téléphonie mobile, internet et les jeux. Le groupe possède également 20% de NBC Universal. Vivendi contrôle à 100% Universal Music Group, à 56% SFR (qui est actionnaire à 40,6% de Neuf Cegetel), ainsi que Vivendi Games et Maroc Telecom.
Les principaux actionnaires de Vivendi sont: CDC-Caisse des Dépôts et Consignations (3,51%), Natixis (2,43%), et UBS (1,94%).
En 2005, le chiffre d'affaires du groupe Vivendi s'élevait à 19.5 milliards d'euros. Jean-Bernard Lévy est le PDG du groupe.
LA DEPECHE
Le groupe La Dépêche appartient pour 67,3% à Occitane de Communication (holding de la famille Baylet), pour 15% à Hachette Filipacchi Médias (Groupe Lagardère) et pour 6% à Pierre Fabre (Sud Communication).
Le groupe La Dépêche a pour PDG Jean-Michel Baylet, sénateur, président du conseil général de Tarn-et-Garonne et président du Parti radical de gauche.
- Dans la presse écrite, le groupe possède La Dépêche du Midi, Midi Olympique, Le Petit Toulousain, La Nouvelle République des Pyrénées, Le Petit Bleu, Le Villefranchois.
- Dans les gratuits, il possède la SARL Publi et 20 Minutes Toulouse, en partenariat avec le groupe Schibsted.
- Le groupe détient une participation dans La Gazette de Nîmes et dans La Gazette de Montpellier (33%). Il possède 80% d'Hima Média, éditeur du mensuel gratuit Je Paris ainsi que Toulouse Mag, Toulouse Femmes et Toulouse Matchs.
- Dans l'audiovisuel, le groupe La Dépêche détient 22% de Télé Toulouse (TLT) ainsi que La Dépêche TV.
EST REPUBLICAIN
Le groupe Est Républicain possède 51% de la société EBRA (Est, Bourgogne, Rhône-Alpes), Le Crédit Mutuel contrôlant les 49% restant. EBRA est devenu le premier groupe de presse quotidienne régionale de France.
- EBRA publie: L'Est Républicain, Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Le Journal de la Haute Marne, La Liberté de l'Est.
- Le Conseil d'Etat a annulé mercredi 31 janvier 2007 la décision du ministère de l'Economie d'autoriser EBRA à racheter cinq quotidiens régionaux de la Socpresse: Le Progrès, le gratuit Lyon-Plus, le Bien Public, le Dauphiné Libéré et le Journal de Saône-et-Loire. EBRA va préparer un nouveau dossier.
- Le quotidien L'Alsace, qui appartient pour 80% au Crédit mutuel, devrait rejoindre le groupe EBRA.
- Dans la presse hebdomadaire, le groupe publie: La Presse de Gray, La Presse de Vesoul et La Tribune de Montélimar.
- EBRA publie également le gratuit d'annonces Top Est.
- Dans l'audiovisuel, le groupe assure la correspondance TF1 et la sous-traitance audiovisuelle de M6 Nancy, TLM (Télé Lyon Métropole), SAPA, Carmin.
Le capital du groupe Est Républicain est détenu à 33% par la famille Lignac et à 28 % par France Antilles, aujourd'hui groupe Hersant.
ETAT FRANCAIS
Appartiennent à l’Etat :
- les chaînes du groupe France Télévisions : France 2, France 3, France 4, France 5, RFO
- les antennes de Radio France : France Inter, France Info, RFI, France Bleu, France Culture, France Musique, Le Mouv’, Fip.
- La chaîne franco-allemande Arte est détenue à 50% par Arte France (France Télévisions 45%, État français 25%, Radio France 15% et INA 15%).
FINANCIERE PINAULT
- Holding de la famille Pinault, la Financière Pinault possède 100% d'Artémis, qui possède 100% de la Sebdo SA, la Société d'exploitation de l'hebdomadaire Le Point, dont Franz-Olivier Giesbert est le président-directeur général et le directeur des publications.
- Artémis est également actionnaire majoritaire (82%, part qui devrait monter à 100%) du groupe Finintel, qui édite le quotidien économique L'Agefi et l'hebdomadaire Actifs, et qui possède Companynews (communiqués de presse). Les médias et communication représentent 2% du portefeuille d'Artémis. 56% sont dédiés au luxe et à la distribution : PPR, Fnac, Gucci, Christie's international, Château Latour…
Artémis participe à 12% dans la chaîne TV Breizh.
La Financière Pinault possède 1,1 % de la chaîne KTO.
- Sebdo SA publie Le Point, La Recherche, L'Histoire (par le biais de sa filiale Société Editions Scientifiques), Historia (par les Publications Taillandier, dont la participation de Sebdo SA s'élève à 100%), Le Magazine Littéraire (par Société Magazine Expansion, participation Sebdo SA : 30%) et Epok, magazine réalisé pour la Fnac (Le Point Développement).
L'HUMANITE
L'Humanité est dirigé par Patrick Le Hyaric. Le capital est réparti ainsi :
- 20% sont détenus par la Société des lecteurs et lectrices de l'Humanité
- 20% par la Société Humanité Investissements Pluralisme (Hachette-TF1-Caisse d'Epargne)
- 10% par la Société des personnels de l'Humanité
- 40,71% par des actionnaires individuels (représentant le Parti communiste)
Le groupe édite : L'Humanité, L'Humanité dimanche, La Terre, Pif éditions (Pif Gadget, Glop Glop !, Tout à Lire). Le chiffre d'affaires en 2005 s'élevait à 22,2 millions d'euros dont 14,6% venant de la publicité.
LIBERATION
Les actionnaires de Libération ont voté le 5 janvier le changement de statut et la recapitalisation du journal, après trois mois de crise.
Dans le nouveau capital, Edouard de Rothschild reste le premier actionnaire (38,7%), suivi de l'Italien Carlo Caracciolo, co-fondateur de La Repubblica, avec 33,3%. Pathé possède 10%, Mediascap (La Libre Belgique) 8%. Libération compte également des investisseurs à titre personnel, parmi lesquels Pierre Bergé, André Rousselet, Bernard Henri Lévy et Henri Seydoux, représentant 8% du capital. Suez détient 2%. Libération détient 26% de son imprimerie, le CIPP (Centre d'impression de la presse parisienne), appartenant au groupe Riccobono.
En novembre 2006, un "projet de refondation" assorti d'un important plan social, d'un changement des statuts et d'une recapitalisation de 15 millions d'euros est adopté par les salariés qui ont accepté la présidence de Laurent Joffrin.
Serge July, le patron historique de Libération avait été contraint à la démission par Edouard de Rothschild en juin 2006.
LAGARDERE
Le groupe français Lagardère est présent dans l’armement et l’aéronautique (14,95% du groupe EADS : Airbus, Eurocopter…), le livre (Hachette), la distribution (Hachette distribution service : Relay, Virgin…), l’audiovisuel et la presse. Le groupe est dirigé par Arnaud Lagardère, ancien président de Matra et Hachette.
- Parmi les activités audiovisuelles : Europe 1, Europe 2, RFM et 17 radios à l’étranger. 11 chaînes thématiques de télévisions, notamment MCM, Europe 2 TV, Canal J, Gulli, Mezzo. Lagardère Active possède aussi 34% de CanalSat.
- Dans le secteur de la presse écrite, Lagardère possède, via Hachette Filipacchi Media (HFM), 260 titres dans 41 pays. Soit, selon le groupe, plus de 1 milliard d'exemplaires et plus de 130.000 pages de publicité vendues par an.
- Parmi les titres vendus en France : Le Journal du Dimanche, Paris Match, Elle, Première, Isa, Choc, Psychologies Magazine, Public, Version Femina, TV hebdo.
- Dans la presse quotidienne, Lagardère contrôle Corse Matin, La Provence, Nice-Matin et Var-Matin.
- Le groupe détient 20% de L’Alsace, 15% de La Dépêche du Midi et 5,4% du Monde.
- Lagardère détient aussi une participation de 25% dans les Éditions Philippe Amaury (Le Parisien, L’Équipe).
- Hachette Filipacchi Médias détient 42% du groupe Marie Claire (Marie Claire, Marie Claire Maison, Cosmopolitan, Cuisines et Vins de France, Avantages, Marie Claire Idées, Famili, Marie France, 100 Idées Jardin), qui est contrôlé par la famille Prouvost à 58%.
LA VIE-LE MONDE
Le groupe est contrôlé par la holding "Le Monde partenaires et associés" (LMPA), elle-même détenue à 52% par des actionnaires internes (Société des rédacteurs du Monde, Société civile des personnels des PVC, Association Hubert Beuve-Méry) et à 48% par des externes (InvestMonde, Le Monde Entreprises, Société des lecteurs du Monde). Sont aussi actionnaires du Monde SA : Lagardère (17%), Prisa (15%), Stampa (3%) et Le Nouvel Observateur (1,8%).
- Dans la presse quotidienne nationale, le groupe édite Le Monde et les publications associées Dossiers & documents et Le Monde 2.
- LMPA contrôle également Courrier international, Le Monde de l'Education, La Lettre de l'Education, le Monde diplomatique, Manières de voir et Cahiers du cinéma.
- La filiale Télérama SA édite Télérama.
- La filiale Malesherbes Publications édite La Vie, Le Monde des religions, Prier, Les Clés de la foi et Ecritures.
- La filiale Sper détient Danser, Top Famille Magazine (en partenariat avec Hachette Filipacchi Médias) et Voiles et Voiliers (50% avec le groupe Ouest France).
- Par diverses filiales, le groupe contrôle les publications : Les Cahiers du cinéma, Ulysse, Le Monde des ados, Je lis déjà, Abricot, Papoum, Je lis des histoires vraies, Mille et une histoires, Mon journal arc-en-ciel, Les P'tites sorcières, Les P'tites princesses et Pirouette.
La filiale Les journaux du Midi (ex-Groupe Midi Libre) édite Midi Libre, L'Indépendant, Centre Presse (Aveyron), La Semaine de Nîmes, La Semaine du Roussillon, Le Journal de Millau, L'Aveyronnais, Le Catalan, Judiciaire, Terre de Vins, Terres Catalanes.
- La Vie-Le Monde détient 34 % dans Timbropresse (Timbres magazine), 6 % dans le Nouvel Observateur, 5 % dans la Vie du rail, 5% dans Le Temps (Suisse), 12% dans l'Echo du Centre, 9% dans Édition du Témoignage Chrétien.
Le groupe La Vie-Le Monde, déjà majoritaire dans le Midi-Libre devait prendre le contrôle des quotidiens régionaux du Groupe Hachette (Corse Matin, La Provence, Nice-Matin et Var-Matin) à travers une holding commune avec la filiale de Lagardère.
Jean-Marie Colombani est président du directoire.
MARIANNE
L'hebdomadaire a été lancé en 1997 suite à l'arrêt de l'Evénement du Jeudi. Il est dirigé par Jean-François Kahn. Son chiffre d'affaires en 2004-2005 s'élevait à 22 millions d'euros (dont 5% venaient de recettes publicitaires).
Son capital se répartit ainsi :
- 40% sont détenus par Marianne Finance (Jean-François Kahn et Maurice Szafran)
- Les 49,4% que détenait Robert Assaraf (président de Radio Shalom) ont été rachetés par Yves de Chaisemartin (25,4%), Thierry Verret et Guy Sitbon (24%)
- Autres actionnaires : Paul Lederman, Franck Ullmann, Financière Bazire.
METRO INTERNATIONAL
Editeur du quotidien gratuit Métro, Metro France est détenu à 65,7% par Metro International et à 34,3 % par TF1 depuis septembre 2003.Le groupe suédois Modern Time Group (MTG) est l'actionnaire principal de Metro International.
En janvier 2001 a été fondée une agence de presse interne, Metro World News.
NOUVEL OBSERVATEUR
Claude Perdriel, son PDG, détient 93% du groupe Nouvel Observateur. Le Monde en détient 6% et la société des rédacteurs 1%. Son chiffre d'affaires est évalué à environ 150 millions d'euros.
Le groupe édite Le Nouvel Observateur, Challenges (hebdomadaire économique) et Science et Avenir.
NRJ GROUP
L'actionnaire principal de NRJ Group est Jean-Paul Beaudecroux qui détient 72,6% du capital. 3,88% va aux autres membres du Directoire et du Conseil de surveillance et 23,19% à l'actionnariat public.
Le groupe possède 100% de NRJ, Radio Nostalgie et Sonopar, qui diffuse Rire et Chansons. Chérie FM lui appartient à 99,99%.
Le groupe est présent sur internet avec e-NRJ, à la télévision avec NRJ 12, dans la téléphonie mobile avec NRJ Mobile (89,99%), dans la musique avec Canal Music, NRJ production et NRJ audio.
Le groupe possède également des radios en Suède, en Allemagne, en Belgique, en Finlande et en Norvège.
Jean-Paul Baudecroux est président du Conseil de surveillance et Marc Pallain, président du Directoire.
En 2005, le groupe a réalisé 352,2 millions d'euros de chiffre d'affaires.
OUEST-FRANCE
Le quotidien régional Ouest France est détenu à 99,97% par la société civile SIPA (Société d'Investissement et de Participations) laquelle appartient à 99,9% à l'Association pour le Soutien des Principes de la Démocratie Humaniste (association loi 1901), présidée par Jacques Duquesne.
Les différents groupes de SIPA (Ouest France, Les Journaux de l'Ouest, Publihebdos, Precom et Sofiouest) éditent:
- Ouest France (Diffusion: 781.000 exemplaires)
- 20 Minutes (détenu par 25% par Ouest-France, 25% par Spir Communication, tous deux appartenant à SIPA, et 50% au groupe norvégien Schibsted)
- Le Courrier de l'Ouest, Le Maine Libre , Presse-Océan/Vendée Matin/L'Eclair, La Presse de la Manche, la Liberté de Normandie
- Les télévisions locales Angers 7 et Nantes 7,
- Les radios Hit Ouest et Europe Régies Ouest
- 37 hebdomadaires locaux d'information, dans 14 départements
- des journaux gratuits d'annonce
- Voiles et Voiliers (à 50-50 avec Sper, groupe La Vie-Le Monde), Le Marin, Produits de la Mer, Cultures Marines, L'Ostréiculteur.
PEARSON
Pearson, qui pèse 6,8 milliards de livres en Bourse (10 milliards d'euros), est propriétaire du groupe Financial Times, du quotidien économique français Les Echos et des éditions littéraires Penguin. Il est surtout le numéro un de l'édition scolaire, universitaire et de formation professionnelle aux Etats-Unis.
ROSSEL
VNI (Voix du Nord Investissement), est détenu à 88% par le groupe belge Rossel. Il est dirigé par Michel Nozière (également responsable des pôles régionaux de la Socpresse avant leur cession). Le groupe Rossel est notamment le propriétaire du quotidien bruxellois Le Soir.
La Voix du Nord avait été rachetée en 2004 par la Socpresse de Serge Dassault puis reprise en 2005 par Rossel.
Le groupe édite : La Voix du Nord, Nord Eclair, Lille Plus (quotidien gratuit). Il détient 45%, avec le Crédit Lyonnais, du Courrier Picard.
Sont édités aussi : le Phare Dunkerquois, l'Indicateur des Flandres, le Journal des Flandres, l'Echo de la Ly, La Semaine dans le Boulonnais, l'Indépendant du Pas-de-Calais, l'Avenir de l'Artois, Le Messager (Thonon), l'Essor Savoyard, la Savoie, le Pays Gessien, la Tribune Républicaine, La Maurienne, L'Indépendant du Haut-Jura, La Gazette du Morvan, le Courrier (Saint-Claude).
ROULARTA
Le groupe de presse belge contrôle à 100% le groupe Express-Expansion, soit les magazines:
- L'Express, L'Expansion, L'Entreprise, Votre Argent, L'Etudiant, Transfac, Lire Classica-Repertoire, Point de Vue, Atmosphères, Maison française, Maison magazine, Côté Sud, Maison côté Ouest, Maisons côté Est, Guitar Part, Guitar Collector's, Guitare Classique, Pianiste, Keyboards-Recording, Radikal, Prestige AudioVidéo, Hi-Fi Audio Vidéo, Sonovision-Broadcast, Studio Magazine, Ciné live.
- Roularta possède 99% du gratuit A Nous Paris, et s'est associé à 50% avec le groupe Spir Communication (Ouest France) pour le développement du réseau des éditions "A Nous…" en province.
- Le groupe Roularta appartient aux familles Nolf et Claeys, actionnaires à 64,5 %. Les activités dans la presse française représentent 36 % des revenus de Roularta. Chiffre d'affaires de Roularta en 2005 : 493 millions d'euros.
SCHIBSTED
Le quotidien gratuit 20 Minutes est édité par le groupe norvégien Schibsted, co-propriétaire à 50-50 avec Sofiouest et Spir (filiales de Ouest France) de 20 Minutes France.
Les onze éditions européennes sont contrôlées par 20 Min Holding, détenu à 98% par Schibsted. Schibsted a acquis en juin 2006 les activités européennes de Trader Classified Media, éditeur notamment de La Centrale et de J'annonce.
SOCPRESSE (GROUPE DASSAULT)
La Socpresse appartient à 100% au groupe Dassault. Elle édite Le Figaro, Le Figaro Magazine, Madame Figaro. La Socpresse possède aussi 40% du Journal du Dimanche (HFM - Lagardère).
Dassault Communication possède aussi Le Journal des Finances, Valeurs Actuelles, le Spectacle du Monde, Jours de Chasse et le Républicain (Essonne).
Le Conseil d'Etat a annulé mercredi 31 janvier 2007 la décision du ministère de l'Economie d'autoriser EBRA ( à racheter cinq quotidiens régionaux de la Socpresse: Le Progrès, le gratuit Lyon-Plus, le Bien Public, le Dauphiné Libéré et le Journal de Saône-et-Loire. EBRA (détenue à 51% par l'Est Républicain et à 49% par le Crédit Mutuel) va préparer un nouveau dossier.
Le groupe Dassault détient une participation dans Lagardère Active.
Serge Dassault est président d’honneur de Dassault aviation (Mirage 2000, Falcon, Rafale…) et président de la Socpresse. Serge Dassault est sénateur UMP de l’Essonne et Maire de Corbeil-Essonnes.
SUD OUEST
Le groupe Sud Ouest est détenu à 80% par la famille Lemoine, à 10% par la société des journalistes et à 10% par la société des personnels.
Via Sapeso, Charente Libre, Pyrénées Presse, Atlanpresse, le groupe Sud Ouest possède:
- Sud Ouest, TV Hebdo Femina, Tout réussir dans la maison, La Charente Libre, La République des Pyrénées, L'Eclair des Pyrénées, la Dordogne Libre.
- les hebdomadaires Saintonge, Haute Gironde, La Dépêche du Bassin, La Semaine du Pays basque, l'Hebdo, Le Résistant
- des magazines consacrés au surf
- Le gratuit Bordeaux 7, des journaux d'annonces gratuits sur 28 départements, 45 magazines gratuits thématiques sur 43 départements et 7 éditions en Espagne
- la chaîne de télévision locale TV7 Bordeaux
En 2005, le groupe a réalisé 311,3 millions d'euros de chiffre d'affaires
TF1
TF1 est la première chaîne de télévision généraliste française, avec 32,3% de part d'audience en 2005. Le Groupe TF1 est un groupe de communication:
- Il possède à 66% la télévision payante TPS, qui diffuse LCI, TF6, TV Breizh, TMC ou Eurosport.
- Il détient 34,3% du capital des Publications Métro France et 49% de Prima TV.
- TF1 détient 33.5% de AB groupe.
TF1 regroupe entre autres 5 maisons de production, une société de contenus multimédia, e-TF1 et Teleshopping.
Patrick Le Lay est Président-directeur général depuis 1988.
Le Groupe TF1 est détenu à 42,9% par Bouygues, qui possède également Bouygues Télécom, troisième opérateur de téléphonie mobile en France.
Dirigé par Martin Bouygues, le groupe Bouygues rassemble : Bouygues Construction (BTP); Axione (Constructeur et Operateur de réseaux); Colas (routes); Bouygues Immobilier.
Le chiffre d'affaires total de la société Bouygues est évalué à 24 milliards d'euros (dont un tiers réalisé à l'international). Les services télécoms/médias représentaient, en 2004, 38% du chiffre d'affaires.
Sources : Documentation du Nouvel Observateur, Rapport de la commission Lancelot sur les problèmes de concentration dans le domaine des médias, site de l'ESJ et informations communiquées par les sociétés
Opération communication Villiers-le-Bel : Revue de presse
le Mar, 19/02/2008
Les commentaires de la presse française, mardi 19 février, après l'opération de police très médiatisé menée à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), lundi matin.
L'HUMANITE
Pierre Laurent
"(...) Mais le plus grave dans cette affaire, outre la fuite en avant dans la mise en scène de la politique sécuritaire du gouvernement, c'est l'aveu d'impuissance qu'elle révèle face aux réels problèmes des quartiers en difficulté, à commencer d'ailleurs par ce problème de la sécurité. Il y a quelques semaines, on avait cru le pouvoir saisi d'un subit retour à la raison, avec l'annonce d'une nouvelle expérimentation de la police de proximité en Seine-Saint-Denis, après des années de démantèlement méticuleux de cette police au profit d'une politique coup-de-poing. L'opération de Villiers-le-Bel montre que la tentation de la mise en spectacle du tout-sécuritaire reste l'option privilégiée par le pouvoir. Or, son inefficacité, sa dangerosité sont avérées (...)".
LA MARSEILLAISE
Nadjib Touaibia
"Ils ont débarqué à l'heure du laitier, casqués, cagoulés, avec arme au poing, photographes, caméramans et journalistes aux trousses. Mais diable, où sommes-nous donc, sur le territoire de la République en temps de paix ou dans un contexte de guérilla urbaine, face à une position ennemie? Disons-le tout net: les auteurs d'actes de violence, dans les cités et où que ce soit, doivent être poursuivis et jugés. Mais de quel droit et au nom de quoi crée-t-on un tel climat de terreur dans des cités d'habitation pour interpeller une trentaine de personne? Qui peut vraiment croire que la police ne sait plus faire son travail avec efficacité et discrétion ? Nul n'est dupe, plutôt qu'une descente d'envergure qui réjouit ministre de l'Intérieur et procureur, l'opération d'hier sur Villiers-Le-Bel participe de la manipulation politique. (...) Le battage médiatique autour des banlieues est un signe de désarroi dans la majorité présidentielle."
LA REPUBLIQUE DU CENTRE
Jacques Camus
"(...) Cette opération de police était-elle justifiée après les émeutes d'il y a trois mois? La réponse est oui! Cette opération a-t-elle été trop médiatisée? La réponse est encore oui! Et elle renvoie chacun à ses responsabilités. Le pouvoir n'avait rien à gagner à paraître instrumentaliser la justice et la police. Tout au plus l'ébranlement médiatique l'exposait-il au risque d'une bavure. La presse n'avait rien à gagner non plus dans cette "fouille"autorisée dans les cages d'escalier. Son image n'en sortira pas grandie auprès des jeunes des cités. Dans le cas présent, tout le monde en a trop fait pour d'hypothétiques profits à court terme : coup de pub déplacé pour les uns, scoop frelaté pour les autres. L'ordre public républicain impose de plus scrupuleux principes."
LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE
Olivier Picard
"(...) Le prix à payer pour la démonstration de force de ce lundi paraît, à première vue, exorbitant. Pendant quelques heures, une banlieue de France - et loin d'être la plus problématique ! - a été dénoncée, aux yeux de millions de téléspectateurs, comme un repaire de hors-la-loi nuisibles si dangereux qu'on avait rassemblé une petite armée casquée pour les attaquer. Comment mieux dévaloriser, comment mieux humilier, comment mieux déclasser ces banlieues qu'on prétend, au même moment réhabiliter, avec des trémolos dans la voix? Entre le "plan" et la communication, il fallait choisir."
LA CHARENTE LIBRE
Jacques Gyuon
"(...) Le premier magistrat de la commune, qui ne décolère pas, n'a en effet appris ce qui se passait dans sa commune que par un bulletin radio qui annonçait que les opérations avaient commencé. Et dire qu'après les émeutes de l'automne 2005, le gouvernement avait décidé de conforter plus encore le rôle des maires, de leur donner plus de responsabilité dans leurs fonctions de premiers magistrats garants de l'ordre public... Cette opération policière aurait été plus "belle" encore si elle avait été menée sans autre souci que celui de faire respecter la loi et d'arrêter sans flonflon ceux qui la bafouent. Quel besoin y avait-il de transformer une action policière en démonstration de force? Que cherche-t-on en théâtralisant l'action des forces de l'ordre? A impressionner la "racaille"? Ou à s'assurer une opinion devenue ces temps-ci plus versatile?"
LE REPUBLICAIN LORRAIN
Philippe Waucampt
"(...) Cette fois, le message adressé à son électorat est encore plus appuyé avec l'opération de grande ampleur menée à Villiers-le-Bel. Sur ce point, le gouvernement est difficilement attaquable car les violences de novembre avaient marqué une escalade dans l'usage des moyens employés par les émeutiers qui, en lynchant un commissaire de police et en recourant aux armes à feu contre les forces de l'ordre, appelaient une riposte appropriée pour éviter que de tels faits ne fassent jurisprudence. Le moment choisi ne doit rien au hasard. Lancer en ce moment une riposte d'une telle envergure témoigne bien évidemment d'arrière-pensées électorales que ne fait que confirmer l'importance de la couverture médiatique consacrée à l'opération. En déplaçant la polémique sur ce terrain, la gauche rend un service distingué au chef de l'Etat qui, retrouvant sa posture favorite de défenseur de l'ordre républicain, évite au moins de se faire attaquer sur ses insuffisances, devenues si criantes ces derniers temps."
L'INDEPENDANT DU MIDI
Bernard Revel
"La réponse de la loi aux violences de novembre dernier à Villiers-le-Bel a pris hier matin la forme la plus spectaculaire. (...) Mais était-il possible d'agir autrement pour arrêter, dans une cité réputée de "non droit", des personnes suspectées d'avoir pris pour cibles et brutalisé des policiers? Ce fut "une très belle opération", s'est félicitée la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie. Tellement belle qu'il eut été dommage qu'elle ne fût pas immortalisée. Elle le fut. Et comment! La procureure de la République eut beau affirmer que la médiatisation massive n'était souhaitée ni par le parquet ni par les policiers, Michèle Alliot-Marie eut beau regretter "profondément" les "fuites", celles-ci furent néanmoins suffisantes pour assurer une couverture exceptionnelle à un événement non moins exceptionnel. On ne saura jamais, bien sûr, si elles furent politiques, syndicales ou autres. C'est "le jeu de la démocratie", a estimé la procureure de Pontoise. C'est exact. A une condition toutefois: que ce jeu-là soit ouvert et libre de toute pression.
L'EST REPUBLICAIN
Rémi Godeau
"D'un coté, un chef de l'Etat prêt à orchestrer une intervention massive en banlieue afin de se refaire une santé dans les sondages. De l'autre, une opposition unie pour dénoncer une " manipulation " dangereuse pour la démocratie. Et au centre ? Des citoyens ramenés au statut de gogos. La polémique manichéenne née du très médiatisé déploiement de 1.100 policiers à Villiers-le-Bel ferait sourire si elle n'avait pour origine des faits tragiques. (...) Hier, frénésie électorale oblige, les commentaires ne portaient que sur le "dysfonctionnement grave de la République", sur la supposée instrumentalisation de la justice et des médias ou, a contrario, sur la réussite et l'efficacité de l'opération. Comme si les Français ne savaient pas faire la part des choses. Comme s'ils ignoraient les codes de la politique spectacle. Les sondages montrent pourtant le contraire. Les électeurs n'oublient plus les promesses électorales, exigent des explications et attendent des résultats. Au fond, polémiquer à un grand avantage: éviter de réfléchir."
LA NOUVELLE REPUBLIQUE DU CENTRE-OUEST
Jean-Pierre Bel
"Tarterêts, Mureaux, Villiers-le-Bel... Et toujours la même polémique, à la virgule près, autour d'interpellations aussi médiatisées! Sans doute est-on à chaque fois, d'un côté comme de l'autre, assez loin des préoccupations d'une majorité de Français qui souhaite avant tout sécurité et justice partout pour tous. La plupart des Français déplorent certainement ces mises en scène très sarkoziennes, trop souvent électoralistes pour être toujours efficaces. Mais sans doute déplorent-ils en face une critique tout aussi politicienne, trop souvent systématique pour être toujours constructive. Ni forfanterie, ni démagogie, ni fiel politicien, ils réclament seulement équité et fermeté pour soigner enfin réellement nos banlieues.
PARIS-NORMANDIE
Michel Lepinay
"(...) Dans le genre vieille ficelle pas bien dégrossie, celle utilisée hier à Villiers-le-Bel n'est pas mal non plus. 1.100 policiers casqués et armés, et des dizaines de journalistes mobilisés à six heures du matin pour arrêter dans une banlieue... 35 délinquants !Ça fait du 31 policiers par arrestation... la République a les moyens ! Et tant pis si ça empêche quelque temps les enfants de dormir. Au-delà de l'enquête, indispensable sur des faits particulièrement graves, il était visiblement essentiel de montrer aux électeurs que l'on veille sur leur sécurité plus que jamais... C'est fait. Mais après ces démonstrations de campagne bilatérales on pourrait peut-être suggérer aux uns et aux autres de se calmer un peu, et de laisser les Français s'intéresser à leur campagne municipale. Loin des excès de la dramaturgie politique nationale quotidienne."
L'ALSACE
Patrick Fluckiger
"(...) De la gauche au Modem, on darde un oeil accusateur sur le pouvoir politique, soupçonné d'avoir voulu remettre le thème de la sécurité - porteur pour la droite - sur le devant de la scène. Un tel pari serait hautement risqué. D'abord, parce qu'une étincelle peut suffire à enflammer à nouveau les banlieues, avec des effets imprévisibles sur le vote des Français. Ensuite, parce que les fuites pourraient se révéler contre-productives sur le plan purement policier. Si le Tout-Paris savait depuis vendredi ce qui allait se passer hier aux aurores, il serait étonnant qu'aucun écho ne soit parvenu jusqu'aux oreilles des principaux suspects. Les enquêteurs ont-ils trouvé des armes? Quelles charges pèsent sur les 35 gardés à vue? Hier soir, le mutisme était de rigueur. Tout le monde préférait mettre l'accent sur la dimension médiatique de l'événement. Celle-ci empoisonne décidément cette affaire sous tous ses aspects."